C’est en ça que ce forum a un rôle certes faible en volume, mais crucial, pour lutter contre l’autocensure des élèves. C’est pour ça que même si je suis connaisseur des carences du système prépa, et du fait que ça ne peut pas convenir à tout le monde, je suis très pro-prépa et je diffuse les bons points positifs, pour lutter contre les idées reçues (« prépas : dépression, alcool, drogue, harcèlement, satanisme, sacrifice de bébés pandas, et surtout, à qui profite ce business ? »), dont certains journaux comme Le Monde sont les promoteurs acharnés.
Oui le système prépa a des avantages (devenir le maître du temps, gagner en efficacité, prioriser, apprendre un maximum en un minimum de temps, avoir des profs investis et exigeants…)
Ca ne peut pas convenir à tout le monde, et il n’est pas nécessaire de lire Le Monde pour voir des cas pour lesquels ça ne fonctionne pas; le forum suffit.
<LINK_TEXT text=« viewtopic.php?f=16&t=69103 »>https://wikiprepa.fr/forum/t/69103
De toute façon, nous sommes d’accord, aucun système ne peut convenir à tout le monde
Mec, tu sais pas lire une page de dictionnaire sur la définition d’ouvrier, la ramène pas. Genre vraiment pas. Tu t’es bien assez ridiculisé comme ça la dernière fois.
Ma remarque est la suivante : les mots ont un sens, et toi tu as la fâcheuse tendance à les interpréter dans le sens qui t’arrange pour ensuite vers dans le complotisme le plus basique.
En l’occurrence, ton propos fut de dire que d’une part ouvrier c’était que à l’usine (les définitions des CSP que ça soit en socio ou dans un dico comme le TLF ne mentionnent rien de tel ; un ouvrier est un travailleur manuel exécutant (contrairement à un artisan qui n’est pas simple exécutant)), alors que c’est loin d’être le seul secteur à employer des ouvriers : le bâtiment et l’agriculture sont deux autres secteurs qui en emploient, et pas marginalement.
D’autre part, on t’a lu dire que l’INSEE truandait ses chiffres pour masquer la baisse du nombre d’ouvrier en France, sur ordre d’une instance supérieure.
C’est du complotisme à l’état pur. Si l’INSEE considère qu’il y a 20 à 30% d’ouvriers (qualifiés ou non-qualifiés) en France, elle est nettement plus crédible qu’un lambda sur internet (toi, comme moi). Si tu veux réfuter la méthodologie de l’INSEE, c’est à toi d’exhiber en quoi l’INSEE a tort, tu ne peux pas te contenter d’affirmer que l’INSEE a tort sans avancer de preuves. Jusqu’à démonstration du contraire, l’INSEE est réputée source de référence pour les stats en France.
En l’occurrence l’INSEE annonce 7.3% d’ouvrier NQ et 13.4% d’ouvrier Q (qualifiés) sur l’ensemble de la population (autour de 21% donc), et 17.4/15% (NQ/Q) sur les 15-24 ans (autour de 32.5%, donc). (% relatif aux personnes en emploi)
Chiffres de 2017 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2489546
Finalement peu importe qui l’on considère comme ouvrier ou non, le fait est que les enfants de gens ayant des professions intellectuelles et appartenant à des CSP+ sont bien plus favorisés pour entrer en prepa, et encore plus pour intégrer le top 12. Les chiffres, même s’ils ne sont pas exacts, sont assez marqués pour être pris en compte sérieusement, et ça traduit une certaine reproduction sociale que les prepas et écoles, malgré leur gratuité, n’arrivent pas à compenser. On peut alors légitimement se poser la question du bien fondé de cette gratuité à ce moment là. Si elle ne permet pas de réduire les inégalités d’accès aux études alors autant qu’elle arrête de coûter tout ce qu’elle peut coûter à l’état. Ou alors plutôt que de la supprimer (la gratuité toujours) on pourrait se poser la question de comment la réformer pour qu’elle profite vraiment à tous comme elle est censée le faire
Nan, si on la supprime purement et simplement ça ferait qu’empirer les choses. Par contre, on pourrait mettre un système similaire aux bourses, dans le sens où les frais de scolarités seraient « cohérents » avec la situation sociale de l’élève et de son entourage.
