Culture en Prépa, brisons le Tabou!

Lhuz a écrit:

Autre chose dont je ne suis pas le seul à me rendre compte… J’étais excellent en orthographe et grammaire. Mes profs considéraient ma syntaxe comme parfaite et j’écrivais des romans quotidiennement. Depuis le début de l’année de MPSI, j’ai arrêté d’écrire, et mon orthographe s’est dégradé. C’est très étrange, je ne pensais vraiment pas que ça m’arriverait à moi… :cry:
Étonnant… Ça ne m’a pas fait ça, à moi… On écrit quand même pas mal en prépa, pourtant, même si ce n’est pas des romans, ça devrait permettre au moins de maintenir son niveau en orthographe et grammaire…

Pour le reste… Je suis partiellement d’accord avec toi. Je suis d’accord que les épreuves de français-philo sont trop stéréotypées, qu’on nous demande trop de nous couler dans un moule et que c’est dommage.
Ensuite, pour ce qui est de « 2 heures seulement »… bon, déjà, il y a aussi les cours de langues (2 à 4 heures de plus), et puis, on ne peut pas tout faire, c’est comme ça. On commence à se spécialiser, et même si la prépa reste une formation plutôt généraliste, il faut commencer à faire des choix. C’est comme ça, on ne peut pas, tout au long de ses études, continuer à tout étudier… La filière la plus généraliste est effectivement la filière EC, et tu as raison de te réorienter vers cette filière si tu aspires à plus de culture générale.

Pour ce qui est des activités extra-scolaires, comme la lecture, suivre les infos, écrire, etc, c’est sûr qu’on a moins de temps à y consacrer pendant la prépa. Mais, ça reste quand même possible ! (J’ai continué à écrire de la poésie en prépa… les infos, je ne les ai jamais beaucoup suivies et mon rythme de lecture s’était déjà ralenti au lycée, mais mon frère, pendant sa prépa, trouvait le temps de lire le Canard Enchaîné et d’enchaîner bouquin sur bouquin…)

Je suis en accord avec intervention. Mais il n’y a pas de tabou là dessus (enfin j’espère)

Même si dans beaucoup de préparation, l’organisation des études essaye de mettre en place des sources alternatives d’activités. Il est très difficile pendant ces deux années de rester « soi-même ».
La période de de cette préparation est intense et elle pousse à une certaine addictivité aux études. Tous les proviseurs le prépa l’ont remarqué et essayent de lutter contre ce phénomène.

La sortie de prépa est d’ailleurs malheureusement un choc important qu’il faut savoir gérer. J’ai souvent comparer cela à une sorte d’accouchement. Certains se sentent tellement libérer qu’ils en ressortent un peu trop « libéré » d’autres le vivent très différement et certains en sortent totalement indemme (la majorité heureusement)

Je pense que les parents et les professeurs ont un role important à réaliser par rapport à leurs étudiants ou leurs enfants pour leur faire prendre conscience de ce phénomène.

J’aimerai bien avoir des témoignages de professeurs sur ce sujet.

cerise a écrit:

[quote=« Lhuz »]
Autre chose dont je ne suis pas le seul à me rendre compte… J’étais excellent en orthographe et grammaire. Mes profs considéraient ma syntaxe comme parfaite et j’écrivais des romans quotidiennement. Depuis le début de l’année de MPSI, j’ai arrêté d’écrire, et mon orthographe s’est dégradé. C’est très étrange, je ne pensais vraiment pas que ça m’arriverait à moi… :cry:
Étonnant… Ça ne m’a pas fait ça, à moi… On écrit quand même pas mal en prépa, pourtant, même si ce n’est pas des romans, ça devrait permettre au moins de maintenir son niveau en orthographe et grammaire…
[/quote]
Euh sur ce point-là, je suis totalement d’accord avec Lhuz. J’ai beaucoup perdu en orthographe, grammaire et même en vocabulaire à cause de la prépa. Je me suis mis à faire des fautes que je ne faisais plus depuis de nombreuses années et j’ai même dit des horreurs à l’oral. Je me souviens particulièrement de ces vacances de la Toussaint en seconde année où je n’étais même plus capable de mettre du subjonctif là où il fallait ! Je n’ai jamais autant régressé en culture-générale et en français que pendant ces deux ans de prépa.

