Culture en Prépa, brisons le Tabou!

Le problème avec la matières littéraires, ce n’est pas tant leur contenu mais plutôt leurs exigences lors de l’évaluation.
On demande à l’élève de recracher toutes ces notions en suivant un plan (très) organisé.
On est bien loin de l’esprit scientifique :

  • je « recopie l’énoncé »
  • j’y réponds/je démontre
  • je conclus éventuellement

Ce qui nous est demandé en HG/SVT ce n’est pas d’avoir de la culture générale mais de connaitre (sur le bout des doigts) le sujet …
Et c’est bien malheureux car il serait plus intéressant pour un S d’apprendre à décortiquer intégralement un document/à le comprendre plutôt que de recracher un cours constitué de nombreuses pages qu’il n’a compris que superficiellement.
Personnellement j’aime bien étudier les liens de causes à effets qui ont déterminé notre histoire et, par extension, notre société actuelle. De même pour la géo et l’SVT.
Par contre la LV2 obligatoire avec seulement 3 choix je cautionne pas …
Mais bon, sur prepa.org, si on a ce type de critiques, c’est parce pour la plupart nous sommes en S par intérêt pour les sciences (et c’est une des raison pour lesquelles nous nous orientons en cpge).
Or contrairement à ce qu’indique son nom, la S n’est pas une filière « scientifique ». Des trois filières généralistes, c’est elle qui est la plus scientifique et élitiste.
Et c’est bien là qu’est le problème car la S semble se devoir (ce n’est pas mon avis) d’ouvrir toutes les portes …

Lhuz a écrit:

J’ai cru lire plus haut - je ne sais plus qui l’a écrit - que les correcteurs toléraient la culture générale et les allusions à d’autres écrits dans nos copies.
Totalement faux. Et c’est d’ailleurs la première chose qui m’ait choquée vraiment en prépa… Quand notre prof nous a dit « vous allez être des genils robots et faire exactement ce qu’on vous demande. Ne parlez jamais d’autres notions que celles contenues dans les livres ».
En gros, on nous demande de recracher gentiement.
Bah écoute, continue à croire ça si tu le souhaites mais j’ai travaillé sur des citations et d’autres écrits que juste les œuvres au programme et j’ai eu 15 aux Mines, et j’ai deux amis qui sont loin de s’être limité aux œuvres qui ont eu 19, et un 20 cette année… Je mets les notes, non pour une quelconque frime, mais je pense que cela parle peut-être plus.
Alors, OUI, il faut faire le rapprochement avec les œuvres au programme (elles sont au programme…) et OUI, on peut étendre la discussion si cela reste dans le sujet.

La prépa reste pour moi un des meilleurs systèmes de l’éducation et c’est vraiment à partir de là que j’ai eu l’impression de commencer à travailler et à développer un raisonnement rigoureux plutôt qu’un lycée où - sous prétexte justement d’ouverture - on fait de tout et n’importe quoi (Avoir plus d’heures d’Histoire que de LV1 me parait tellement looooooooin des réalités que je m’en amuse encore - et pourtant, j’aimais mes cours d’histoires).

Pour ouvrir un peu plus le débat, je pense que c’est le Système Prépa qui est à revoir, parce qu’il est tout simplement versé dans l’idéologie napoléonienne bien française, de l’existence d’une élite. Le système américain - bien facilement raillable par ailleurs quand on pense aux droits d’entrée danqs les différentes écoles - permet bien plus facilement d’intégrer par des valeurs sportives, artistique et diverses. La France, elle, reste dans l’idée qu’il faut en passer par le mérite gagné à la sueur de son front et ne reconnaît pas forcément le talent dans sa manière de fonctionner…
[/quote]
Je ne suis d’accord sur presqu’AUCUN point avec ce message.
« L’ouverture, la culture générale nous servira tous bien plus que les Maths sur lesquelles sont basées la sélection. »
→ euuh… On parle bien des prepas scientifiques la? Parceque honetement, la, no comment… Si on fait une prepa scientifique, ce DEVRAIT ETRE par amour des maths et de la physique [du moins par preference], et parcequ’on veut plus tard faire un metier qui a un rapport avec ces domaines. Si on veut se cultiver [ce qui est tres apreciable et tout aussi hinorable que de faire une prepa scientifique], alors on fait une prepa eco ou litteraire…

« Qu’est-ce qui empêcherait la sélection de se faire également sur le Français après tout ? »
→ Le fait qu’on soit dans une filiere SCIENTIFIQUE peut etre? Certains eleves de CPGE ont des capacites enormes en maths ou physique, je ne vois pas pourquoi cette elite scientifique [dont je ne fais pas partie, soyons clairs] serait penalise dans sa propre filiere par des matieres qui ne l’interesse pas…

« J’estime qu’on détecte plus aisément les gens subtils grâce à leur plume que par la représentation qu’il se font d’une espace euclidien… »
Je trouve cette remarque carrement chocante [si tant est que je l’ai bien interprete biensur], et j’espere ne pas etre le seul. L’analyse et l’inspiration litteraire devraient plus etre mis en valeur et font preuves de plus d’intelligence et de finesse que l’analyse mathematique? Personnellement je trouve les deux choses incomparables si ce n’est qu’a partir d’un certain niveau, les deux necessitent du genie.

« Quant aux deux heures d’Anglais qu’on nous dispense, elles sont, elles aussi, relativement basées sur l’approche des concours, même en MPSI ; donc très académiques. Je trouve presque honteux, à ce titre, que des futurs ingénieurs de plus en plus promis à des relations sur le plan international ne disposent que de 2h malheureuses heures par semaine et d’une khôlle mi-mensuelle. »

La on est d’accord.

