Coût (frais de scolarité des écoles)

Bonjour,
D’après mes recherches, les écoles comme Centrale Supélec ou Mines de Paris ont des frais de scolarité proches des 11 000 € (pour les 3 ans).
Si boursier, les tarifs sont ils réduits avec différents ratios en fonction des revenus (au cas par cas) ou c’est proche des 0 € (soyons fous…) ?
Je trouve que le tarif de ces écoles a vraiment beaucoup augmenté ces dernières années !

0 pour les boursiers à Centrale

0 pour les boursiers aux mines
Pour les autres le playback est rapide

Le payback est rapide… cela se discute.
Par exemple 11% des élèves de Centrale-Supelec poursuivent en thèse et ont donc une rémunération faible.
Rémunération qui restera faible pour ceux qui s’orientent vers la recherche publique.

Quand on est de la classe moyenne et donc non boursier, on peut donc se retrouver avec un prêt étudiant sur une longue échéance.

Pour Centrale Marseille, les frais de scolarité sont de 7500 euros sur 3 ans. Cela donne à réfléchir par rapport aux meilleurs écoles d’ingé CCINP qui sont bien moins chères et parfois au moins aussi bien cotées.

En plus les frais des concours sont très élevés pour Centrale (120 euros par école), il faut donc réfléchir à deux fois à ce que l’on a envie de faire avant l’inscription aux concours.

C’est un peu vrai, mais gagner de l’argent pour rembourser ces frais en parallèle de la scolarité n’est pas si difficile (soutien scolaire par exemple, missions pour la JE…).
Enfin je présume.
Pour les concours, je pense qu’il faut faire preuve de lucidité. A titre personnel je n’ai coché que CentraleSupélec, Lyon et Marseille, car je savais que les autres ne m’intéressaient pas (Marseille c’était pour être « sûr » de passer au moins un oral type centrale).

Aux Mines par exemple, certains élèves non boursiers mais pas loin d’atteindre les critères ne payent que la moitié des frais.

On peut bien sûr regretter cette hausse des frais de certaines écoles.
Dont on a vu que cela posait pb aux plus démunis (dans certaines écoles les anciens financent des prêts sur l honneur très longs
Mais
C est peanuts vs monde anglo-saxon pour décrocher un master
Comme dit on peut se débrouiller : je, petits cours, stage, césure…
Les taux sont encore très bas. Le dernier tirage pour la 3a peut supporter un différé de 3a le temps de faire sa thèse
Une thèse peut être mieux rémunérée : cifre, enseignement, étranger…

Cela ne me gêne pas qu un taupin certain de vouloir faire de l info, préféré l ensimag à centrale Marseille. Ou certain de vouloir gérer un aéroport prefere l enac…

Pour les indécis, Reconnaissons à centrale Marseille un monde d opportunités que peu de ccp égalent :
Réseau Time, inter centrale, pàrcours recherche (certains labos en pointe), apprentissage (donc pas de frais), accords ensae, instn… Tout ça au bord des calanques

Les frais de scolarité ont augmenté et c’est normal. Il faut bien financer le matériel, les labos…

Sinon à la fac, c’est quasiment gratuit.

Il y a quand même pas mal de parents qui découvrent qu’école publique ne veut pas dire école gratuite.

Les frais de scolarité ont beaucoup augmenté en 5 ans. SupOp qui était considérée comme privée et chère est devenue accessible.

Une école privée sans frais de logement peut devenir moins chère qu’une école publique.

Espérons que cela ne s’envole pas comme pour les écoles de commerce.

Oui, c’est ce que je viens de découvrir en fait.

Ca n’est peut-être pas fait exprès mais les frais des écoles (publiques) d’ingénieur, à part les quelques exceptions où les étudiant sont même payés (!!), ont l’air proportionnels à la réputation de l’école donc au salaire perçu à la première embauche, donc à la facilité d’obtenir et de rembourser un prêt étudiant.
Mais là on parle quand même d’assez peu puisque la différence entre les 2 extrêmes si on n’est pas boursier est de l’ordre de 3500 (cs) - 650 (INSA) = 2850/12 = 237,50 € par mois. L’investissement, quelle que soit l’école, en vaut la peine. Les frais de bouche et de logement (et de loisirs) sont plus élevés.
Les post-bac privées sont bien plus chères : entre 2 à 3000 pour les 2 premières années et 7 à 9000 € pour les 3 autres, même si beaucoup finissent leur cycle en apprentissage.
Aux USA c’est combien le taux plein (ils ne sont même pas un tiers à le payer, les autres essayant de se débrouiller en partie avec toutes sortes de systèmes d’aide ou de bourse) des frais de scolarité dans une bonne université ? 50000 $ par an ? Les collèges (pour avoir un bachelor) doivent être moins chers.
Le plus dur est à mon avis pour les familles recomposées avec un certain nombre d’enfants, qui n’ont pas le droit aux bourses tout en n’ayant pas un salaire mirobolant pour un temps de travail conséquent et sans aucun avantage (travailleurs non salariés et salariés travaillant dans des petites structures privées). Mais ceux là n’ont pas le temps d’aller manifester et aucun pouvoir de revendication-nuisance. :grin:

Il ne faut pas oublier que les frais de scolarité ne sont qu’une partie des frais. Il faut ajouter le logement, la nourriture, le transport…

Croire que l’on peut facilement gagner de l’argent à côté, c’est un peu exagéré. Par exemple à Gif-sur-Yvette c’est loin d’être évident.

Quant à la recherche publique et privée, Grenoble Inp me semble de loin bien mieux positionné que Centrale Marseille.

