Je vais intégrer l’ECP à la rentrée et je voudrais savoir s’il était possible de donner des colles en région parisienne… la rentrée coûte (très (très)) cher …
Merci de m’aider sur la démarche à suivre !
Je vais intégrer l’ECP à la rentrée et je voudrais savoir s’il était possible de donner des colles en région parisienne… la rentrée coûte (très (très)) cher …
Merci de m’aider sur la démarche à suivre !
Sans l’agrégation, ça me semble très difficile. ![]()
macbland a écrit:
Sans l’agrégation, ça me semble très difficile.
Euh … j’ai déjà plein de colleurs non agrégés … qui étaient juste en école …
il faut que tu t’arranges avec tes anciens profs.
C’est bizarre, mais bon, puisque l’expérience prouve que ça existe… tant mieux !
MaxL a écrit:
il faut que tu t’arranges avec tes anciens profs.
Le problème c’est que je n’ai pas vraiment le niveau pour coller dans mon ancien lycée … ^^
Tu envoies un candidature (lettre de motivation + CV) aux lycées qui t’intéressent. Au besoin tu appelles fin août pour savoir à qui adresser la candidature. Les candidatures sont ensuites réparties chez les profs par matière, qui te contactent directement si ils sont intéressés. Ça se joue assez vite vu que les colles commencent vers début septembre/mi-septembre selon que la classe est une classe de sup ou spé.
Un détail cependant, selon les académies et les lycées, le paiement peut être franchement irrégulier (il y a quelques années je collais à Toulouse, j’ai reçu un an de colles sur les mois de juin et juillet), donc si tu comptes là-dessus pour mettre du beurre dans les épinards en fin de mois vise plutôt les lycées privés réputés plus réguliers sur ce plan-là et les cours particuliers. À mon avis, si tu fais ton boulot sérieusement, les colles ont un rapport prix/travail moins intéressant que des petits cours : ça demande pas mal de préparation surtout si tu n’en a jamais fait avant. Suivant les relations que tu as avec le prof pour qui tu travailles, le rapport après la colle peut être long aussi : je m’efforce de faire un rapport aussi complet que possible, et cela me prend facilement une demi-heure par heure de colle. Avec un petit cours, tu as souvent moins de préparation et jamais de rapport. Après, intellectuellement et pédagogiquement, l’exercice n’a pas grand chose à voir entre un petit cours et une colle.
L’agreg n’est pas obligatoire (au moins pour les maths et, je pense, la physique), ce sont les profs qui font leur sélection sur leur propres critères pour composer leur équipe de colleurs. Il se peut qu’ils considèrent l’agreg comme le minimum requis, mais cela serait une position personnelle sur la question : il est techniquement faisable d’employer des non agrégés comme colleurs.
Sinon, tu refuses l’ECP, et comme ca j’avance en liste d’attente
![]()
Bon, a part ca, je pense que coller en première année d’école c’est très difficile (sauf pour quelques torches…)… Donne des cours aux lycéens, c’est plus facile, et moins chronophage ![]()
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Le problème c’est que je n’ai pas vraiment le niveau pour coller dans mon ancien lycée … ^^
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bonjour,
cette phrase est tout simplement scandaleuse. Tu penses donc que tu peux aller coller ailleurs ? Donc en somme, tu peux aller raconter des co… à certains élèves, mais pas aux élèves haut de gamme ? C’est une vision bien lamentable de l’éducation nationale.
Alors je vais te dire, pour coller, il faut avoir le niveau de coller, tous les élèves sans distinction de « classe », parce que les élèves moyens ne méritent pas plus que les autres qu’on leur raconte des histoires, et très franchement, je pense que le niveau prépa+1 est très largement insuffisant pour coller, sauf cas ultra particulier (et je n’en connais pas), car il faut non seulement le niveau, mais aussi le recul.
Le conseil que je te donne pour ta rentrée, donne des cours particuliers, niveau lycée par exemple. Non pas que je dénigre ton niveau, mais le recul est quelquechose de primordial dans un métier d’enseignant.