Sinon je suis d’accord, ces heures de français/philosophie ne remplissent pas du tout leur rôle d’élévateur de l’âme qu’elles devraient avoir. On ingère bêtement trois bouquins et on doit s’y restreindre pour les concours. Mon jeu, pendant les deux ans, était de placer d’autres auteurs et d’autres citations au moins deux fois dans chaque dissertation pour ne pas me sentir acculé.

Quant aux loisirs, je pense que la majorité des étudiants ne peuvent pas se le permettre, en grande partie parce que la culpabilité sous-jacente de se dire qu’on ne travaille pas empêche d’y éprouver le moindre plaisir.

Lhuz a écrit:

En guise d’ouverture sur le monde, on dispose de 2 HEURES SEULEMENT de pseudo-Lettres.
On pourrait s’interroger sur : "l’objectif et l’esprit d’une CPGE scientifique sont-ils d’ ‹ ouvrir les candidats sur le monde › " ?
Lhuz a écrit:
Les profs sont tenus de respecter un programme contraignant, avec trois oeuvres dont l’étude est stéréotypée et particulièrement encadrée.

cerise a écrit:

Pour le reste… Je suis partiellement d’accord avec toi. Je suis d’accord que les épreuves de français-philo sont trop stéréotypées, qu’on nous demande trop de nous couler dans un moule et que c’est dommage.
Ce n’est pas vrai.. Le programme impose trois œuvres et un thème. Pour mémoire, les agrégatifs de lettres composent également sur programme (une œuvre par siècle), et parfois le thème est imposé (épreuve de littérature comparée en lettres modernes : épreuve dont l’esprit se rapproche le plus de ce qui est fait en prépa puisqu’il s’agit là aussi de comparer des œuvres autour d’une question commune). L’étude qui en est faite n’est absolument pas prescrite par le programme, et je ne vois pas en quoi elle serait stéréotypée ?
En Lettres, justement, l’épreuve est aussi rigide que possible. Avec résumé et dissertation, et pas moyen de faire part de sa culture générale… On est censé, comme des ânes - disons-le - reproduire ce qu’on a lu, à la façon si chère au système en question de robotiser les études de prépa.
C’est complètement faux. Que l’épreuve soit rigide, soit : c’est - rappelons-le - un exercice de rhétorique. Il faut donc en respecter les règles : l’introduction (et sa technique), le plan tripartite, la conclusion, les références systématiques aux œuvres. Tout comme en mathématiques, on respecte hypothèse / démonstration / conclusion alors qu’on pourrait un peu tout mélanger, au risque de perdre en clarté.. Combien crieraient au scandale et à l’iniquité de notation si l’on imposait pas toutes ces règles ? Quand on voit ce qui se passe aux concours de médecine (En caricaturant : Quoi ? on va supprimer un QCM pour une épreuve avec mots-clefs ?! Révolution !), on se dit que les concours scientifiques ont un cadre extrêmement lâche, au contraire.

Quant à ta culture générale, ne te gêne surtout pas pour en faire part dans ta copie, les correcteurs n’attendent que ça : des candidats qui sortent de la récitation pure et simple d’un cours appris trop rapidement. Une référence bien choisie ça et là (une par sous-partie, avec l’intro et la conclusion, ça fait déjà 11 citations/références : tu as même de quoi tomber en panne) n’est pas interdite par des correcteurs fous qui voudraient brimer les élèves pour les soumettre aux lois du grand capital.

