Dissertation Français -> 2 ou 3 parties?

Bonjour.

Je me demandais si pour les dissertations, notamment pour Centrale où on a relativement peu de temps, on peut se permettre de faire 2 parties sans avoir une note très basse??
Certains professeurs disent en effet qu’il faut absolument faire 3 parties, sinon on passe directement en-dessous de la moyenne, alors que pour d’autres, même si c’est mieux, ce n’est pas absolument indispensable.
Je précise que je suis en 5/2 et que j’ai eu une bonne note en français à Centrale en 3/2 avec 2 parties mais bon vu que c’est noté plus ou moins aléatoirement apparemment…

Merci d’avance :wink:

Kardynal a écrit:

Certains professeurs disent en effet qu’il faut absolument faire 3 parties, sinon on passe directement en-dessous de la moyenne […] ** j’ai eu une bonne note** en français à Centrale en 3/2 avec 2 parties
Conclusion logique et immédiate : certains professeurs racontent n’importe quoi (ou alors tu les as mal compris). Et puis c’est évident : deux bonnes parties c’est mieux que deux bonnes parties et une troisième partie qui fait « pièce rapportée parce qu’on n’avait rien à dire mais qu’on voulait trois parties ».

Bah ça me paraît pas si évident, c’est mon professeur (qui me semble assez compétent par ailleurs) qui dit qu’il faut absolument faire 3 parties, et je suis sûr de l’avoir bien compris.
En fait je me demandais si c’était juste un coup de chance que j’ai eu ou s’il y a beaucoup de personnes qui ont une bonne note avec 2 parties

  1. définir les termes du sujet (sens commun, sens plus « profonds » en rapport avec le sujet). Cette partie ouvre naturellement sur
  2. oui (ou 2) non)
  3. non (ou 3) oui)
    Conclusion : en fonction du sujet : soit « bof mouif » soit un NON ou un OUI clair et net. Une ouverture si possible pas trop grossière :wink:

Voila. Avec ça, on peut faire 99% des dissertations de la TS à la fin de la taupe.
Attention : Ce n’est pas parce qu’avec ça on n’a plus à réfléchir à un plan qu’on peut faire une dissert « brainless ». Au contraire : on a alors plus de temps pour l’essentiel : le fond (et la relecture puis virer les photes d’aurtograph).

Comme dans plein de domaines annexes, tu peux tout à fait t’en sortir avec 2 parties. Mais tu peux aussi tomber sur des correcteurs qui - comme ton prof - n’acceptent pas un tel développement. Alors qu’on ne te reprochera jamais d’avoir fait un plan en 3 parties bien construites.
A toi de voir donc.

fakbill a écrit:

  1. définir les termes du sujet (sens commun, sens plus « profonds » en rapport avec le sujet). Cette partie ouvre naturellement sur
  2. oui (ou 2) non)
  3. non (ou 3) oui)
    Conclusion : en fonction du sujet : soit « bof mouif » soit un NON ou un OUI clair et net. Une ouverture si possible pas trop grossière :wink:

Voila. Avec ça, on peut faire 99% des dissertations de la TS à la fin de la taupe.
Attention : Ce n’est pas parce qu’avec ça on n’a plus à réfléchir à un plan qu’on peut faire une dissert « brainless ». Au contraire : on a alors plus de temps pour l’essentiel : le fond (et la relecture puis virer les photes d’aurtograph).
Y’a pas de plan universel, et ce schéma est tout sauf juste.

Comme le dit mon prof, on ne peut pas vraiment faire de la méthodologie pour les dissertations car chacune demande une approche unique

C’est pourtant le plan type que j’utilise depuis la première dans les matières littéraires : 1/oui 2/non 3/bof et ça marche bien. Le seul point où je ne suis pas d’accord c’est l’ouverture : notre prof nous l’interdit formellement donc je n’en fait jamais. Pour elle, une conclusion doit reprendre ce qu’il y a avant, rien de plus. En plus, une ouverture supposerait qu’il faille par exemple connaitre des oeuvres qui ne font pas partie du programme. Or nous ne sommes pas en prépa éco ou littéraire et être capable de parler de 3 oeuvres c’est déjà beaucoup demandé d’après moi. La dissert c’est les oeuvres au programmes et seulement elles. Le fr de prépa c’est pas de la culture générale.

