Du déroulement des études en ENS, questions très variées

Bonsoir à tous,

Je suis en hypokhâgne (et vise Ulm mais accepte toute réponse avec joie) et j’essaie de me renseigner à peu près clairement sur ce qu’on y fait, (à Normale Sup’!) etc etc…Je crois comprendre qu’on y prépare une espèce de master durant les trois premières années (en uniersité? dans l’Ecole?) et des cours (de quoi? ce qui est appelé « cours généraux » sur le site web de l’ens ulm?) en parallèle au sein de l’Ecole, pourriez vous m’éclairer? Je suppose en conséquence que la quatrième année est exclusivement consacrée à la préparation de l’agrégation.

A propos des cours en eux-même, dispensés de manière universitaire (en soi ou même de fait), quelles en sont les disciplines, choisit-on, comme à l’université deux majeures ou une majeure/des mineures? Que représente la charge de travail (en salle - nbre moyen d’heures hebdo, et chez soi- par rapport à la prépa) d’un normalien, et cela lui permet-il de briguer un double diplôme, ou bien de se lancer dans une langue en débutant ou je-ne-sais-quoi-encore-qui-le sortirait un tant soit peu de la discipline principale? bien que je ne sois sclérosément contre l’excxluisivité mais ce me semble dommage et je crois que les créateurs de l’Ecole partagent cet avis
(la dernière question est un peu pénible, ainsi reformulée: double diplôme (ex: histoire - langues modernes)?possibilité d’apprendre une nouvelle langue vivante?)

L’engagement décennal est il reportable, dans le cas où nos études ne s’achèveraient pas avec notre passage à Normale Sup’?

Une fois les quatre ans passés, peut-on rester pour préparer une autre discipline et pourquoi pas remettre le couvert pour quatre ans sur une nouvelle filière?! (c’est une question sérieuse à laquelle je voudrais une réponse! même si je suis raisonnable, c’est juste que je suis curieux!)

Les normaliens sont ils logés dans des résidences alentoures ou bien à leurs propres moyens?

Bref autant de questions qui gambergent en mon esprit et auxquelles j’aimerais trouver des réponses d’(anciens) Normaliens - ou de connaisseurs!

Merci et mea culpa de mon ignorance si elle choque…

grinoline77 a écrit:

L’engagement décennal est il reportable, dans le cas où nos études ne s’achèveraient pas avec notre passage à Normale Sup’?

Une fois les quatre ans passés, peut-on rester pour préparer une autre discipline et pourquoi pas remettre le couvert pour quatre ans sur une nouvelle filière?!

« remettre le couvert pour quatre ans sur une nouvelle filière » comme tu dis, ça m’étonnerait fort que ce soit possible, ou alors il faudrait que tu fasses ça en candidat libre (donc non rémunéré), et encore je ne pense pas que ce soit possible car ton agreg a une durée de validité limitée avant la prise du premier poste

Je crois me souvenir que pendant la scolarité à l’ENS, il est permis de demander une année de congé sans traitement entre deux années scolaires, pour convenance personnelle (pour faire un tour du monde en voilier :laughing:, ou passer un autre diplôme,…), ce qui retarde d’autant l’échéance de l’engagement décennal
On peut bénéficier de cette possibilité une fois (c’est sûr) et peut-être deux (je ne sais plus trop) au cours de la scolarité

Quant à ta question sur l’engagement décennal : il faut savoir que les années d’études rémunérées sont prises en compte dans l’engagement décennal (donc si après l’ENS tu embrayes sur une thèse de 3 ans, il ne te reste plus que 10-4-3=3 ans d’engagement décennal)

Mercin sotwafits, de ta réponse.

On ne se la joue donc pas « le retour du normalien » à l’ENS, ok! d’ailleurs, dans la mesure où on y est rémunéré ce serait pas très beau du tout dadou dis donc!

En revanche, j’apprends une nouvelle par le fait que l’"agreg a une durée de validité limitée avant la prise du premier poste ". Le cumul de mandats serait-il incompatible avec les idées de la maison Education?