« Pour ma part, et comme bien d’autres, je me suis inscrit en S par simple mimétisme, dirons-nous. C’est évidemment la filière ouvrant le plus de portes et c’est ce qui déterminât mon choix. Sinon, j’aurais fait une L, bien évidemment, puis une fac de Musique. Ne nous lerrons pas, au final, c’est notre salaire que nous voyons tous au bout du chemin… »
Je comprends mieux ce que j’ai lu plus haut, et je ne veux pas paraitre mechant, mais ca fait un peu litteraire frustre car il n’est plus dans son monde…
Bien entendu je suis totalement contre le systeme d’elitisme mit en avant en S, et je trouve ca deplorable. D’abord, ca fait inutilement soufrir un nombre important de tres bons eleves avec des matieres scientifiques qu’ils meprisent, ensuite ca devalorise les autres filieres en dreinant tous les bons eleves, ce qui est tres dommage [mepris des S pour les ES et les L, il n’y a qu’a voir le nombre de groupes fb « j’ai vu un L travailler-Nan, j’deconne », "voler le joint d’un L et le regarder pleurer, « voler la calculette d’un S et le regarder pleurer »]. Pour finir, ca rabaisse le niveau de sceinces enseignes en S. Au final, tout le monde est perdant.

« Le système américain - bien facilement raillable par ailleurs quand on pense aux droits d’entrée danqs les différentes écoles - permet bien plus facilement d’intégrer par des valeurs sportives, artistique et diverses. »
→ Comme tu dus, le systeme Americain [et Britannique] est lus que raillable. Ici, au RU, avec les tarifs pratiques par TOUTES les universites [aucune n’est gratuite], vous entrez dans la vie professionnelle avec souvent plus de 10000 euros de dettes [scolarite coute souvent 3000 a 5000 euros par an dans le superieur]. C’est encore plus chere aux USA. A ce prix la, je comprend qu’ils arrivent a monter de bonnes equipes de basket…
Le systeme de selection? Parlons en! Ici, les riches payent des professionnels pour ecrire des lettres de motivation, les professeurs des tres bon bahuts dans le secondaire demandent a leurs eleves ce qu’ils aimeraient avoir ecrit sur leur dossier, de sorte a ce que l’ecole continue a envoyer chaque annee sont quotat d’eleves a Cambridge, et puisse sur taxer les eleves entrant en brandissant les statistiques, les pauvres ne beneficiants pas de la bourse d’excellence ne peuvent pa faire d’etudes superieures [dans la classe de la mere d’un copain, plus de la moitie des eleves s’etaient arrete apres l’equivalent du bac, fautes de moyens].
Quant aux activites mises en avant, je ne vois pas pourquoi pour l’equivalent d’une licence de maths, on favoriserait la candidature d’un eleve tout simplement car c’est une brute au foot. Desole mais c’est absolument ridicule, et on a pas besoin, en France ou l’education est grandement financee par l’Etat, de debourser des sommes d’argent faramineuses pour avoir une equipe de foot d’universite en champions league. Pour les valeurs artistiques, sportives et diverses [et j’ai rien contre, au contraire meme], il y a le conservatoire, il y a les sports etudes, qui sont specialises dans ces domaines et qui dispensent le meilleur enseignement possible dans les domaines souhaites.

Faut pas tout melanger, la prepa scientifique, c’est fait par les scientifiques pour les scientifiques [c’est mon opinion], de la meme maniere que la filiere S devrait l’etre [et l’etait avant].

« La France, elle, reste dans l’idée qu’il faut en passer par le mérite gagné à la sueur de son front et ne reconnaît pas forcément le talent dans sa manière de fonctionner… »
Je trouve que c’est faux: elle concilie les deux. Pour faire et reussir une prepa, il faut des capacites dans les matieres enseignees, une volonte d’acier et il faut travailler. Pour faire et reussir le conservatoire, il faut du talent, une volonte d’acier et du travail intense. Pour faire et reussir un sport etude, il faut la encore le vouloir, avoir du talent et travailler dure. Bref, en France, quelque soit la filiere demandee, il n’y a pas de reussite sans acharnement, et l’appartenance a l’elite passe forcement par des moments difficiles. Contrairement aux USA ou a l’Angleterre, ou les tres riches peuvent carrement acheter leur place dans une tres bonne universite.

Lhuz a écrit:

J’ai remarqué après une année de MPSI que le système prépa, recrutant a priori des élèves intéressés et ayant eu de suffisamment bonnes notes dans les matières littéraires pour être pris, ne s’occupe absolument pas de mettre en relief la Culture Générale des élèves.
Je dirai qu’il ne s’occupe pas assez, d’un certain point de vue, de faire ressortir la culture générale des étudiants dans les filières scientifiques ; dire qu’il n’y a aucune place pour la culture générale, c’est un jugement un peu dur.

  • Lors de l’entrée en classe préparatoire, les notes des matières littéraires, et plus particulièrement de l’histoire-géographie, ainsi que celles du baccalauréat de français, sont prises en compte. On ne peut pas reprocher d’aller plus loin, les universités ne font à ma connaissance pas plus, et il faudrait des oraux pour cela.

  • Pendant la classe préparatoire, nous est demandé en matière scientifique une certaine culture scientifique, en anglais une bonne connaissance du monde anglo-saxon et de l’actualité internationale ; là encore, si on veut se cultiver, c’est possible, si on veut passer outre, ça l’est également, mais je pense qu’il en est là encore de même dans des écoles ou des universités. Par ailleurs, les khôlles de français ne sont ni plus ni moins qu’une évaluation de la culture d’un candidat et de sa capacité à argumenter.

