Voilà j’aimerais savoir quelles écoles d’ingénieur après une MP sont les plus succeptibles de préparer à la finance? Il y a les très grandes et généraliste bien sûr, mais je pense pas que je pourrais y rentrer. Pour le moment je suis juste en MPSI mais étant assez attiré par ce domaine je me renseigne un peu. Merci
Ce fut maintes et maintes fois rabaché et rabaché sur ce forum, mais bon…
En gros, il y a : ENSAE (Mines-Ponts, difficile d’accès, légèrement plus que les Mines de Sté/Nancy) ; ENSIMAG (CCP, assez sélective aussi, il faut finir au moins 800-900 alors qu’il y a plus de 6500 candidats en MP) mais déjà plus portée sur l’info.
Puis après des écoles moins connues, comme l’ISFA, etc…(je ne sais même pas sur quel concours c’est)
ISFA(Lyon) , ISUP(Paris) => Ce ne sont pas des écoles d’ingés mais elles forment pour la finance, et elles ont chacun leur concours a part ![]()
ils forment pas vraiment pour la finance l’ISFA pour les assurances et l’ISUP pour les statistiques et assurances.. Il y a comme même une différence!!
pour la finance il y a l’ENSAE , l’Ensimag , l’Ensiie a aussi une option finance et biensur les grandes généralistes.
finance , finance c’est la mode en ce moment mais attention avec la crise …
extaupin a écrit:
finance , finance c’est la mode en ce moment mais attention avec la crise …
+1
Merci.
extaupin a écrit:
finance , finance c’est la mode en ce moment mais attention avec la crise …
Je ne savais pas que c’était la mode! Du moins je ne connais personne de mon entourage (de classe) qui soit intéressé par la finance. Oui j’ai bien remarqué qu’il y avait une crise, mais elle va bien s’arrêter un jour quand même! (J’espère) Mais si la branche se ferme je ferai de l’info je pense, parce-que je ne suis pas non plus braqué à 100% sur la finance!
Je me renseigne car on voit pas mal d’école où on est « sencé » pouvoir faire de la finance, mais au final quand on y regarde de plus près il n’en reste pas beaucoup. L’ENSIMAG me parait pas mal, mais comme vous l’avez dit, être dans les 800 premiers doit être assez dur…
Le mieux ne serait pas de faire un master finance après l’école? Je m’aperçois que beaucoup de personnes entre en master finance après avoir passé par une école d’ingénieur quelconque. Après si j’arrive à intégrer l’ENSIMAG y’a pas besoin vu que cette école propose un double diplome en ingénierie financière…
La finance est très à la mode, et les meilleurs masters de France sont très sélectifs, y compris pour les élèves sortant des meilleures écoles.
Et effectivement, comme les autres forumeurs te le disent, la crise n’est pas seulement abstraite. J’ai des amis qui en ressentent l’impact, ne serait-ce que pour trouver un simple stage, et pas forcément en finance.
Si la situation économique va évidemment se redresser dans… un certain temps
, le monde de la finance en sortira peut-être profondément bouleversé (en matière de rémunérations, mais aussi de pratiques). Les Etats vont probablement essayer d’encadrer les pratiques et de mettre un peu d’ordre dans ce petit monde.
Un peu de lecture avec un petit article tout récent tiré du Monde..
A Dauphine comme à l’Essec, les masters en finance revoient leurs débouchés
LE MONDE | 09.10.08 | 13h53 • Mis à jour le 09.10.08 | 19h41 Réagir (23) Classer E-mail Imprimer PartagerPartager:
Dans les salles de marché, nul besoin de préciser ce qu’est le « 203 », le master « Marchés financiers, marchés des matières premières et gestion des risques » de l’université Paris-Dauphine. Chaque année, une trentaine d’étudiants intègrent après une sélection drastique - à peine 10 % des candidatures sont retenues - ce cursus bac + 5, l’un des plus cotés.
A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l’après-midi.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offertsFormés à devenir spécialistes des marchés financiers, la majorité des diplômés du « 203 », se retrouvaient au « front office », notamment comme traders. Mais Dauphine, comme les grandes écoles de commerce, commence à s’adapter à la nouvelle donne de la crise. L’une de ses conséquences devrait être le retour en grâce des métiers de « middle office » (analyse et contrôle des risques) et de « back office » (gestion administrative et comptable des opérations), des fonctions jusqu’à présent boudées par leurs diplômés.Les enseignants sont aussi conscients qu’ils devront aider davantage leurs étudiants dans la recherche de stages et d’emploi. « Jusqu’à présent, la grande majorité de nos diplômés trouvaient un emploi avant même la fin de leurs études, désormais ce ne sera pas aussi facile », estime Carole Gresse professeure de finance et directrice du master « 203 ».