Va pour phelma
Espci a choisi Marseille pour s implanter au vu de la qualité des labo locaux
D ailleurs il y a un parcours recherche dès la 1ère année à centrale Marseille

[quote=ZZtaupe post_id=1031738 time=1644569381 user_id=75731]
A l’heure des choix, il faudra peut-être prendre en compte ce paramètre important.



<LINK_TEXT text=« https://www.letudiant.fr/educpros/actua … iants.html »>Enseignement supérieur : financement des universités, qu'en pensent les étudiants ? - L'Etudiant - Educpros</LINK_TEXT>



Je me demandais :


  • hormis les écoles avec 2 haras et 3 piscines olympiques et les écoles de BTP avec ses 2 éprouvettes de traction et d’info et ses 4 processeurs en réseau, ça coûte combien en investissement pour former un.e ingénieur.e ?


  • suivant l’école, les frais sont amortis en combien d’années ?
    [/quote]

Pour INSA si tu trouves un petit boulot qui te permet de rembourser 65 balles par mois (environ 8h de travail au mac do par exemple, 2h par semaine…) sur les 10 mois de scolarité par an tu rembourses tes frais de scolarité pendant que tu la suis, c’est ballot.

Pour CS, la ou des plus chères publiques, c’est 292 € par mois (9h de mac job par semaine); comme écrit plus haut ce sont les frais de logement surtout, voire de distraction, plus les frais de nourriture (mais ces derniers sont incontournables quoique tu fasses :grin: ) qui te couteront plus. Si tu n’es pas boursier et que tu vivrais ta vie sans jamais demander quoi que ce soit à tes géniteurs ni te loger chez eux , il te faudrait un budget pour CS de l’ordre de 16000 € les 2 premières années si tu ne pars pas à l’étranger, mais durant cette période tu feras au moins 3 mois de stage plus ou moins rémunérés. Pour la dernière année avec le SFE le budget diffère. Mettons que tu empruntes 50000 € (en étant large) à rembourser une fois tes études terminées ça te fera entre 600 et 700 € à rembourser chaque mois sur 7 ans. Faisable.

D’où l’utilité pour les non boursiers qui ne seraient que peu sponsorisés par leurs parents d’optimiser leur temps libre pour des mini jobs, jobs de vacances et des stages, et sans redoubler !

C’est ce que doivent faire un certain nombre d’étudiants en fac; ça apprend à compter.

Le coût réel moyen annuel qui est souvent annoncé pour un étudiant de fac est de 10 000 €.
Pour une école d’ingés je ne sais pas s’il existe une moyenne nationale.
Encore faudrait-il savoir ce que ça comprend vraiment, par exemple si le coût de l’investissement voire même de l’entretien de l’immobilier y est intégré. Enfin bref quel que soit ce que tu payes en école publique, c’est largement en dessous de la vraie valeur; pour les écoles d’ingé privées je ne sais pas si elles sont subventionnées ou non. Il y a aussi la taxe d’apprentissage des sociétés qui ne doit pas être si négligeable que ça dans le bilan financier des établissements et qui ne sera probablement pas augmentée, beaucoup de PME et TPE , vaches à lait perpétuelles, n’ayant déjà pas assez de fonds propres.
Quant à l’augmentation des coûts de scolarité ça fait des années que la contribution annuelle d’une partie des écoles est fixée à 600 balles et quelques; c’est très peu, d’autant qu’un boursier n’en paiera que tout ou partie. Mais c’est un peu comme le prix de l’électricité; aucun gouvernement ne veut prendre le risque de l’augmenter (et le jour où ce sera inéluctable ça fera mal) et oblige EDF à vendre largement à perte (et même à des opérateurs privés en compensant avec l’argent du contribuable ??? :cry: :unamused: :open_mouth: :neutral_face: :imp: ), or l’électricité sera de plus en plus importante et les besoins vont augmenter donc le blocage des prix sera de moins en moins tenable…

Pour les business schools, l explication est simple.
D un côté, le désengagement de certaines cci
De l autre, la course internationale aux labels qui nécessite d embaucher des phd enseignants chercheurs
Plus les campus deportes
Donc inflation mécanique

Pour les écoles d inge, en laissant de côté les privées, l amortissement est rapide.
Vu les taux canons des prêts étudiants c est plus facile que pour les business school
Évidemment si on vise un dd aux us c est une autre paire de manches

Le top ce sont les ens
Mais c est pas donné à tout le monde.

Disons que pour un étudiant ingé ayant peu de moyens; pas de bourse et une aide parentale limitée pour x raison par exemple; le coût des études en France n’est pas un problème insurmontable avec : le système des APL pour se loger, les restaus U, les réductions étudiantes, les frais de scolarité assez contenus, la possibilité pour les étudiants une fois l’école d’ingé intégrée, de contracter un prêt à un taux actuellement intéressant, un certain nombre de stages à faire plus ou moins payés (mais qui peuvent parfois engendrer des surcoûts de déplacement et de logement), un peu de temps pendant les études (après les 2 ou 3 ans de phase ou classe préparatoire) qui permet de faire du sport et aussi de s’amuser et, à la rigueur en grignotant le temps passé à faire la chouille s’il le faut, du temps pour gagner un peu de ronds, du mac-job peu payé mais accessible aux cours particuliers pour les veinards. Ceci pour éviter de trop s’endetter quand même non pas parce que vous allez vous retrouver à la rue mais parce que le taux d’endettement bancaire est limité à 30% (ou 33% ?) de vos revenus. Or une fois embauché, vous aurez à faire, plus ou moins rapidement selon les cas, des investissements automobile et immobilier.