  • Lors des concours, des questions de culture scientifique ou générale sont parfois posés à l’écrit ou à l’oral (j’ai été questionné sur Archimède et Louis XIV en oral de physique aux mines), et l’épreuve orale de français aux mines évalue la culture du candidat sur un domaine précis, en rapport avec le texte tiré ; les discussions en oraux d’anglais portent également rapidement sur la culture générale ou la connaissance de l’actualité de l’année écoulée.
    Lhuz a écrit:

Un simple fait : en une année entière, je ne suis presque jamais allé au ciné, j’ai lu moins de dix livres (ceux au programme compris :frowning: ), les Guignols de l’Info que je regardais tous les soirs ont disparu de ma journée-type et seule la Radio me permet de survivre un peu alors que je m’achemine tout droit vers une prépa HEC. Des faits d’actualité qui me seraient utiles l’an prochain me sont tout simplement inconnus alors qu’en Terminale j’avais lu tous les articles du Canard Enchaîné…
Au delà du rapport entre culture et canard enchaîné qui me paraît rapide, j’ai passé deux ans abonné au courrier international, écoutant France Inter chaque matin, et rattrapant le Fou du Roi le soir, tout en lisant le canard enchaîné et le monde régulièrement à mon CDI, sans jamais trop de soucis.

En dehors de ça, je suis d’accord sur le fait que les épreuves de français / philo sont trop « bachotables » à mes yeux, et qu’un programme sur deux ans, plus large (un peu une extension du français et de la philo de lycée) avec d’une part une connaissance des auteurs, et d’autre part des différents domaines classiques, évalués sur une dissertation, serait bien plus profitable en filière scientifique qu’un simple thème avec trois œuvres (dont l’étude en première année ne sert à rien, puisqu’elle ne tombe pas aux concours, et que tous les élèves le savent).
trofub a écrit:

JIl est très difficile pendant ces deux années de rester « soi-même ».
La période de de cette préparation est intense et elle pousse à une certaine addictivité aux études.
Je ne suis pas du tout d’accord avec cette idée : non seulement je pense être resté moi-même (bien que l’étude des énigmes du moi en français/philo pendant un an me permet de savoir qu’il serait possible d’écrire dix pages sur le sujet en quatre heures, avec des citations de Leiris, Saint-Augustin, et Musset) pendant ces deux années, mais ces deux années m’ont surtout donné envie de m’évader au maximum des études – la moindre pause thé, lors des révisions, était un plaisir intense.
Deviling a écrit:
Est ce qu’en classe préparatoire littéraire, il y a des maths ? de la physique ? Non. Pourtant en classe préparatoire scientifique, on a de la philosophie et des langues…
C’est très simple de ne faire que de la littérature si on le souhaite, mais que des maths, c’est presque impossible. Moi je trouve cela injuste !
C’est injuste pour les scientifiques ou pour les littéraires ? :unamused:

La classe préparatoire scientifique est ici pour former des futurs ingénieurs ou normaliens, et les écoles souhaitent qu’ils aient une formation généraliste ; à ce titre, ne plus avoir de français ou de philosophie, et pourquoi pas d’anglais, me paraît totalement aberrant. Science sans conscience…
lueurmatinales a écrit:

Il est vrai que les matières littéraires ne sont pas vraiment mise en avant en CPGE scientifique, mais de là à dire qu’il est impossible de suivre les actualités, c’est archi faux ! L’outil internet est omniprésent, il suffit d’aller sur des sites tels que le monde, regarder le soir les infos, approfondir 2/3 sujets, lire un journal, ce n’est pas impossible.
+1
lueurmatinales a écrit:
Après, je regrette aussi que la dissert ne nous permette pas de mettre en avant notre culture que l’on a en parallèle ( seules les 3 oeuvres au programme doivent être citées ), mais bon je compense en me fesant plaisir en colle de français…
+1 !
Dadin a écrit:
Les deux heures sont en trop, elles ne servent qu’à maintenir une certaine légende totalement erronnée comme quoi les prépas sont des cultivés et pour maintenir un certain élitisme.
Je ne sais pas si ça vaut la peine de commenter ce message aussi subjectif que dénué d’argument…
hugogo a écrit:
Bref, certes, la culture n’est pas la premiere valeur pronee en prepa scientifique. Mais en meme temps, quand on regarde l’evolution qu’a subit la filiere generale la plus matheuse de l’education nationale [ancien BAC C, maintenant Bac S], la quantite [et la difficultee] des programmes de maths et physique enseignes ont ete reduits, au profit de l’arrivee de nombreuses autres matieres
Sans parler du reste du post, ce message met en avant quelque chose d’intéressant : autrefois, la filière C était tout de même bien plus spécialisé qu’un bac S d’aujourd’hui, et on pourrait penser qu’un bachelier scientifique arrive aujourd’hui avec plus de culture qu’autrefois (le contraire serait de toute façon dommage avec tous les moyens d’accès à la connaissance qui sont aujourd’hui disponibles aux étudiants). Cependant, je ne pense pas que cela ne serve à grand chose si le débat porte sur la qualité de la prépa à transmettre la culture ou non aujourd’hui.
Yamashita Ren a écrit:
Et c’est bien malheureux car il serait plus intéressant pour un S d’apprendre à décortiquer intégralement un document/à le comprendre plutôt que de recracher un cours constitué de nombreuses pages qu’il n’a compris que superficiellement.
Personnellement j’aime bien étudier les liens de causes à effets qui ont déterminé notre histoire et, par extension, notre société actuelle. De même pour la géo et l’SVT.
J’avais justement l’impression d’avoir appris à analyser des documents, en histoire-géographie, plus qu’apprendre des dates / lieux / chiffres par cœur ; mais peut-être aussi était-ce car j’ai eu une très bonne professeur de la première à la terminale.
Lhuz a écrit:
L’ouverture, la culture générale nous servira tous bien plus que les Maths sur lesquelles sont basées la sélection. Qu’est-ce qui empêcherait la sélection de se faire également sur le Français après tout ?
Oui, enfin le français compte dans tous les concours plus qu’une épreuve de mathématiques ou de physique…
Lhuz a écrit:
Lire un bon bouquin, écouter la radio ou feuilleter Le Monde, plutôt que d’aller baver sur son clavier devant Facebook c’est quand même plus profitable, je me trompe ?
Ah, mais la prépa n’est de toute façon pas responsable de ce que tu fais de ton temps libre ! (moi, je n’ai pas le choix, pas de facebook)
Lhuz a écrit:
Totalement faux. Et c’est d’ailleurs la première chose qui m’ait choquée vraiment en prépa… Quand notre prof nous a dit « vous allez être des genils robots et faire exactement ce qu’on vous demande. Ne parlez jamais d’autres notions que celles contenues dans les livres ».
C’est entièrement vrai. J’ai toujours eu le sentiment d’être formaté dans l’épreuve de français (d’autant que les énigmes du moi se bachotaient, les sujets furent toujours les mêmes).
Lhuz a écrit:
Quant aux deux heures d’Anglais qu’on nous dispense, elles sont, elles aussi, relativement basées sur l’approche des concours, même en MPSI ; donc très académiques. Je trouve presque honteux, à ce titre, que des futurs ingénieurs de plus en plus promis à des relations sur le plan international ne disposent que de 2h malheureuses heures par semaine et d’une khôlle mi-mensuelle.
Ça dépend du professeur, j’ai eu en spé le meilleur cours d’anglais de ma scolarité, et les meilleures khôlles, et cela m’a été très profitable.
Lhuz a écrit:
Ne nous lerrons pas, au final, c’est notre salaire que nous voyons tous au bout du chemin…
Parle pour toi !
Lhuz a écrit:
Pour ouvrir un peu plus le débat, je pense que c’est le Système Prépa qui est à revoir, parce qu’il est tout simplement versé dans l’idéologie napoléonienne bien française, de l’existence d’une élite. Le système américain - bien facilement raillable par ailleurs quand on pense aux droits d’entrée danqs les différentes écoles - permet bien plus facilement d’intégrer par des valeurs sportives, artistique et diverses. La France, elle, reste dans l’idée qu’il faut en passer par le mérite gagné à la sueur de son front et ne reconnaît pas forcément le talent dans sa manière de fonctionner…
Il faut revoir tout le système (depuis l’intégration à partir des dossiers jusqu’aux concours) uniquement car on manque de culture ? Alors que dans les universités (américaines, et en général), on a une major et on ne travaille que dessus, c’est à dire que les étudiants en sciences ne feront qu’une, deux, voire trois matières (il n’est pas rare d’avoir, dans les universités ou écoles américaines ou britanniques des étudiants qui ne font que des mathématiques, et même pas de physique, et inversement). Dans le système britannique, les étudiants ont, depuis la seconde, uniquement quatre matières…