A l’Essec, la promotion 2007-2008, actuellement en stage, devrait être la première victime de la contraction du secteur. Pour amoindrir le choc, la grande école de commerce a déjà prévu de multiplier les rencontres avec les recruteurs qui permettront d’offrir des offres d’emploi mais aussi de sensibiliser les étudiants à une palette plus complète des métiers qui leur sont accessibles.
ENSEIGNER LES FONDAMENTAUX
« Nous essayons de rassurer les étudiants en leur expliquant que les métiers ne disparaissent pas du jour au lendemain mais aussi que la réussite professionnelle ne passe pas que par le « front office » », confirme Michel Baroni, professeur de finance et responsable des mastères spécialisés (les diplômes labélisés par la Conférence des grandes écoles) « Techniques financières » et « Assurance-finance ».
Les écoles n’ont pas adapté pour l’instant leurs cours à la tourmente financière. Cependant, selon leurs responsables, la crise donne plus de poids à la nécessité d’enseigner les « fondamentaux » de la finance. « J’insiste beaucoup sur l’analyse des phénomènes économiques qui explique ce qui se passe sur les marchés, sur l’économie réelle, sur les risques de la spéculation… », indique Carole Gresse. " Les étudiants que nous avons actuellement en cours, et qui ont choisi de s’engager dans la finance en pleine crise, ont une approche très studieuse, soucieux de se préparer au mieux à un métier difficile."
Sensibiliser les étudiants aux dérives de la finance est aussi plus facile dans un contexte de crise. « Les mises en garde que nous faisons habituellement n’ont plus rien d’abstrait aujourd’hui », reconnaît Michel Baroni à l’Essec. « S’il y a bien un moment où l’on peut alerter sur les excès et le côté grisant de la finance et avoir une chance d’être entendu, c’est maintenant. »
Mais les masters de finance sont très loin d’avoir perdu leur attrait. A Dauphine, la promotion 2007 a été la première à être confrontée à une situation moins favorable en termes de débouchés. « Pour autant, à ma grande surprise, la filière a attiré autant de candidats que les années précédentes », note la responsable du « 203 ». A l’Essec, avec 400 candidats pour 60 places, « les étudiants sont venus plus nombreux que jamais ».
Catherine Rollot
En plus des maths et de la prog’, la finance m’intéresse aussi mais n’ayant pas réussi à avoir l’ENSIMAG, je suis à l’ISIMA où les options 3 et 4 peuvent déboucher sur de la finance.
Voir ici par exemple.
Je profite de ce sujet pour poser mes quelques questions ; auriez-vous de plus amples renseignements sur l’ENSIIE qui pourrait m’interésser faute d’avoir l’ECP par exemple. En effet, bien que spécialisée dans les nouvelles technologies, cette école semble offrir quelques débouchés dans la banque, les assurances d’après leur site. Mais quel genre de métier ? Informaticien dans une banque ou quelque chose de plus proche de la gestion ?
J’aimerais également connaître le profil d’un centralien ou autre formé dans le domaine économie/finance. Sont-ils tous des quants ? Ou peut-il y en avoir ayant un profil gestion ?
Je voudrais également savoir si les cursus école d’ingénieur->HEC en MBA sont fréquents, si l’école est un facteur déterminant. Sur ce dernier point je pense que non, car un de mes colleurs en physique m’a parlé d’une de ses connaissances diplômée de Chimie Montpellier qui fait actuellement un master à HEC après avoir été recrutée sur dossier.
Enfin, étant donné que je m’intéresse à la haute fonction publique, je voulais savoir si hormis les polytechniciens, il était possible de suivre à l’ECP, aux Mines ou autre, une formation parallèle pour passer (et réussir) le concours de l’ENA.
Je profite de ce sujet pour poser mes quelques questions ; auriez-vous de plus amples renseignements sur l’ENSIIE qui pourrait m’interésser faute d’avoir l’ECP par exemple. En effet, bien que spécialisée dans les nouvelles technologies, cette école semble offrir quelques débouchés dans la banque, les assurances d’après leur site. Mais quel genre de métier ? Informaticien dans une banque ou quelque chose de plus proche de la gestion ?
J’aimerais également connaître le profil d’un centralien ou autre formé dans le domaine économie/finance. Sont-ils tous des quants ? Ou peut-il y en avoir ayant un profil gestion ?Je voudrais également savoir si les cursus école d’ingénieur->HEC en MBA sont fréquents, si l’école est un facteur déterminant. Sur ce dernier point je pense que non, car un de mes colleurs en physique m’a parlé d’une de ses connaissances diplômée de Chimie Montpellier qui fait actuellement un master à HEC après avoir été recrutée sur dossier.
Enfin, étant donné que je m’intéresse à la haute fonction publique, je voulais savoir si hormis les polytechniciens, il était possible de suivre à l’ECP, aux Mines ou autre, une formation parallèle pour passer (et réussir) le concours de l’ENA.
Je n’ai pas trop le temps, mais je vais faire quelques remarques.
Les cursus école d’ingé → MBA sont très fréquents. C’est même la raison d’être des MBA que de recruter des hauts potentiels de tous les horizons. En France, ces hauts potentiels sont notamment les diplômés des écoles d’ingénieur. Après, pour HEC, tout dépend. Déjà, il faut savoir que les HEC - ESSEC - ESCP ne vont que rarement convoiter un MBA d’HEC, parce que ça sonne très redondant, sans réelle valeur ajoutée. Ils viseront des MBA avec une réelle visibilité internationale, i.e. l’INSEAD (en France), ou un top MBA US (Sloan MIT, Chicago, Harvard BS, Stanford et quelques autres), tout comme certains d’élèves sortant des top écoles d’ing (groupe A).
En gros, pour travailler en France, un MBA HEC peut être un réel catalyseur, et ça peut vraiment en valoir la peine selon moi (le MBA de l’ESCP est à la traîne, et l’ESSEC n’a plus de MBA positionné sur ce secteur). L’INSEAD, c’est tout à fait différent (beaucoup plus international dans son recrutement comme dans ses ambitions et ses horizons), et c’est un bon ton au-dessus.
Tout ça pour dire que, justement, les élèves sortant d’écoles bonnes ou moyennes, ambitieux et débrouillards dans leur travail, sont des profils idéaux pour faire un MBA à HEC par exemple. Après, il ne faut pas céder aux simplismes médiatiques. Faire un master à HEC, ce n’est pas la même chose que d’y faire son MBA, et c’est encore autre chose que d’être diplômé du cursus Grande école HEC. La renommée d’une Business School est assez variable selon le programme considéré. Et les classements, souvent assez foireux, entretiennent les confusions (classiquement, le classement du Financial Times où HEC se targue d’être premier).
Petite remarque : En principe, même si les populations des MBA ont tendance à se rajeunir, on y postule après quelques années d’expérience professionnelle, a fortiori lorsque l’on sort d’une école relativement moyenne et que l’on ambitionne un bon MBA. Si tu postules dès ta sortie de l’école, ton diplôme pèsera beaucoup plus lourd que si tu postules après plusieurs années dans le monde du travail.
Pour les écoles d’ingé, il n’y a pas que les X et les Centraliens qui peuvent travailler dans l’assurance ou la banque. Je sais que, par exemple, pas mal d’amis de mon frère ont suivi à la fin de leur cursus Supaéro de base une formation en management & business proposée par l’école. Certains ont continué à HEC, en MBA notamment, les 2 écoles entretenant des rapports privilégiés (Rama, le directeur d’HEC, étant Ginette - Supaéro - MBA Hec à la base, ceci expliquant en partie cela). Beaucoup de ceux qui ne partent pas travailler dans le spatial/l’aviation vont travailler dans l’assurance/banque (de mémoire, mais mes souvenirs sont flous, 20%). Je suppose que c’est le cas pour pas mal d’élèves des écoles d’ingé du groupe A.
Pour l’ENA, il est toujours possible pour un scientifique de passer le concours Master bac +3 de Sciences Po (Master Affaires Publiques). Il suffit d’avoir une licence universitaire. Et très sincèrement, c’est un peu la joyeuse loterie et je pense que toute personne un peu intelligente a ses chances. C’est la voie royale. Renseigne-toi, il y a 3 épreuves écrites obligatoires (langues, culture générale et une option - je crois qu’on peut prendre « méthodes quantitatives » = maths).
