La prépa, le bagne, l'enfer..?

C’est intelligent ça, dis moi !

oh c’est une blague du calme !

no souci jai oublié le smilie ^^

ah. je te prie de m’excuser dans ce cas =)

Mon cher et tendre m’a ignorée toute la journée, ainsi que toutes les personnes qui lui parlaient apparemment;

Est ce que la prépa est sensée couper du reste du monde ? Non il me semble pas !
Je ne sais pas trop comment faire pour qu’il arrete d’agir comme ca.
Je lui ai simplement dit que je n’étais pas comme tout le monde et que je méritais pas d’etre traitée comme ca alors que j’essayais de bien faire !
J’arrete de vous embeter, bonne soirée TAUPINS

Le problème dans ce cas, après avoir lu tes messages qui ont suivi le premier, ce n’est pas en soi la prépa. La prépa n’a fait qu’exacerber son mal-être, ses souffrances (peut-être alors latentes). Il sait que la prépa c’est difficile, et ça lui permet de poser comme unique coupable « la prépa » … Il pourrait ne pas se satisfaire de sa vie post-prépa non plus, car à mon humble avis il a un défaut comportemental; et le fait d’être aussi nerveux, énervé, irritable, irritant pour des choses pas si importantes que ça en est la preuve! (ne pardonne pas toutes ses maussaderies et mauvaises paroles uniquement parce qu’il est en prépa :laughing: ; et j’espère que tu ne prendras pas mal ce message ie comme une attaque contre lui!)

Lnouh : arrête de t’aplatir comme ça devant lui, c’est pas à toi de faire l’intégralité des efforts. Montre un peu les dents…

Faut arrêter de déconner, il est parfaitement possible d’avoir une vie de couple « normale » en étant en prépa, même avec une personne qui ne l’est pas. Je ne pense donc pas que la cause de tout cela soit uniquement du à la prépa, comme l’a judicieusement fait remarquer Nesta.

+1, on dirait que le problème, c’est pas la prépa, mais le copain.
Si il se met à ignorer tout le monde, pardon mais c’est un con.

Vu de l’extérieur, on dirait une fin d’histoire d’amour.
Toi, encore amoureuse, prête à tous les efforts en lui cherchant des excuses et lui n’en faisant aucun.

Parfois la prépa détruit les gens et les relations, c’est pas la première fois qu’on voit ça. Mais t’inquiète pas, il s’en remettra, moi non plus je pensais pas que ça serait possible, que ces deux années étaient complètement perdues, mais après en être sorti on n’y pense plus. On sait juste quoi ne pas conseiller aux autres comme études.

boulboulaboule a écrit:

Parfois la prépa détruit les gens et les relations, c’est pas la première fois qu’on voit ça.
Ce qui serait intellectuellement malhonnête c’est non seulement de faire porter la faute à la prépa mais aussi de généraliser à tous ceux qui sont en prépa. Toute formation qui demande beaucoup (et il n’y a pas que la prépa qui soit exigeante) peut amener à des tensions.
boulboulaboule a écrit:
On sait juste quoi ne pas conseiller aux autres comme études.
C’est bien ce que je dis, c’est « mal » de généraliser aux autres ce qu’on a vécu soi.

L’approche des concours est un truc vraiment difficile à gérer. Les gens réagissent tous différemment. Certains vont aborder ça très sereinement et tant mieux pour eux. Mais pour d’autres il y a cette petite voix narquoise qui te dit que « si tu foires, tu auras sacrifié 2 ans de ta vie pour peanuts. Ce serait ballot hein? ». Ce genre de pensée, ça peut vraiment taper sur le système. Et je pense qu’il est complètement faux de dire « son comportement révèle sa vraie nature ». Si ma vraie nature c’est le comportement que j’avais à l’approche des concours, il vaut mieux que je me fasse ermite dès maintenant.
J’ai passé ces concours deux fois (ça fait à peu près 5 ans maintenant) et avec le recul je crois comprendre assez bien sa situation et comment il doit se sentir. Je pense qu’à cette époque j’ai dû sembler « bizarre » et pas forcément très joyeux pour bien des gens. Et encore, j’étais seul (donc pas de relation « à gérer » [pardonne moi l’expression mais il m’est arrivé de me le dire en ces termes. Peut-être qu’il a aussi peur de te perdre et que, dans son idée, ce serait un truc en plus que la prépa lui « prendrait ». Mais ça, il ne t’en parlera pas] en plus de tout le reste). Sans oublier que dans l’histoire, il peut aussi devenir difficile de se confier et de dire à qui que ce soit certains trucs qu’on peut avoir sur le coeur. Comment veux-tu placer des mots sur des sentiments complexes quand ton univers tourne autour des hypothèses du théorème de Cauchy-Lipschitz et des équations de Maxwell? Non, à la place on préfèrera des phrases plus ou moins vexantes (le fameux « mais qu’est ce que tu t’en bats les co***** toi ! » dont tu parles) ou des idées à l’emporte pièce (« si je foire, je le crie haut et fort, je sombre dans l’alcoolisme!! »). Peut-être juste pour trouver quelque chose à dire. Du coup, pas facile pour l’entourage de comprendre quoi que ce soit.

