ENSAM / Arts et Métiers ParisTech

[size=200]ENSAM / Arts et Métiers ParisTech[/size]
[size=150]École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers[/size]
ensam.fr

Je me lance le premier : je fais une petite synthèse de tout ce que j’ai pu écrire depuis un moment sur le forum.

:exclamation: Cette page est encore un brouillon… je ferai mieux au fur et à mesure (suivant le temps que j’ai).

ADMISSION

Répartition sur les différents centres

L’ENSAM est réparti sur huit centres, dont seuls sept sont accessibles en 1re année :

  • Aix en Provence
  • Angers
  • Bordeaux
  • Châlons-en-Champagne
  • Cluny
  • Lille
  • Metz
  • Paris (2e et 3e année seulement)

Pour l’affectation du centre ENSAM, on a en priorité celui qui est le plus près géographiquement. Ainsi, si tu viens de Nantes, tu auras en priorité Angers, si tu viens de Strasbourg, tu auras Metz, d’Amiens, Lille, etc.

Ensuite, il est évident que les gens les mieux classés ont également priorité. Un élève classé 120e en PSI et qui demande un centre éloigné géographiquement, aura des chances de l’avoir. Par contre, s’il est classé 600e… je doute.

Filières d’origine

La filière importe peu du moment que c’est une prépa (sauf ATS ou TSI). Par contre, pour les DUT, les BTS, les ATS et les TSI, seuls certains centres en prennent.
En effet, la 1re année est « adaptée » : les MP / PSI / PC d’un côté, les PT de l’autre et le reste mélangé de temps en temps avec les PT. Du coup, pour éviter des groupes à effectifs trop réduits, on limite l’accès à certains centres pour les filières « minoritaires ».

En 2007 le nombre de places au concours a été :

  • MP 40 (concours e3a MP)
  • PC 20 (concours e3a PC)
  • PSI 260 (concours e3a PSI)
  • PT 550 (banque PT)

La tendance est à la diminution du « quota » de PT et à l’augmentation de celui de PSI. L’évolution est logique : depuis quelques années, on constate que le niveau des PT qui rentrent à l’ENSAM baisse. Du coup, on en prend moins. Ça vient surtout du fait que d’autres écoles s’ouvrent à la PT, notamment les Centrales, l’X… écoles dans lesquelles les bons élèves préfèrent aller.
À l’inverse, le niveau du dernier PSI ou MP entré a tendance à augmenter, donc on en prend plus.

Sera à retravailler un peu.
[i]Il y a moins de place pour les PC parce que ce n’est pas trop la vocation de cette filière. C’est rare d’entrer en PC en ayant l’idée d’intégrer l’ENSAM. Du coup, il y a moins de candidats.

Ensuite, les quotas sont fixés en fonction du niveau des élèves. On estime qu’un candidat doit avoir tel niveau pour pouvoir prétendre à une école (ce n’est pas spécifique à l’ENSAM). En effet, s’il y avait 700 places comme en PT, tous les PC qui voudraient l’ENSAM, même les moins bons, pourraient entrer.

Du coup, avec ces seules 20 places, le dernier admis en PC aura à peu près le même niveau que le dernier admis en PSI ou en PT. Donc en comparaison aux autres filières, ce n’est pas particulièrement plus difficile d’entrer à l’ENSAM. Si ça te tente vraiment, ça vaut le coup de passer le concours : tu n’es en théorie pas plus désavantagé que dans une autre filière, même si dans la pratique, c’est un peu plus dur (pas de beaucoup).

La plus grosse difficulté sera… une fois entré ! Il y aura la SI à rattraper. [/i]

ENSEIGNEMENT

Étant donné que l’ENSAM est répartie sur sept centres en 1re année, et sur huit centres en 2e et 3e année (avec des enseignants différents), les remarques données ci-dessous sont susceptibles de varier…

1re année
En première année, la matière « phare » est la construction mécanique. Ça englobe le dessin industriel, les calculs de roulements, les dimensionnements d’engrenages, les projets de conception…
Ce n’est pas toujours très apprécié des élèves, mais ça dépend aussi beaucoup du centre.
En parallèle, il y a un peu d’électricité, assez intéressante… mais ce n’est pas la vocation de l’école ! (donc c’est moins développé)
La partie mécanique est assez conséquente (mécanique des milieux continus, théorie des poutres droites et courbes, éléments finis).