Dans le cas de celui qui voudrait faire l’ENA: il sort de Normale Sup et obtient le master de Sciences Po, il a donc la possibilité de s’y présenter s’il a moins de 28 ans (qu’on me détrompe si j’en insurge), mais alors, il n’a pas le droit par la suite de préparer un doctorat (de sciences politiques, d’histoire, de lettres…), à l’université (puisque l’Ecole lui est fermée à sa sortie)?
Et son engagement décennal se voit-il reporté, les études à sciences po ou à l’ena n’étant pas rémunérées donc l’étudiant pas fonctionnaire, ou bien doit-il rembourser ses rémunérations passées
?
Je demeure étonné de voir que l’on ne peut se satisfaire dans la pluridisciplinarité à plus haut degré que la prépa.snif.

Peut-on au moins s’instruire en langues ou en autre chose (pour exemple: lettres si on y fait de l’histoire, et inversement) durant les années Normale?(j’avoue à ce propos n’avoir toujours pas compris le fonctionnement de l’Ecole :blush: …)
Merci

(Néanmoins, le coup de l’année sabbatique est plaisante, je prends note!;-))

grinoline77 a écrit:

En revanche, j’apprends une nouvelle par le fait que l’"agreg a une durée de validité limitée avant la prise du premier poste ". Le cumul de mandats serait-il incompatible avec les idées de la maison Education?
La prise de poste après l’agreg peut être repoussée si on fait une thèse… mais sans doute pas indéfiniment (je ne connais pas précisément les textes à ce sujet)
L’agreg n’est pas un diplôme, mais un concours d’accès à l’enseignement, donc je trouve normal qu’elle soit perdue au bout d’un certain temps si on ne prend pas de poste dans l’enseignement
mais alors, il n’a pas le droit par la suite de préparer un doctorat (de sciences politiques, d’histoire, de lettres…), à l’université
Bien sûr que si ! Et les années de thèse seront comptées dans l’engagement décennal
(puisque l’Ecole lui est fermée à sa sortie)?

Bien sûr que non (on s’est mal compris, je croyais que tu voulais repartir pour 4 ans pour recommencer licence, master dans une autre voie).
L’école ne lui est pas fermée pour poursuivre en thèse

grinoline77 a écrit:

En revanche, j’apprends une nouvelle par le fait que l’"agreg a une durée de validité limitée avant la prise du premier poste ". Le cumul de mandats serait-il incompatible avec les idées de la maison Education?

Comme expliqué, ce n’est pas un diplôme.
Les agrégés doivent enseigner. On peut demander des reports pour faire un master ou une thèse; on a droit à trois ans automatiquement (si on peut justifier qu’on fait bien ça). Après, il faut demander chaque année à prolonger le report, mais c’est sans garantie; on pourra te dire un jour: ou vous prenez un poste d’agrégé, ou vous perdez le bénéfice de l’agrégation.
Si on devient maître de conférences à la fac, on est rayé du corps des agrégés.
Attention: en droit, économie et médecine, l’agrégation est tout autre chose.

La prise de poste après l’agreg peut être repoussée si on fait une thèse… mais sans doute pas indéfiniment (je ne connais pas précisément les textes à ce sujet)
L’agreg n’est pas un diplôme, mais un concours d’accès à l’enseignement, donc je trouve normal qu’elle soit perdue au bout d’un certain temps si on ne prend pas de poste dans l’enseignement

C’est tout à fait compréhensiible vu de la sorte, en effet. Donc pour conserver son agrégation tout en poursuivant après l’ENS un chemin vers l’ENA via SciencesPo (pour celui qui vraiment s’ennuie et est motivé) doit enseigner un minimum, si je ne me trompe pas dans le raisonnement?
Une coupure de quelques années après la sortie de l’ENS empêche-t-elle de revenir y préparer sa thèse (bien qu’il ait éventuellement vu se périmer son agrégation)?

