Ecoles pour intégrer Accenture

eldaedhel a écrit:

[quote=« barth95 »]
Oui ben oui, fonder une startup, dans cette conjoncture, excellente idée.
Voilà, réaction typique en France :grin:
[/quote]
Tout à fait ! Etant intéressé par des postes décisionnels de l’entreprise (et pas pour le salaire) mais ayant quand même envie de vivre un peu pour moi, ça sera du conseil en strat si j’y arrive, ou de l’entrepreneuriat, mais pas en France.
J’ai vu mon père laisser sa peau à reprendre une PME, je n’ai pas envie de faire pareil bien que je pense que c’est une vocation enrichissante (mais difficile dans tous les cas) :wink:

Jean-Porte a écrit:

La fiscalité n’est pas trop écrasante pour ça ?
Disons qu’une partie du travail consiste à adapter le business model (au sens génération de flux cash nets de taxes) à la fiscalité (en France ou ailleurs); après, il y a tout un tas d’artifices pour réduire le poids fiscal en France. Les grands groupes savent faire ça très bien, il faut s’en inspirer :slight_smile:
squaro a écrit:
On ne se lance pas dans les start-up d’abord pour l’argent même si c’est évidement l’objectif à atteindre. D’abord c’est la passion et la volonté de se dépasser.
Comme disait Coubertin, « l’important c’est de participer »? Je ne suis pas d’accord, car il faut avoir une vision moyen-terme et ‹ de croissance › dès la création, ce qui j’ai l’impression manque souvent en France (heureusement il y a des exceptions comme Critéo par ex.).
squaro a écrit:
Car il faut accepter l’idée que l’on peut travailler « pour rien » (au sens financier du terme). Ça tout le monde n’en est pas capable (souvent car l’entourage ne peut comprendre pourquoi on est pas tranquille dans une grosse société du CAC40 avec tous les milliers d’avantages ..)

Voilà désolé faut pas me lancer sur le sujet :slight_smile:
Là tout à fait d’accord, on manque de talents qui sont prêts à commencer « from scratch ». Si une part plus importante des diplômés des écoles A/A+ se mettaient à réellement « façonner l’avenir technologique » [comme leurs illustres aînés du XIXème siècle] au lieu de baver sur la strat’, les salles de marché ou les postes de fonctionnaires pépères, la France ne serait pas si en retard en termes d’innovation :slight_smile: oui, c’est un petit coup de gueule :grin:

eldaedhel a écrit:

[quote=« squaro »]
On ne se lance pas dans les start-up d’abord pour l’argent même si c’est évidement l’objectif à atteindre. D’abord c’est la passion et la volonté de se dépasser.
Comme disait Coubertin, « l’important c’est de participer »? Je ne suis pas d’accord, car il faut avoir une vision moyen-terme et ‹ de croissance › dès la création, ce qui j’ai l’impression manque souvent en France (heureusement il y a des exceptions comme Critéo par ex.).
[/quote]
Je n’ai pas dit qu’on n’avait pas besoin de vision, de stategie et d’un business model.

Je dit juste que si l’argent est ta motivation première, je ne pense pas que cela soit la forcement la filière dans laquelle tu dois te lancer à la sortie d’une école d’ingénieurs.

Il faut un minium de désir pour effecteur ce choix.

PS : très bon exemple criteo, en plus un Supelec :slight_smile:

barth95 a écrit:

[quote=« eldaedhel »]

[quote=« barth95 »]
Oui ben oui, fonder une startup, dans cette conjoncture, excellente idée.
Voilà, réaction typique en France :grin:
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Tout à fait ! Etant intéressé par des postes décisionnels de l’entreprise (et pas pour le salaire) mais ayant quand même envie de vivre un peu pour moi, ça sera du conseil en strat si j’y arrive, ou de l’entrepreneuriat, mais pas en France.
J’ai vu mon père laisser sa peau à reprendre une PME, je n’ai pas envie de faire pareil bien que je pense que c’est une vocation enrichissante (mais difficile dans tous les cas) :wink:
[/quote]
Tu verras, tu te rendras vite compte que tu n’apprends pas à créer de la valeur en faisant du conseil en stratégie. En stratégie, tu te bases sur des modèles et des données qui pré-existent, alors que la création de valeur est par essence la remise en cause de ce qui existe.
Pour la reprise de PME, c’est exactement ce dont le pays a besoin pour pérenniser son modèle, surtout faire grossir des PME jusqu’à une taille critique (€50m de CA). C’est effectivement difficile, mais les diplômés du top tier des écoles savent gérer un fort degré de complexité, n’est-ce pas? :wink:

squaro a écrit:

Je n’ai pas dit qu’on n’avait pas besoin de vision, de stategie et d’un business model.

Je dit juste que si l’argent est ta motivation première, je ne pense pas que cela soit la forcement la filière dans laquelle tu dois te lancer à la sortie d’une école d’ingénieurs.

Il faut un minium de désir pour effecteur ce choix.

