L'ambiance dans les prépas parisiennes

Bonjour, je suis un élève de terminale dans un petit lycée de province, qui n’est pas mauvais mais loin d’être particulièrement remarquable dans son niveau.

J’aimerais essayer de demander sur parcoursup les prépas publiques parisiennes en MPSI telles que LLG, Henri IV ou Hoche pour essayer d’atteindre un niveau le plus haut possible, et potentiellement aller ensuite rechercher une ENS, ou une école d’ingénieur de bon niveau.

J’ai cependant certains éléments qui m’interrogent, et le principal est la question de l’ambiance dans les salles de classes et dans la vie en CPGE notamment dans ces prépas parisiennes prestigieuses, qui souffrent parfois d’une réputation trop « élitiste » et tournée vers la réussite, quitte à laisser s’instaurer un climat de tension et de compétitivité malsaine entre les élèves.
Je me demandais alors si cette réputation était justifiée ou non, étant donné que le gout pour le travail acharné et l’excellence de ces établissements m’intéresse grandement.

Etant donné mon envie d’aller chercher un bon niveau, notamment en mathématiques et en physique, je me sens prêt à aller chercher une CPGE assez loin de chez moi, et je voulais également savoir si certains d’entre vous avaient vécu cette expérience, car j’ai du mal à me rendre compte si cela pourra être déstabilisant ou non, étant donné les changements soudains d’atmosphère et de rythme de travail.

Merci d’avance pour vos réponses, je trouve ce forum très intéressant pour mieux comprendre le fonctionnement des CPGE.
Bonne journée

Bonjour,


Même si ça ne répond pas directement à la question, j’espère que vous êtes au courant qu’il y a significativement plus que ces trois établissements, ou même que les établissements parisiens, qui permettent de « rechercher une ENS », voire « une école d’ingénieur de haut niveau ».

Genre quoi ? Si vous ne franchissez pas le périphérique, vous serez condamné à aller dans une école bas de gamme où on vous enseignera à mettre la saucisse dans le bon sens pour un hot-dog ? :unamused:

J’espère que c’est un vrai candidat et pas un vrai troll de niveau stratosphérique.

Auquel cas il peut nous élargir sa liste avec les grosses prépas de sa région (en précisant laquelle) et celles de proximité.

grenadine, post:1, topic:137588 a écrit:

Je me demandais alors si cette réputation était justifiée ou non, étant donné que le gout pour le travail acharné et l’excellence de ces établissements m’intéresse grandement.

Essaye de trouver des élèves concerné·es. Peut-être des anciens élèves de ton lycée, ou un groupe d’élèves en ligne (je sais qu’il y a un discord des mp2i avec entre autre des LLG/SL dedans).

Deuxièmement, demander du travail… c’est dans le contrat de la prépa. On ne se tourne pas les pouces au delà du périf.

Je comprends sa question car je ne sais dans son lycée mais dans celui de mon fils, les professeurs se divisent en deux camps : ceux qui disent aux Terminales que la prépa va les broyer et qu’ils finiront dépressifs et ceux qui disent que l’université, c’est juste une fête étudiante sans fin.
Bref, pas évident pour des jeunes de 17 ans de se faire une idée juste vu ce manque d’intelligence dans « les conseils ».

Au jeune posteur, je dirais si tu as une prépa à côté de chez toi, qui te permet de rester dans un cadre familial, ce serait mieux, sauf évidemment si le climat familial est épouvantable.
Le programme est national et les profs de prépa ont tous une excellente formation quelque soit la prépa. Tu arriveras à tes fins quelque soit la prépa si tu travailles à fond.

