ENS sur dossier

Bonjour,
Mon fils est en train de faire sa liste scei. Il était en PC, aime la physique et la chimie, et est intéressé par la recherche. Son vœu 1 est l’ESPCI, il est à environ 100 points au-dessus du dernier admis l’an dernier. On croise les doigts.
Ses vœux suivants étaient les ENS Lyon et Saclay (pas admissible à Ulm), mais il n’y a pas été classé (en raison notamment des notes des écrits en français, anglais et info et qq oraux moyens). il a toutefois été admis sur dossier à Lyon. S’il n’a pas l’ESPCI c’est son plan B. Cette difference de statut entraine-t-elle une différence de parcours (et une hiérarchie ?) entre fonctionnaires et admis sur dossier à l’ENS Lyon ? Pourra-t-il accéder aux mêmes stages, thèses etc, devra-t-il viser plutôt des labos privés ?

Merci d’avance

J’ai lu pas mal de témoignages sur ce sujet. Et ils sont unanimes pour dire que tout est fait au sein de l’école pour effacer les différences.

A priori aucune différence en dehors de la rémunération et de l absence d’engagement décennal.

Il est plutôt physique ou chimie ?

L Espci admet sur titres quelques normaliens en double diplôme. Il aura donc une 2nde chance si c est son voeu de cœur.

Accord également avec epfl en chimie notamment.

De source sûre, à Rennes et Saclay, aucune différence entre les 2 statuts au sein des formations. D’ailleurs, pas sûr du tout que les enseignants sachent qui est sous tel ou tel statut.

La paie est un avantage pour mieux vivre à côté mais pas dans l’école. D’ailleurs, l’engagement décennal n’est pas rien même si dans les ENS avec une thèse, il passe de 10 à 3 ans.

Les écoles gèrent depuis quelques années le recouvrement de la pantoufle (remboursement) et sont plus vigilantes.

De mon côté (il y a longtemps), j’ai bien reçu une demande de renseignement durant 10 ans pile après mon admission (2001-2011).

Pourtant, un copain parti faire une thèse à Toulouse et ensuite embauché par Airbus n’a jamais été embêté. A voir donc si c’est toujours le cas.

Donc oui admission sur dossier = réussir un concours sélectif = c’est tout aussi respectable et valorisable … et surtout ça change plus grand chose aujourd’hui. Un peu comme un PSI qui entre à l’ESPCI sur dossier (5 places) car l’école n’en recrute que par cette voie. Ce serait hilarant de voir un PC rentré sur concours aller le voir a la rentrée pour lui dire : moi j’ai eu le concours :sweat_smile:

Merci de vos retours. Il était très physique et a commencé à vraiment apprécier la chimie aussi en prepa. C’est ce qui lui plaît dans les 2 formations, la transversalité et ne pas choisir tout de suite. On a le sentiment que l’ESPCI est plus ouverte en termes de perspectives, dans le sens qu’elle semble amener à la fois vers la recherche dans le secteur privé comme public. Mais c’est peut-être mon regard qui voit la recherche publique comme un secteur très concurrentiel ! Pour l’instant mon fils n’a pas exprimé de domaine spécifique vers lequel il souhaite s’orienter. J’imagine que ça conditionnera les debouchés.

le choix de la majeure physique ou chimie s’effectue dès l’entrée en ens (lyon compris). Pour autant, il y a matière à cultiver la transversalité sans aucune difficulté.

J’ai parlé de l’accord entre l’ens lyon et epfl mais cela ne correspond pas forcément aux attentes de votre fils (il y a une dimension genie chimique). Il y a également un accord avec le poli Milano… et l’espci et chimie Paris (et d’autres écoles moins alignées avec son projet).

Pour cette histoire de public/privé c’est aussi une question de volonté personnelle.
Une statistique n’étant que la somme des volontés individuelles.
De façon plus concrète et pour raisonner aux bornes : si tous les physiciens de l’ens lyon veulent faire de l’astrophysique c’est sûr que c’est pas le privé qui va les embaucher.
Et s’ils briguent une carrière académique de type enseignant chercheur ben forcément c’est dans le public qu’ils iront. Ou les places sont comptées on est bien d’accord (penser aussi à l’international).

Un des nombreux moyens de finir dans le privé :

Pour faire une carrière académique, nul besoin d’être normalien. Surtout dans certaines disciplines comme la physique ou la chimie où ils sont ultra minoritaires. Un Magistère, une école d’ingénieur avec une spécialisation recherche possible (vrai pour de nombreuses écoles), suivi d’une thèse, suivi de 2 à 4 ans de contrats divers (ATER, post-doc, etc.), est le schéma classique. Quand par chance, un poste est publié, toutes ces dernières expériences et compétences comptent bien plus que l’école faites 7 ou 8 ans avant.

Le plus difficile étant que les planètes s’alignent … mais des départs en grand nombre sont prévus dans les 10 prochaines années et toutes les sections scientifiques sont concernées.

Sinon, une thèse c’est 2000€/mois, un contrat après entre 2000-2500 (classique) et très rare 3500€/mois (CEA par exemple). Un titulaire Mcf débute en général vers 28 ans à 2400€/mois après 7 à 8 ans d’études et 4 ans de contrats précaires. On fait ça par passion et pour la liberté intellectuelle car nos copains ingénieurs sont déjà tous à 3000-3500€/mois (voir plus) au même âge (et bossent depuis déjà un moment avec un bon salaire). C’est différent à l’étranger (mieux valorisé).

Je crois qu’il n’y a quelques mesquineries logistiques qui existent, comme le tarif des repas ou des places de logement.

Il faut éviter les ‘je crois que’

Le tarif des repas j en doute (source ?)

Pour les logements sur ulm 0 différence.

A Lyon je ne sais pas. Des travaux semble t il.

La logique voudrait que ce soit au contraire les non rémunérés qui soient prioritaires :frowning:

En effet.

A Lyon la résidence côté sciences (site Monod) est en travaux cette année, donc exceptionnellement fermée. La résidence Bonnamour (site Descartes) est accessible selon des critères de priorité et notamment, bien vu Father : les normaliens étudiant (dossier) sont prioritaires sur les normaliens fonctionnaire (concours)

Ça se passe comment quand on valide une admission sur SCEI dans une école d’ingénieur et que quelques jours après le 31 juillet, on est appelé pour une admission sur dossier dans une ENS ? On doit démissionner de l’école en question si on accepte l’ENS et ça libéré une place pour quelqu’un fin août ?

Si tu ne vas pas au jour de la rentrée dans l’école d’ingénieurs qui t’a admis, tu en seras démissionné d’office.

Si tu fais ta rentrée en école d’ingénieurs et que après tu es admis en ENS, tu peux informer l’école d’ingénieurs que tu vas libérer une place en démissionnant pour aller en ENS.

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Ce n est pas tout à fait la question posée.

Une démission après le 31 juillet (non obligatoire) après le 2nd appel va effectivement libérer une place pour le 3eme appel du 25 août.

La démission peut donc rendre service à un taupin mais à ce niveau supposé d ecole, rien n oblige l ecole a recourir au 3eme appel.

scei et les candidatures sur dossier sont totalement étanches. Sauf si un candidat préféré une ens sur dossier alors qu il l a sur concours…

Ça manque de contexte la question.

Je suppose que l appel de l ens (sur dossier) a lieu après le 2nd appel parce qu un autre candidat a été appelé justement par scei lors du 2nd appel.

Cela paraît envisageable.

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