Bref, tu veux refaire le système de la prépa car il n’y a pas assez de culture, alors que c’est clairement un enseignement très général qui y est dispensé, le plus général à ma connaissance, et qu’il est la plupart du temps attaqué justement pour cela.

Lhuz a écrit:

J’estime qu’on détecte plus aisément les gens subtils grâce à leur plume que par la représentation qu’il se font d’une espace euclidien…
Ben euh, comment dire… Déjà, je vois mal ce que tu entends par « subtil » (je pense qu’il faut plus réfléchir sur ce que veut recruter une école d’ingénieur). Par ailleurs, même en lettres, on doit faire des gammes, et si tu connais des khâgneux, parles-en avec eux, je t’assure qu’on ne les sélectionne pas sur leur plume… Bref, je comprends que les maths de sup soient relativement décourageantes, elles sont très calculatoires, mais d’une part ça s’améliore en spé, on voit des vrais théorèmes avec de vraies idées derrière et ça n’est pas bête du tout, et d’autre part, faire des calculs, c’est la base pour faire n’importe quoi.

Neworld a écrit:

La prépa reste pour moi un des meilleurs systèmes de l’éducation et c’est vraiment à partir de là que j’ai eu l’impression de commencer à travailler et à développer un raisonnement rigoureux plutôt qu’un lycée où - sous prétexte justement d’ouverture - on fait de tout et n’importe quoi (Avoir plus d’heures d’Histoire que de LV1 me parait tellement looooooooin des réalités que je m’en amuse encore - et pourtant, j’aimais mes cours d’histoires).
Je suis d’accord avec toi ; j’ai systématiquement fait des références à d’autres auteurs, et j’ai toujours eu au dessus de 16 -sauf à l’ENS, où j’ai eu un quart des notes habituelles, mais il semble que ce soit un fait connu :grin: .

Cependant, il est souvent conseillé aux candidats de se baser avant tout sur les œuvres avant de faire une ouverture sur d’autres, car la maîtrise des œuvres reste une façon pour les correcteurs de juger du travail fourni par les candidats dans la matière. Et à mon sens, ce n’est pas plus mal, ça rend la matière plus équitable.
hugogo a écrit:

« Qu’est-ce qui empêcherait la sélection de se faire également sur le Français après tout ? »
→ Le fait qu’on soit dans une filiere SCIENTIFIQUE peut etre? Certains eleves de CPGE ont des capacites enormes en maths ou physique, je ne vois pas pourquoi cette elite scientifique [dont je ne fais pas partie, soyons clairs] serait penalise dans sa propre filiere par des matieres qui ne l’interesse pas…

[..]

Faut pas tout melanger, la prepa scientifique, c’est fait par les scientifiques pour les scientifiques [c’est mon opinion], de la meme maniere que la filiere S devrait l’etre [et l’etait avant].
Et puis quoi encore ? Pourquoi ne pas enlever, avec les arguments, l’anglais ? Et puis la chimie et les sciences de l’ingénieur, par extension.

Moi, j’étais très fort en algèbre linéaire, et l’analyse me pénalisait et ne m’intéressait pas. Je ne vois pas pourquoi ça devrait encore être aux concours… Les classes préparatoires sont scientifiques, mais soyons franc, combien font des métiers de scientifiques purs et durs dix ans après leur classe préparatoire ? Si on veut ne faire que de la science, pour faire de la science, il existe une solution toute simple et de qualité : l’université.

Les classes préparatoires sont une formation généraliste, qui destinent principalement aux métiers d’ingénieurs -et pas uniquement-, et c’est justement car les débouchés sont larges et variés qu’un enseignement généraliste est disposé.

