cerise a écrit:
Les programmes d’histoire et de géographie de l’école primaire et du collège recouvrent l’essentiel des connaissances à avoir.
Je t’avoue qu’à l’époque, j’étais plus préoccupé par le remplissage de mes albums panini, ma collection de billes et autres " pogs " que par l’acquisition d’une culture g. Certes, j’ai des vagues souvenirs de Du Guesclin, des quelques fleuves français et de la Propédeutique philosophique d’Hegel que mon prof citait à tout bout de champ, mais ça reste vague. Ah si, j’y ai appris à lire, et à compter.
et des poésies aussi : Maître Corbeau, sur un arbre perché,…
( Raah j’édite, sinon on va me prendre pour un abruti. )
Nous étions tous des excellents élèves au collège, et malgré mon excellence, je ne me souviens pas avoir appris quelle était la méthode de la dissertation. De plus, j’ai la sensation que c’est réellement au lycée que s’effectue le désir et le besoin, pour l’individu, de devenir adulte. Et être adulte, c’est savoir faire une dissertation ( non? ). Au fond, le système éducatif français, il est un peu Leibnitzien : le pouvoir s’acquiert par la parole, et c’est la raison pour laquelle on fait des dissert’ dans toutes les matières. Parce que c’est la seule source de vérité. Moi, chuis pour la dissert.
Oui, en biologie ( épreuve du bac ). Je crois qu’il y a là des contraintes techniques liées à la nature de la matière : c’est soit la dissert’, soit le QCM. Quitte à choisir, mieux vaut la dissert’.
Le QCM c’est plutôt en maths et en physique qu’il s’investit dangereusement. Il ne vient à l’idée de personne d’instaurer ça en bio.
Et ensuite la dissert’ c’est plus un exposé scientifique rigoureux avec schémas et structure claire qu’une réflexion littérarisé.
Ka0 a écrit:
La dissert’ c’est plus un exposé scientifique rigoureux avec schémas et structure claire qu’une réflexion littérarisé.
Ta définition s’applique parfaitement aux dissertations de philosophie, d’histoire, de sciences sociales, de géographie et de français. Tout le problème est de savoir ce qu’il en retourne de l’expression " exposé scientifique ", d’où la nécessité d’avoir des notions d’épistémologie ( et de comprendre par là même qu’entrer dans ce débat est une mauvaise idée ).
Là je comprends pas.
Les schémas en philo, français, histoire ?
Des citations, des dates, des oeuvres et des auteurs en bio ?
De la rigueur scientifique dans une dissert sur la poésie ?
Bah, écoute, je te propose qu’on règle ça en privé, je ne me sens pas d’attaque à jouer le prof ici et maintenant. Il est toujours extrêmement dommageable que si peu d’enseignants de littérature ou de philosophie ne se trouvent ici, pour pouvoir une bonne fois pour toute nuancer l’idée que " en philosophie, en littérature, en histoire, en sciences sociales il n’y a pas de vérités scientifiques " et que " en physique et en biologie il y a des vérités absolues ". C’est ça, l’épistémologie. Parenthèse fermée, on règle ça en MP ou sur messenger, ainsi qu’avec tout ceux que ça intéresse.
Retour au sujet.
Ka0 a écrit:
Oui mais en même temps, le français, les langues, l’histoire-géo, la philo, ça constitue une culture générale solide que tout le monde devrait avoir, et comme le lycée général reste quand même la voie la plus empruntée, je trouve normal que quelque soit la filière, les matières littéraires et humaines demeurent importantes.
Très bien. Qu’il y ait « pour la culture », autant de sciences dans les filières littéraires qu’il y a de lettre dans les filières scientifiques. Mais juste pour la culture, hein !
Et puis, pour la culture, pourquoi n’a-t-on pas de SES en S ? Juste pour la culture ?
Faut arrêter : soit c’est « juste » pour la culture comme c’est le cas et à ce moment là la filière S n’est PAS marquée scientifique (comme c’est le cas, j’insiste) mais juste « colorée » scientifique. Soit ce n’est pas pour la culture et il faut le virer de l’enseignement.
Mais, comme l’éducation nationale le sait bien, la majorité de ceux qui font S ne deviendront pas scientifique et cela entretient le système : on fait de S une filière pas trop scientifique. 