En fait, je pense que ce plan « marche » souvent parce qu’au fond, le point important d’une dissertation, c’est de nuancer son propos. Mais quand on a en tête que ça fonctionne mécaniquement indépendamment du sujet, on se trompe et forcément la qualité du travail sera moindre.

La dissert c’est les oeuvres au programmes et seulement elles.
C’est pas faux, mais si tu vises l’excellence dans cette matière, il est bon de connaître un peu plus que les oeuvres. (D’ailleurs ca me fait penser à un sujet du forum sur le HP en maths : si on maîtrise déjà très bien le programme, avoir une vague idée des résultats HP mais qui néanmoins sont assez récurrents dans les problèmes peut être (voire est) un sérieux avantage).

luthorcorp : juste/faux…on n’est pas en sciences là :slight_smile:
« Comme le dit mon prof, on ne peut pas vraiment faire de la méthodologie pour les dissertations car chacune demande une approche unique » : Une remise dans le contexte s’impose. Le prof a probablement fait une ENS en lettres et là, pas question de traiter les superbes sujets des ENS de cette façon…ou, du moins, ça ne peut être qu’un point de départ.

Par contre, pour un sujet simple, avec 3 malheureuses œuvres au prgm et un thème déjà connu, ce plan fonctionne toujours (ou, du moins, je n’ai jamais vu un seul sujet sur lequel il ne marche pas). Ce plan évite de se lancer dans un blabla mal équilibré et peu clair car on n’a pas passé assez de temps à se demander « quel est la question / de quoi parle t on ».
Si tu veux perdre une fraction non négligeable du temps imparti à trouver un meilleur plan, libre à toi mais c’est contre productif.

charlestiran : probablement car la majorité des « ouvertures » étaient des horreurs de naïveté et/ou des formules toutes faites sans lien avec le reste. Dans ce cas, mieux vaut ne rien mettre.

Si on creuse un peu :
Feynman l’explique bien : la majorité des discussions en philo viennent du fait qu’on n’a pas UNE définition pour chaque concept mais plusieurs. Une par grand courant philosophique. En philo, on n’a pas de notion de vrai/faux dans l’absolu (attention, je ne dis pas que la notion de vrai/faux n’est pas étudiée par la philo…c’est pas la même chose). On discute donc de la définition des choses…de façon plus ou moins fine.

fakbill a écrit:

luthorcorp : juste/faux…on n’est pas en sciences là :slight_smile:
Ouép mais je considère qu’en philo aussi, y’a des contenus vrais et d’autres qui sont faux. D’ailleurs c’est précisément le thème d’une des oeuvres au programme :slight_smile:

Pour ce qui est du plan, j’ai rien à ajouter à ce que j’avais écrit si ce n’est qu’en effet, pour sortir du lot, y’a une prise de risque (raisonnable)

« Mais quand on a en tête que ça fonctionne mécaniquement indépendamment du sujet, on se trompe et forcément la qualité du travail sera moindre. »
Comme on parle d’une discipline un peu subtile, on va faire la différence entre:

  1. avoir compris que ce plan marche pour tous les sujets qu’on nous propose à ce niveau et se concentrer sur le reste.
  2. savoir que ce n’est pas la fin de l’histoire.

Si on est trop bourrrrin pour ne pas faire cette distinction, il est probable que la qualité de la dissert ne sera pas top de toute façon :wink:

C’est marrant car je suis tombé sur une video d’Astier qui parlait d’un séminaire d’un type proposant une méthode assez connue pour écrire des scripts (on parle de cinéma là…pas de bash :slight_smile:) qui tiennent la route. Il explique, qu’en france,
les gens pensent souvent que la technique nuit à la créativité alors que ce n’est absolument pas le cas. Pas de créativité intéressante sans un min de technique.
vimeo.com/44396142 :slight_smile: (les 6 videos sont très intéressantes)

C’est savoir faire la diff entre le niveau en français en prépa (faible) et la philo dans toute ça généralité.

fakbill a écrit:

C’est savoir faire la diff entre le niveau en français en prépa (faible) et la philo dans toute ça généralité.
Je suis d’accord que la philo de prépa (scientifique) ne correspond à la meilleure pratique qu’on peut faire de la philo. Néanmoins, et compte tenu de la dominante scientifique, c’est déjà un enseignement de très grande qualité.

ha oui c’est mieux que rien c’est certain.