J’avoue que mes questions sont poussées (et poussent…hum) mais cela m’intéresse beaucoup. merci encore.

Merci à vous, Mû, de confirmer ceci et de l’éclairer. Je comprends mieux maintenant pourquoi l’ENS prépare particulièrement à l’enseignement (agreg) ou à la recherche (doctorat).
Pour en finir sur le sujet, on n’obtient donc pas de master à Normale, mais des cours spécifiques et équivalents sont y prodigués, en parallèle de cours en rapport avec sa filière en université. Un parcours tel que je le dessinai plus avant est donc impensable, à moins de passer par l’université après sciencespo, en renonçant à son titre d’agréré et devant « rembourser » ses années ENS?

Hum, je crois qu’il faut préciser un peu les choses pour l’agrégation dans les domaines «standard» (cad pas éco, droit, médecine, cf supra):
:arrow_right: c’est un concours d’accès à l’enseignement du 2nd degré. On peut donc reporter certes l’entrée en activité mais pas indéfiniment. Pour les normaliens, la poursuite d’une thèse est une raison suffisante pour avoir droit à un report de 3 ans ; ce report n’est plus obligatoirement octroyé aux reçus à l’agrégation non normaliens, c’est au «bon vouloir» du Ministère ou des rectorats, je ne sais plus. Les reports ultérieurs sont à renouveler chaque année et sont faits à la discrétion des même gens que pour les non-normaliens cités précédemment.
:arrow_right: L’agrégation ne sert à rien pour faire une thèse. Pour faire une thèse, il faut un master recherche (ex DEA).
:arrow_right: L’agrégation ne sert à rien pour devenir enseignant-chercheur en fac même si c’est un plus. Ce point est à nuancer: avoir un poste en lettres sans être agrégé est impossible de nos jours.
:arrow_right: Si l’on souhaite faire l’ENA, a-t-on vraiment besoin de passer l’agreg avant? (il sera toujours temps de la passer ensuite si on veut enseigner)

grinoline77 a écrit:

Pour en finir sur le sujet, on n’obtient donc pas de master à Normale,
:question: :question: :question: Et on n’y obtient quoi alors à ton avis?
mais des cours spécifiques et équivalents sont y prodigués, en parallèle de cours en rapport avec sa filière en université.
Pas nécessairement. On peut avoir les mêmes thèmes de cours qu’à la fac, des cours spécifiques, suivre carrément les cours de la fac, etc. Tout ça dépend de l’ENS et du projet d’étude (tout les mix sont possibles).
Un parcours tel que je le dessinai plus avant est donc impensable, à moins de passer par l’université après sciencespo, en renonçant à son titre d’agréré et devenant débiteur des années ENS?
L’agreg faut la passer pour espérer l’avoir. Pour ne pas la perdre, yaka pas la passer comme aurait dit M. Lapalisse!

Je crois avoir cette fois tout compris…

on n’est pas obligé de passer l’agreg à Normale (en tout cas lorsqu’on y est)

on peut faire autre chose par la suite comme un master de sciences po (et éventuellement l’ENA) au bon vouloir de la haute hiérarchie et ne passer (à l’Ecole ou en fac) l’agreg qu’ensuite (voire encore après une thèse dans la discipline initiale.)

Ainsi, qui en a la motivation, le talent et la chance peut « faire » l’ENS et se spécialiser en lettres (avec un master:-) et en choisissant certaines disciplines désirées), puis passer par un master de sciences po et l’ENA avant de revenir à l’université ou à l’Ecole si un si grand report a été accordé (hum) terminer par sa thèse de lettres (et/ou de sciences politiques après tout…) sa carrière étudiante, et traîner ses os déjà vieux en universités de langues pour achever ses ambitions tout en travaillant déjà comme journaliste ou chercheur en lettres ou je-ne-sais -quoi encore… enseignant peutêtre!

grinoline77 a écrit:

Bonsoir à tous,

Je suis en hypokhâgne (et vise Ulm mais accepte toute réponse avec joie) et j’essaie de me renseigner à peu près clairement sur ce qu’on y fait, (à Normale Sup’!) etc etc…Je crois comprendre qu’on y prépare une espèce de master durant les trois premières années (en uniersité? dans l’Ecole?) et des cours (de quoi? ce qui est appelé « cours généraux » sur le site web de l’ens ulm?) en parallèle au sein de l’Ecole, pourriez vous m’éclairer? Je suppose en conséquence que la quatrième année est exclusivement consacrée à la préparation de l’agrégation.
Les littéraires suivent les cours de licence et maîtrise à l’université, et ils ont un certain nombre de cours en plus à l’ENS à valider chaque année. Ceux qui ont cubé avant d’intégrer et eu une licence en même temps que leur 3e année de prépa peuvent faire une maîtrise dès la première année, ou refaire une licence dans une autre matière, ou encore faire une année uniquement à l’ENS en ne préparant aucun diplôme universitaire. L’agrégation est plus souvent en 3e année juste après la maîtrise (ou 2e éventuellement), elle est quasiment obligatoire pour les littéraires (sauf ceux qui veulent passer les concours administratifs) car c’est impossible d’enseigner à l’université sans (ce qui n’est pas le cas dans les matières scientifiques).
Depuis la promotion (rentrée en) 2005 (avec effet rétroactif pour la promo 2004) les élèves peuvent demander à avoir un diplome de l’ENS, qui n’est pas (encore ?) obligatoire, on peut très bien décider de ne pas s’inscrire au diplome (certains départements poussent leurs élèves à s’inscrire et d’autres non). En fait il remplace les magistères organisés par chaque département auparavant.
A propos des cours en eux-même, dispensés de manière universitaire (en soi ou même de fait), quelles en sont les disciplines, choisit-on, comme à l’université deux majeures ou une majeure/des mineures?
Pour le diplôme il y a des histoires de majeure/mineure, la majeure est la discipline principale (celle dans laquelle on fait le DEA), pour avoir une mineure il faut valider un certain nombre d’ECTS dans cette matière, mais je crois que ce n’est pas obligatoire d’avoir une mineure (il faut un certain nombre d’ECTS en plus de la L3, M1, M2 ou agrég, mais elles peuvent être dans plein de matières différentes). Et comme je l’ai dit le diplôme n’est pas obligatoire pour l’instant.
Que représente la charge de travail (en salle - nbre moyen d’heures hebdo, et chez soi- par rapport à la prépa) d’un normalien, et cela lui permet-il de briguer un double diplôme, ou bien de se lancer dans une langue en débutant ou je-ne-sais-quoi-encore-qui-le sortirait un tant soit peu de la discipline principale? bien que je ne sois sclérosément contre l’excxluisivité mais ce me semble dommage et je crois que les créateurs de l’Ecole partagent cet avis
(la dernière question est un peu pénible, ainsi reformulée: double diplôme (ex: histoire - langues modernes)?possibilité d’apprendre une nouvelle langue vivante?)
Charge de travail, ben ça dépend des gens… Tu peux décider de faire 2 licences en même temps, puis 2 maîtrises (ou une licence et une maîtrise en 1e année pour ceux qui ont cubé et passé laur licence en même temps), et dans ce cas-là ça fait plus de travail qu’en faisant une seule matière évidemment. C’est aussi possible de suivre des cours à Sciences-Po, je ne connais pas exactement l’organisation.
Pour les langues vivantes il y a un département (http://www.ens.fr/ecla) qui s’occupe de l’organisation des cours de langues pour non-spécialistes et pas mal d’élèves en profitent pour commencer une langue en 1e année (ou même plus tard).
L’engagement décennal est il reportable, dans le cas où nos études ne s’achèveraient pas avec notre passage à Normale Sup’?
Quand on fait une thèse elle compte dans l’engagement décennal, si tu veux faire complètement autre chose c’est peut-être possible de s’arranger du moment que ça ne prend pas 15 ans et que tu termines ton engagement décennal ensuite.
Une fois les quatre ans passés, peut-on rester pour préparer une autre discipline et pourquoi pas remettre le couvert pour quatre ans sur une nouvelle filière?! (c’est une question sérieuse à laquelle je voudrais une réponse! même si je suis raisonnable, c’est juste que je suis curieux!)
Tu peux toujours refaire licence-maîtrise… mais pas à l’ENS et il faut s’arranger avec l’engagement décennal.
Les normaliens sont ils logés dans des résidences alentoures ou bien à leurs propres moyens?

