ENAC (cursus Ingénieur en particulier)

Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue à bord du topic dédié à : L’Ecole Nationale de l’Aviation Civile
Je recommande une escale sur le site officiel de l’école : http://www.enac.fr/
Posez vos questions ici. Après, en tant qu’ (ex-élève) ingénieur (cursus iENAC), j’avoue que je serais moins efficace pour ce qui est des formations de pilote et d’iCNA.

EDIT du 27 juillet 2013 : Ci-dessous un extrait du rapport de la CTI (Commission des Titres d’Ingénieurs), qui a renouvelé l’habilitation de l’ENAC à délivrer le diplôme d’ingénieur.
En 2011, la CTI a écrit:

L’école nationale de l’aviation civile (ENAC) est un établissement public national à caractère administratif (EPA). Elle est placée sous la tutelle du ministère en charge de l’aviation civile. Au sein du ministère, elle est rattachée à la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Ses règles d’organisation et de fonctionnement sont fixées par le décret 2007-651 du 30 avril 2007 (modifié par le décret 2010-1552 du 15 décembre 2010). L’adéquation entre les objectifs et les moyens est contractualisée par une convention annuelle entre l’ENAC et la DGAC. Créée en 1949, elle est localisée à Toulouse depuis 1968. L’école délivre un diplôme unique (titre d’ingénieur diplômé de l’ENAC, sans spécialité), en formation initiale sous statut d’étudiant et par la VAE. Elle diplôme environ 120 ingénieurs par an, elle accueille actuellement environ 315 élèves ingénieurs (sur un effectif global de 1432 inscrits dans l’ensemble des formations).

Outre le cursus d’ingénieur, l’ENAC propose des formations à partir du niveau bac+1 et accueille des doctorants. Elle forme à la plupart des métiers du domaine du transport aérien et accompagne ainsi les besoins de formation de l’ensemble des acteurs publics et privés de ce domaine. Le spectre des métiers auxquels forme l’ENAC est large. Il couvre les activités des agents d’exploitation jusqu’à celles des pilotes de ligne en passant par celles des ingénieurs ou encore des contrôleurs aériens.

[…]

1/ Formation
L’ENAC forme en trois ans des ingénieurs du transport aérien capables d’étudier, de développer, d’intégrer, de valider, de surveiller, d’acheter, de certifier et d’exploiter les
systèmes complexes du transport aérien dans une stratégie de développement durable. L’activité de l’ingénieur l’ENAC s’exerce dans l’industrie aérospatiale, les sociétés de service et d’ingénierie informatique. Après un socle commun de compétences, les élèves ont le choix entre trois dominantes : Télécommunications aéronautiques, Informatique et trafic aérien, Techniques aéronautiques. Puis en 3ème année, ils choisissent des parcours plus individualisés. Un contrat de professionnalisation, notamment avec Aéroports de Paris, est en cours de finalisation et sera opérationnel dès la rentrée 2011.

[…]

3/ Synthèse de l’évaluation
La CTI note tout d’abord le professionnalisme de l’école en matière de formation et d’assurance qualité, professionnalisme sans doute lié à l’expérience de formation de publics variés et au secteur industriel concerné (transport aérien) où la qualité et la sécurité doivent être la règle. Cela s’est traduit notamment par la clarté du dossier soumis à la CTI.
La CTI a noté les points forts de l’école :

  • la spécificité de l’ENAC : seul établissement d’enseignement supérieur généraliste dans le domaine du transport aérien (en France, voire en Europe),
  • les relations avec les partenaires industriels avec un souci constant d’amélioration,
  • le tutorat par des ingénieurs diplômés (inspection d’études) pour chaque promotion d’ingénieurs ENAC
  • l’environnement de l’école, lié à sa localisation géographique, avec toutes les activités de l’aéronautique et du spatial,
  • la qualité des moyens humains et matériels, le dynamisme et la cohérence de la gouvernance.
    Et ses **points faibles **:
  • un nombre d’heures encadrées trop important, ce qui limite l’autonomie des élèves,
  • l’insuffisance de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour privilégier le travail personnel des élèves,
  • la formation par la recherche insuffisamment exploitée,
  • les relations internationales qui demandent à être encore développées.
    Voici un lien vers l’étude complète : cti-commission.fr/IMG/pdf/en … 201104.pdf
    Je pense qu’on peut difficilement trouver jugement plus objectif, fiable sur Internet. :wink:

J’ai vu qu’à l’ENAC on pouvait devenir ingénieur fonctionnaire, donc C’est quoi un ingénieur fonctionnaire? On est payé par l’État, mais on travaille sur quoi?