De plus, on se retrouve face à des profs agrégés, donc sans doute bons dans leur domaine et passionnés, qui se retrouvent à faire cours à des élèves qui, au fur et à mesure qu’on avance dans l’année, finissent par ne plus être intéressés et se dégoûtent bêtement de la Littérature.
C’est vrai en sup (à cause d’un programme qui ne « sert à rien », mais nettement moins en spé, concours obligent).
[b]Un simple fait : en une année entière,(…)
À qui la faute ? Est-ce un scoop : en prépa on a moins de temps pour soi, et on passe plus de temps sur les maths que sur son Bernstein-Milza ? Mais si tu lis des journaux dans ta LV1 pour ton oral (ce qui est conseillé voire indispensable) tu te tiendras au courant de l’actualité internationale. Pour l’oral aussi, il est bon de garder un vague contact avec l’actualité.
Car il me semble que tu as l’oublié l’oral de français, qui lui cherche uniquement à mettre en avant la culture personnelle du candidat : l’oral de l’X est d’ailleurs très redouté du fait du très large spectre des thèmes qui tombent, et sur lesquels il faut avoir quelque chose à dire. Aux Mines, c’est un peu plus du blabla, mais ça demeure l’occasion pour toi de faire valoir ta culture.

Leyd : je persiste à penser que l’épreuve de français est stéréotypée. Qu’il y ait un thème et des oeuvres au programme, là n’est pas le problème. Qu’il faille respecter certaines consignes (intro, plan, conclusion, références), d’accord. Mais même en respectant ces consignes, il est difficile d’avoir une bonne note si l’on ne respecte pas d’autres « règles » implicites, que je serais incapable de te citer (ne les ayant pas comprises). J’ai eu beau travailler le français avec beaucoup de sérieux, j’ai eu des notes moyennes à très mauvaises aux concours, pour ce qui est des notes très mauvaises (3 aux ENS notamment), je n’ai pas bien compris pourquoi. J’ai relu mon brouillon après avoir reçu ma note, et je n’ai toujours pas compris en quoi il était si nul. Je suppose donc (mais, après-tout, peut-être me trompé-je) que j’aurais dû respecter certains règles implicites et que j’ai écrit quelque chose d’un peu non-conforme… Mais j’ai pourtant respecté les consignes d’organisation (intro, plan, conclusion), j’ai fait des références aux oeuvres aux programme et aussi à d’autres, je n’étais pas hors-sujet… Pendant l’année, mon prof de français disait qu’il ne savait jamais comment me noter, ma manière d’écrire étant peu habituelle… je suppose donc que c’est ça qui m’a coûté cher, et c’est pour ça que je trouve l’épreuve stéréotypée.

Alors, peut-être que je suis aigrie à cause de ma mauvaise note aux ENS, mais je précise que connais pas mal d’autres personnes qui ont eu des notes du même genre alors que, je le sais, ce sont des personnes sérieuses qui ont bossé le français avec sérieux et qui ont des qualités d’écriture tout à fait raisonnables.

Tukikun a écrit:

Quant aux loisirs, je pense que la majorité des étudiants ne peuvent pas se le permettre, en grande partie parce que la culpabilité sous-jacente de se dire qu’on ne travaille pas empêche d’y éprouver le moindre plaisir.
Oui et même je dirai si l’on considère les loisirs dans le sens le plus large du terme.

Pourtant lire les quotidiens chaque jour ne m’a pas fait perdre beaucoup de points, au contraire, ça m’a permis d’en grapiller quelques uns en khôlles d’anglais et de français.

Avoir une petite distance avec les notes et le classement, se servir des DS et des DM pour repérer là où on est faible et repérer des trucs qu’on aurait pas pensé à faire, ça m’a toujours eu l’air de payer plus. Chose que j’ai remarqué dans ma classe, c’est que c’est pas forcément les plus bosseurs qui sont en tête du classement… si l’on ressortirait les graphes temps passé/résultats obtenus qu’on avait déjà vu y’a un peu de temps dans ce forum, il me semble bien qu’ils étaient pile au meilleur ratio.