En fait il faudrait que la « culture générale » que l’éducation nationale souhaiterait instaurer au plus grand nombre, soit acquise déjà au collège, comme ça on attaquerait vraiment les choses sérieuses au lycée, et donc la fillière S porterait véritablement son nom. Mais si on prétexte toujours une baisse de niveau, etc… ça sera toujours de l’autre côté que ça tendra.
kevin97 a écrit:
Je tiens à rappeler quand je lis tes idées
Ce ne sont pas vraiment mes idées, c’est ce que ça m’inspire.
Je ne peux pas deviner comment sera réalisé une idée de souplesse du lycée gérable administrativement, financièrement, profitable aux élèves le plus possible…
A propos de la culture :
Il est dommage que l’on donne trop peu de références culturelles scientifiques… L’expérience de Lavoisier, comment Machin a trouvé tel truc en bio/géol/physique/chimie, oeuvres scientifiques… Un scientifique sans culture scientifique (même si connaissant de nombreux théorèmes, formules…), ceci ne parait-il pas étrange ?
Si on voulait donner de la culture dans tel domaine à un élève, quand l’élève n’est pas intéressé par ce domaine culturel, est-ce que cela n’aboutira pas à une perte de temps car l’élève non intéressé risque d’oublier aussi vite ce qu’il ne voulait pas apprendre qu’il l’a (mal) appris ?
La culture générale qu’on retient, on l’obtient généralement en étant curieux, en cherchant par soi-même…
Les littéraires doivent non seulement avoir cette curiosité mais en plus ont des cours leur permettant de les approfondir, d’obtenir des méthodes (ça, c’est pas vraiment de la culture)…
J’ai l’impression que dans ce forum beaucoup voudraient la philo dès la seconde… Aimez-vous donc tous la philo ? Avez-vous tous eu des super profs ? Pouvez-vous expliquer pourquoi l’enseignement de la philo est nécessaire à tous ? Est-ce pour la culture ? la forme de réflexion ? Comment perceviez-vous la philo avant votre premier cours ?
Il faut suivre les cours de philo avec profit, même si j’avais beaucoup d’a priori avant de commencer (je supportais plus les matières littéraires, et puis notre prof nous a rajouté une heure de cours hebdomadaire). Mais je l’ai pris comme une invitation à la réflexion et à la lecture des grands auteurs, et je trouve que c’est un outil merveilleux pour « grandir » intérieurement, encore faut-il ne pas laisser ce qu’on apprend en cours au seuil du lycée…
heavenhel a écrit:
Si aujourd’hui tu croisais quelqu’un qui prétend être physicien sans mathématiser la physique, trouverais-tu qu’il est scientifique ?? Non. pourquoi ??
Tu veux dire comme Feynmann ?
Bon, Cuvier il s’est plutôt cantonné au descriptif quand même, en paléontologie et géologie pré-évolutionniste on avait pas besoin de maths.
heavenhel a écrit:
non pas vraiment. 
Si j’ai bien compris ce que raconte Wikipédia, il me semble que Feynmann utilisait quand même pas mal les maths et que son diagramme est une représentation des expressions mathématiques gouvernant le comportement des particules.
Tttt, mathématiser la physique, ça ne veut pas dire « faire des calculs » ! Sinon, on peut dire « connaissez vous un physicien qui n’utilise pas : la logique ? le français ? de l’encre pour écrire ? »
. Feynmann a énormément oeuvré pour extraire la physique de la physique et le distinguer des « maths ». Bien sûr qu’on fait et fera toujours des calculs en physique, mais c’est un « détail » car le calcul ce n’est pas la physique !
Exemple : la physique te dit que la pierre tombe à accélération constante. Franchement, après que tu obtiennes z=h-\frac{1}{2}g\,t^2 ou z=h-\frac{\pi}{\sqrt{17}}g\,t^2 c’est du détail !
C’est vraiment dommage qu’on se concentre sur les détails … 
Et si oui, cela voudrait-il dire que mon cauchemar est fini, qu’enfin on sera autorisé à comprendre en physique en prépa ???
Bah oui, vaudra mieux même
Mais c’est pas pour ça que 99% des questions qu’on te posera ne se résoudront pas en passant par des équations..
Et même en terminale, comprendre est très utile, on peut dire que le bac est ultra facile, qu’on fait pas des vraies maths au lycée, etc. , mais qu’on nous interdit de comprendre.. Et puis quoi encore ?
La physique de prépa devrait te plaire !