C’est pour ça que je disais que je disais que les écarts ne sont pas tous si flagrants . Mais là encore, il faudrait comparer au coût de la vie qui est quand même d’un autre niveau en Scandinavie ou en Suisse (à moins d’être frontalier), même si je sais que dans ce dernier cas, l’écart de salaire est souvent tel qu’il couvre largement les surcoûts.
Je ne vois pas en quoi c’est heureux/normal… Parce que si on regarde les salaires nets moyens, on constate certes qu’ils sont plus faibles en Italie et en Espagne qu’en France, mais c’est aussi le cas au Royaume-Uni, et l’écart avec l’Allemagne est assez réduit par rapport au brut. C’est encore plus le cas en parité de pouvoir d’achat. D’autant qu’en termes de qualité de la formation, aucun des grands pays européens que je cite n’a à rougir. Conclusion : l’écart de pouvoir d’achat entre les ingénieurs et la moyenne est plus élevé en Europe du nord qu’au sud, France incluse. D’où ma question : pourquoi ?
Pour en faire l’expérience, je plussoie (même si en termes de gastronomie, ça reste au-dessus de la moyenne US )
Oui mais ton lien ne parlent pas des salaires d’ingénieurs. En Allemagne par exemple il y a une très grosse différence entre le salaire de la caissière de l’aldi et celui de l’ingénieur. En France beaucoup moins. Il vaut mieux avoir un job peu qualifié en France et un job d’ingénieur en Allemagne. De plus ton lien parle de salaires BRUT. Les charges salariales sont moins élevé en Allemagne qu’en France. Ça accroît encore la différence. Un ingénieur Allemand a qualification égal gagnera 40% de plus en NET qu’un ingénieur Français.
Ingénieurs : de plus en plus d’expatriés ne souhaitent pas revenir en France
La plupart des ingénieurs qui partent travailler à l’étranger s’installent en Europe, notamment en Suisse, en Allemagne et en Grande-Bretagne.
C’est l’une des conclusions de l’enquête annuelle que publie ce jeudi la Société des ingénieurs et scientifiques de France (IESF) : de plus en plus, les ingénieurs qui s’expatrient n’ont pas envie de rentrer en France. L’IESF, qui fédère 175 associations d’anciens élèves d’écoles d’ingénieurs, d’associations scientifiques et professionnelles regroupant 1 million d’ingénieurs et 200.000 scientifiques, évoque « une progression sensible du nombre d’expatriés ne souhaitant pas revenir en France ". Entre 2006 et 2015, la proportion des ingénieurs installés à l’étranger qui affirment ne pas penser rechercher à l’avenir un poste en France a progressé de 33 à 41%. L’enquête conclut, pour ces personnes interrogées, à « un exil professionnel quasi définitif ".
En 2015, 120.000 ingénieurs français (soit environ 16% d’entre eux) travaillent à l’étranger. Plus de la moitié sont installés en Europe (57%) et se répartissent entre la Suisse (13,3%), l’Allemagne (10,6%) et la Grande-Bretagne (10,2%). Hors de l’Europe, l’Asie (13,9%) et les Etats-Unis (10,4%) sont les deux destinations privilégiées.
Première carte : « net average monthly salary ». Deuxième carte : « gross average monthly salaries ». Troisième carte : « net average monthly salary (adjusted for living costs in PPP) ».
Passer sa vie au travail pour 80k$ par an, quel plaisir
Comparer le brut annuel par pays n’a pas vraiment de sens et sous-évalue le coût de vie en France car cela n’inclut pas les cotisations patronales, lesquelles sont parmi les plus élevées au monde en France. Ces cotisations patronales vous paient entre autres la retraite, le chômage et la sécurité sociale (lesquelles sont très peu financées par les charges sociales (d’autant plus avec l’opération CSG de Macron), et essentiellement par les charges patronales).
Pour un ingénieur, ces charges patronales représentent environ 40% du brut. C’est déjà beaucoup.
Bien évidemment quand on est jeune on n’a pas trop conscience du financement de la retraite, mais à 55 ans, si le système tient encore vous serez content d’avoir cotisé. On peut aussi remettre en cause ce système avec la mondialisation globale des flux de travailleurs, car on peut se demander en quoi ça a du sens pour des étrangers de payer des cotisations pour des prestations qu’ils n’auront jamais (car quand on reste trois ans en France, inutile de dire qu’on ne touchera pas la retraite).
Cela étant dit, vous êtes vraiment intéressés par les horaires/salaires/conditions de travail, ou c’est juste pour info ?