(c’est tout ce que j’ai comme questions pour l’instant… :frowning: mais ça va venir :slight_smile: )

Bonsoir,
allez dans l’ordre :smiley:

:arrow_right: l’accès :
On devient ingénieur ENAC fonctionnaire (IENAC fonc’) exactement de la même façon que pour être ingénieur ENAC civil (ce que je suis :slight_smile: ) : il faut passer les CCP en fin de Spé et avoir un rang suffisant pour y accéder; la seule différence est que le rang requis pour être fonc’ est beaucoup plus petit que celui pour civil. Ca se comprend : 4 pris en fonc’s, 37 en civils, et aussi la rénumération pendant les études ^^
Disons qu’en MP, il faut être 200 min. pour l’un et 1200 min. pour l’autre. moi j’étais que 790ème donc OUT :frowning:

:arrow_right: Pendant les 3 ans d’études d’ingénieur :
Une fois rentrés dans l’école, les fonc’ suivent exactement les mêmes cours que tous les autres.
Les fonc’ sont rémunérés pendant leur scolarité, la rémunération brute annuelle est de :
1ère année : 16 800 Euros
2ème année : 30 000 Euros
3ème année : 32 400 Euros
En outre, ils bénéficient d’une formation gratuite mais obligatoire au pilotage.

:arrow_right: Perspectives d’emploi à la sortie :
A leur sortie, ils sont destinés à travailler au sein de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). La DGAC dépend du ministère des transports (c’est déjà lui qui me verse mes bourses et non plus le crous)
La DGAC est le premier employeur des IENAC’s fonc’ *explication donnée en ******.
Le but premier de la DGAC est de garantir la sécurité et la sûreté du transport aérien français. Elle s’organise en différents services et/ou directions : la Direction de la navigation aérienne, la direction des programmes aéronautiques, la direction des transports aériens, le service de la formation aéronautique et du contrôle technique, le service des bases aériennes, les 7 directions de l’aviation civile, centre d’essais en vols…
Tout IENAC fonc’ pourra évoluer dans l’un de ces domaines.
*******Néanmoins les IENAC fonc’ ont un contrat de 7 ans avec la DGAC et ils ne peuvent la quitter sous peine de tout rembourser Enfin ils sont SURS d’avoir un travail à la sortie de l’ENAC et ils ont la sécurité de l’emploi :wink: . Et par ailleurs au bout de ces 7 ans, ils peuvent très bien travailler dans le privé comme leurs potes civils (Airbus, Air france, EADS, Dassault, CNES, Onera, Eurocontrol, Thalès, Rockwell, SNECMA)
**A la première embauche **, le salaire brut annuel vaut :
→ 35,6 Keuros pour les civils
→ 38 Keuros pour les foncs
Chiffres à considérer avec extrême prudence, comme pour tout école d’ingé.

Voilà. :slight_smile:

Merci!

Merci.
Pouvez-vous parler une peu sur le concours ENAC-SUP.
Merci.

En sup, on peut passer un concours pour rentrer à l’ENAC, c’est vrai.
Mais c’est pour devenir pilote de ligne pas ingénieur !

Bon si je ne parle que de ce concours, voilà ce que j’en dirais :
:arrow_right: les inscriptions démarrent très tôt dans l’année, ça a sans doute déjà commencé :exclamation:

:arrow_right: à l’écrit, aux alentours de mars-avril, il ya juste trois épreuves : maths, physique et anglais, chacunes affectées du même coefficient.
En anglais, c’est assez chaud paraît-il.
Dans les matières scientifiques, il s’agit d’un QCM. Le programme en maths est celui des PCSI et le programme de physique est celui des MPSI , ie on prend le plus facile des deux à chaque fois
A noter : le programme ciblé tient compte du fait que les profs n’ont pas traité toutes les grandes parties dans le même ordre, donc no soucy :sunglasses: )
Il ya aussi des notes éliminatoires : <5 en maths, physique, <8 en anglais.
Le lieu des épreuves est celui du centre d’écrit le plus proche de chez toi

:arrow_right: A l’oral, il faut se déplacer à Toulouse et passer des épreuves à l’ENAC en juin. Il y en a deux séries je crois.
Encore de l’anglais, des tests psychotechniques, un entretien avec deux pilotes et un autre encore avec un psyhologue du travail.