Parcontre je suis loin d’être le meilleur exemple, vu que j’ai jamais particulièrement été dérangé par des sentiments du type « euh, je travaille pas assez c’est mal » :frowning:
(puis surtout avec mon début d’année où je comprenais rien à ce monde de la prépa : la période d’adaptation a été un poil difficile)

Cela dit, je ne suis pas un cas isolé, très loin de là, et heureusement…

Sinon pour les épreuves de français, je peux pas pour l’instant donner un réel avis dessus tant que je n’aurais pas eu un nouveau prof de français, parce que me fier à l’expérience eue avec un seul prof, c’est moyen. D’autant plus que je ne me suis jamais distingué par mon style littéraire…
… parcontre quant à mon français, j’ai pas eu franchement l’impression que mon niveau ait baissé. Mais cela dit, il était loin d’être élevé, au départ…

pikachuyann a écrit:

Parcontre je suis loin d’être le meilleur exemple, vu que j’ai jamais particulièrement été dérangé par des sentiments du type « euh, je travaille pas assez c’est mal » :frowning:
Moi en revanche, je suis pas mal du genre à culpabiliser quand je travaille pas assez, et pour le coup, lire un bouquin ou un journal, ou écrire, ne m’a jamais fait culpabiliser… Ce qui me fait culpabiliser, c’est de glander sur internet en relisant trois fois les mêmes trucs. (D’ailleurs, qu’est-ce que je fous sur ce forum, j’ai un mémoire à taper ! :wink:)

cerise a écrit:

Leyd : je persiste à penser que l’épreuve de français est stéréotypée. Qu’il y ait un thème et des oeuvres au programme, là n’est pas le problème. Qu’il faille respecter certaines consignes (intro, plan, conclusion, références), d’accord. Mais même en respectant ces consignes, il est difficile d’avoir une bonne note si l’on ne respecte pas d’autres « règles » implicites, que je serais incapable de te citer (ne les ayant pas comprises). J’ai eu beau travailler le français avec beaucoup de sérieux, j’ai eu des notes moyennes à très mauvaises aux concours, pour ce qui est des notes très mauvaises (3 aux ENS notamment), je n’ai pas bien compris pourquoi. J’ai relu mon brouillon après avoir reçu ma note, et je n’ai toujours pas compris en quoi il était si nul. Je suppose donc (mais, après-tout, peut-être me trompé-je) que j’aurais dû respecter certains règles implicites et que j’ai écrit quelque chose d’un peu non-conforme… Mais j’ai pourtant respecté les consignes d’organisation (intro, plan, conclusion), j’ai fait des références aux oeuvres aux programme et aussi à d’autres, je n’étais pas hors-sujet… Pendant l’année, mon prof de français disait qu’il ne savait jamais comment me noter, ma manière d’écrire étant peu habituelle… je suppose donc que c’est ça qui m’a coûté cher, et c’est pour ça que je trouve l’épreuve stéréotypée.

Alors, peut-être que je suis aigrie à cause de ma mauvaise note aux ENS, mais je précise que connais pas mal d’autres personnes qui ont eu des notes du même genre alors que, je le sais, ce sont des personnes sérieuses qui ont bossé le français avec sérieux et qui ont des qualités d’écriture tout à fait raisonnables.
La philo, n’en déplaise aux spécialistes, ça reste très variable les notations. L’essentiel est de bien cerner le sujet dans ton introduction. Même sans citations des oeuvres, il faut savoir l’analyser et la rapprocher du thème au programme. Après, une règle « implicite » que j’utilisais (mais c’est moi qui me l’imposait hein), c’est une citation de chaque oeuvre dans chaque partie et ensuite, ta culture G, d’autres citations …
Voilà comment j’ai pu avoir de bonnes notes aux Mines, et une mauvaise note aux CCP (qui dépendait donc de l’analyse du sujet).

Après ne t’inquiète pas. La prépa n’est pas là pour te former non plus à la culture G, mais tu auras largement le temps de faire ce qu’il te plait en école d’ingé.