Je note pour conclure que la qualité du français de certains détracteurs de l’enseignement littéraire dessert leurs propos.

Tan Phi a écrit:

J’avais justement l’impression d’avoir appris à analyser des documents, en histoire-géographie, plus qu’apprendre des dates / lieux / chiffres par cœur ; mais peut-être aussi était-ce car j’ai eu une très bonne professeur de la première à la terminale.
Malheureusement, pour moi (et je ne suis sûrement pas le seul), cela n’a été le cas qu’en première …
Cette année notre prof n’a pas arrêté de nous répéter que les sujets d’études documentaires étaient plus difficiles et qu’il ne fallait pas les prendre sauf si nous ne connaissions pas le cours.
Ou comment essayer de pervertir des scientifiques :unamused: Enfin vu notre classe, je ne l’en blâme pas :stuck_out_tongue:
Et ce n’est pas pour autant que j’ai appris les « dates / lieux / chiffres par cœur » sauf pour les interros de dates.

Enfin il suffit de regarder les sujets de bac :

  • 2 compos pour 1 étude de docs
  • Si Géo majeure, possibilité de ne faire que des études de docs mais obligation de faire une réponse argumentée (qui nécessite une connaissance approfondie du cours)
  • Si Histoire majeure, obligation de faire un croquis et un croquis, ça s’improvise pas …

On ne peut donc manifestement pas réussir décemment une épreuve d’HG sans un (gros) minimum de « par cœur » …

Lhuz a écrit:

L’ouverture, la culture générale nous servira tous bien plus que les Maths sur lesquelles sont basées la sélection. Qu’est-ce qui empêcherait la sélection de se faire également sur le Français après tout ? J’estime qu’on détecte plus aisément les gens subtils grâce à leur plume que par la représentation qu’il se font d’une espace euclidien…
non, la culture, ça peut servir mais au quotidien, dans le travail (les GE forment à des métiers), on parle quand même plus de mécanique, physique, SI que de l’actualité internationale ou de la trilogie Millenium. donc il est normal que les concours aient de plus forts coefficients en science qu’en français.
Lhuz a écrit:
Alors pourquoi restreindre tant l’épreuve ? Pourquoi ne pas laisser les étudiants que nous sommes s’épanouir dans des domaines plus divers ? Je ne parle même pas de charge de travail supplémentaire, mais de l’usage que l’on fait de son temps libre… Lire un bon bouquin, écouter la radio ou feuilleter Le Monde, plutôt que d’aller baver sur son clavier devant Facebook c’est quand même plus profitable, je me trompe ?
a ma connaissance, les profs ni les écoles n’imposent pas d’aller sur Facebook ou de faire quoi se soit de particulier. il s’agit plus d’un problème de société, pourquoi préfère t’on FB à une heure de lecture ?
Lhuz a écrit:
Quant aux deux heures d’Anglais qu’on nous dispense, elles sont, elles aussi, relativement basées sur l’approche des concours, même en MPSI ; donc très académiques. Je trouve presque honteux, à ce titre, que des futurs ingénieurs de plus en plus promis à des relations sur le plan international ne disposent que de 2h malheureuses heures par semaine et d’une khôlle mi-mensuelle.
malheureusement, le problème se situe bien en amont des CPGE, les heures de langues (et peut être les méthodes d’enseignement) sont très insuffisantes en collège et lycée
Lhuz a écrit:
Pour ma part, et comme bien d’autres, je me suis inscrit en S par simple mimétisme, dirons-nous. C’est évidemment la filière ouvrant le plus de portes et c’est ce qui déterminât mon choix. Sinon, j’aurais fait une L, bien évidemment, puis une fac de Musique. Ne nous lerrons pas, au final, c’est notre salaire que nous voyons tous au bout du chemin…
dommage de faire prépas par mimétisme. sinon pour le salaire, un bon plombier zingueur chauffagiste gagne plus que beaucoup d’ingénieur (quand je vois leur tarifs d’intervention et leur délai pour réparer mon chauffage, j’hallucine)
Lhuz a écrit:
Pour ouvrir un peu plus le débat, je pense que c’est le Système Prépa qui est à revoir, parce qu’il est tout simplement versé dans l’idéologie napoléonienne bien française, de l’existence d’une élite. Le système américain - bien facilement raillable par ailleurs quand on pense aux droits d’entrée danqs les différentes écoles - permet bien plus facilement d’intégrer par des valeurs sportives, artistique et diverses. La France, elle, reste dans l’idée qu’il faut en passer par le mérite gagné à la sueur de son front et ne reconnaît pas forcément le talent dans sa manière de fonctionner…
il y a aussi une élite aux US, peut être que l’on connait moins leurs fillières d’excellence en France mais n’entre quand même pas qui veut à Harvard, Yale ou Oxford. et les artistes et les footballeurs ne deviennent que rarement des ingénieurs en France mais par contre leur talent est reconnu, voir les innombrables reportages sur nos footballeurs actuellement, sur le festival de Cannes, sur les expositions. je dirais même qu’en France un footballeur ou un chanteur est bien plus considéré qu’un ingénieur.

en francais/philosophie on apprend une rigueur et une organisation de nos pensées, entre autre. A savoir s’exprimer, analyser un texte, ressortir ce qu’on sait. Ce a travers un theme.

