je rouvre donc ce sujet dans la bonne case !
je me permets de réagir car cela fait plusieurs fois sur le forum que je vois une remarque sur le " pas super" bon plan des écoles de chimie du point de vue accés à l’emploi.
Cette filière est elle à ce point sinistrée ? ( ma fille s’orientant en PC l’année prochaine même si elle ne sait pas encore quel domaine l’intéresse vraiment je me pose des questions) et à part le numerique/AI/info quels sont les secteurs "vraiment « super bon plan » du point de vue de l’emploi ? notament à partir de PC;
merci
Je ne fais pas du tout avancer le débat en disant que c’est pareil pour la biologie
Même problème que la chimie ?
Je ne sais pas du tout
cela fait des annees (au moins 20 ans) que le secteur de la chimie est en crise en France
mais cela n’empeche pas de trouver quand meme mais il faut pouvoir se demarquer (donc DD, doctorat, ou autres competence de niche).
mais on parle maintenant de reproduire des medicaments en France, et le nucleaire inclus de la chimie egalement. Donc personne ne peut predire quel sera l’etat du secteur dans quelques annees.
la quasi totalite des secteurs d’activite sont cycliques et une carriere, c’est long, un secteur « super bon plan » un jour peut etre sinistre dans 5 ou 10 ans (quand je suis sortie d’ecole, une bulle internet venait d’eclater, l’info n’etait pas un bon plan…)
a tres court terme, l’automobile est tres incertain, mais l’armement se prepare a embaucher (a deja commence). numerique/AI/info, oui mais attention, il faut un bon niveau d’expertise sinon, la concurrence avec les chinois/indiens est extrement rude. le nucleaire est en train de redemarrer fort egalement.
maintenant, aller en PC ne veut pas dire devoir faire sa carriere en Chimie ou info. toutes les ecoles sont accessibles apres PC, on peut faire de la meca, de l’elec, de l’info, etc. et ne pas confondre secteur et metier. on peut faire de l’info pour une boite dans le nucleaire et faire de la meca dans une boite qui fabrique des machines pour l’industrie chimique.
donc en fait pas vraiment d’inquietude a avoir
(Merci d’avoir ouvert votre nouveau sujet dans la section Trouver votre école ici.)
En attendant qu’encore d’autres personnes vous répondent, vous pouvez aussi chercher quelques messages dans les archives :
https://forum.prepas.org/search.php
chimie chômage
ou directement par le lien suivant : https://forum.prepas.org/search.php?keywords=chimie+chomage&terms=all&author=&sc=1&sf=all&sr=posts&sk=t&sd=d&st=0&ch=300&t=0&submit=Rechercher
et consulter la liste des concours PC de SCEI :
https://www.scei-concours.fr/stat2024/pc.html#rg31
à savoir par exemple que le diplômé de Chimie Montpellier avait des meilleures notes que celui d’une autre école de chimie du même concours CCinp Chimie, et qu’a priori il part ensuite mieux armé dans sa vie professionnelle ultérieure (NDLR : sur la base de l’adage : on ne prête qu’aux riches !
Le soleil, la mer, que demander de plus, non ?!
).
Idem pour un diplômé de Chimie ParisTech sur le concours - prestigieux - de Mines-Ponts, ou a fortiori, encore mieux un ESPCI (i. e. s’il a raté les oraux d’admission à l’École polytechnique).
Par ailleurs, un diplômé de ESBS Strasbourg - Chembiotech peut être incité à aller travailler en Allemagne, compte tenu du fait que l’industrie chimique allemande est en meilleure forme que la française (sachant qu’ils sont incités à savoir parler l’allemand dans cette école).
En conclusion, les meilleurs sauront s’en sortir.
Il faut éviter de faire n’importe quoi et finir en reconversion en licence informatique après une carrière molle en chimie.
Et puis à part les écoles de chimie, il y a près de 200 écoles différentes, donc un élève de la voie PC n’est pas obligé de devenir chimiste.
Chimie paris vient de signer un accord avec centrale Paris (en sus d Espci et agro)
Chimie Montpellier (qui propose une filière nucléaire) a également un accord avec les mines d ales.
Comme rappelé par Piroud, le tout est de savoir se démarquer.
Trouver la bonne spécialité (matériaux, orga etc…)
Jouer la carte de l international (double diplôme)
Pousser si besoin jusqu au doctorat (cifre, cotutelle, etc…)
Bref construire son parcours et non le subir.
Attention aux à priori et clichés…et aux « on dit que… »
Ne pas oublier une chose : dans la pharma et l’agro, le nucléaire comme le disait Piroud par exemple, ça recrute au taquet et ça recherche plein de profils « chimie ». J’en viens…
Dans la chimie, ça recrute aussi, et pas que des chimistes…J’y suis
Et aussi en aparté : quelqu’un qui sort d’une école de chimie pourra faire de la qualité ou de la maintenance ou tout autre chose et dans n’importe quel autre secteur.