Je ne pense pas que tu puisses faire « mieux » ou « plus » que ce que tu fais actuellement. Il sera juste difficile de trouver les clés pour mieux le comprendre. Dans sa situation, je n’aurais pas souhaité avoir l’impression que ma copine s’éloignait, donc jusqu’à maintenant je pense que tu as fait ce qu’il fallait.
Dans 5 mois, ce sera terminé. Ca passera vite. Et une fois dans le bain des concours, peut-être que ça va s’améliorer. Pour moi, la pire période était vraiment les deux mois avant les concours. Une fois que c’est commencé, on prend juste les épreuves les unes après les autres. Il y en a tellement qu’une partie du stress s’en va.
J’espère qu’il sortira la tête haute de ses concours et qu’avec le recul il te sera reconnaissant pour ta patience.

5 ans après, je ne connais personne de ma classe de l’époque qui regrette d’être allé en prépa (et pourtant, il n’y a pas eu que des succès). Je suis parfois bien content de raconter « ma guerre » aux ricains (j’étudie aux US now) et de les faire trembler sur « how tough is the French system » (ici, un exam d’1H30 les fait mourir de trouille). Personne n’a sombré dans l’alcoolisme sur un échec (à vrai dire, c’est plutôt le succès et l’année qui s’ensuit en école d’ingé qui auraient des chances de faire basculer des gens dans ce travers :wink:). Bref, quoi qu’il arrive, il s’en remettra. Et ses chances pour l’avenir seront loin d’être plombées juste parce qu’il aura eu telle école au lieu de telle autre (contrairement à ce que je pensais sottement).

Bon courage à vous deux :slight_smile:

J’ai pris connaissance de tous tes malheurs et partage ton désarroi.

Pour appartenir à la gente féminine, je me sens très concernée par cette tragédie digne des plus belles figures sheakespiriennes.

Cependant, je t’invite à analyser froidement la situation et à prendre les décisions qui s’imposent. Je serais tentée de croire que le problème ne provient pas de la prépa en elle-même, mais de la manière dont ton compagnon l’appréhende. En dehors des résultats qui ne sont pas à la hauteur de ses espérances, il n’a manifestement pas le mental adéquat. A lire tes lignes, je persiste à croire que ton copain fait preuve du plus bel égoïsme et que cette autoflagellation n’est pas porteuse d’une quelconque solution.

Rappelle-toi que tu n’es aucunement responsable de ses choix et de ses possibles échecs. Je crains que si ces derniers se confirment, tu n’en sois plus ou moins tenue pour responsable et en subisses de ce fait les conséquences. Je te suggère donc de prendre un peu de recul, voire de distance durant toute la ‘période concours’ qui s’annonce particulièrement agitée. En pareil cas, se faire désirer reste la meilleure arme. Si tu constates que ton éloignement n’a pas l’effet escompté, je te conseille vivement de mettre en application certaines recommandations du topic: « Largue le sans regret ! ». Au vu de tes qualités et de ta très grande sensibilité, je suis certaine que tu feras le bonheur de beaucoup de prétendants plus méritants et plus attentionnés.

En espérant te voir comme passagère dans une belle Audi TT. :wink:

A votre avis je dois lui parler ? Quitte à me mettre à pleurer car ca risque d’arriver.

Je sais exactement qu’il va s’énerver.

Je ne parlerai pas pour ton copain ou ta situation qui peuvent être particuliers.

Maintenant ce que je sais, c’est que face à une situation conflictuelle dont la cause est connue tu as deux options :
*tu dis les choses maintenant, clairement, ouvertement, sans provocation (= en t’en prenant plein la tête), mais en étant ferme, cohérente et raisonnée. Ca peut très mal se passer, mais dans toutes les situations conflictuelles que j’ai pu rencontrer (à tout niveau, personnel, amical, professionnel), même si « sur le coup » c’est vraiment pas rigolo, entre gens raisonnables, à moyen et surtout à long terme, c’est extrêmement profitable.

  • tu fais le dos rond, tu supportes, tu encaisses, sans rien dire, en étant la plus transparente possible, en essayant de devancer (mais surtout sans ostentation) ses attentes jusqu’à juillet (= la fin des concours, donc la fin de la prépas et la fin de la source des problèmes) et là tu feras un nouveau point.

Bon courage,

J’ai choisi la premiere formule (je suis incapable de garder tout pour moi). Bon ca a un peu clashé mais pâs autant car il a compris que je lui voulais du bien.

Il ma dit : tu sais depuis combien de temps je me suis pas senti bien? Tu sais depuis combien de temps je n’ai pas vu mes amis ?
Alors j’ai dit les réponses justes, évidemment.

Tout ce que vous dites m’interpellent, parce que ça semble vraiment être ça. Mais il ma dit aussi qu’il avait peur de me perdre a cause de la prépa, étant très maladroit ça peut paraitre le contraire mais c’est le cas. Il m’a dit qu’il voulait rire, s’amuser.
Je sais comment il est, je vais le soutenir.

Intéressant.
Je me garde bien de juger de la personne, mais je suggère que tu lui proposes d’aller voir un psychologue. En venir à prendre des antidépresseurs et à dire, sérieusement, que la prépa lui a volé sa jeunesse, ce n’est pas anodin.

^ Word.

J’espère que ça va bien se passer pour vous (2).
Il faut toujours essayer de voire le bon coté des choses dans les situations difficiles, (même si des fois c’est vraiment difficile)
Dans son cas: il a bientot fini la prépa ! (olala que je l’envie :frowning: …)

Personellement j’habite à plus de 3000 km de mes parents et mes amis. Donc je sais ce que l’on peut ressentir quand on est un peu seul.
(En même temps je n’ai/avais pas de copine donc c’est moins dur de ce coté)

C’est la première fois que j’entends parler de difficultés pareilles. :confused: En plus, l’approche des concours est la période la plus difficile qui soit: pendant les révisions de mars-avril, on a tout le temps d’imaginer les scénarios-catastrophes, d’avoir peur de faire 5/2, de se dire en paniquant « Mince, je comprendrai jamais rien à ce chapitre, et si ça tombe à l’écrit? », etc.

Cela dit, s’il est arrivé jusqu’ici sans abandonner, c’est déjà très bien! Et plus que 5 mois à tirer, vous tenez le bon bout… J’espère que ça marchera. :wink:

Merci du soutien !
Ce soir il est sorti ca va lui faire du bien j’espere.

Quand à moi je panique, à l’idée qu’il échoue et sombre dans l’alcool et le cannabis.

Sincèrement je ne sais pas quoi faire, c’est dans longtemps, mais si ça arrive, je saurai pas comment réagir.

Il a déja eu une période de bad dans ce genre, ca allait pas entre nous a cause de ca, lui n’allait pas bien… Et pour qu’il stoppe de fumer ce genre de chose jai du lui poser un ultimatum moi ou ca; arrete promets le moi.
Il n’en a jamais retouché. Et il ma tjrs dit que javais bien fait de lui demander ca, car sinon il n’aurait probablement pas su, ni pu s’arrêter.

Il me dit que si ca arrive, le probleme serait trop grand pour se régler en voyant ses potes et sa copine.

Mais s’il commence.. Ca va lui faire oublier, un soir puis deux.. Et comment pourra-t-il s’en sortir ensuite ? Il deviendra dépendant..

PS : Il ne compte pas faire de troisième année.. Soit ça passe, soit ça casse.. Ecole publique, école privée ou rien..
Dans les deux derniers cas il sera vraiment en colère, déçu profondément..
Dans le premier cas, ca sera déja mieux mais ca dépend l’école..