Bonjour, je sais que le thème n’est pas directement lié aux classes préparatoires, mais votre contribution m’avait été d’une grande aide pour une précédente question, donc je me permet de la solliciter à nouveau, d’autant que vos réponses ne se limitaient pas à la seule classe préparatoire !
J’aspire à travailler dans le domaine de la finance, et j’hésite entre le DD Sciences Po Paris/Panthéon Sorbonne en maths et la Bocconi (BIEF). Je voulais savoir ce que vous pensiez de Sciences Po Paris, si vous côtoyez le milieu de la Finance, et de sa réputation.
Mes principaux points d’interrogations sont les suivants:
- La reconnaissance du master finance et stratégie par rapport à une école du top 3 type ESCP
- La valorisation du DD, selon vous est-il reconnu à la hauteur du cursus, tout de même exigeant, ou la différence avec le bachelor simple est-elle marginale ?
- Si je tente d’intégrer une école du Top 3 par les AST, pensez vous que le niveau de la licence MIASHS sera suffisant pour un test de type Tage-Mage ou GMAT ?
- Bocconi vaut-elle vraiment mieux que ScPo (je n’aspire pas forcément à une carrière internationale) ?
Merci encore.
- le master finance est de mon point de vue un peu en deçà du top3 et de leur multiples opportunités.
- si tu veux faire de la finance on te reprochera jamais d avoir fait des maths en sus.
Iep sec c est un peu court en maths.
J ai croisé un gars qui en venait (il faisait de la fusac) mais il avait fait supelec avant…
- la licence miash sera bien suffisante.
Ce sont des tests de logique.
Pas d équations différentielles…
- te sens pas obligé d aller à milan.
Surtout si ça coûte.
Ceci dit la finance EST internationale.
Tu devras donc cultiver cette fibre
Tu en auras l opportunité.
Dès la 3a de l iep.
Tu vas pas chômer.
En fin de bachelor tu auras donc le choix entre l iep. Hec et escp (l essec recrute à bac+4). Ou l internaTional.
Y compris bocconi via l iep
Bonjour Geisele,
Il y a 4 ans ma fille a également du choisir entre suivre une classe préparatoire ECE (prise à H4 et Franklin), une licence à Dauphine (sciences des organisations) et Bocconi (BIEM : Bachelor International in Economics and Management (frère jumeau du BIEF)).
Elle a finalement opté pour Bocconi et n’a pas regretté son choix : elle a pu suivre un enseignement de haut niveau en anglais, découvrir une autre culture, apprendre une LV3, et au terme de ses 3 ans intégrer le programme Grande Ecole de HEC (MiM) en M1.
Moyennant un bon dossier scolaire (GPA, GMAT) et un projet professionnel cohérent, ses camarades ont pu également rejoindre des M1 dans plusieurs grandes institutions avec pour ambition de se spécialiser en Finance : HEC, ESSEC (accessible à bac+3 depuis l’étranger), ESCP, LBS, INSEAD … .
Bocconi est donc un bon choix si tu souhaites t’orienter vers la Finance. Maintenant, cette alternative a un coût certain (frais de scolarité, loyer élevé à Milan).
NB : Elle a des amis en M1 qui viennent de science po mais très peu ont pour ambition de s’orienter vers des fonctions en M&A ou en banque d’affaire (parcours pas forcément naturel si j’ai bien compris).
Bon courage pour la suite.
Merci beaucoup pour vos deux réponses, oui c’est certain que ScPo n’est pas la voie la plus directe pour la Finance, après ça me laisse le temps de murir mon projet professionnel. Le seul élément m’inquiétant un peu avec Bocconi c’est la mise en place de barrières à l’entrée pour les étudiants française venant de l’étranger, et ayant donc contourné le système de la prépa (ils (je) sont de plus en plus nombreux, et je crois que le DD Bocconi HEC est presque interdit aux français venant de la Bocconi)
Sinon, à part la banque d’affaire, le domaine de l’intelligence économique m’intéresse, et j’aspire aussi (dans une moindre mesure) à travailler dans une APU, afin de protéger les entreprises stratégiques françaises, souvent revendues tout ou en partie à des acteurs anglo-saxons ou chinois. Le double master Sciences Po Hec fait alors tout son sens, étant donné qu’il permet de faire le pont entre le public et le privé. Pour autant, je ne suis pas certain de l’avoir.