Eragon
lollesque a écrit:
Sinon, tu refuses l’ECP, et comme ca j’avance en liste d’attente
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Bon, a part ca, je pense que coller en première année d’école c’est très difficile (sauf pour quelques torches…)… Donne des cours aux lycéens, c’est plus facile, et moins chronophage
Je suis en MP donc j’peux pas t’aider pour centrale =(
bzkl a écrit:
Tu envoies un candidature (lettre de motivation + CV) aux lycées qui t’intéressent. Au besoin tu appelles fin août pour savoir à qui adresser la candidature. Les candidatures sont ensuites réparties chez les profs par matière, qui te contactent directement si ils sont intéressés. Ça se joue assez vite vu que les colles commencent vers début septembre/mi-septembre selon que la classe est une classe de sup ou spé.Un détail cependant, selon les académies et les lycées, le paiement peut être franchement irrégulier (il y a quelques années je collais à Toulouse, j’ai reçu un an de colles sur les mois de juin et juillet), donc si tu comptes là-dessus pour mettre du beurre dans les épinards en fin de mois vise plutôt les lycées privés réputés plus réguliers sur ce plan-là et les cours particuliers. À mon avis, si tu fais ton boulot sérieusement, les colles ont un rapport prix/travail moins intéressant que des petits cours : ça demande pas mal de préparation surtout si tu n’en a jamais fait avant. Suivant les relations que tu as avec le prof pour qui tu travailles, le rapport après la colle peut être long aussi : je m’efforce de faire un rapport aussi complet que possible, et cela me prend facilement une demi-heure par heure de colle. Avec un petit cours, tu as souvent moins de préparation et jamais de rapport. Après, intellectuellement et pédagogiquement, l’exercice n’a pas grand chose à voir entre un petit cours et une colle.
L’agreg n’est pas obligatoire (au moins pour les maths et, je pense, la physique), ce sont les profs qui font leur sélection sur leur propres critères pour composer leur équipe de colleurs. Il se peut qu’ils considèrent l’agreg comme le minimum requis, mais cela serait une position personnelle sur la question : il est techniquement faisable d’employer des non agrégés comme colleurs.
Merci pour la réponse détaillée … j’vais rédiger un CV
Dois-je joindre mes résultats de concours ?
eragon a écrit:
bonjour,
cette phrase est tout simplement scandaleuse. Tu penses donc que tu peux aller coller ailleurs ? Donc en somme, tu peux aller raconter des co… à certains élèves, mais pas aux élèves haut de gamme ? C’est une vision bien lamentable de l’éducation nationale.
Alors je vais te dire, pour coller, il faut avoir le niveau de coller, tous les élèves sans distinction de « classe », parce que les élèves moyens ne méritent pas plus que les autres qu’on leur raconte des histoires, et très franchement, je pense que le niveau prépa+1 est très largement insuffisant pour coller, sauf cas ultra particulier (et je n’en connais pas), car il faut non seulement le niveau, mais aussi le recul.
Le conseil que je te donne pour ta rentrée, donne des cours particuliers, niveau lycée par exemple. Non pas que je dénigre ton niveau, mais le recul est quelquechose de primordial dans un métier d’enseignant.
Eragon
Le problème n’est pas de raconter des co**** comme tu dis … mais de ne pas comprendre la solution d’un élève qui m’est largement supérieur … c’est tout à fait différent !
edit: cette interprétaion hative de mes propos est tout à fait vexante ! Je n’ai aucunement l’intention d’embrouiller les élèves comme tu le penses, mais au contraire de leur etre utile en leur apprenant quelque chose à chaque interrogation, ce qui necessite evidemment que j’aie un meilleur niveau en maths que les élèves collés !
Dans toutes les prépas, tu peux rencontrer des élèves qui te sont supérieurs, si tu as juste le niveau bac +3.
Soit tu as le niveau pour coller partout, soit tu ne peux coller nul part.
Valvino a écrit:
Dans toutes les prépas, tu peux rencontrer des élèves qui te sont supérieurs, si tu as juste le niveau bac +3.
Soit tu as le niveau pour coller partout, soit tu ne peux coller nul part.
C’est exactement ce que je voulais dire, et le ton de mon message précédent témoigne de mon fort agacement. Je trouve assez méprisant de penser qu’il n’y a que dans les prépas haut de gamme qu’on te donnera une solution autre que la tienne !! Je conclus de la même façon que Valvino : Soit tu as le niveau pour coller partout, soit tu ne peux coller nulle part. C’est comme enseigner en prépa, soit tu as le niveau pour enseigner partout, soit tu ne peux enseigner nulle part. Parce qu’en suivant ton raisonnement, en étant recu dans les derniers du CAPES, on est bien assez fort pour enseigner dans des prépas de province.. Eh bien non, ca ne se passe pas comme ca, heureusement…
Eragon
brt a écrit:
Le problème n’est pas de raconter des co**** comme tu dis … mais de ne pas comprendre la solution d’un élève qui m’est largement supérieur … c’est tout à fait différent !