C’est pas un cours de culture G, ca c’est a nous de l’acquerir, ca se fait petit a petit, en prepa on a pas le temps vraiment, on regarde le 20h quoi (en on a angais?)
apprend on « apprendra » plein de choses en ecole dingé generaliste? dans la vie de tout les jours, en lisant…

Je constate à travers tes messages, Lhuz, que tu cèdes à un travers que l’on rencontre chez beaucoup de personnes (notamment beaucoup d’intellectuels littéraires ou humanistes), et qui avait déjà fait débat quand le gouvernement proposait de supprimer l’histoire-géo en terminale S. C’est le fait de réduire la culture générale aux seuls humanités, faisant fi de la culture scientifique (voire, affichant un certain mépris vis à vis des sciences).
Or, dans culture générale, il y a « générale » :wink: La culture gé englobe tous les types de connaissances, que ce soient les lettres/humanités ou les sciences. Et de ce point de vue, la filière A/L est moins généraliste que la taupe, puisqu’il n’y a pas du tout de sciences…
En outre, la culture scientifique est tout aussi importante que la culture littéraire/humaniste. Et la culture scientifique souffre d’un manque de reconnaissance de la part de la société, des politiques, des journalistes. Il suffit de voir l’incapacité flagrante de la plupart des politiques et des journalistes à interpréter des études statistiques[*] pour se dire qu’il y a un gros, gros problème et que ces gens gagneraient beaucoup à améliorer leur culture scientifique. De même, les passions se déchainent facilement concernant plein de sujet scientifiques (au hasard et en vrac : les OGM, le réchauffement climatique, le clonage, etc), alors que personne n’y connait rien… Le débat serait plus enrichissant si les gens savaient de quoi ils parlent !

Restreindre les mathématiques aux espaces euclidiens, comme tu l’as fait, c’est un peu comme restreindre le français à la conjugaison des verbes du 1er groupe. C’en est juste une petite partie, il est nécessaire de passer par là, mais il y a plein de choses bien plus riches à découvrir derrière :wink:

[*] Ça me rappelle un autre fil très récent sur ce forum :wink:

Yamashita Ren a écrit:

Le problème avec la matières littéraires, ce n’est pas tant leur contenu mais plutôt leurs exigences lors de l’évaluation.
On demande à l’élève de recracher toutes ces notions en suivant un plan (très) organisé.
On est bien loin de l’esprit scientifique :

  • je « recopie l’énoncé »
  • j’y réponds/je démontre
  • je conclus éventuellement
    Croire que la seule démarche intellectuelle valable est celle du mathématicien relève d’une grande naïveté, sinon d’un aveuglement scientiste. Ce n’est pas parce que certains mathématiciens sont franchement prétentieux dès qu’il s’agit de leur science (j’ai lu récemment une phrase de René Thom. À un journaliste qui lui reprochait d’avoir déclaré que « seul le mathématicien a le droit d’être intelligent », il répond « Ce n’est pas vrai. La physique théorique aussi pose de sérieux problèmes. » :neutral_face: ) qu’il faut l’être autant qu’eux.
    D’autant que l’exemple est mal choisi car le plan que tu cites est précisément celui attendu par les correcteurs de l’épreuve de français : tu recopies le sujet (la citation proposée), tu en dégages la problématique (celle-là n’est pas unique, en général), tu tâches d’y répondre avec des arguments, illustrés par des références aux œuvres. Puis tu fais un bilan de ta réflexion.
    Lhuz a écrit:
    J’ai cru lire plus haut - je ne sais plus qui l’a écrit - que les correcteurs toléraient la culture générale et les allusions à d’autres écrits dans nos copies.
    Totalement faux. Et c’est d’ailleurs la première chose qui m’ait choquée vraiment en prépa… Quand notre prof nous a dit « vous allez être des genils robots et faire exactement ce qu’on vous demande. Ne parlez jamais d’autres notions que celles contenues dans les livres ».
    En gros, on nous demande de recracher gentiement.
    Je précise ce que j’entends par là : il ne s’agit pas de faire disparaître les références aux œuvres du programme (qui doivent être absolument systématiques : ça demande d’avoir eu un bon cours et/ou d’avoir mené une lecture personnelle des œuvres) au profit de ta culture générale. Il s’agit seulement d’appuyer tes idées générales par des citations ou des références bien choisies. C’est plutôt du décor que le fond de la réflexion - qui, lui, doit en effet passer par le programme. J’ai déjà rappelé ici que les épreuves proposées aux agrégatifs de lettres (classiques et modernes) possèdent elles aussi des œuvres au programme sur lesquelles porte la question et à partir desquelles doit se construire la réflexion.
    Mais ce décor peut être assez marqué : lancer chaque sous-partie (c’est illusoire, mais forçons le trait) par une citation ou une référence « hors-programme » ce n’est pas interdit et ça « fait bien ». Oui, citer de la poésie, un roman, ou une œuvre lue au cours de l’année sur le même thème, et placer cette citation au cours du devoir, c’est permis et c’est valorisé. Si ce n’est pas de la culture générale, qu’est-ce donc ?
    cerise a écrit:
    Il suffit de voir l’incapacité flagrante de la plupart des politiques et des journalistes à interpréter des études statistiques[*] pour se dire qu’il y a un gros, gros problème et que ces gens gagneraient beaucoup à améliorer leur culture scientifique. De même, les passions se déchainent facilement concernant plein de sujet scientifiques (au hasard et en vrac : les OGM, le réchauffement climatique, le clonage, etc), alors que personne n’y connait rien… Le débat serait plus enrichissant si les gens savaient de quoi ils parlent !
    Si on commence à taper sur « les journalistes », on sera enfin tous d’accord, mais le sujet va dévier… :grin:

la filière A/L est moins généraliste que la taupe, puisqu’il n’y a pas du tout de sciences.
Elles y sont ingénieusement remplacées par un discours sur les sciences, dans le programme de philosophie à l’ENS par exemple.
Ne pas avoir les capacités techniques pour résoudre certains problèmes du quotidien n’équivaut en rien à un manque de culture scientifique. Vous confondez cette dernière, il me semble, avec certaines capacités opératoires en effet regrettablement disparues parmi un grand nombre de littéraires. La faute en est à un cycle commun des connaissances non assuré au lycée et avant.
A contrario, beaucoup de scientifiques reprochent même très sévèrement aux littéraires de s’approprier leurs domaines (affaire Alan Sokal, Julia Kristeva, etc.).
De plus, la taupe : n’a pas de cours d’histoire, d’SVT, de langues anciennes, d’économie, de sociologie, de géographie etc., et c’est bien heureux. Il faudrait arrêter de considérer les études sous la dictature d’un généralisme inconsistant et inefficient.
Je reste néanmoins d’accord avec vous sur l’importance d’une culture scientifique pour un littéraire (voire même pour une courte mais sérieuse fréquentation des mathématiques abstraites).