Je vais continuer à y réfléchir, mais à priori les deux options peuvent me mener aux mêmes débouchés si j’ai bien compris, tout dépendra de mon travail, de mes stages etc. Merci encore pour ces précisions.
X2020, post:3, topic:136315 a écrit:
Bonjour Geisele,
Il y a 4 ans ma fille a également du choisir entre suivre une classe préparatoire ECE (prise à H4 et Franklin), une licence à Dauphine (sciences des organisations) et Bocconi (BIEM : Bachelor International in Economics and Management (frère jumeau du BIEF)).
Elle a finalement opté pour Bocconi et n’a pas regretté son choix : elle a pu suivre un enseignement de haut niveau en anglais, découvrir une autre culture, apprendre une LV3, et au terme de ses 3 ans intégrer le programme Grande Ecole de HEC (MiM) en M1.
Moyennant un bon dossier scolaire (GPA, GMAT) et un projet professionnel cohérent, ses camarades ont pu également rejoindre des M1 dans plusieurs grandes institutions avec pour ambition de se spécialiser en Finance : HEC, ESSEC (accessible à bac+3 depuis l’étranger), ESCP, LBS, INSEAD … .
Bocconi est donc un bon choix si tu souhaites t’orienter vers la Finance. Maintenant, cette alternative a un coût certain (frais de scolarité, loyer élevé à Milan).
NB : Elle a des amis en M1 qui viennent de science po mais très peu ont pour ambition de s’orienter vers des fonctions en M&A ou en banque d’affaire (parcours pas forcément naturel si j’ai bien compris).
Bon courage pour la suite.
serait-il possible de connaître son niveau d’anglais avant de partir, et ce qui l’a décidé à aller à Bocconi plutôt qu’en prépa ?
Elle avait un niveau C1 (187 points) au First certificate du test Cambridge.
Les raisons de partir à la Bocconi à Milan plutôt qu’en classe préparatoire ont été les suivantes :
- Partir étudier à l’étranger et suivre des cours en Anglais (elle avait aussi postule dans des universités en UK via UCAS à LSE/KING’S COLLEGE/UCL mais ces alternatives n’ont pas été retenues à cause de la crainte des effets du Brexit)
- La culture italienne (elle avait choisi LV3 Italien depuis la seconde)
- Son projet professionnel de travailler dans le secteur de la mode
- et surtout un rythme et un style d’apprentissage plus adaptés à ses souhaits et à ses qualités que ceux d’une classe préparatoire (planification de l’apprentissage et des révisions sur un rythme trimestriel plutôt que des sprints pour intégrer les cours et les restituer sous forme de contrôle écrit ou Khôle hebdomadaire).
Il est à noter que pour obtenir HEC ou LBS il faut travailler de manière soutenue, continue et sérieuse sur les 3 années (il n’y a pas de miracle
). En revanche, il est par contre « assez facile » (comparé à l’accès via les classes préparatoires) de rejoindre l’ESCP (peut être vu comme n°3 depuis l’étranger donc moins sélective que les universités n°1 ou 2 des autres pays).
Enfin, je n’ai pas noté de barrière à l’entrée à HEC ni à l’ESSEC pour les étudiants français qui sont intercomparés avec les autres étudiants venant du monde entier (même si je pense que pour 2 dossiers de même niveau, le dossier d’un étranger sera privilégié par rapport à celui d’un français). Elle n’a eu aucune remarque lors des oraux (HEC et ESSEC) sur le fait qu’elle ait essayé de contourner le système prépa (mais il faut évidemment avoir un projet académique, personnel et professionnel cohérent).
D’accord merci beaucoup pour ces précisions !