Bonjour,
father, post:1, topic:137645 a écrit:
Si j’ai bien compris après polytechnique et en mettant de côté les ENS, les écoles des Mines et Centrales sont les + difficiles d’accès (et donc meilleures ?).
Les écoles du réseau Polytech les + accessibles ?
D’un certain point de vue et à très gros traits, on peut effectivement dire que la difficulté des épreuves de concours est ordonnée de cette façon.
Après, je n’irai pas jusqu’à dire que ces écoles sont « les meilleures ».
Pour les écoles comme pour les lycées CPGE, la seule chose qui est établie, c’est que les étudiants les plus performants y entrent. Mais c’est un choix des étudiants ; ce ne sont pas les écoles qui choisissent. En effet, le mieux classé va où il veut.
Le résultat est que, comme pour les lycées CPGE, les cohortes suivantes voient « les meilleurs ont été pris là, donc c’est que ça doit être bien », et se déterminent en fonction de ça. J’imagine que c’est parce qu’ils souhaitent « le meilleur », pour se rassurer sur le fait qu’ils sont « les meilleurs », ou qu’ils font partie des happy few, nonobstant les questions que cela pose quant aux aptitudes intellectuelles de ces futures élites de la nation.
La situation est même pire pour les écoles que pour les lycées CPGE, parce qu’il n’est objectivement pas possible de classer entre, disons, chimie Montpellier, et les Ponts. Ces deux écoles ne font absolument pas la même chose, et le candidat qui irait aux ponts alors qu’il veut faire de la chimie pharma, juste parce que c’est sur Mines Ponts plutôt que CCINP, serait une parfaite andouille.
C’est pour cela que la première étape, comme dit plus haut, est de définir un secteur, même large. Cela limitera sensiblement le panier d’écoles à considérer. Ensuite, il faut en parler à ses profs, qui connaissent globalement pas trop mal le paysage des écoles, et éventuellement le profil des intégrés précédents. Certains lycées organisent aussi des actions d’information, genre forum des grandes écoles, accueil d’anciens étudiants qui viennent présenter leur parcours…
Et enfin, il faut se dire qu’on ne rate pas sa vie si on a pas l’école machin qui était top 7 sur la gazette du taupin névrosé.