2e année
La 2e année est répartie en deux « blocs » d’un semestre chacun :

  • génie mécanique ;
  • génie industriel.

SCOLARITÉ

À retravailler…
[i]Maintenant, Paris n’est plus imposé : tu peux faire toute ta scolarité à l’ENSAM sans mettre les pieds à Paris (je ne compte pas les oraux d’admission).
Si tu veux choisir une option de 3e année (UEE : Unité d’Enseignement d’Expertise) qui n’est faisable que dans ton centre de 1re année, il est mieux de changer de centre pour toute la 2e année (semestres 7 et 8 pour la dénomination universitaire).
Par contre, si tu n’est amenée à changer de centre que pour un semestre, ça sera le S8 (soit le 2e semestre de 2e année).

J’ai envie de préciser aussi que même si tous les centres de province proposent une ou plusieurs UEE, la plupart se passent quand même à Paris.

Puisqu’on est dans le sujet, il y a aussi une chose dont je n’ai pas parlée : les masters de recherche. Ils peuvent « remplacer » la 3e année (on ne fait pas d’UEE) et permettent d’obtenir un double diplôme :

  • le diplôme ENSAM ;
  • un master de recherche.
    Ça demande plus de boulot, mais ça ouvre des portes en R&D par exemple.[/i]

CURSUS PARALLÈLES

Double-diplôme ENSAM-Supélec
Pour ce qui est de rentrer à Supélec, pour moi (Alban), le concours a été plus difficile que l’admission sur titre par l’ENSAM, et c’est ce que pensent tous ceux qui ont suivi le même cursus que moi.
Par contre, j’en connais qui étaient classés à Supélec au concours et qui n’ont même pas été retenus aux présélections pour cette admission sur titre. Donc je pense que ce n’est pas tout à fait les mêmes critères…

À propos de ces critères justement, je pense qu’ils reflètent bien le fonctionnement des deux écoles.
À l’ENSAM, c’est essentiellement basé sur le projet, le « savoir faire ». Quitte à ne pas comprendre toutes les subtilités (par exemple, on ne va pas chercher quelle est la fréquence des tensions dans une machine asynchrone du moment que ça tourne, qu’on sait en piloter la vitesse, le couple et qu’on comprend globalement ce qu’il y a derrière). Comme l’admission sur titre est basée sur les critères académiques (résultats aux tests et examens) à l’ENSAM, on juge donc ta capacité à mettre en oeuvre des choses.
À l’inverse, à Supélec, on mise beaucoup plus sur la compréhension des phénomènes. On met tout en équation, on calcule, on démontre (c’est très matheux comme manière de faire). C’est tout à fait dans la continuité de la prépa. Autant le dire aussi : après deux ans passés à l’ENSAM, c’est assez difficile de s’y remettre ! (on y a pas fait de « vraies » maths pendant deux ans…)

Double-diplôme ENSAM-Navale

Certificat ESTP

POURQUOI CHOISIR L’ENSAM ?
Alban : Si j’ai « choisi » l’ENSAM… c’est parce qu’en 3/2, je n’avais pas mieux, et je n’étais pas sûr d’avoir beaucoup plus intéressant en 5/2 (je suis un peu fainéant). Ceci-dit, avec le recul, je ne regrette pas du tout et même dans un domaine très éloigné de la spécialité de l’école (je fais de l’informatique), les enseignements y sont vraiment profitables et efficaces « sur le terrain ».

FAQ

Statistiquement, les élèves sont-ils satisfaits quand à leurs voeux ?
Difficile à dire… Je ne suis vraiment au courant que pour Angers.
J’ai envie de dire oui, mais certains cursus ont posé des « problèmes ». Un angevin, pour pouvoir suivre une spécialisation dans un centre X a du passer avant un semestre dans le centre Y. Ce n’était pas précisé, il l’a appris assez tard et… n’avait pas particulièrement envie d’aller dans ce centre.

Quelles sont les options les plus demandées ?
La demande est variable suivant les années. Mais les options axées automobile ou aéronautique (à Bordeaux) sont souvent en tête.

Est-il facile de passer une année à l’étranger ?
Oui et non…
Le choix des cursus à l’étranger est surtout basé sur les capacités en langues. Avec un bon niveau en entrant, ce n’est pas trop difficile. En moyenne, 1/3 des élèves partent à l’étranger.

Les doubles cursus sont-ils seulement accessibles aux 10% de tête de promo ?
C’est ce qui se dit… mais si c’était le cas, je n’aurais pas eu Supélec ! Je pense que je suis un des derniers pris, mais je suis dans les 25 ou 30 premiers pourcents.

Alban a écrit:

Filières d’origine

La filière importe peu du moment que c’est une prépa (sauf ATS ou TSI). Par contre, pour les DUT, les BTS, les ATS et les TSI, seuls certains centres en prennent.
En effet, la 1re année est « adaptée » : les MP / PSI / PC d’un côté, les PT de l’autre et le reste mélangé de temps en temps avec les PT. Du coup, pour éviter des groupes à effectifs trop réduits, on limite l’accès à certains centres pour les filières « minoritaires ».

En 2007 le nombre de places au concours a été :

  • MP 40
  • PC 20
  • PSI 260
  • PT 550

Pourquoi la TSI est-elle dans les filières minoritaires alors qu’il y a 35 places pour les TSI contre 20 en PC ?

En fait, les PC, MP et PSI sont regroupés tous les trois parce qu’ils ont un « socle commun ».
A priori, ce n’est pas le cas de la TSI (je ne suis pas trop calé sur le programme de TSI…).

De ce que j’en sais il ressemble pas mal à celui de PTSI/PT si ce n’est que la moitié des heures de SI sont consacrées à de l’élec et non qu’à de la méca.

Sinon sais-tu dans quels centres se retrouvent les TSI ?

bAm a écrit:

Sinon sais-tu dans quels centres se retrouvent les TSI ?

Tous mes anciens élèves se sont retrouvés à Châlons

Y a-t-il toujours un bizutage ou quelque chose qui y ressemble ?

Faluche a écrit:

Y a-t-il toujours un bizutage ou quelque chose qui y ressemble ?

Il n’y a plus de bizutage à l’ENSAM.

Je n’ai jamais vu un nouvel élève à l’ENSAM traverser la ville déguisé en lapin rose vendre des bonbons ou des strings en centre ville, suivi par des 2e années qui le poussent à boire un rosé à 0,21€ / litre, qui l’aspergent de mousse à raser et qui finissent par le jeter dans la fontaine.
Dans d’autres écoles, ça arrive…

Bonjour,
l’ENSAM est une des écoles qui m’attirent vraiment depuis peu donc je me suis pas encore beaucoup renseigner dessus aussi j’aurai voulu savoir de quel banque de concours dépend l’école et si elle est beaucoup demandé par les taupins?

pliskeen a écrit:

Bonjour,
l’ENSAM est une des écoles qui m’attirent vraiment depuis peu donc je me suis pas encore beaucoup renseigner dessus aussi j’aurai voulu savoir de quel banque de concours dépend l’école et si elle est beaucoup demandé par les taupins?

Quelle filière ?

PSI

C’est sur le concours e3a.
Il y a de l’ordre de 3000 inscrits au concours, environ 800 à 900 admissibles et 700 sont classés au final.
Le dernier à intégrer est classé entre 600 et 700 en général (donc ça arrive que le dernier classé soit admis).

Pour plus de stats : scei-concours.org/statistiques/

Quel opprobre!!
J’ai cru que l’ENSAM=Ecole Nationale des Sciences Appliquées-Mèknes! (une école au Maroc :s).Bon je vais lire tout ce que Alban nous a posté,et j’editerai pour poster mes questions^^

:laughing:
J’ai édité aussi mon message pour que ma confusion ne se fasse plus :wink:

Bonjour à tous,
Pour ne plus confondre avec Meknès :smiley: ,je signale que l’Ensam a changé de nom:
Elle s’appelle dorenavant ARTS ET METIERS PARIS TECH…

hélène a écrit:

Bonjour à tous,
Pour ne plus confondre avec Meknès :smiley: ,je signale que l’Ensam a changé de nom:
Elle s’appelle dorenavant ARTS ET METIERS PARIS TECH…

Si c’était si simple :frowning:
L’école continuera de porter le nom « d’Arts et Métiers » (donc en lui rajoutant son « titre », ça reste école nationale supérieure d’arts et métiers). D’ailleurs, la société des anciens élèves, la Soce, a fait protéger « Arts et Métiers » comme marque déposée.
C’est l’appellation abrégée (sic) qui va devenir Arts et Métiers ParisTech (à ce propos, attention à la typographie… on nous l’a beaucoup répété :wink: ).

Si vraiment ça vous intéresse, je peux (essayer de) détailler…

Ceci dit, tu as raison de le préciser Hélène : il fallait quand même que je modifie le titre :wink:

@ Alban:
Apparemment,d’après ce que j’ai compris,l’intérèt du changement de nom,c’est la possibilité accrue de travailler à l’etranger,grace à l’union avec les autres ecoles prestigieuses de Paris Tech.
Y vois-tu d’autres avantages si on veut travailler en France?
Merci par avance.
Hélène

non, c’est juste pour se la péter. ces écoles avaient un nom déjà reconnu. d’ailleurs ça va peut-être rebuter des recruteurs de plus voir ENSAM :laughing:

Très clairement, la création du PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur) ParisTech vise l’étranger, où les ingénieurs sont formés par les universités. Les grands écoles françaises y sont vues comme des « curiosités » et ne sont pas toujours reconnues à leur juste valeur.
Du coup, la création d’un pôle universitaire va aussi permettre une harmonisation (en façade) avec nos voisins.

En France, par contre, les recruteurs connaissent les grandes écoles et savent comment elles fonctionnent. Donc en pratique, je ne pense pas que ça change grand chose pour les élèves qui en sortent. Qui plus est : ça ne fait pas partie des grandes lignes du cahier des charges.
Pour répondre à Glandouillor, oui, ça va perturber les rectuteurs. Mais t’inquiète : on met sur nos CV « ENSAM » pendant encore un temps… et ça passe tout seul :wink:
Certains (surtout des élèves…) tirent des plans sur la comète en disant que puisque l’ENSAM (désolé, je reste sur « ENSAM », mais c’est quand même plus court que « Arts et Métiers ParisTech ») est associée à des écoles plus prestigieuses comme l’X ou les Mines, sa cote va en être relevée. L’avenir nous dira ce qu’il en est… m’enfin bon…

Du point de vue des étudiants, ça va peut-être changer tout doucement d’ici quelques années : des moyens pédagogiques devraient progressivement être mis en commun. Pour le moment, les cours de certaines écoles sont mis à disposition [1], et on peut prévoir progressivement des vidéoconférences pour certains cours (pour moi, ça ressemble plutôt une réduction du budget qu’une avancée pédagogique…) et sûrement d’autres choses.

J’ai voulu faire court et complet… j’ai l’impression d’avoir raté les deux…

[1] graduateschool.paristech.org/

Glandouillor a écrit:

non, c’est juste pour se la péter. ces écoles avaient un nom déjà reconnu. d’ailleurs ça va peut-être rebuter des recruteurs de plus voir ENSAM :laughing:

pour la même raison que les ENSI sont devenu le GCP (après s’etre fait tapé sur les doigts par les comptes chèques postaux), et que tous les groupements d’écolent nous donnent du polytechnique en veux tu, en voilà.

J’avais lu un avis assez différent et assez interessant sur les regroupements d’écoles. Il critiquait la politique actuelle de regroupements d’écoles du même type pour faire plus gros, et promouvait les raprochements du style ESSEC/HEC avec école d’ingé, au pretexte que finalement, les départements des établissements prestigieux américains par exemples, sont de la même taille que ceux français, mais qu’ils disposaient d’une plus grande diversité de départements. A méditer.

les changements de nom et les regroupements d’écoles je vais bientôt connaître de l’intérieur puisque je suis à Grenoble INP. regrouper des écoles de commerces et d’ingénieur oui, certainement très intéressant, mais chaque chose en son temps, regroupons déjà des écoles d’ingés de voie différente (matériaux, électronique, énergie, informatique… le but est de concentrer toutes les compétences, mais autour de différents départements, et non plus écoles: meilleure communication, etc). ensuite oui… mais c’est clair qu’à terme ça doit être l’objectif. d’ailleurs ça l’est déjà à Grenoble, puisque dans X (grand) années, l’objectif est de regrouper toutes les fac et les écoles d’ingé pour faire quelque chose de semblable à ce qui se fait partout ailleurs dans le monde. et ainsi de ressembler à quelque chose pour les recruteurs étrangers…