Si tu as besoin d’être en compétition avec les meilleurs pour donner le meilleur de toi-même alors tente l’aventure des prépas parisiennes. Il faut être fort mentalement et surtout bien travailler la logistique. Si tu dois faire beaucoup de trajet pour aller au lycée, faire la cuisine, les courses, le ménage, etc. C’est vraiment beaucoup de fatigue en plus et pas la famille à côté pour te remonter le moral.

grenadine, post:1, topic:137588 a écrit:

J’aimerais essayer de demander sur parcoursup les prépas publiques parisiennes en MPSI telles que LLG, Henri IV ou Hoche pour essayer d’atteindre un niveau le plus haut possible, et potentiellement aller ensuite rechercher une ENS, ou une école d’ingénieur de bon niveau.

Si tous les chemins ne mènent pas à une ENS, beaucoup permettent d’y accéder néanmoins => en 2024, les élèves de MP ayant intégré une ENS provenaient d’une trentaine de prépas publiques différentes, dont certaines très éloignées de l’image « élitiste » véhiculée par les « grandes » prépas parisiennes.



grenadine, post:1, topic:137588 a écrit:

qui souffrent parfois d’une réputation trop « élitiste » et tournée vers la réussite

Toutes les prépas sont tournées vers la réussite de leurs élèves



grenadine, post:1, topic:137588 a écrit:

étant donné que le gout pour le travail acharné et l’excellence de ces établissements m’intéresse grandement.

De même, dans toutes les prépas, je ne pense pas dire de bêtises en affirmant qu’il est nécessaire de fournir un travail acharné (le programme est commun), et que les élèves sont encouragés à viser l’excellence, quels que soient leur niveau et leurs capacités.



grenadine, post:1, topic:137588 a écrit:

Etant donné mon envie d’aller chercher un bon niveau, notamment en mathématiques et en physique, je me sens prêt à aller chercher une CPGE assez loin de chez moi

Il faut déjà que vous ayez un bon niveau en maths et en physique au lycée, si vous souhaitez être admis dans une prépa sélective. Si vous en avez les capacités, vous arriverez à « aller chercher un bon niveau » quelle que soit la prépa où vous serez admis.
Et ne pas négliger la logistique. Pouvoir rentrer dans sa famille de temps en temps (un peu plus souvent que pendant les vacances) peut parfois faire du bien. Tout dépend de votre tempérament.

Quand on vise une ENS, « élitiste » n’est pas un gros mot.

Je pense que tout dépend du caractère et des capacités de l’élève.

Pour répondre à la question première, mon fils est à LLG, en MP2I. Il apprécie l’ambiance de travail de la classe, l’ambiance tout court. Ils font des activités ensemble avant les vacances. Là par exemple, ils ont fait dans la classe une après-midi jeux de société et ils se sont commandés des pizzas. Il y a eu aussi une soirée crêpes organisée avec l’aide des internes.
La semaine au ski MP2I et 2 classes de MPSI.
Il ne m’a pas du tout fait part d’une ambiance malsaine mais plutôt d’une ambiance bon enfant avec les petites bêtises qu’ils font en cours (le vol de mascottes entre classes, les actions farfelues qui ponctuent le cours de francais, etc.)

Après il faut être conscient que la prépa va concentrer les très bons élèves, et encore plus les prépas les plus élitistes. Etes vous prêts à ne plus être en tête de classe ???
Mon fils vit très bien le fait d’être dans le peloton. Il trouve une émulation de groupe, le fait d’avoir des très forts devant lui est source de motivation. Pour la première fois depuis sa petite enfance, je vois ses yeux briller à nouveau parce qu’il trouve son compte dans ce qu’il apprend.
Il a toujours eu le chic pour calibrer son travail aux attentes des professeurs. Et il en a encore sous la pédale car ca lui suffit d’être dans le peloton. Je pense qu’il aurait moins travaillé dans une prépa où le niveau global des élèves est moindre, car il n’aurait pas bénéficié de l’émulation du groupe. Etre premier n’a jamais été une source de motivation pour lui.
Tout dépend vraiment du caractère de chacun.