Il y a un internat d’environ 650 places, en théorie les élèves sont obligés d’être internes, en pratique ce n’est pas appliqué (il n’y aurait pas assez de place à l’internat de toute façon). L’internat est réparti entre les sites d’Ulm (44-48 et 45 rue d’Ulm), Montrouge (1 rue Maurice Arnoux, au même endroit que la fac dentaire) et Jourdan (48 bd Jourdan, 14e), mais tous les 1e année sont logés rue d’Ulm.

Je voulais ajouter aussi que les congés sans traitement c’est deux ans au maximum et on peut y être mis au maximum un an (qui comptera parmi les deux ans autorisés) pour défaut de résultats, et ils peuvent être pris après la 4e année de scolarité.

Voilà, j’espère avoir apporté des réponses à quelques-unes de tes questions !

ok merci beacoup!
merci pour toutes ces réponses!!! c’est très clair désormais
enfin je crois (mais je cogiterai plus demain)

En parallèle durant trois ans d’un cursus universitaire où l’on choisit (non sans une certaine cohérence et en individus raisonnables) un lot de disciplines qui se recoupent et se complètent, en parallèle de cette aventure universitaire dis-je, quel genre de cours est prodigué au sein de l’ENS? sont-ils en rapport avec l’apprentissage du travail dans la recherche et avec l’agrégation?
La thèse d’un ancien de normale peut-elle y être préparée, plutot qu’à l’uniersité?

Pour être franc, j’avais établi un tableau de la satisfaction complète (très subjectif) qui sonnait comme voilà:

ENS Ulm [licence/master Histoire;licence/master Lettres; russe débutant]
Sciences-po: master journalisme (ou politique publique?) (et préparation à l’ENA)
EnA
(Sciences-Po thèse de sciences politiques)
ENS (?) thèse de Lettres
agregation d’Histoire ou de Lettres…

puis satisfaction de l’engagement décennal, s’il le faut, en enseignant
(j’en aurai déjà consommé qqs années, non? mais que pensez vous, sinon qu’il est d’un fou et risiblement inaccessible, de ce « plan carrière » ?
merci de vos révélations à venir
bonsoir à tous

Pourquoi vouloir passer par Pipo pour préparer l’ENA? L’ENS ne proposerait pas une préparation?

Mû : il y a une préparation à l’ENA organisée par l’ENS et Paris 1 (si je ne me trompe pas), mais depuis pas longtemps (cette année peut-être). On peut aussi vouloir faire Sciences-Po par intérêt pour la formation proposée (que je ne connais pas du tout à vrai dire).

grinoline77 : En effet, c’est un programme ambitieux, qui risque de ne pas tenir en 4 ans (même sans compter la thèse) ! Je sais que des gens font 2 diplômes en même temps, mais 3 ça me semble beaucoup quand même, sans compter qu’il faut commencer par entrer à l’ENS…
L’ENS n’est pas habilitée à délivrer les diplômes universitaires et n’est pas une école doctorale, on peut faire sa thèse sous la direction d’un chercheur de l’ENS, mais il faut s’inscrire dans une université. Les anciens élèves ont accès à vie aux bibliothèques de l’ENS, ce qui est déjà bien (c’est la 2e bibliothèque universitaire de France après la Sorbonne, mais à la Sorbonne les étudiants n’ont pas accès à tous les livres en rayon et à l’ENS si, à l’exception des livres très anciens).
Je ne peux pas te dire grand-chose sur les cours littéraires proposés à l’ENS puisque je suis en sciences, mais tu trouveras une description de tous les enseignements ici.

abcd22 a écrit:

Mû : il y a une préparation à l’ENA organisée par l’ENS et Paris 1 (si je ne me trompe pas), mais depuis pas longtemps (cette année peut-être). On peut aussi vouloir faire Sciences-Po par intérêt pour la formation proposée (que je ne connais pas du tout à vrai dire).