Très rassurant tout ça ^^’
Mais de toute façon, je suppose que ça doit être très variable d’une classe à l’autre, non ? Suivant mes profs, le français a pu être ma matière préférée ou celle que j’aimais le moins (quoi que… cette année là, le fait de passer 3 ans sur un texte (tout en ayant l’impression de moins l’approfondir) y était peut-être pour quelque chose, justement…) ; de même pour ce qui est des cours « stéréotipés ». Je suppose que tout ça doit aussi jouer un rôle en prépa, non ?
J’ai un peu de mal à imaginer une épreuve hyper-rigide au niveau des concours, quand on voit (au lycée) les différences de méthodes entre les différents profs… :neutral_face:

Erylis a écrit:

Très rassurant tout ça ^^’
Mais de toute façon, je suppose que ça doit être très variable d’une classe à l’autre, non ? Suivant mes profs, le français a pu être ma matière préférée ou celle que j’aimais le moins (quoi que… cette année là, le fait de passer 3 ans sur un texte (tout en ayant l’impression de moins l’approfondir) y était peut-être pour quelque chose, justement…) ; de même pour ce qui est des cours « stéréotipés ». Je suppose que tout ça doit aussi jouer un rôle en prépa, non ?
J’ai un peu de mal à imaginer une épreuve hyper-rigide au niveau des concours, quand on voit (au lycée) les différences de méthodes entre les différents profs… :neutral_face:
Personnellement, j’ai horreur des 3 ans de philo que j’ai passé en prépa (car oui c’est de la philo, pas du français) alors que j’aimais bien les analyses de textes faites en 2nd, 1ère…

…Après c’est du goût de chacun, mais oui, c’est évident que les affinités avec son prof y sont pour beaucoup (prof qui intéresse, ou qui donne envie de lire MotoMag ça sent le vécu )

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Est ce qu’en classe préparatoire littéraire, il y a des maths ? de la physique ? Non. Pourtant en classe préparatoire scientifique, on a de la philosophie et des langues…
C’est très simple de ne faire que de la littérature si on le souhaite, mais que des maths, c’est presque impossible. Moi je trouve cela injuste !

En plus, selon moi, il y a quand même beaucoup plus accès à de la culture générale dite littéraire que scientifique en classe préparatoire. Après tout, on apprend des citations (ceci pourrait être l’équivalent des théorèmes), on fait des dissertations (ceci serait l’équivalent des exercices) mais en plus on en apprend sur la vie des auteurs (alors que nous ne savons rien ou presque rien sur les physiciens ou mathématiciens qui ont démontré les théorèmes que nous utilisons tous les jours). Encore plus injuste.

L’épreuve de français est trop rigide, non au contraire elle est la plus juste possible, ne donnant d’avantage à personne, ce qui n’est pas plus mal fut le fort coefficient qu’elle obtient aux concours (ce qui est absurde selon moi). Tout le monde étudie les mêmes oeuvres et en parle dans la dissertation, il n’y a pas d’autres moyens de se démarquer des autres que par sa capacité d’analyse, d’écriture, … La majeure partie n’est absolument pas intéressé certes, mais ça l’était déjà de base, on a le droit de ne pas aimer la littérature.

Pour le reste, c’est au cas par cas. Il est évident que l’on glande moins en classe préparatoire qu’au lycée, mais néanmoins je connais une amie qui lit énormément, pour ma par je regarde de nombreuses émissions TV ou reportages et écoute toujours autant la radio. Et que l’on me dise pas que lire un journal prend du temps…

cerise a écrit:

Mais même en respectant ces consignes, il est difficile d’avoir une bonne note si l’on ne respecte pas d’autres « règles » implicites, que je serais incapable de te citer (ne les ayant pas comprises).
À en croire le rapport de l’X 2008,
RapportX a écrit:
– entre 10 et 12 : ce quatrième ensemble inclut les copies qui respectent les règles imposées par l’exercice (nous y reviendrons ci-après), sans toutefois parvenir à une réflexion
parfaitement aboutie.