:arrow_right: On peut tenter ce concours 3 fois (même en Maths Spé si on veut, et soit dit en passant ce sont eux qui sont majoritaires à réussir) tant qu’on n’a pas 23 ans.

Voilà, je ne suis pas sûr à 100% de ce que j’ai dit, je suis pas passé par là :blush:

Edit : ah j’oubliais, en tout dernier il y a une visite médicale également déterminante.

il paraît que les ingénieurs ENAC doivent faire 64h (ou un nombre proche de ça) de vol par an, ce sont les fonctionnaires seulement ou les civils peuvent-ils le faire également? et c’est pendant les études ou après?

en fait c’est mon père qui travaille au CEMPN qui m’a dit ça mais je n’en sais pas plus :laughing:

sinon peut-on intégrer l’ENAC en étant en PC ou PSI? est-ce plus difficile que pour les MP? et quels sont les différences lorsque l’on y est intégré (on étudie la même chose?)

P.S. : le concours pour devenir pilote fait peur :open_mouth:

:arrow_right: Les civils peuvent le faire également mais ils doivent payer une partie contrairement aux fonc’ :imp: :wink: (enfin y a quand même un bon 2/3 du prix originel prévu pour un individu \lambda qui saute)

:arrow_right: On le fait pendant les études : il y a un examen théorique à passer, le PPL, qui est prévu dans l’emploi du temps (ceux qui ne le passent pas parmi les civils ont leur journée libérée). Il s’agit de l’équivalent du code pour conduire, et il est nécessaire et suffisant pour les heures pratiques.
Pour ces heures là, disons que les IENAC n’ont jamais cours le jeudi après-midi donc ils en profitent pour y aller.

:arrow_right:

sinon peut-on intégrer l’ENAC en étant en PC ou PSI? est-ce plus difficile que pour les MP? et quels sont les différences lorsque l’on y est intégré (on étudie la même chose?)

  1. PC ou PSI permettent tous deux d’intégrer en IENAC
  2. c’est pas plus dur pour une filière en particulier. Les MP sont plus nombreux à CCP alors on en prend plus.
    3)4) Différences : aucunes car on est tous regroupés en une seule promo, et on étudie tous la même chose

Flyrik,
bonsoir!
si tu n’es pas trop fatigué…peux-tu nous parler du concours ICNA?
la difficulté est-elle comparable au concours CCP ?
as-tu des conseils à donner pour ce concours special?
as-tu hésité entre IngEnac et ICNA ?
Merci beaucoup.

ok merci de ta réponse, je voulais à tout prix aller en MPSI l’année prochaine (pour aller à l’Enac éventuellement) mais je vais réfléchir à la question finalement car je pensais qu’on ne faisait pas la même chose après être intégré

cette école semble très sympathique ^^

mais à la sortie de l’école, ce « PPL » sert à quoi?

@Darkpit : ce PPL ne sert qu’à avoir un permis pour voler en quelque sorte. D’ailleurs attention, PPL désigne l’épreuve théorique, il y a d’autres appellations pour la pratique, ATPL notamment.
Mais non, je vois mal en quoi ce pourrait être un avantage pour un ingénieur, quand bien même serait-il à fond dans l’aéronautique dans son boulot par la suite :confused:
Ca peut agrémenter le côté pesonnalité qui apparaît sur un CV, à la rigueur.
Moi je le passe pas en tout cas, j’ai déjà pas mal d’activités.