De fait ça existe déjà, mais on voit que c’est pas tant au plan financier que ça bloque qu’au plan de l’autocensure. Et à mon avis comme le disait un intervenant dans certains milieux les élèves ne sont pas poussés vers les études longues et élitistes alors même qu’ils en auraient les moyens. Peut être qu’une forme de « pub » pour ces formations serait bénéfique pour la mixité ?
C’est vrai, mais justement alors, on en revient à la reproduction sociale finalement mais avec un autre mécanisme. Il faudrait idéalement que l’école puisse faire réaliser à n’importe qui l’importance des diplômes, de la même manière pour tous.
Cela dit bien que j’ai toujours voulu m’en défendre il est vrai que l’impact parental joue un rôle prédominant et je le constate facilement autour de moi : mes parents ont tous les deux fait une prepa et c’est ce que je veux faire, les fils de medecins partent tous en PACES l’année prochaine, fils de profs : science po, agriculteur => école d’agro. Et je suis persuadé que tous ces gens vont là bas parce que c’est ce qui leur plaît vraiment, mais qu’ils ont toujours été influencé par leurs parents, dans leur cas ça leur réussit mais pour d’autre ça peut en effet ne pas aider.
Un peu de lecture : <LINK_TEXT text=« https://www.lemonde.fr/campus/article/2 … 01467.html »>https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/12/13/etudier-a-paris-du-reve-au-sentiment-de-declassement-social_5396691_4401467.html</LINK_TEXT>
Quant à se sentir comme un sans-dent parmi des étudiants ayant plus de moyens ben ça peut motiver, c’est même un très bon moteur pour ceux qui ont confiance en eux.
C’est un bon moteur pour t’exclure socialement, surtout.
Je confirme !..
Je connais des fils de medecin ingénieur.
Et réciproquement.
Dans ce cas de figure, l étudiant sait au moins ce qu il ne veut pas faire…
Que le diplôme soit un rempart contre le chomage c est un fait, mais il y a diplome et diplome ! Et tout le monde n a pas les capacités de faire de longues etudes…
Globalement, il y a 3 soucis :
Un pb d orientation : on continue d envoyer en bp compta.. un diplome qui ne sert a rien
La masterisation systématique pour des metiers ou la licence suffirait (ex prof des ecoles). Pire certains masters debouchent sur mac do (a peine caricatural)
Un certain mepris pour les filieres de l artisanat..
Avec le double effet d’avoir des pans entiers d’activité peuplés par des cancres, voire des fainéants parfois, il n’y a qu’à voir le niveau des artisans dans certaines filières, on n’ose plus conseiller qui que ce soit. Quand on en trouve un bon, c’est une exception.
Forcément, en apprentissage de ces métiers, on fait fuir ceux qui ont des capacités et on concentre ceux qui n’en ont pas.
Mais c’était une parenthèse, je referme juste derrière moi, et désolé pour le HS.
Je confirme, ça en refroidit beaucoup, et pas seulement pour les élèves les plus défavorisés vu le prix des logements sur Paris. Reste toujours la possibilité de contracter un crédit mais ça peut paraître effrayant de s’endetter à la sortie du lycée, en n’etant parfois même pas majeur. C’est en effet à mon avis un des plus gros freins de manière générale, bien que les internats soient peu chers, comme tu l’as dit le nombre de place et toujours limité, donc pas évident à avoir.
Bonjour Nath.w,
Je suis parent de deux étudiants qui étaient 10% dans la même situation que ce tu décris, dans une autre partie de la France (vers Nantes).
Pour bien vivre une prépa, il faut avoir peu de problème logistique, à commencer par le transport: un lycée à portée de marche à pied. L’internat est une super solution, on est directement sur place, entouré de personnes qui ont les mêmes préoccupations, on partage les difficultés et les moments de détente. Mais comme tu n’es pas boursier(ière), tes chances sont faibles, c’est comme ça. Le fait d’être mineur va aider, mais c’est incertain.
Ensuite, il faut être adapté à l’internat: vivre à deux dans quelques mètres carrés, ce n’est pas apprécié par tous le monde. Il faut faire des portes ouvertes pour bien mesurer ce que ça signifie. Il y a des gens à qui ça convient, d’autres pour qui ce n’est pas possible. Il y a aussi la proximité de la famille: besoin de rentrer régulièrement, ou au contraire content(e) de changer d’air et d’être à distance.