– à partir de 13 : (…) proposent une réflexion véritable et achevée sur le sujet, l’étayent par une connaissance subtile des œuvres et de leur contexte, voire des problématiques et des épistémologies qui s’affrontent dans le champ concerné (en l’occurrence le champ historiographique) et la rédigent de bout en bout dans une langue énergique ou élégante.
Selon eux, la simple maîtrise des règles assure la moyenne voire un peu plus (ce qui suffit pour être admissible) [qui peut assurer que la connaissance du cours assure la moyenne à une épreuve de maths de l’X ?] et les petits plus font monter la note. Peut-être est-ce seulement un beau discours, mais pour une fois c’est un discours rassurant (c’est rare dans les rapports) !
Alors, peut-être que je suis aigrie à cause de ma mauvaise note aux ENS, mais je précise que connais pas mal d’autres personnes qui ont eu des notes du même genre alors que, je le sais, ce sont des personnes sérieuses qui ont bossé le français avec sérieux et qui ont des qualités d’écriture tout à fait raisonnables.
À ce que j’ai compris, une certaine correctrice sévissait aux écrits des ENS jusqu’à peu, dont la notation était parfois insondable. Il se peut que, par manque de chance, tu sois tombée sur elle dans un mauvais jour. Comme il n’y a pas de double correction à l’ENS (contrairement à l’X et aux Mines !).. Là encore, à mon avis, la double correction est la preuve du sérieux que certains concours attachent à l’épreuve de français, et les rapports révèlent la bienveillance a priori des correcteurs face à des candidats dont le français n’est pas - loin s’en faut - la matière principale. Ensuite, il faut mettre des notes, et c’est parfois injuste (mais c’est vrai dans toutes les matières).
Deviling a écrit:
Est ce qu’en classe préparatoire littéraire, il y a des maths ? de la physique ? Non. Pourtant en classe préparatoire scientifique, on a de la philosophie et des langues…
C’est très simple de ne faire que de la littérature si on le souhaite, mais que des maths, c’est presque impossible. Moi je trouve cela injuste !
En prépa littéraire il y a (en vrac) : de la littérature française, une ou deux langues, de la littérature classique (latin / grec), de la philosophie, de l’histoire, de la géographie, et parfois de l’éco et des maths. C’est autre chose que le diptyque maths/physique de la MP.
En CPGE scientifique il y a quatre heures non-scientifiques, dont deux (les langues) ont pour unique but de faire de toi un ingénieur/chercheur globalisé (qu’on ne vienne pas me raconter que la traduction d’un article de journal c’est de la littérature en langue étrangère). Restent deux heures de français/philo aux motivations floues, si ce n’est l’ouverture au monde dont on parle ici. Si injustice il y a, c’est du côté des khagnes qu’elle réside.

Leyd a écrit:

À ce que j’ai compris, une certaine correctrice sévissait aux écrits des ENS jusqu’à peu, dont la notation était parfois insondable. Il se peut que, par manque de chance, tu sois tombée sur elle dans un mauvais jour.
C’est pas vraiment un manque de chance, c’était une des deux seules correctrices et je ne lui ai jamais connu de bon jour…

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Il est vrai que les matières littéraires ne sont pas vraiment mise en avant en CPGE scientifique, mais de là à dire qu’il est impossible de suivre les actualités, c’est archi faux ! L’outil internet est omniprésent, il suffit d’aller sur des sites tels que le monde, regarder le soir les infos, approfondir 2/3 sujets, lire un journal, ce n’est pas impossible.

Après, je regrette aussi que la dissert ne nous permette pas de mettre en avant notre culture que l’on a en parallèle ( seules les 3 oeuvres au programme doivent être citées ), mais bon je compense en me fesant plaisir en colle de français…

Après si le but du sujet est de dire que le francais/philo est pas assez poussé en prépa, je répondrais tout simplement que ce n’est pas le but recherché, je persiste à penser que les notions acquises sur l’argent, sont certes intéressantes, mais ne me serviront à rien. 2 heures d’histoire des sciences seraient certainement plus intéressantes que 2 heures de francais.

La MPSI/PCSI/PTSI, c’est pas AL/BL/ECE/ECS, on ne s’y rend pas pour travailler le français et l’histoire, etc en profondeur.