Euh… Si tu as ce genre de crainte, je te déconseille vraiment de coller cette année. On peut tomber sur un élève très brillant (voire plusieurs) quelle que soit la filière et quelle que soit la renommée du lycée. Heureusement d’ailleurs, c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce genre de travail. Même dans une filière dite non scientifique (ECS) que j’ai pratiquée récemment j’ai été très surpris par le bon niveau en maths : la tête de classe demandait le même recul et le même investissement qu’une filière MP. La renommée du lycée peut à la rigueur refléter un certain niveau moyen, mais quand on est colleur on doit être capable de faire progresser tous les élèves, du moins à l’aise au petit génie de la classe. On ne se contente pas d’un indicateur moyen pour s’adapter au niveau de la classe. On voit les élèves quasi individuellement, ce qui laisse peu de marge pour improviser face à l’inattendu. En outre, les élèves sont très loin d’être stupides et se rendent bien compte quand colleur est au-delà de ses limites, et je pense que ce n’est pas vraiment agréable de travailler dans ces conditions. Ce n’est pas rendre service aux élèves non plus.
On reste humains, ça peut toujours arriver de devoir mettre son amour-propre dans sa poche. En ce qui me concerne, sur les années de colles que j’ai faites la seule fois ou j’ai du m’asseoir dessus j’étais bien malade et je suis tombé sur quelqu’un de vraiment brillant (pas de bol pour moi ce jour là). Mais à mon avis ça doit rester vraiment très exceptionnel pour qu’on mérite sa place à ce genre de poste.
ok ok … de toute façon ce n’est pas à moi de juger …
je veux juste postuler, car j’ai toujours été à l’aise quand il s’agit d’expliquer quelque chose en maths …
PS : ce que je voulais dire en premier lieu dans ma phrase « scandaleuse » … c’est que les centraliens ne sont pas traditionnellement embauchés pour faire des colles dans mon lycée …
brt a écrit:
PS : ce que je voulais dire en premier lieu dans ma phrase « scandaleuse » … c’est que les centraliens ne sont pas traditionnellement embauchés pour faire des colles dans mon lycée …
Peut-être ceci expliquerait-il cela ?
brt a écrit:
je voudrais savoir s’il était possible de donner des colles en région parisienne… la rentrée coûte (très (très)) cher ..
de toute façon, même si tu arrives à donner des colles, il ne faut pas compter être payé pour les premières avant 3 ou 4 mois en général.
Sinon, la seule personne en école que je connaisse qui fasse des colles est a l’ens ulm, en 4eme année…
Je plusoie ceux qui pensent que etre en 1ere année d’école, c’est vraiment trop juste pour coller… (et les autres années aussi car tu vas oublier très vite tes cours de prépa)…
brt a écrit:
Le problème n’est pas de raconter des co**** comme tu dis … mais de ne pas comprendre la solution d’un élève qui m’est largement supérieur … c’est tout à fait différent !
Cela arrive, mais c’est loin d’être le plus difficile en colle.
En colle, le plus difficile n’est pas de comprendre une solution d’une personne très douée, mais de comprendre ce qui ne va pas dans une solution d’une personne très intellectuellement brouillonne. Lui dire « c’est faux » à la fin n’a que peu d’intérêt. Lui dire où et pourquoi elle a faux est bien plus dur. Et je ne parle même pas de comprendre « pourquoi » elle en est arrivée à penser faux. Il y a certes, souvent, un problème d’apprentissage de cours, mais dans la majorité des cas les « blocages » sont plus complexes que cela. En effet, s’il suffisait d’apprendre pour comprendre et savoir faire, toutes les personnes de bonne volonté auraient Ulm en 3/2. ![]()
Bref : les colles, si on veut juste gagner des sous, c’est assez facile, il « suffit » de dire à la fin « juste » ou « faux ». A vous de voir si vous avez vraiment envie d’être un tel colleur. Mais s’il faut aider un peu plus les étudiants (pas « aider » au sens donner des indices comme le père Fouras, mais « aider » au sens expliquer, faire comprendre), là ça demande carrément plus de recul et (donc) de préparation. Et les colles ne sont plus alors si alimentairement rentables que ça. Mais restent intellectuellement et humainement très enrichissantes. ![]()
Merci pour vos conseils précis =)
Je suis effectivement assez motivé par une telle expérience, et pret à travailler dur pour préparer les colles
a suivre…