J’ai passé l’année dernière mon oral de Sciences Po et dans mon jury, j’avais justement un Supaéro - ENA. Mais je crois que c’est l’exception qui confirme la règle, car même pour les X, aujourd’hui qu’ils ne disposent plus de « passe-droits » pour l’ENA (d’où le cas VGE), je crois qu’il y a peu d’énarques ayant fait une école d’ingé. Les autres formations significativement représentées dans les admis sont HEC, ESSEC, ENS (parfois couplés justement à Sciences Po) et IEP de province. Je parle du concours externe évidemment, car c’est autre chose pour la voie interne.
J’espère ne pas être trop flou
.
Ben a écrit:
Pour les écoles d’ingé, il n’y a pas que les X et les Centraliens qui peuvent travailler dans l’assurance ou la banque. Je sais que, par exemple, pas mal d’amis de mon frère ont suivi à la fin de leur cursus Supaéro de base une formation en management & business proposée par l’école. Certains ont continué à HEC, en MBA notamment, les 2 écoles entretenant des rapports privilégiés (Rama, le directeur d’HEC, étant Ginette - Supaéro - MBA Hec à la base, ceci expliquant en partie cela). Beaucoup de ceux qui ne partent pas travailler dans le spatial/l’aviation vont travailler dans l’assurance/banque (de mémoire, mais mes souvenirs sont flous, 20%). Je suppose que c’est le cas pour pas mal d’élèves des écoles d’ingé du groupe A.
On donne souvent en exemple les écoles généralistes du groupe A (centrale, mines, x..) ou les moins généralistes comme Supaero et Telecom pour partir faire de la finance après, mais qu’en est-il des écoles un peu moins renommées? A part l’ENSIMAG, on ne cite jamais d’écoles de CCP par exemple… Est-ce que les banques/assurances ne recrutent que parmi les meilleurs?
Et dans le même ordre d’idée, à quelle difficulté se situent à peu près les concours pour entrer à l’ISFA et l’ISUP ? Pour l’ENSAE il me semble que c’est à peu près du niveau Mines Nancy ou Saint Etienne, mais on ne parle presque jamais des deux autres ici, si vous avez des renseignements je suis preneuse ![]()
(je sais que ce n’est pas vraiment le même type de concours puisqu’il n’y a que des maths, de l’anglais et du français pour l’ISFA et l’ISUP, au contraire de l’ENSAE qui est sur les Mines, mais c’est juste pour avoir un ordre d’idée, si vous connaissez des gens qui y ont été admis ou autre…)
Merci d’avance ![]()
Cachou a écrit:
Et dans le même ordre d’idée, à quelle difficulté se situent à peu près les concours pour entrer à l’ISFA et l’ISUP ? Pour l’ENSAE il me semble que c’est à peu près du niveau Mines Nancy ou Saint Etienne, mais on ne parle presque jamais des deux autres ici, si vous avez des renseignements je suis preneuse
(je sais que ce n’est pas vraiment le même type de concours puisqu’il n’y a pas que des maths, de l’anglais et du français pour l’ISFA et l’ISUP, au contraire de l’ENSAE qui est sur les Mines, mais c’est juste pour avoir un ordre d’idée, si vous connaissez des gens qui y ont été admis ou autre…)
Je n’ai jamais passé ni les concours de l’ISUP ou de l’ISFA, mais j’ai fait pas mal de sujets et connais pas mal de gens qui y ont été admis. Globalement, les sujets (de maths) sont intéressants en général, mais très guidés (mon sentiment était que chaque partie pouvait faire une ou deux questions sans indications de l’X… mais peut-être mon jugement est-il faussé). De mon point de vue, je classe ces épreuves à la même difficulté que les épreuves de CCP (à peu près).
Le mieux est de regarder les annales des sujets, disponibles sur les sites des écoles…
Cachou a écrit:
On donne souvent en exemple les écoles généralistes du groupe A (centrale, mines, x..) ou les moins généralistes comme Supaero et Telecom pour partir faire de la finance après, mais qu’en est-il des écoles un peu moins renommées? A part l’ENSIMAG, on ne cite jamais d’écoles de CCP par exemple…
Ne pas oublier que l’ENSIMAG est l’une des écoles d’application pour les X…
Ouais, enfin les X qui veulent faire de la finance ont un choix plus évident à leur disposition ![]()
Mais l’ENSIMAG est une très bonne école! Qui mérite encore plus de reconnaissance de la part des taupins. Elle est à mon sens d’un meilleur niveau que la plupart des écoles qui lui sont malheureusement souvent préférées…