@Hélène : le concours ICNA se passe en Spé, mais rassure-toi il est séparé exprès du pack « Mine-Centrale-CCP-X-ENS », les oraux idem.
Il s’agit également de QCM, et là encore l’anglais est la matière la plus importante… Pour l’oral, je sais pas trop mais les épreuves se rapprochent des oraux classiques qu’on a dans tous les concours.
Pour ce qui est du niveau d’accès, c’est dur de comparer vu que IENAC et ICNA ont des voies d’accès totalement séparées, et en plus IENAC se tente avec toute la clique des écoles de CCP, alors que pour ICNA, c’est la seule et unique formation.
Mais sans aucun irrespect pour les ICNA :
les meilleurs de CCP sont ceux qui pouvaient aller à Polytechnique, ENS, Mines Paris, Centrale Paris. Pour eux, CCP était une sorte de bouée de sauvetage. Dans le cas de ICNA, les meilleurs sont souvent ceux qui veulent ABSOLUMENT ICNA, et parfois ils ne passent qu’un seul, voire aucun concours en dehors de celui-là. Mais en même temps, il ya quand même pas mal d’écrémage entre le nombre d’inscrits et le nombre d’appelés (rapport de 10 entre les deux)
J’ai toutefois entendu deux ICNA dire qu’il n’étaient pas admissibles à CCP, donc c’est jouable, je pense.
Enfin le dernier point, je nai pas hésité entre IENAC et ICNA, je n’ai tenté que CCP. Je voulais une école d’aéronautique ou alors une école du TOP 3 bien sûr :wink: , ie X, ECP ou Mines Pa (on peut toujours rêver :grin: ) mais je suis très content de ce que j’ai (la preuve, j’ai refusé des centrales et des mines de province pour l’ENAC)
Pour tout dire, mon lycée n’avait pas envoyé d’élève à l’ENAC depuis assez longtemps quand j’y suis allé donc on ne m’a quasiment jamais parlé de cette école. J’étais limite pas conscient de l’existence d’une filière controleur aérien à l’ENAC, je croyais qu’on y formait que des ingénieurs et des pilotes, car on n’en parlait jamais ni en bien ni en mal (oui des gens disent du mal des écoles :unamused: )

Voilà.
:sunglasses:

Flyrik oublie de préciser qu’il se fatigue (il se fait tard) et qu’il répondra volontier dès demain 8h00 du matin, à vos questions, son agence « Flyrik represents IENAC&ENAC Corporation » ouvrira ses portes à cette même heure, une agence est en construction pour les horaires creuses telles 2h30 de l’après-midi, mais fonctionnera irrégulièrement.

Morphée l’attend.

MDR !!!
Mais c’est bon je peux veiller, j’ai pas cours demain matin :smiling_imp:
ce n’était peut-être pas ton cas, ô toi étudiant de prépa
:smiling_imp: :arrow_right:

RomMars (en message privé) a écrit:

Salut Flyrik je susi a Thiers en PC* et je suis interessé par les écoles d’aéro : on connait bien sur supaéro, mais moins les autres : toi qui est à l’ENAC, comment la trouves-tu? Qu’est-ce que t’y fait ? d’après toi quelle est la diff avec les autres écoles (d’aéro en particulier?) quelles sont les perspectives?
Jte demande pas mal je sais mais t’as peut-etre comme moi été désespéré par ses plaquettes qui ne te disent finalement rien..ça m’apporterait beaucoup!
Merci encore

Romain

Je me permets de rendre ce MP public, car maintenant qu’on a une section adaptée aux écoles d’ingé, autant faire profiter tout le monde de ces questions qui sont intéressantes d’ailleurs :smiley:
Faut aussi que j’avoue que j’ai pas envie de répéter 36 fois la même chose en MP. Je suis un peu flemmard :blush: :grin: même si je prends plaisir à renseigner :smiley:

J’y répondrai bientôt ^^ :sunglasses:

Merci Flyrik pour ces info.
Tu dis avoir préféré l’Enac à des centrales de province:
Centrale Lyon a une option aero en 3è année,
Centrale Nantes est très axée meca;la 3è année peut se faire à Paris(option aero).
Alors peux-tu eclairer ma lanterne :question:

Si on est interessé par l’aero,conseille tu Enseeiht hydraulique ou plutot l’Ensma?dans le cas ,bien sur, ou on n’a pas Ensica ou Enac(ni Supaero…)

Bonne soirée;et je peux attendre tes reponses,je ne suis pas pressée… :laughing:

Salut Hélène, désolé de ne pas répondre tout de suite, tu es 2ème sur liste d’attente après RomMars :laughing: :sunglasses: .
Je vous répondrai à tous deux demain soir, en ce moment je suis un peu overbooked :sunglasses: , puisque je suis membre organisateur du Forum Toulouse Technologies, qui s’est déroulé aujourd’hui et continue demain. :exclamation:
Etant toulousaine, tu dois être au courant :wink: et tu es la bienvenue pour y aller au parc des expositions :smiley: (si ça se trouve tu pourras pas voir cette info :blush: )
Donc voilà quoi, deux jours occupés de 8h à 20h, ça me laisse peu de temps. :unamused:
A bientôt.

Quelques petites infos supplémentaires sur le concours EPL (Elève Pilote de Ligne):

-Pour l’anglais écrit: Il s’agit d’un QCM basé sur des textes à trous (souvent extrait de la BBC). Les questions sont assez suptiles, et à moins d’être un crack en anglais, il faut un minimum d’entrainement pour assurer.
-Pour les sciences : Même si les sujets tiennent compte de l’avancement du programme, il y a toujours un exo de thermo et d’electromag (en mars ca fait un peu tôt quand t’es en sup) et de l’algèbre en math…Donc faut pas faire d’impasse sur ce qui est déjà fait, genre zapper la méca du point etc…
-L’oral d’anglais, c’est une colle en plus dure: c’est des extraits de reportage anglophone donc il y a un fond sonore chargé, et le reporter ne fait pas trop attention à son débit. Donc c’est pareil ca se prépare spécifiquement.

-Pour le nombre de présentation au concours c’est un peu différent de ce que Flyrik a dit: Les 3 présentations concernent les fois où tu as passé la barre des écrits. Donc tant que tu te fais bouler au écrits ca ne compte pas.

-Enfin, c’est vrai que la majorité des admis sont des spé mais cette année par exemple on a, si je ne me trompe pas, 8 sup sur 30 ce qui est déjà pas mal.

:arrow_right: La formation

On commence par 7 mois de théorie à l’ENAC où l’on prépare l’ATPL théorique (Airline Transport Pilot Licence, en gros c’est la licence de pilote de ligne théorique) qui comprends 14 certificats tels que Météo, Aérodynamique, Navigation… Puis après obtention de ces 14 certificats on s’attaque à la phase pratique qui dure environ 1 an et compte un peu moins de 200h de vol. Pendant cette phase on passe tout un tas de licence que je vais pas détailler, mais à la fin on se retrouve avec tout ce qu’il faut pour être embaucher dans une companie.

:arrow_right:Les débouchés

Alors là contrairement à ce qu’on entend souvent, les EPL n’ont pas leurs places réservés chez Air France. En gros il y a un arrangement avec Air France qui efectue une présélection en fin de phase pratique, afin de sélectionner les candidats qui ont le plus de chances. Suite à ça, on peut poser sa candidature à AF et bénéficier d’une procédure « allégée », mais rien n’est fait. Pour les autres, et ben ya toutes les companies du monde, l’instruction, etc… En général il y a a peu près 85% de la promo (voir plus) qui finit chez AF.

Il y aurait encore 1000 choses à dire car c’est une formation assez spécifique, par exemple l’ENAC n’est qu’un sous traitant: la direction générale de l’avion civile (plus particulièrement le SEFA) sous traite la partie théorique à l’ENAC…Pour plus d’infos, http://aeronet-fr.org/ sur le forum et rubrique ENAC.

Voilà j’éspère ne pas avoir été trop long…
+

PS: Un dernier point, je confirme que la visite médicale est très poussée, en plus c’est la dernière étape, donc en cas de doutes mieux vaut essayer de la passer avant. Après les vieilles légendes genre « il faut avoir 10/10 à chaque oeil » c’est plus d’actualité…

RePS: L’anglais est capital pour ce concours, et c’est souvent ça qui foire quand on arrive à la fin de la sélection car pour l’oral il faut une note supérieur à 10…Donc si y a bien un truc qu’il ne faut pas négliger c’est ça, et ça se bosse sur le long terme.

[size=109]Romain :[/size]

:arrow_right: L’ENAC est assez originale dans la mesure où on n’y forme pas que des ingénieurs et des mastères spécialisés, mais des pilotes, des contrôleurs aériens, des agents d’exploitation,…bref les différents acteurs de l’aéronautique civile.

:arrow_right: J’y fais quoi ?
[size=50]…rien :mrgreen:[/size]
-On reçoit une formation généraliste dans le monde de l’aéronautique : aérodynamique, navigation, météo, règles de l’air, économie du transport aérien
-des maths :stuck_out_tongue: : une bonne dose d’analyse (intégration, théorie de la mesure, distributions, transformations de Fourier), des probas, des stats, de l’optimisation (du calcul différentiel en fait, très théorique mais qu’on applique parfois sur des problèmes concrets, le but général étant souvent de minimiser… :unamused: )
-des enseignements techniques, ie informatique (langage C, java, structure assembleurs), traitement du signal, électromagnétisme, logique combinatoire, séquentielle, automatique(asservissements)
-de l’anglais de 3 à 4 heures par semaine.
Tout ça pour dire que les matières purement aéronautiques ne sont pas omniprésentes (7 heures max dans un total de 25-30)

:arrow_right: Un point TRES important, c’est d’ailleurs l’un des sujets de conversation les plus populaires à l’ENAC en première année :wink: , qui est le choix d’une « dominante » au second semestre de première année :astonished:
On a le choix entre :

  • Techniques aéronautiques, dite T
  • Informatique et trafic aérien, dite S
  • Electronique et télécommunications, dite L
    Là je parie que certains se disent « on s’enferme bien vite dans une option ». :arrow_right: :arrow_right: C’est faux : au contraire, ceci vous élargit à des perspectives autres que l’aéronautique, en particulier pour L et S. Le programme du premier semestre s’attache à nous présenter un échantillon des matières qui prédomineront suivant la filière choisie : on renforce l’automatique pour les T, le traitement du signal pour les L, la théorie des langages pour les S, etc…
    Et d’ailleurs, c’est pas seulement une option, puisqu’en sortant de l’école, vous portez carrément le titre d’ingénieur IENAC T, S ou L :exclamation:
    Il y a environ 45 % des cours où vous ne serez qu’avec des gens de même filière que vous :exclamation:
    Il va sans dire aussi que les trois sont de même qualité :unamused: mais l’une sera plus adaptée à un projet professionnel plutôt qu’une autre :wink:

:arrow_right: Les différences avec les autres écoles d’aéro : je pense que tu parles de Supaéro, Ensica, et Ensma. Les points de divergence viennent surtout du fait que ces 3 là, surtout N6K Nsma, font de la construction aéronautique, beaucoup de méca des fluides et tout. Nous on en fait un peu, mais on s’attache plus à l’environnement de l’avion qu’à l’avion lui-même (dans le sens mécanique et moteurs car les énaciens sont plus formés pour concevoir l’électronique de bord et les système de commande à mon avis).
Par rapport à Supaéro, on parle moins de spatial aussi, et on est un poil moins généraliste
[size=75]A notre décharge, les pots de Supaéro sont assez pourris niveau ambiance donc ils squattent systématiquement aux nôtres incognito, sous prétexte aussi qu’on est dans la même rue, mais parfois on les repère et là, ils prennent cher :sunglasses: :smiling_imp:
nan nan c’est pas une vengeance personnelle de pas avoir pu l’intégrer ^^, car je critique aussi l’N7 et N6K sur ces points :mrgreen: [/size]

:arrow_right: perspectives : des grandes entreprises d’aéronautique et spatial, comme Airbus, Thalès, Air France, Dassault, CNES, SNECMA, mais aussi d’autres comme Renault, EDF, Sagem…
Y a quand même des différences suivant L,S,T aussi :wink:

Voilou.

[size=109]Hélène :[/size]

:arrow_right: Centrale Lyon, j’étais pas admissible à 2 points près :frowning: , donc éliminé de ma liste de voeux : la question est réglée.
J’aurais pu aller à Centrale Lille, Nantes, Marseille vu mon rang après l’oral par contre…

:arrow_right:

attention, j’ai l’impression que tu fais l’amalgame entre mécanique et aéronautique. A l’enac, on en fait pas beaucoup !!, car pas spécialisée construction (cf pour Romain).
D’ailleurs j’aime moyennement la méca, comparée à d’autres branches de la physique. De plus, on fait moins de maths là-bas (Nantes) qu’à l’ENAC. D’ailleurs, je sais pas trop mais envisager déjà de déménager à Chatenay Malabry en 3ème année alors qu’on sait qu’on va à Nantes, je suis un peu réfractaire. C’est pas dans la même optique qu’un stage étranger je trouve, et puis c’est une OPTION aéro, rien de plus :wink:

:arrow_right:

Clairement Ensma !!!

Re-voilou :slight_smile:

Super ton temoignage Flyrik.
Je t’ai peut-ètre croisé au Parc des Expo… :wink:

Les ecoles specialisées aero etant très prisées,je me posais la question:
vers quelle autre ecole se tourner si on veut quand mème travailler chez Airbus,Dassault ou autre?

Comme tu dis,il y a seulement « une option rien de plus… » :wink: ,mais si ça permet d’y arriver aussi?

Bonne soirée.

Hélène a écrit:

Je t’ai peut-ètre croisé au Parc des Expo…
Tu y étais donc ? …
Bizarre car j’ai l’impression d’avoir vu pratiquement que des étudiants en école d’ingé…
Oui, je faisais partie des gentils (dés)organisateurs qui accueillaient les gens à l’entrée, en tenue très classe :sunglasses: :laughing:

Bref…

Les ecoles specialisées aero etant très prisées,je me posais la question:
vers quelle autre ecole se tourner si on veut quand mème travailler chez Airbus,Dassault ou autre?

Comme tu dis,il y a seulement « une option rien de plus… »

Je pense qu’en sortant des plus grandes écoles, ie X, ECP, et Mines Paris, il n’y a aucun problème :grin: :unamused: (d’ailleurs l’ENAC est une des rares sur CCP à être école d’application de l’X) sous réserve d’en vouloir suffisammment, comme partout :unamused: , mais j’enfonce des portes ouvertes.
Plus surprenant, l’ENPC, moins généraliste que les autres, peut donner des débouchés en aéronautique. Mais bon elle est pas accessible au premier venu, loin de là :confused: , car étant axée notamment sur le génie civil, les ingénieurs qu’elle forme peuvent être utiles dans les aérodromes (conception des pistes d’aterrissage, etc…) De plus, il y a également des migrations des Ponts vers l’ENAC, dans certains cursus particuliers donc on peut voir le lien avec l’aéro. On pourrait aussi imaginer l’ESTP à ce compte là.
Encore un autre exemple, Supélec, un peu plus accessible que les ponts généralement (j’y ai été classé à l’oral mais quasiment dernier et chais pas combientième sur liste d’attente :frowning: ) dont le cursus se rapproche de celui des IENAC filière L. (Je crois avoir déjà vu un avion dans une plaquette de Supélec :smiley: :laughing: )
Il y a également télécom Paris, voire Télécom Brest pour les télécommunications spatiales et aéronautiques et aussi l’Enseeiht hydraulique éventuellement :wink: , ou encore l’ENSPG qui balaye de nombreux domaines de la physique et l’ENSAM (je suis pas sûr là, si quelqu’un comme Alban pouvait confirmer :slight_smile: :question: )…
Après c’est vrai que les écoles d’aéro passent devant la plupart des autres pour accéder à une entreprise aéronautique. Lors d’une conférence avec des ex-IENAC embauchés à Airbus, certains nous ont dit que les Enaciens, de même que les Supaériens, les Caïens et les Ensmarques (Supazobiens, cacaïens et ensmatiques pour les intimes :smiling_imp: :grin: :wink: ), passaient assez souvent devant des miniers nancéens, stéphanois et des centraliens lillois, nantais lors des recrutements. :unamused: :confused: :confused:

Après, étant donné que l’école en elle-même ne fait pas tout, je pense que si on fait par exemple son stage de fin d’études dans une boîte d’aéro, on peut se lancer dans cette voie pourquoi pas ?
Par contre, pour des écoles plus spécialisées telles qu’il en existe beaucoup sur CCP, c’est clair que ce sera plus compliqué