Échec et se relancer

Bonjour,

je m’excuse au préalable si je n’ai pas choisi la bonne section pour parler de cette thématique et si ce message est long.
Premièrement, je viens d’avoir 20 ans et je suis à l’EPFL, une école d’ingénieur à Lausanne en Suisse.
Je peux faire un post pour expliquer mais les conditions de passages sont très compliquées à expliquer. L’important est que j’avais échoué l’année dernière et été passé par la MAN, un semestre de mise à niveau qui permet comme son nom l’indique de bcp progresser et de pouvoir retenter le premier semestre qui est très sélectif.
Finalement, j’ai très bien réussi la MAN, très bien réussi le premier semestre de cette année et pour la première fois j’avais un bon plan en tête pour ce que sera ma vie. Une bonne école, j’y suis heureux j’aime les études et je réussis. Mais voilà que ce 2eme semestre est fini, et finalement, bah je ne pense pas le passer et ça fait vraiment mal. Ça ne m’exclût pas de l’école mais si je veux retenter ma chance je devrais attendre le 2’d semestre de l’année prochaine ce qui me laisse 6 mois vacant en congé académique.
A 20 ans j’ai l’impression de prendre du retard, changer de voie et abandonner l’ingénierie ? Continuer mais perdre du temps ?

Ce message permet surtout de parler me fait du bien, mais ici je sais que les gens ont de l’expérience, peut être un passé similaire ?

La vie est longue et pleine de surprise : tu n’es pas à deux ans pres. S’il te faut deux ans de plus qu d’autre ce n’est pas la fin du monde et in fine ca ne change rien.

Continuer mais perdre du temps ?

Si tu veux faire de l’ingenieurie tu ne perds pas du temps, tu perseveres. Ce n’est vraiment pas la meme chose. C’est une preuve de caractere et de motivation.

Ensuite libre a toi d’occuper à bonne escient une partie des 6 mois avenir. Stage, CDD, voyage, engagement associatif, semestre dans une autre université, il y a bien des facons d’employer son temps sans le perdre.

Cela n’empeche pas d’accuser le coup, un echec peut etre tres douloureux, mais il n’y pas de raison qu’il soit definif.

w.

Est-ce que ce trou de 6 mois commence en septembre, et est-ce qu’un petit tour pendant ces 6 mois en PCSI serait utile ?? (ou non)

Quel bachelor a epfl ?
Quand on dit que c est difficile ce n est pas ‘en l air’
Les années suivantes sont elles aussi hard (une fois la première année passée).
Y a t il une limite de temps cumulé jusqu au master2 ?

Une prepa en phase complémentaire est effectivement une piste sérieuse.

Je ne comprends pas bien cette manie de vouloir tout guérir par la prépa. Surtout que dans le cas présent ça ne laisse pas le temps de réfléchir.
AMHA c est de ca dont lasseTired a besoin, prendre les 6 mois pour faire une pose, réfléchir, éventuellement trois mois de stage ou d une activité utile et reprendre a l epfl.
Pour moi l alternative est de prendre ses 30 ects est d aller a l université qui me paraît beaucoup plus adapter pour quelqu un qui a quitter le lycée il y a deux ans (une fois qu on a quitté le lycée on n y revient plus).
Je pense pas cependant qu il est besoin de solutions ou qu on lui fasse la morale (genre si tu étais aller en prépas tu n en serais pas la… voir !) mais qu on le rassure sur le fait que son échec n est pas définitif et que le fait de prendre plus de temps ne change pas grand chose in fine

W.
Ps je suis pas bien sûr que l epfl soit plus difficile que la prépa

Il faut que tu analyses ce qui n’a pas fonctionné (pour autant que tu ne valides pas).

Le problème n’est pas tant de perdre du temps que de savoir si tu arriveras au bout du cursus. L’EPFL filtre sur 5 ans. Tu as le droit à un échec en undergraduate et un en Master ?

Quelle serait l’alternative à l’EPFL ? Est-ce que la spécialité étudiée te plaît ? Quelle est-elle ?

Pourquoi avais-tu choisi l’EPFL ? Proche de chez toi ? Pour la spécialité ? …?

Pour relativer, ce qui t’arrive n’est pas si différent de ce qui arrive à tous ceux qui font 5/2 en prépa.

Non ce n est pas tout à fait pareil.
Il aura mis 3ans pour valider la seule 1ère année.
Il reste encore 4ans (minimum).
Un taupin qui intègre en 5/2 est assuré d aller au bout (hors cas rares).

Pour donner des conseils (et pas seulement le rassurer) il faut répondre aux questions de grenadine.

Oui, je pense que tu dois analyser ce qui n’a pas fonctionné pour pouvoir mieux te projeter.
Perdre à nouveau 1 an n’est pas un drame en soit si tu es dans une branche que tu aimes et que souhaites continuer.
Par contre, il faut bien comprendre pourquoi ca n’a pas marché.
Je connais pas mal de monde qui ont fait l’EPFL (ou en train de le faire). Je pense que tu es le mieux placé pour savoir que la majorité des étudiants de l’EPFL ne finira pas son master en 5 ans. En général, le master prend 6-7 ans, tout simplement parce que vous êtes nombreux à devoir refaire certains semestres. L’EPFL, c’est en permanence, et pas seulement sur les 2 premières années, qu’il faut arriver à tenir le rythme. Ce n’est pas comme en France où en général les élèves galères les 2-3 ans de prépas et ensuite c’est plus cool en école d’ingénieurs.
Bref, si ton problème au semestre 2 est identifié et que tu ne retombes pas dans les mêmes problèmes ensuite, perdre 1 an n’a pas d’importance.
Si le problème est non résolu, c’est plus problématique à mon avis.

De ce que je comprends, il a mis 1 semestre raté => bascule MAN puis re semestre 1 bien réussi.
Semestre 2 non réussi, donc il lui faudrait 3 ans pour réussir le semestre 2. Donc 3 ans (inclus l’année prochaine) pour valider une L1.
Ce cas est loin d’être isolé malheureusement. Et c’est pour ça que je préviens, attention, l’EPFL ce n’est pas la garantie d’avoir un diplome reconnu juste parce qu’on est admis…(même si j’en connais aussi pour qui ca se passe bien !)

Charles_Lambert, post:5, topic:136623 a écrit:

Je ne comprends pas bien cette manie de vouloir tout guérir par la prépa. Surtout que dans le cas présent ça ne laisse pas le temps de réfléchir.
AMHA c est de ca dont lasseTired a besoin, prendre les 6 mois pour faire une pose, réfléchir, éventuellement trois mois de stage ou d une activité utile et reprendre a l epfl.
Pour moi l alternative est de prendre ses 30 ects est d aller a l université qui me paraît beaucoup plus adapter pour quelqu un qui a quitter le lycée il y a deux ans (une fois qu on a quitté le lycée on n y revient plus).
Je pense pas cependant qu il est besoin de solutions ou qu on lui fasse la morale (genre si tu étais aller en prépas tu n en serais pas la… voir !) mais qu on le rassure sur le fait que son échec n est pas définitif et que le fait de prendre plus de temps ne change pas grand chose in fine

W.
Ps je suis pas bien sûr que l epfl soit plus difficile que la prépa

On ne cherche pas à guérir mais à trouver des solutions.
Des transfuges de la fac vers la taupe ça existe.
Il peut bien prendre ses 30ects pour aller en fac (en France ou en suisse ?).
Mais ce sera toujours la fac car Epfl est une université.
Donc si est un système qui ne lui réussit pas (point qu il faut creuser en termes de méthodes et de travail) c est pas forcément judicieux de s enteter. En revanche ça ne pose pas de pb majeur que de perdre 2ans dans ses études. C est pas une course de vitesse…
Il faut savoir parfois persévérer.

Epfl est bien plus difficile que la prepa.
Sous une autre forme.
Les chiffres sont implacables.

Une copine à ma fille hésite à aller à l’EPFL (l’alternative c’est MPSI à Joffre)

Pour aider les étudiants qui hésitent à franchir le pas, pourrais-tu nous dire ton niveau en terminale (moyenne au bac, notes pendant l’année) ? Quelles prépas avais-tu obtenues sur Parcoursup ?

C’est pour nous donner une petite idée du niveau qu’il faut avoir pour réussir à l’EPFL…

Epfl est bien plus difficile que la prepa.
Sous une autre forme.
Les chiffres sont implacables.

Quelles chiffrées ? Pour cela il faudrait pouvoir comparer à niveau d entrée égale. Et connaître les taux d échec globaux de prépas pour un niveau de sortie donnée. Sachant qu on sort de prépas en L2 et que le bachelor de l epfl est sur 3 ans.
Et comme en plus on étudie pas la même chose notamment en seconde année, on va comparer des choux et des carottes.

La question c est : est ce que c est grave si j ai « perdu » deux ans ? Pour moi la réponse est non. Il n y a pas besoin de trouver de solution si on est prêt à persévérer la ou on est. Pour ce qu il faudrait changer pour réussir, à mon avis ce n est pas le genre de question qui se resoud sur forum. Mon conseil serait plutôt de se trouver un mentor, si besoin avec l aide de Papa, Maman.

W.

A w7.
Je ne suis pas certain que ce soit une question de niveau absolu (et plus encore depuis l inflation des notes françaises).
Mais aussi beaucoup de mindset.
Faut vraiment faire preuve d autonomie.
Il n y a personne pour te dire de bosser dur.
Et c est bien pour cela qu il faut aider le posteur a comprendre ce qui coince.
Pas seulement le rassurer ou lui dire d aller ici ou la.
Ce travail là il faut le conduire dès maintenant.
Pas besoin d attendre 6mois sabbatique et/ou de préparation au 2nd semestre.
Par exemple y a t il un pb avec les mathématiques (c était le cas d un de mes proches en bachelor d info).

Cette fille qui hésite avec joffre, elle irait dans quel bachelor de epfl.
Un autre de mes proches va entamer un bachelor génie civil.
Il sait précisément ce qu il veut faire.
(Et en plus il vit déjà en suisse :wink:)
Dans ce cas de figure, la question se pose moins…

Ajax59, post:1, topic:136623 a écrit:

j’avais échoué l’année dernière …
très bien réussi le premier semestre de cette année …
ce 2eme semestre est fini, et je ne pense pas le passer

C’est un schéma qui est bien documenté pour l’effet des redoublements dans le secondaire (amélioration transitoire, puis retour au niveau de performances initial). Il est possible que ce ne soit pas différent pour les premières années du supérieur.
Il y a notamment un effet de démotivation à refaire n fois plus ou moins les mêmes trucs.

Je suggère en général d’aller de l’avant. Dans 10 ans le fait d’être passé par l’EPFL, une autre école ou un master ne vous paraîtra pas si important.

L’EPFL c’est vraiment dur. De l’ordre de 50% seulement des étudiants entrés obtiennent un diplôme de l’EPFL (bachelor ou master - c’est pas clair..).

Là le souci est qu’il est tard pour candidater en L2.

Quel est votre département de résidence ? Qu’est ce qui avait motivé ce choix de l’EPFL ? Avez vous un projet pro (l’ingénierie, c’est vaste) ?

noiraud1, post:14, topic:136623 a écrit:

Là le souci est qu’il est tard pour candidater en L2.

Sa crainte c’est de ne pas valider le deuxième semestre de L1. Si sa crainte se concrétise, sa L1 ne sera pas validée, juste le premier semestre, il ne peut pas chercher une L2 en France, indépendamment des dates de clôture des candidatures (il est encore temps par endroit).

Pour le posteur : il y a beaucoup de questions pertinentes dans les différentes interventions. Si tu veux bien prendre le temps de réfléchir/répondre à certaines le forum te serait plus utile

Mon_Crabe, post:15, topic:136623 a écrit:

Sa crainte c’est de ne pas valider le deuxième semestre de L1. Si sa crainte se concrétise, sa L1 ne sera pas validée, juste le premier semestre, il ne peut pas chercher une L2 en France, indépendamment des dates de clôture des candidatures (il est encore temps par endroit).

Je crois comprendre qu’il a réalisé 2 années d’études à l’EPFL (?).

Les ECTS ce n’est jamais qu’une convention administrative (dans un sens comme dans l’autre), les licences prennent bien qui elles veulent, surtout dans certains coins où elles ont du mal à remplir.
Ce serait vraiment dommage de devoir recommencer en L1 après tout ce travail.

Deux années d’études pour un échec en L1 (deuxième semestre). MAN est une année préparatoire puis 1er semestre ok et deuxième semestre en risque de pas ok. Donc 30 ects.

Tant que nous n’avons pas les réponses aux questions…

grenadine, post:17, topic:136623 a écrit:

Donc 30 ects.

Oui.

Mon point est qu’il ne faut pas accorder tant d’importance aux ECTS.
C’est un truc administratif, le responsable de licence fait bien ce qu’il veut (dans un sens comme dans l’autre).

S’il est encore temps, et si c’est une solution envisagée (c’est un autre débat), il faut vraiment tenter le coup.

30ects suisses pour entrer en L2 française ?
Ca va être chaud un 10 Juillet… mais ca se tente.
certaines fac sont effectivement plutôt cool.
Mais tant qu on ne connait pas son bachelor ni son lieu de résidence c’est le brouillard.

Il a fini ses examens samedi dernier.
Donc rien ne l empeche de répondre… faut savoir suivre ses sujets.

y a une cinquantaine de cpge scientifiques en phase complémentaire.
Si c est une piste envisagée faut réagir vite.
Idem s il veut quitter l ingénierie mais ce serait dommage.
Quel est le projet ?

Visiblement, l’auteur est parti en vacances :grin:




unmecindecis, post:13, topic:136623 a écrit:

Cette fille qui hésite avec joffre, elle irait dans quel bachelor de epfl ?
Un autre de mes proches va entamer un bachelor génie civil.
Il sait précisément ce qu il veut faire.
(Et en plus il vit déjà en suisse :wink:)
Dans ce cas de figure, la question se pose moins…

La copine de ma fille irait en info à l’EPFL et donc hésite avec la MP2I de Joffre (et non pas MPSI comme je l’avais écrit)

L’argent ne pose pas de problème dans cette famille et elle vit à Montpellier

D’après ma fille, elle est vexée de ne pas avoir été accepté dans une grande prépa parisienne et elle cherche donc quelque chose de plus prestigieux, ce qui est pour moi une mauvaise idée.
Elle a envisagé pendant un moment d’aller dans une université londonienne…