PS : très bon exemple criteo, en plus un Supelec :slight_smile:
A mon avis, si tu as une vision, une stratégie, un business model, ton objectif est de facto de générer de la valeur pour tes actionnaires donc ton but premier c’est de générer du cash (sinon ils iront investir ailleurs si à même degré de risque/effort - le ‹ ailleurs › rapporte plus).
Je ne questionne pas l’aspect du désir, de la motivation et du goût du challenge, car c’est effectivement un aspect fort et qui devrait être mieux valorisé (via facilité de financement par ex.) :slight_smile:
Critéo c’est un superbe exemple qui devrait être cité dans toutes les écoles d’ingés. Voilà la voie à suivre!

« Pour tes actionnaires[…] » hummmm on doit pas parler de la même chose alors :slight_smile:
Tu voulais peut-être dire investisseur ?

Et quand on sort du domaine web/programmation, et que l’innovation en vue est technologiquement difficile et qu’il faut plusieurs années de R&D, comment tu concilies ça avec l’objectif « premier » de générer du cash ?

Ce que dit Squaro, c’est qu’en montant une start up, il faut éventuellement être prêt à ne pas gagner d’argent avant un certain temps qui peut durer longtemps. Et même après, rien ne garantit que la start up grossisse et devienne très rentable, même si c’est l’objectif, à terme.

Ca en dit long sur la valeur ajoutée (faible) et l’ouverture d’esprit (faible) de ces grosses boites de consulting qui ne font en gros que…bref :slight_smile:

Sinon, non, on ne monte pas une boite en pensant qu’elle va couler…sinon mieux vaut rester coucher. Cela dit il faut tout de même être réaliste et bien connaître les « conditions aux limites ».

c’est peut-être qu’une impression, mais rien ne me donne envie de créer une entreprise en France… J’ai l’impression que créer de la valeur, prendre un risque, c’est aussi devoir accepter que son travail soit dénigré lorsqu’on commence à en récolter les fruits. (bref, on vous en veut presque si vous gagnez beaucoup)

« Et quand on sort du domaine web/programmation, et que l’innovation en vue est technologiquement difficile et qu’il faut plusieurs années de R&D, comment tu concilies ça avec l’objectif « premier » de générer du cash ? »

Ben tout est une question de terme, de cash dispo au début et de bénéfice/risque.
Il est certain que la r&d n’est pas un investissement pépère et qu’il faut avoir les reins solides…mais ça peut payer.

Sinon je ne fais pas parti de ceux qui crachent sur la start. Le conseil aux CEO des grosses boites est aussi important.
C’est juste un tout autre métier qu’entrepreneur qui crée sa boîte « from scatch ».

D’ailleurs ce sont pas les mêmes qui sont bons dans la création pur, dans la direction de boîtes plus importantes, ou dans le conseil.

eldaedhel a écrit:

[quote=« barth95 »]

[quote=« eldaedhel »]
Voilà, réaction typique en France :grin:
Tout à fait ! Etant intéressé par des postes décisionnels de l’entreprise (et pas pour le salaire) mais ayant quand même envie de vivre un peu pour moi, ça sera du conseil en strat si j’y arrive, ou de l’entrepreneuriat, mais pas en France.
J’ai vu mon père laisser sa peau à reprendre une PME, je n’ai pas envie de faire pareil bien que je pense que c’est une vocation enrichissante (mais difficile dans tous les cas) :wink:
[/quote]
Tu verras, tu te rendras vite compte que tu n’apprends pas à créer de la valeur en faisant du conseil en stratégie. En stratégie, tu te bases sur des modèles et des données qui pré-existent, alors que la création de valeur est par essence la remise en cause de ce qui existe.
Pour la reprise de PME, c’est exactement ce dont le pays a besoin pour pérenniser son modèle, surtout faire grossir des PME jusqu’à une taille critique (€50m de CA). C’est effectivement difficile, mais les diplômés du top tier des écoles savent gérer un fort degré de complexité, n’est-ce pas? :wink:
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L’idée étant pour moi de faire un parcours entrepreneuriat → strat ou strat → entrepreneuriat. Je me donne les moyens de faire le 2e car le 1er est déjà moins dépendant du diplome (je suis en train de changer d’orientation). Je ne pense pas que partir sans expérience d’entreprise soit une solution rationnelle pour monter sa boite en priant qu’elle ne coule pas rapidement. La strat me parait être un bon moyen de voir des cas divers et variés, et d’engranger rapidement assez d’expérience pour avoir une vision globale de comment ça se dirige et ça se monte une entreprise. (Et je ne parle pas forcément de grands cabinets de strat, j’ai pas pour ambition de devenir CEO d’une CAC, c’est vraiment le truc qui me plairait le moins je pense. Etre indépendant de ses actionnaires c’est un luxe que seuls les dirigeants de PME peuvent se permettre… à leurs dépens)

barth95 a écrit:

L’idée étant pour moi de faire un parcours entrepreneuriat → strat ou strat → entrepreneuriat. Je me donne les moyens de faire le 2e car le 1er est déjà moins dépendant du diplome (je suis en train de changer d’orientation). Je ne pense pas que partir sans expérience d’entreprise soit une solution rationnelle pour monter sa boite en priant qu’elle ne coule pas rapidement. La strat me parait être un bon moyen de voir des cas divers et variés, et d’engranger rapidement assez d’expérience pour avoir une vision globale de comment ça se dirige et ça se monte une entreprise.
On a eu une conférence de Laurent Berger si je me souviens bien, qui nous disaient qu’ils encourageaient leurs consultants à aller monter une boîte 3-4 ans pour revenir chez eux ensuite. Le conseil en strat me semble moi aussi pas si mal pour monter sa boîte (même si je ne suis intéressé ni par l’un ni par l’autre)

Il faut arrêter avec les plans sur la comète avec l’entreprenariat.
On fait pas 4 ans en start puis 4 entrepreneur, puis on revient , etc…
C’est souvent un concours de cirsonstances qu’il faut provoquer.

Si vous voulez créer votre boîte faites le tout suite et sûrement pas après 4 ans de start.
Sinon rien ne vous dit que vous le ferez un jour.
D’ailleurs le mieux est de commencer pendant ses études

squaro a écrit:

Il faut arrêter avec les plans sur la comète avec l’entreprenariat.
On fait pas 4 ans en start puis 4 entrepreneur, puis on revient , etc…
C’est souvent un concours de cirsonstances qu’il faut provoquer.

Si vous voulez créer votre boîte faites le tout suite et sûrement pas après 4 ans de start.
Sinon rien ne vous dit que vous le ferez un jour.
D’ailleurs le mieux est de commencer pendant ses études
Dans les fait, il y a pas mal d’ex-consultants qui se lancent après deux ou trois dans l’entrepreneuriat. Je n’ai pas de données chiffrées pour l’ensemble du secteur, mais je sais au moins que pour certains cabinets, ce n’est pas négligeable.

Quant à savoir si c’est mieux de le faire dans un sens ou dans l’autre, je n’en ai aucune idée :smiley: Je laisse les connaisseurs seuls juges.

barth95 a écrit:

Etant intéressé par des postes décisionnels de l’entreprise (et pas pour le salaire) mais ayant quand même envie de vivre un peu pour moi, ça sera du conseil en strat si j’y arrive, ou de l’entrepreneuriat, mais pas en France.
cela n’est pas un peu optimiste tes ambitions professionnelles et vouloir du temps pour toi ?
le conseil en strat a la reputation d’etre parmi les emplois les plus exigeant en terme d’horaire, et les entrepreneurs que je connait le sont 24h/24h 365 jours/an (en particulier au debut de leur entreprise)

barth95 a écrit:

ayant quand même envie de vivre un peu pour moi, ça sera du conseil en strat
Cherchez l’erreur :wink:

Si tu veux avoir du temps pour toi, le conseil en strat n’est peut-être pas le poste le plus indiqué.

(oups, grillé)

Tan Phi a écrit:

[quote=« barth95 »]
ayant quand même envie de vivre un peu pour moi, ça sera du conseil en strat
Cherchez l’erreur :wink:

Si tu veux avoir du temps pour toi, le conseil en strat n’est peut-être pas le poste le plus indiqué.

(oups, grillé)
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+1 :slight_smile:

Tu as songé à la fusion-acquisition aussi ? :smiley:

Sinon, je suis l’opposé parfait de l’entrepreneur mais au fond je ne suis pas certain que cela prenne tant de temps que ça. La seule chose notable, et je pense qu’elle est de taille, c’est que la frontière entre vie privée et vie professionnelle est pratiquement disparue. On rentre plus difficilement du travail en mettant son travail de côté jusqu’au lendemain matin lorsque l’on créé sa boîte…

J’ai « connu » plusieurs personnes qui ont créé leur cabinet de conseil, souvent après deux ou trois ans en conseil pour acquérir les techniques et un peu de légitimité, et cela semble s’être bien passé pour eux.

Quant à la quasi-impossibilité d’entreprendre en France sous-entendue ici, je crois qu’elle tient surtout du fantasme collectif : oui il a des impôts et de la paperasse, mais il ne faudrait pas non plus fantasmer la situation chez nos voisins. Il y a tous les dispositifs possibles et imaginables pour accompagner les jeunes entrepreneurs dans leur démarche.

Pour le temps que cela nécessite cela dépend de ton expérience, de la phase à laquelle est ton projet, et .. de toi.
On peut y passer ses journées et week-end si on veut, ou n’y passer que quelques heures par jour. Tout est une question de choix :slight_smile:
Je pense qu’il est nécessaire de maximiser ses heures de travail « efficaces » et j’essaye de passer plus de temps à dormir.

Après il y a des phases lors de l’expansion de ta société où la charge de travail nécessaire devient critique / nombre de personnes qui sont dans ta société..

Pour ceux qui veulent en savoir plus quelques lectures « classiques » :

gettingreal.37signals.com/
paulgraham.com/articles.html