Conclusion : vive la B/L! :smiley:

Je n’ai pas tout lu mais je vais me faire un peu l’avocat du diable! :wink:

Or, dans culture générale, il y a « générale » :wink: La culture gé englobe tous les types de connaissances, que ce soient les lettres/humanités ou les sciences. Et de ce point de vue, la filière A/L est moins généraliste que la taupe, puisqu’il n’y a pas du tout de sciences…
Je n’ai jamais autant élargi ma culture scientifique que depuis que je suis en khâgne! :smiley: Parce que nous avons la science au programme de philosophie. Alors effectivement, je ne connais quasiment aucune formule, mais au niveau de l’histoire des sciences, des théories scientifiques, des problématiques actuelles sur la science, j’en sais au moins autant, voire plus, que mon frère qui est en PCSI. Je lis le magazine *la Recherche *tout autant que Le Monde ou Courrier International. On ne fait pas de sciences comme vous, certes, mais la khâgne demande un minimum de culture scientifique quand même (ne serait-ce que pour comprendre ce qui se passe dans le monde, OGM, nucléaire et tout le tralala). Et quand la science n’est pas au programme de l’écrit, il faut la travailler un peu pour l’oral. :stuck_out_tongue:

Ceci dit, je chipote hein! :wink: Sur le fond, je suis évidemment d’accord avec toi. La culture générale, c’est aussi la culture scientifique et je suis d’accord pour lire qu’elle souffre d’un manque de reconnaissance de la part de la société. Egalement d’accord pour dire que tout le monde gagnerait (les journalistes au premier chef) à améliorer sa culture scientifique.

[…] le gouvernement proposait de supprimer l’histoire-géo en terminale S
Ca, c’est TRES grave selon moi. Débat sur la culture scientifique mis à part, supprimer l’histoire-géo en TS, c’est du n’importe quoi. De même qu’il faut un minimum de culture scientifique pour comprendre de qui se fait et se dit en matière de clonage, d’énergies renouvelables ou encore de plantes génétiquement modifiées, de même il est indispensable d’avoir étudié l’histoire pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui en matière de relations internationales par exemple. :open_mouth: 'Fin bref, il y a vraiment des « réformes » (le mot ne veut plus dire ce qu’il a voulu dire…) que je ne comprendrai jamais…

La faute en est à un cycle commun des connaissances non assuré au lycée et avant.
On ne peut pas parler, d’un cours de Culture G, ou de cycle commun au lycee, on est pas des machines, chacun acquiert sa culture generale au cours de sa vie.

En prepa on acquiers une culture scientifique, une petite culture anglo-saxone, ..

au niveau de l’histoire des sciences, des théories scientifiques, des problématiques actuelles sur la science.
Je lis le magazine la Recherche tout autant que Le Monde ou Courrier International.
Pour etre au courant de ce qui se passe, il y les journaux.

bon..

hedi a écrit:

Pour etre au courant de ce qui se passe, il y les journaux.
Oui et non. On lit le meilleur et le pire dans les journaux (y compris dans les très bons journaux). Pour faire preuve d’un peu d’esprit critique et ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui est écrit dans les journaux, il faut un bagage minimum, c’est évident. Si les journaux suffisaient à « être au courant de ce qui se passe », ça se saurait…

Leyd a écrit:

Croire que la seule démarche intellectuelle valable est celle du mathématicien relève d’une grande naïveté, sinon d’un aveuglement scientiste. Ce n’est pas parce que certains mathématiciens sont franchement prétentieux dès qu’il s’agit de leur science (j’ai lu récemment une phrase de René Thom. À un journaliste qui lui reprochait d’avoir déclaré que « seul le mathématicien a le droit d’être intelligent », il répond « Ce n’est pas vrai. La physique théorique aussi pose de sérieux problèmes. » :neutral_face: ) qu’il faut l’être autant qu’eux.
D’autant que l’exemple est mal choisi car le plan que tu cites est précisément celui attendu par les correcteurs de l’épreuve de français : tu recopies le sujet (la citation proposée), tu en dégages la problématique (celle-là n’est pas unique, en général), tu tâches d’y répondre avec des arguments, illustrés par des références aux œuvres. Puis tu fais un bilan de ta réflexion.
Il ne m’a pas semblé prétendre que la seule démarche intellectuelle valable était celle du mathématicien et si c’était le cas, je m’en excuse.
Mon opinion est simplement que les exigences sur la démarche « littéraire » en filière scientifique sont, bien qu’intéressantes, trop importantes . Est-ce normal, en S, de prendre plus de soin à la rédaction d’un devoir d’HG ou de philo (et même de SVT) que d’un devoir de maths/physique ?
D’ailleurs, bien que le plan mathématique corresponde au plan attendu lors de l’épreuve de français, ces deux plans ne sont pas exploités de la même manière.
Un exemple parmi tant d’autres : en maths il faut être bref et concis, ne dire que (et surtout) le nécessaire.
Si c’était si simple, les excellents élèves en maths le seraient aussi en français …
Pour reprendre tes arguments, la problématique est, elle, unique dans un raisonnement mathématique. Il n’y a pas non plus besoin d’illustrer ses arguments.
Ces deux raisonnement sont donc bien différents et méritent tout deux d’être étudiés mais avec une exigence différente en fonction des filières.
On se rapporte donc au problème =>> La S est plus une filière « d’excellence », « de sélection » qu’une filière scientifique …

hedi a écrit:

La faute en est à un cycle commun des connaissances non assuré au lycée et avant.
On ne peut pas parler, d’un cours de Culture G, ou de cycle commun au lycee, on est pas des machines, chacun acquiert sa culture generale au cours de sa vie.
Vous avez mal compris ma phrase, mea culpa. Je faisais la distinction entre culture générale et opératoire. La culture opératoire s’apprend à l’école, elle constitue un socle minimal de connaissances nécessaires à tout le monde, même voire surtout (étant donné les métiers qu’il est appelé à exercer) au littéraire. Dans celle-ci, comprendre : savoir faire une règle de trois, savoir distinguer une médiane d’une moyenne, ne pas confondre probabilités et statistiques, etc.
La culture générale, quant à elle, en effet, s’acquiert « au cours de la vie ». Mais on a tout et rien dit avec cette formule. Il y a des lieux privilégiés d’acquisition de la culture : l’école en priorité, mais aussi les cinémas, la télévision dans une certaine mesure, wikipedia ( :slight_smile: ) etc.
Il est faux de croire que la culture générale n’a rien à voir avec l’école, mais il est tout aussi faux que l’école suffit pour détenir celle-ci.

Tortue a écrit:

Ca, c’est TRES grave selon moi. Débat sur la culture scientifique mis à part, supprimer l’histoire-géo en TS, c’est du n’importe quoi. De même qu’il faut un minimum de culture scientifique pour comprendre de qui se fait et se dit en matière de clonage, d’énergies renouvelables ou encore de plantes génétiquement modifiées, de même il est indispensable d’avoir étudié l’histoire pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui en matière de relations internationales par exemple. :open_mouth: 'Fin bref, il y a vraiment des « réformes » (le mot ne veut plus dire ce qu’il a voulu dire…) que je ne comprendrai jamais…
C’est drôle comme, à ce sujet, tout le monde (enfin, beaucoup de monde), fait comme si supprimer l’HG en TS équivalait à supprimer l’HG tout court…
Bien sûr qu’il est nécessaire que tout le monde suive des cours d’HG pour comprendre le monde ! Mais, des cours d’histoire-géo, il y en a tout le collège et les deux premières années du lycée… Ça fait 6 ans pendant lesquels on fait de l’histoire-géo (et encore, sans compter l’école primaire) ! Il y a de quoi être capable de comprendre le monde dans lequel on vit !
Je ne dis pas qu’il faut absolument supprimer l’HG en term (et je pense qu’il faudrait au moins que l’on puisse l’étudier en option), mais en tout cas, ça ne me semble pas si absurde que ça, et en tout cas, ça se justifie au moins autant que le fait que la physique ou la SVT soit seulement en option en L, et en plus seulement en première. Ce dernier fait se justifie-t-il, ce n’est pas évident :wink:
Bon, enfin de manière générale, j’étais plutôt opposée à cette réforme de toutes manière, elle ne visait qu’à faire des économies et ne faisait que supprimer des choses sans en rajouter… Quitte à supprimer l’HG en term S, autant que ça serve à faire plus de sciences !

Supprimer l’histoire géographie, quand on nous rabâche le devoir de mémoire, etc …
4 heures de HG en moins, ils ont intérêt à remplacer ces 4 heures pas 2 heures de maths et 2 h de culture scientifique :laughing: ( je suis contre la réforme naturellement, mais je n’ai surement pas mon mot à dire. )

cerise a écrit:

[quote=« Tortue »]
Ca, c’est TRES grave selon moi. Débat sur la culture scientifique mis à part, supprimer l’histoire-géo en TS, c’est du n’importe quoi. De même qu’il faut un minimum de culture scientifique pour comprendre de qui se fait et se dit en matière de clonage, d’énergies renouvelables ou encore de plantes génétiquement modifiées, de même il est indispensable d’avoir étudié l’histoire pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui en matière de relations internationales par exemple. :open_mouth: 'Fin bref, il y a vraiment des « réformes » (le mot ne veut plus dire ce qu’il a voulu dire…) que je ne comprendrai jamais…
C’est drôle comme, à ce sujet, tout le monde (enfin, beaucoup de monde), fait comme si supprimer l’HG en TS équivalait à supprimer l’HG tout court…
Bien sûr qu’il est nécessaire que tout le monde suive des cours d’HG pour comprendre le monde ! Mais, des cours d’histoire-géo, il y en a tout le collège et les deux premières années du lycée… Ça fait 6 ans pendant lesquels on fait de l’histoire-géo (et encore, sans compter l’école primaire) ! Il y a de quoi être capable de comprendre le monde dans lequel on vit !
Je ne dis pas qu’il faut absolument supprimer l’HG en term (et je pense qu’il faudrait au moins que l’on puisse l’étudier en option), mais en tout cas, ça ne me semble pas si absurde que ça, et en tout cas, ça se justifie au moins autant que le fait que la physique ou la SVT soit seulement en option en L, et en plus seulement en première. Ce dernier fait se justifie-t-il, ce n’est pas évident :wink:
Bon, enfin de manière générale, j’étais plutôt opposée à cette réforme de toutes manière, elle ne visait qu’à faire des économies et ne faisait que supprimer des choses sans en rajouter… Quitte à supprimer l’HG en term S, autant que ça serve à faire plus de sciences !
[/quote]
Oui, enfin, déjà que l’HG en terminale n’est pas très poussée… Alors au collège! (les élèves sont plus jeunes, ce qu’on apprend est plus « caricatural ». Je ne suis pas certaine qu’il en reste grand chose au final). Et puis ce type de « réforme » nous montre clairement où l’on va: vers un enseignement au rabais de français/maths et c’est tout (il manquerait plus qu’on rajoute le business à l’école primaire, comme en GB). Et ensuite, ça donne des citoyens qui pensent que le Zimbabwe est en Amérique du Sud, que Istanbul est la capitale de la Turquie, que l’Europe est un pays et que la Corée du Nord est une démocratie. :confused: Alors certes il y aurait les journaux pour éviter les ignorances les plus grossières, mais si l’école continue à enseigner les fondamentaux, ça ne serait pas mal non plus… :wink:
Enfin bref, on s’éloigne du sujet, j’en reste donc là. :stuck_out_tongue: