ENSAM vs Centrale Lille

Bon, puisqu’après tout c’est un topic similaire, autant intervenir ici.

Je vous présente mon problème : pour faire court, je suis un PT qui va très probablement avoir bientôt le choix entre Centrale Lyon et L’ENSAM. Deux écoles à égalité dans votre classement, ça m’aide donc pas plus. Je connais bien ces deux écoles, les débouchés potentiels, etc…

Le problème est en fait le suivant : venant de PT, j’ai un « background » méca et technique que j’apprécie, ce qui me pousse donc vers les Arts. Mais tant qu’à faire, ce serait dommage de pas envisager ECL, rien que pour l’amour propre je dirais, vu que c’est qd mm bcp plus dur à avoir. Et puis ECL c’est plus généraliste, ça me permettrait de m’ouvrir à d’autres domaines qui me passionneront peut être, et je m’enferme pas dans des débouchés type production-qualité-maintenance ( je sais que j’exagère là dessus, mais c’est qd mm une spécificité des Arts ).

Par ailleurs, venant de PT je pense plus être en mesure d’être parmis les meilleurs aux Arts qu’à centrale lyon, ce qui joue pour les cursus internationaux.

Le choix est donc vraiment difficile. En gros je peux pas savoir avant l’heure si ingénieur production ça me plaira. Qu’est-ce que vs me conseillez/feriez à ma place ? ( Sans prendre en compte le côté bizutage des Arts )

zorbut a écrit:

au fait il y a une question que je me suis souvent posé :

quand on est DRH ou que l’on fait des etudes de management ou autre est ce que a un moment donné un prof vous donne une idée de la « valeur » des diplomes et vous donne un pseudo classement :question:

parce que je comprends bien qu’un DRH qui a de la bouteille et qui a vu passé des wagons d’ingenieurs va se faire sa propre opinion (si le mec a embauché un gadzarts qui torche , il aura naturellement tendance a rembaucher un gadzarts ) , mais lorsque le DRH debute , quels critéres a t-il ?

En effet assez souvent ces personnes la ont fait des ecoles de commerce et n’ont qu’une idée lointaine des ecoles d’ingenieur (je suppose …).Meme si souvent on devient DRH en evoluant dans la boite et on ne l’est pas directement ( et on a donc deja ses propre opinions ).

Souvent c’est un ingénieur (chef de projet ou assimilé) qui va engager des petits nouveaux, il se fie à l’expérience des gens qui viennent de cette école, ou à ce que le gars a fait pendant son stage etc. Après je pense que c’est aux gens des RH de prendre une décision, mais l’ingé en question fait parti des rares personne pour qui (dans ce cas là) donner un avis veut dire prendre une décision effective.

zorbut a écrit:

parce que je comprends bien qu’un DRH qui a de la bouteille et qui a vu passé des wagons d’ingenieurs va se faire sa propre opinion (si le mec a embauché un gadzarts qui torche , il aura naturellement tendance a rembaucher un gadzarts )

Pour avoir croisé des gens de différents horizons (parcours scolaires, écoles d’ingénieurs ou de commerce, fac…), j’ose espérer qu’un DRH ne généralisera pas s’il a eu la main heureuse une fois :laughing:. Il existe (et non « il peut exister ») des… (comment les appeler sans les froisser ? :unamused:) des canards boiteux dans chaque promotion de chaque école. Prendre systématiquement untel à la place d’untel parce que le premier a fait telle école et pas l’autre est pour moi la preuve d’un manque de bon sens et la marque de quelqu’un qui n’ose pas prendre des risques. Bien que, statistiquement, parier sur telle école plutôt que telle autre soit effectivement une stratégie pour minimiser les risques de recrutement (mais à quel prix pour l’entreprise…).