Je conclurais sur : le français en cpge, c’est pas poussé et très encadré, mais on va pas en sup scientifique pour devenir littéraire, et les deux heures suffisent amplement.

lueurmatinales a écrit:

Il est vrai que les matières littéraires ne sont pas vraiment mise en avant en CPGE scientifique, mais de là à dire qu’il est impossible de suivre les actualités, c’est archi faux ! L’outil internet est omniprésent, il suffit d’aller sur des sites tels que le monde, regarder le soir les infos, approfondir 2/3 sujets, lire un journal, ce n’est pas impossible.

Après, je regrette aussi que la dissert ne nous permette pas de mettre en avant notre culture que l’on a en parallèle ( seules les 3 oeuvres au programme doivent être citées ), mais bon je compense en me fesant plaisir en colle de français…

Après si le but du sujet est de dire que le francais/philo est pas assez poussé en prépa, je répondrais tout simplement que ce n’est pas le but recherché, je persiste à penser que les notions acquises sur l’argent, sont certes intéressantes, mais ne me serviront à rien. 2 heures d’histoire des sciences seraient certainement plus intéressantes que 2 heures de francais.

La MPSI/PCSI/PTSI, c’est pas AL/BL/ECE/ECS, on ne s’y rend pas pour travailler le français et l’histoire, etc en profondeur.

Je conclurais sur : le français en cpge, c’est pas poussé et très encadré, mais on va pas en sup scientifique pour devenir littéraire, et les deux heures suffisent amplement.
On serait sur FB, j’aurais pu cliquer sur « J’aime » !

Les deux heures sont en trop, elles ne servent qu’à maintenir une certaine légende totalement erronnée comme quoi les prépas sont des cultivés et pour maintenir un certain élitisme.

Je crois pourtant qu’un grand progres a ete realise du cote de l’equilibre de la vie en Prepas scientifiques. Honetement, je n’y suis pas, mais lorsque je compare les differentes generations de ma famille qui ont fait des maths SUP, on voit la difference: entre mon grand pere qui a fait sa SUP au debut des annees 1950, mon oncle qui l’a faite a la fin des annees 1970 et mon cousin cette annee, c’est bien different. Tout d’abord, il n’y a plus les bisutages qui etaient legion avant. Ensuite, la quantite de travail demandee, bien que tres importante, est quand meme bien moindre que celle qu’on donnait aux taupins d’avant. Il y a 50 ans, une bonne partie des eleves prenaient des drogues en tout genre, notamment pour reduire la quantite de sommeil necessaire, et lorsqu’ils arrivaient au service militaire, les eleves des classes prepas scientifiques ne connaissaient absolument rien a part leurs maths et leur physique [le fameux mythe du gros geek scientifique etait plus que d’actualite a l’epoque].

Aujourd’hui, meme si je ne suis pas encore en prepa, je pense qu’on ne peut pas dire que les jeunes endurent les meme soufrances qu’a l’epoque [et heureusement d’ailleurs]. Ceci m’a d’ailleurs ete confirme par un ancien prof de maths de prepa a Chateaubriand, qui confirmait justement qu’il ne pouvait plus tirer sur ses eleves autant dans les dernieres annees de sa carriere [il y a 5/6 ans] que lors de ses debuts].

Bref, certes, la culture n’est pas la premiere valeur pronee en prepa scientifique. Mais en meme temps, quand on regarde l’evolution qu’a subit la filiere generale la plus matheuse de l’education nationale [ancien BAC C, maintenant Bac S], la quantite [et la difficultee] des programmes de maths et physique enseignes ont ete reduits, au profit de l’arrivee de nombreuses autres matieres [H-G, SVT, LV2]. Resultat, aujourd’hui, je suis en S, la matiere que je revise le plus pour le Bac, c’est l’HG suivi de la SVT, la matiere que j’ai le moins travaille ce dernier mois c’est les maths. Dites ce que voulez, ca n’est ABSOLUMENT PAS NORMAL, et je n’ai pas prit S pour faire de la bio, de l’Espagnol ou de l’Histoire: j’ai fait ce choix pour les maths et la physique. Si la mise en avant de la culture doit passer par un sabordge monstrueux de l’enseignement scientifique, comme ca a ete le cas pour la filiere scientifique avant le BAC, alors je n’en vois pas du tout l’interet.