Pour travailler en moyenne plus de 50h par semaine (bon après si c’est à 15 min de chez moi c’est négociable, je me mets dans l’optique 45 min - 1h de transport aller simple), il faudrait me payer cher. Et pourtant, j’ai déjà reçu des offres à 55k-60k (ayant quitté les bancs de l’école en 2016), que je n’ai pas hésité une seconde à refuser car inintéressantes à mon sens. Notamment car je suis prêt à accepter pour nettement moins pour avoir de meilleures conditions de travail, comme par exemple :
Faire plus ou moins les horaires que je veux (dans la limite du raisonnable, bien-sûr). Je préfère DE TRÈS LOIN faire 7h/19h avec une demi-heure de pause le midi plutôt que 10h/20h avec deux heures de pause le midi. Pour plusieurs raisons : je suis un lève-tôt (nous sommes dimanche et je me suis levé à 5h30…), j’aime avoir une soirée (sauf que, comme je me lève tôt, il ne faut pas que je me couche trop tard), je vais au travail dés que je suis prêt (ce qui prend 20-30 min après m’être réveillé), et je n’aime pas spécialement les pauses déjeuner, pour moi ça se résume plus ou moins à un sandwich/une salade devant l’ordi pour lire le journal.
Pas de prestations. Horaires à la con + boulot souvent à la con + inconfort global (bureau dont personne ne veut car trop chaud/trop froid, etc).
Avoir un travail intéressant. Dans ma branche en tous cas, plus un travail (technique) est inintéressant, plus il paie.
Bon après la mentalité suisse/allemande faut adhérer, parce que franchement c’est pas très fun Certes en France on a une mentalité moyenne et très réfractaire au travail (merci le catholicisme…), mais ce n’est pas systématiquement mieux à l’étranger. Bon après inutile de dire que je préfère de loin la mentalité britannique, même si je ne suis pas fan de leur système social ainsi que de leur droit du travail. À titre personnel je suis fier qu’une partie de mon revenu finance des retraites ou la prime d’activité, et je serais prêt à cotiser un peu plus.
Merde un actuaire avec un discours de gauche, on est le premier avril c’est ça ? 8)
(Plus sérieusement, si on met dans la balance toutes nos cotisations (et pas charges) sociales, en fait on est pas si mal payé. C’est pas de l’argent qu’on a là maintenant pour notre consommation, mais en cas de coup dur c’est une aide précieuse.)
Et +1 pour la qualité de vie. Gagner des sommes monstrueuses pour ne pas avoir le temps de les dépenser sauf en achetant trop cher des formules toutes faites, je vois pas l’intérêt. (Et si un jour j’ai des gosses, encore moins.)
Je suis nettement plus à gauche qu’il n’y paraît, on peut me voir cracher sur la CGT mais en même temps je supporte les zadistes
Cela étant dit, je pense que, lorsqu’on a la possibilité de vivre correctement, on peut vouloir travailler comme un bourrin sur des choses pas forcément passionnantes, mais il faut savoir que :
Quand on a une famille c’est énormément de sacrifices, mais quand on est célibataire c’est déjà plus facile
Il ne faut pas espérer faire ça pendant toute sa carrière
Si on veut faire ça longtemps, il faut à la fois avoir une vision de long terme, voir son travail comme une fin en soit, être capable de jongler avec les opportunités qui peuvent se présenter à soi et ne pas voir l’argent à court terme.
C’est une blague? Si c’était le cas, ca fait bien longtemps que les frontaliers auraient disparu. La première chose dont se plaignent mes collègues francais restés en Allemagne, c’est le niveau d’imposition (40% pour l’impot sur le revenu).
Un an après la mise en place des congés illimités, aucune défaillance n’a été enregistrée. « On ne s’est jamais retrouvé avec les bureaux vides un lundi matin », témoigne le cofondateur de PopChef. La bonne marche de l’entreprise étant assurée, ce dirigeant n’a jamais pris la peine de tenir le compte des jours pris par chacun.
mdr les abus sont typiquement dans l’autre sens.
C’est la même histoire que pour un cadre. Oui globalement on va pas te virer parce que t’es pas là à 9h pétante, mais tu as tellement à faire que ta semaine ne fera pas 35h.
Les congés illimités c’est une vaste blague, le plan parfait pour que les salariés culpabilisent de prendre des congés. C’est super : ça ressemble à un progrès social mais en réalité c’est une régression sociale.
C’est le management start-up nation, tout le monde est trop cool trop open-minded trop « in », et tu fais comme tu le sens. Mais si tu es pas giga efficace tes congés tu les prends difficilement. Mieux vaut une structure plus ancienne, tradi, mais plus explicite aussi. Patron, hiérarchie, etc.