Il ne me paraît pas raisonnable d’enchaîner ENS, IEP et ENA juste « pour le plaisir des études ».

C’est vrai que le plan d’études proposé par grinoline77 est un peu déraisonnable (2 thèses + ENA…)… Mais les débouchés de Sciences-Po ne sont pas les mêmes que ceux des formations universitaires il me semble, c’est ce que je voulais dire en parlant de l’intérêt de la formation. Ensuite on peut se demander si les gens qui font ça (ENS Ulm dans le but de faire Sciences-Po) ne profitent pas de l’ENS car ils auraient pu aussi bien aller uniquement à Sciences-Po…

PS : Ce n’est pas un enchaînement, les normaliens qui font Sciences-Po le font pendant leur scolarité¹, ils doivent certainement avoir des cours en plus à l’ENS ou à l’université mais je ne sais pas combien.

¹ au moins ceux qui ne font pas 2 masters en même temps…

Desolé d’interrompre votre debat mais en lisant ce message j’ai remarqué à quel point notre monde est devenu compliqué depuis quelques siècles…(tous les progrès technologiques ne m’ont pas suffit…fallait que je lise un post de ce genre : ‹ ‹ Mais si tu fais un master mais qu’en mm temps tu tentes un MBA avec une session post-operatoire et une licence en droit medicale, tu as toutes tes chances pour une ENS, sans oublier le HYDJS qui te permet… › › tout ça pour quoi au fait !!!
Desolé il est tard…

Dans mon idée je faisais le chemin dit « prédoctoral » de l’ENS en préparant deux masters de Lettres et d’Histoire (au moins un), avant, au terme de ces quatre années, de tenter le master journalisme (pour avoir un master professionnalisant) de « Pipo » où je préparerais l’ENA (préparation peut-être étudiée dès l’ENS); quatre années, donc, suite auxquelles vient le temps de la thèse: de lettres ou bien/et de Sciences Po. Bien sûr il faudrait passer une agrégation durant ces années de thèse, pour enseigner et respecter l’engagement décennal, si celui-ci n’a pas été brisé, donc qu’on m’a accordé un report de quatre ans. Enseigner qui deviendrait peut-être une vocation, bien que j’en doute un peu.

BigMac: J’avoue que c’est un programme qui peut paraître un peu chargé voire excessif, mais ce n’est pas un cumul pour un cumul, mais pour se préparer à être diplomate ou journaliste, voire chercheur. (les trois n’étant d’ailleurs pas incompatibles).

l’ENS donc pour son diplôme et les bases d’un doctorat de lettres et d’un master d’histoire ( et surtout pour le plaisir! oui, je le revendique! je veux apprendre le russe, je veux avoir un doctorat de lettres, je suis capricieux), SciencesPo pour son école de journalisme, et l’ENA pour l’institutionnel.
Je pourrais me contenter (et peut-être y serai-je contraint étant donné les concours à passer entre chaque étaage de l’escabeau) de l’une de ces divisions, mais à mon sens ce cursus forme un tout, a une véritable cohérence quant à ce qui y est appris à tous les niveaux.

Diplomate, journaliste ou chercheur…pas incompatible ? Peut être…mais quand même un peu different dans le fond…

Je suis d’avis qu’on n’a qu’une vie, mais pas une seule carrière; c’est pour cela que j’ai choisi l’univers des Lettres et des Humanités.