En gros, ce que je veux dire (ça rejoint d’autres topics récents), c’est que l’école qu’on fait n’est pas un sésame ou une passe-partout qui permet de rentrer n’importe où avec un bon salaire et de faire une bonne carrière. La motivation et les qualités humaines (écoute, respect…) sont tout aussi importantes et nécessaires pour bien réussir que d’avoir fait centrion ou polikiki…

Quelle est la meilleure école ? C’est comme une paire de baskets ou un pantalon, même en essayant, ça peut ne pas convenir au bout d’un petit moment. Alors une école qu’on ne peut pas essayer… La seule chose qui me semble raisonnable à la fin, c’est de faire le choix par rapport à ce que l’on aime (ou n’aime pas !), ce que l’on sent, et de ne pas trop chercher à calculer d’après la côte et les classements.

Une école c’est comme le champagne,
une marque connue sera sans surprise, avec un contenu garanti.
Un petit producteur offre une production à plus grande variabilité, une année du vinaigre, une année un nectar.
Acheter les yeux fermés : grande marque avec un risque de tomber sur une mauvaise bouteille.
Prendre le risque d’être déçu : petite marque avec des surprises positives.

Renouvellement du portefeuille de futurs dirigeants : quelques écoles sont ciblées, en sachant que la personnalité pourrait ne jamais se révéler.
Encadrants à potentiel, autres écoles avec parfois des personnalités qui se révèlent et rejoignent alors le vivier de futurs dirigeants.

Oui l’école est un plus indéniable à l’embauche car son diplômé en porte les valeurs, non cela ne suffit pas à terme, il faut confirmer les promesses tenues par ses prédécesseurs, et l’exigence est à la hauteur des promesses.

L’école n’a pas une réputation de bonnes ou de mauvaises, elle forme à des types de postes. Les qualités personnelles font le reste et renversent bien souvent les images.

très bien dit! :smiley:

de toute façon , je crois savoir que les drh et autres managers raisonnent plus en terme de « groupes » d’écoles qu’en termes d’ecoles (surtout dans les grosses boites )
:arrow_right: la difference à l’embauche entre un centralien de lyon et un centralien de lille se fera surtout sur son experience (stages … ) sur sa motivation et sur le "feeling " etc …

en fait je crois que ce qui nous pose problème ( nous humbles taupins ) , c’est que même si on sait que notre choix ne va determiner en rien le reste de notre carriere il faut quand meme faire ce choix , et que , en bons cartésiens que nous sommes , nous avons du mal à nous résigner à faire un choix "au pif " ( centrale lyon ou mines sainté ? centrale lille ou les arts ? fromage ou dessert ? … :unamused: )

zorbut a écrit:

de toute façon , je crois savoir que les drh et autres managers raisonnent plus en terme de « groupes » d’écoles qu’en termes d’ecoles (surtout dans les grosses boites )
[…]

en fait je crois que ce qui nous pose problème ( nous humbles taupins ) , c’est que même si on sait que notre choix ne va determiner en rien le reste de notre carriere il faut quand meme faire ce choix , et que , en bons cartésiens que nous sommes , nous avons du mal à nous résigner à faire un choix "au pif " ( centrale lyon ou mines sainté ? centrale lille ou les arts ? fromage ou dessert ? … :unamused: )

+1 :wink:
Les DRH classent les écoles par groupe (et même sous -groupe), ont des « quotas » par groupe et des critères différents de recrutement selon les groupes. Dans les grandes entreprises, tu ne négocies pas ton salaire si tu es débutant.
De toute manière, la vie est une succession de choix

les grands groupes ont des politiques de gestion de carrière avec grille, barème, augmentation, trend d’évolution, parfois contraignants.
Mais une carrière se gère, avec ses objectifs, les objectifs de l’entreprise, les opportunités, les filières qui peuvent être porteuses (ou foireuses ..), etc… sans pour autant marcher sur les autres.
Le diplôme est un accélérateur de carrière qu’il faut alimenter et faire fructifier au risque d’atterrir ou de demeurer dans le ventre mou des troupes.