Bonjour à tous, j’ai un problème dont je n’ai pas encore trouvé la réponse.
Je m’intéresse à la notion de calorie d’un aliment. A savoir que la calorie est une unité d’énergie valant approximativement 4,18 joules, ce qui correspond à la quantité d’énergie nécessaire pour élever la température d’un gramme d’eau liquide de 1 °C (dans des conditions de température et pressions usuelles)
Mon problème: imaginons que je dispose d’un certain échantillon alimentaire X, Comment mesurer les calories de X ?
Selon diverses sources internet, il faut determiner la teneur en lipide, glucide, protéines dont on connaît les calories (par exemple 1g de protéines = 4 cal) Pourtant on voit que cela ne répond pas au problème,comment ont ils su que 1g de protéines = 4cal ?
Merci par avance pour vos éclaircissements.
après avoir brûlé x grammes de protéines pour faire chauffer de l’eau, et en ayant mesuré le changement de température de l’eau.
D’accord merci pour la réponse. Je ne vois pas trop quel appareil permettrait cette mesure par contre. Il faudrait travailler avec des échantillons déshydratés (eau quasi pas calorifique) pour favoriser la combustion mais même dans ce cas comment être sûr que la combustion sera suffisante ?
Attention, les chiffres sur la teneur énergétique des aliments sont en Calories, pas en calories. Le « C » majuscule signifie kilo …
Et dans le SI, il faut parler de Joules … ![]()
Quelques informations sur les méthodes de mesures :
https://en.wikipedia.org/wiki/Food_energy
measure
Merci pour le lien wikipédia anglais, bien plus précis que la version française.
Je vais chercher s’il est possible de réaliser au labo du lycée une combustion avec un calorimètre.
Et je ne suis pas chimiste mais je pense comme toi qu’il y a une étape de déshydritation :
En l’occurrence de kiloJoules
Un gramme de protéines apportent 4 Cal soit 16 740 Joules et non pas 16,7 J
Par ailleurs, attention, les 4 Cal apportés par 1 g de protéines correspondent à l’apport calorique d’un gramme de protéines, calcules avec un calorimètre, desquels on déduit l’apport calorique des résidus métaboliques non utilisés par l’organisme, l’urée essentiellement. Il ne s’agit donc pas d’une mesure mais de plusieurs avec un calcul (soustraction …).
Je ne suis pas sûr qu’on puisse bruler un gateau pour mesurer son apport calorifique…
Le protocole expérimental utilise certainement des humains dont on mesure le dégagement thermique.
On ne brûle pas un gâteau, quoique ce serait marrant et arrive souvent quand on cuisine. On calcule les taux en protéines, lipides et glucide puis on applique des ratios normalisés : le 4/4/9. 4 Calories pour les protéines, 4 pour les lipides, 9 pour les glucides.
C’est approximatif mais normalisé. Ça tient compte du métabolisme mais pas de l’absorption des nutriments.
Oui mais comment a-t-on calculé les ratios normalisés ?
Probablement en donnant de l’alimentation avec des taux de lipides/glucides/protéines formant une base de R^3 sur trois sujets différents (ou trois groupes de sujet différents), et en étudiant leur dégagement thermique sur une durée assez longue qui permette de ne compter que l’influence de ces aliments là.
J’aurais pas aimé être à la place des mecs devant manger tous les jours la même chose dans une petite pièce calorifugée ![]()
Ou alors une étude théorique sur les réactions énergétiques dans le corps ![]()
Non, comme je le disais un peu plus haut, avec des … calorimetres, pour les nutriments élémentaires et leurs résidus.
Tu peux effectivement faire des études avec des mecs mais les résultats sont très variables car d’autres paramètres entrent en jeux : la vitesse d’assimilation, elle même dépendant de’ l’aliment, du cobaye, du moment, des autres aliments, …
L’idée c’est de faire bouffer la même chose pendant une semaine ou plus à un cobaye.
De cette manière, les effets de bord sont limités et on a une mesure plus précise.
Mais effectivement je crois que ça n’est pas une solution très pratique.
Un peu cher aussi …
Les Soviétiques ont peut-être déterminé de telles statistiques durant le siège de Leningrad par les Nazis, ou pendant le Holodomor,
la grande famine en Ukraine des années 1930. à mon avis, ces calculs pouvaient être utiles pour une armée en guerre durant le XXe siècle pour savoir combien de stocks prévoir, comment prévoir le ravitaillement (et vu que les Soviets étaient très interventionnistes et planificateurs dans leur économie, ça ne m’étonnerait pas…)