Il n’y a vraiment que le tech’ de labo ou l’opérateur de prod’ qui ne fera vraiment que de la chimie
De toute manière, tout est amené à bouger (tout bouge) très vite, le cliché du type ingénieur spécialisé dans un domaine qui travaille toute sa vie dans ce même domaine est révolu.
Le magistère de physico-chimie d’orsay est également une excellente formation.
Plutôt orienté recherche.
A considérer pour un PC.
Merci à tous pour vos avis éclairés.
je vais faire suivre à ma fille.
Il y a aussi le génie chimique à ne pas oublier qui peut être sympa si l’on veut travailler dans l’industrie chimique, design d’installations, optimisation des procédés, et bien d’autres choses…
Plus axé industrie que les écoles de chimie mais on peut très bien faire de la recherche après aussi, donc ça reste très ouvert.
J’étais fan de chimie en prépa, ma prof de chimie à l’époque m’avait parlé justement de ces écoles de génie chimique (je ne connaissais pas du tout à l’époque), c’est la voie que j’avais choisie et que je ne regrette pas un seul instant plus de 25 ans après ![]()
L ensic et ensaciet (ex igc) sont des références en génie chimique.
Aucun pb de débouchés.
Je ne savais pas que le secteur était encore « sinistré » actuellement.
D’après mon expérience déjà début des années 90 c’etait difficlie de trouver un emploi dans la chimie (du moins niveau ingénieur mais peut être parce que je m’y suis mal pris…).
J’ai fait l’ENSCR (chimie Rennes) pas par vocation mais parce que je ne voulais pas rempiler pour une 5/2 pour avoir mieux.
Et à l’époque il n’y avait pas les banques de concours pour faciliter l’accès à tous les concours possibles et imaginables.
De souvenir mon père m’avait inscrit aux concours des ENSI chimie, ENSI « Physique » (il me semble bien que c’était 2 concours séparés entre les 2 type d’ENSI), ESTP et ENAC ingénieur (soit 4 concours différents).
J’ai ensuite enchainé par l’IAE Paris - Panthéon Sorbonne (DESS CAAE) et fin 92 j’étais sur le marché de l’emploi.
Après 1 an et demi de recherche en vain dans le secteur de la chimie (des centaines de lettres manusrites car pas de candidature en ligne il y plus de 30 ans) je me suis retrouvé « par harsard » dans une SSII (connue de la place de Paris à l’époque) et filiale d’IBM depuis peu alors.
Bien heureusement j’étais tombé dans l’info de puis l’adolescence (l’info de la 1ère moitié des années 80 avec ces listings interminables à recopier dans les magazines…
) et j’aurai choisi une ENSI type ENSIMAG si j’avais pu.
Je suis maintenant dans le département informatique d’une grande banque française et je ne regrette rien (mais je le répète la chimie n’était pas mon choix de coeur).
Tout ça pour dire (mais c’est peut être hors sujet) qu’avec n’importe quel diplome d’ingénieur en France on est formé pour s’adapter à toute situation et on peut trouver une voie dans n’importe quel secteur (pas initialement celui auquel on se destinait).
Bien heureusement j’étais tombé dans l’info de puis l’adolescence (l’info de la 1ère moitié des années 80 avec ces listings interminables à recopier dans les magazines… >
> ) et j’aurai choisi une ENSI type ENSIMAG si j’avais pu.
AMHA c’est pour ca que l’histoire ce termine bien. Parceque faire des etudes bac +5 pour faire un metier pour laquel on a strictement aucune formation je trouve ca domage. Fin des années 90, j’ai cotoyé des « ingenieur informaticiens » qui ne savaient pas ce que c’etait que la complexité algorithmique…
je n’ai pas de retour récent mais je confirme le tableau.
j’ai croisé dans une grande banque une quantité impressionnante de chimistes.
Soit à des postes en finance (responsable du controle de gestion Directeur financier)
Soit en informatique : au début développeur puis responsable de projet, etc…
Pour ces derniers (formés au cobol en quelques semaines/mois), le sujet était surtout de pondre rapidement du code, pas forcément de qualité, et du coup pas forcément facile à maintenir mais c’est un autre sujet.
Si on fait le choix d’une école de chimie, il faut que ce soit un choix de coeur.
Et mettre toutes les cartes de son côté : bonne spécialisation, international, éventuellement PhD.
J’ai connu un gars très doué en informatique (autodidacte) qui a préféré après une PC lacher l’ESTP pour faire de l’info à P6.
Dans les années 80, les concours étaient totalement atomisés.
Il y avait par exemple 3 concours distincts pour les écoles de chimie : chimie centre (espci, chimie paris, strasbourg et lyon de mémoire), chimie sud et chimie nord !
Aujourd’hui il y a 2 fois plus d’écoles d’ingé (200).
4 concours (et pas 20)
Et les écoles ont progressivement recruté sur toutes les filières (ensae, ensam).
Il n y a donc plus aucune contrainte.
Un PC qui veut faire de l’info le peut (sans necessairement intégrer ensimag ou n7 comme jadis).
Tout est open.