Intéressant papier sur méritocratie scolaire versus Bourdieu

http://www.slate.fr/story/194609/chomage-jeunes-emplois-meritocratie-scolaire-diplomes-debrouillardise-insertion-professionnelle

Un article intéressant
Que les taupins devraient lire pour une salutaire prise de recul
Ceci dit dans le règne du toujours plus, on peut viser et l accumulation des parchemins et celles des expériences formatrices.
Disons que le mythe du généraliste qui sait tout faire prend un petit peu de plomb dans l aile.
Mais il y aura toujours besoin de personnalités qui pensent large/transverse.. et de chefs d orchestre pour des projets complexes.
L autre partie est la quête de sens et le côté un peu bobo d une part de cette élite de masse.
Ce n est pas un scoop. Le moule du cadre des 30 glorieuses n est plus.
Mais il y a aussi des profils très matérialistes rencontrés sur le forum
Les 2 profils coexistent..

Je trouve l’article plutôt en décalage avec la réalité constatée :

La césure entre les diplômé·es du supérieur, certain·es à terme de trouver un emploi, et les autres dotés de moindre parchemin, qui peineront bien davantage à s’insérer dans un travail stable, est régulièrement désignée comme la matrice organisatrice des inégalités de destin dans les sociétés modernes.

Depuis quand ceux qui n’ont pas un diplôme bac+5 peinent forcément à s’insérer sur le marché du travail ?
Un électricien, un plombier, un cuisinier, ou un serveur, je crois pas que ces professions soient au chômage.
Et les salaires, au moins les quelques premières années, sont tout à fait comparables voire meilleurs.
Quand j’étais ingénieur chez ATR, payé 2900€ nets par mois, en comptant tout (CE, primes, avantages..) je gagnais toujours un poil moins que mon beau frère plombier.

uvuvwevwevweonyetenv, post:3, topic:131628 a écrit:

Je trouve l’article plutôt en décalage avec la réalité constatée :

La césure entre les diplômé·es du supérieur, certain·es à terme de trouver un emploi, et les autres dotés de moindre parchemin, qui peineront bien davantage à s’insérer dans un travail stable, est régulièrement désignée comme la matrice organisatrice des inégalités de destin dans les sociétés modernes.

Depuis quand ceux qui n’ont pas un diplôme bac+5 peinent forcément à s’insérer sur le marché du travail ?
Un électricien, un plombier, un cuisinier, ou un serveur, je crois pas que ces professions soient au chômage.
Et les salaires, au moins les quelques premières années, sont tout à fait comparables voire meilleurs.
Quand j’étais ingénieur chez ATR, payé 2900€ nets par mois, en comptant tout (CE, primes, avantages..) je gagnais toujours un poil moins que mon beau frère plombier.

Beau-frère plombier salarié ou à son compte (voire employant d’autres salariés), ou encore travaillant dans un environnement particulier ?
Si on est dans le manuel pour du travail habituel en étant salarié difficile de rivaliser avec un ingénieur en salaire, et l’écart se creuse avec l’âge; à moins d’être dans une niche statutaire.
Et ce serait normal qu’un entrepreneur français, encore plus s’il est employeur, gagne correctement sa vie.

Il est simplement entrepreneur à son compte.
Lui aussi pourrait augmenter son revenu comme un ingénieur.
En embauchant quelqu’un et en profitant de son travail, c’est sûr :grin:

Il devrait surtout faire la meme chose en Suisse et il gagnerait le salaire d´un manager en France.

geekboyboss1, post:6, topic:131628 a écrit:

Il devrait surtout faire la meme chose en Suisse et il gagnerait le salaire d´un manager en France.

Vu le coût de la vie en Suisse tant mieux.