Une grande prépa parisienne n’est intéressante pour toi que si tu es « internat compatible », sans besoin de rentrer régulièrement Alors LLG, Ginette, Saint Louis seront de super endroits. Sans internat (ou solution d’hébergement familiale à proximité du lycée), Paris me semble à éviter à tout prix: les loyers sont trop hauts, stress pour trouver quelque chose, forte probabilité de dépendre du métro et de ses heures de pointe.
Un grand Lycée de province permet d’envisager d’avoir un hébergement proche du lycée a un prix plus raisonnable qu’à Paris. Il y a souvent des propriétaires qui se font une spécialité de proposer des co-locations « réservée prépa » très proches (le taupin est un locataire idéal !). Le lycée du Parc, à Lyon, est une solution mixte: province mais résultats s’approchant de ceux d’une parisienne.
Beaucoup de bon sens exprimé dans ce post..
Bonjour,
J’aurais une petite question Svp…
Est ce que les prépa parisiennes précitées dans ce post sont plutôt regardantes quant au classement de leleve dans une matière sur l’ensemble des trimestres en général, ou chaise trimestre indépendamment.
Dans mon cas par exemple, en première, j’ai été premier dans toutes matières (hormis les maths…6eme) si nous considerons la moyenne de l’année, sinon, pas forcément premier a tout les trimestres dans chaque matière
Cette année en temrinale spé maths, j’ai assez mal commence en terme de classemen en maths physique (top 5/6…
) et 1er en spé.
Ainsi, jaimerais savoir si les écoles regardent le classement de leleve suivant son classement général dans la matière ou chaque trimestre indépendamment de l autre.
Merci pour votre réponse
Malin, je suis persuadé de tout ce que vous avez pu dire, ce sont des éléments que j’ai une plusieurs fois l’occasion de prendre en compte.
En ce qui concerne la proximité justement je ressens le besoin de prendre en quelque sorte un nouveau départ, et quitter mes parents m’y aiderait j’en suis persuadé, non pas que j’aie des mauvaises relations avec eux loin de là mais simplement parce que ça constituerait une vraie brisure dans ma vie et c’est ce dont j’estime avoir besoin.
En ce qui concerne la compatibilité avec l’internat j’ignore un peu ce que ça pourrait me réserver, n’ayant jamais vécu ça mais j’estime y être prêt et je pense que ça ne me dérangerait pas plus que ça. Pour les parisiennes hors internat c’est également la question que je me posais : vaut il mieux être sur Lille en internat (4 par chambre à faidherbe qui plus est… On a vu mieux) ou à Paris en internat externé, je me poserai la question si j’ai une parisienne mais sans internat.
Pour les prepas de province, comme je l’ai dit la plus proche de là où j’habite est faidherbe, qui a des résultats qui ne sont bien sûr pas comparables à ceux de Ginette (15% dans le top 12 contre 75%). J’envisagerais bien Lyon, le Parc et les Lazaristes mais ça commence à faire vraiment loin de chez moi pour le coup, rien qu’en terme de logistique ce sera plus difficile et puis je ne connais personne là bas, contrairement à Paris.
Rbnw, je ne peux pas te répondre avec précision, n’étant moi même qu’en TS mais il me semble que les bulletins sont bien regardés séparément, chaque trimestre compte, et j’ai cru comprendre que le classement importait également plus que les notes, ce qui ne t’avantage pas forcément. Après peut être que tu es dans une classe particulièrement excellente et que ça passera, demande les sur parcoursup et tu verras bien les réponses. Pour maintenant reste à assurer la fin du 2eme trimestre, je passe mon premier bac blanc cette semaine moi, je sais qu’il va être très important car très coefficienté dans toutes les matières.
Si tu ne rentres pas tous les we, cela ne change pas grand chose au niveau logistique.
Lyon lille c est 3h de tgv. Tres gerable pour rentrer pour chacune des petites vacanceS
Mais tu dois trouver chaussure a ton pied sur paris et sa banlieue.
C’est vrai, je les demanderai probablement quand même alors, de toute façon je ne me limiterai pas sur Parcoursup, autant tout demander et aviser une fois les résultats arrivés !