Je peux répondre pour Hoche où mes fils ont connu une très bonne ambiance. Il y a plutôt de l’entraide afin de viser la réussite collective. Le niveau est élevé et comme dans toute prépa il y a des derniers. A toi de voir ce qui te convient le mieux pour réussir, une prépa très sélective en prenant le risque d’être dernier et en étant loin de chez toi ou une prépa moins sélective, proche de chez toi et où tu seras peut-être mieux classé.

Évidemment que dans les prépas parisiennes élitistes, l’ambiance est bonne et l’émulation permet de se dépasser.
Et si on habite en région parisienne, avec un excellent dossier, il est naturel d’aller dans ces prépas.

Mais il me semble que le sujet de ce topic n’est pas là.

C’est plutôt de savoir, si les prépas parisiennes valent le coup pour les provinciaux.
À mon avis, si on est plus proche de Fermat ou du Parc, bref d’une grande prépa provinciale, il est préférable de choisir celle-ci plutôt que d’aller payer des logements hors de prix à Paris et d’être loin de sa famille…

Ça serait bien de connaitre le lieu de résidence de l’auteur, on pourrait mieux le conseiller

À mon sens il y a rien d évidents et il faut éviter de faire de généralité.
Le seule moyen pour le posteur d avoir une idée sur l ambiance d une prépas donnée et si la dites ambiance lui convient (ce qui est quand même très subjectif) c est de contacter des élèves de la dites prépas, par exemple des anciens élèves de son lycée.
D autant plus que je doute fortement que sur le site de l ups on puisse se laisser aller à critiquer à tord ou à raison telle ou telle prépas.

Pour finir, la question « faut il mieux aller dans la prépas régionale relativement proche de chez moi ou à llg » n a pas de réponse dans l absolu. Par contre à partir du moment où la prépas régionale en questions a une classe étoile qui envoie chaque années des élèves à l X et aux ENS, et bien justement elle permet tout à fait de rentrer dans ces écoles et il n y a pas de nécessité d aller voir ailleurs. Après on y aller quand même.

W.

Ce n’est pas tellement une généralité que j’ai faite.

J’ai parlé de Fermat et du Parc ; si on est plus proche de ses prépas (ce qui est souvent le cas lorsqu’on habite dans la moitié Sud de la France) il vaut mieux y aller plutôt que de monter à Paris.

Quant à l’ambiance, je ne vois pas pourquoi elle serait différente à Paris par rapport aux grandes prépas provinciales. La différence de sélectivité n’est pas assez importante.

je vois ca comme une affirmation/généralité aussi.
Ca dépend du profil de chaque élève.
Oui le Parc factuellement avec ses classes * permets d’atteindre les mêmes objectifs.

J’avais d’ailleurs pensé que ce serait le choix de mon fils.
Logistiquement, il n’y a pas photo, le Parc était plus proche.
Il a choisi LLG, à tord ou à raison, c’est SON choix, et c’est ce qui compte.
Et pour faire leur choix, c’est bien de se poser des questions en amont.

La sélectivité est tout de même plus importante car in fine, il y a proportionnellement plus d’élèves en classe * qu’au Parc en 2ième année. On parle à la grosse de 80% des élèves qui iront en * dans la classe de mon fils.

Quand on est en fin de classe et un peu fragilisé, l’ambiance élitiste peut vite devenir pesante.

father, post:11, topic:137588 a écrit:

à partir du moment où la prépas régionale (en questions a une classe étoile qui) envoie (chaque années) des élèves à l X et aux ENS, et bien justement elle permet tout à fait de rentrer dans ces écoles et il n y a pas de nécessité d aller voir ailleurs.

+1
Cela fait du bien un peu de logique de temps en temps en lieu et place de circonvolutions statistiques.


J’ai parlé de Fermat et du Parc ; si on est plus proche de ces prépas (ce qui est souvent le cas lorsqu’on habite dans la moitié Sud de la France) il vaut mieux y aller plutôt que de monter à Paris

De Chateaubriand à Massena, de Montaigne à Kleber le territoire est parsemé de cpge répondant aux caractéristiques citées par W.
Est-il préférable d’être dans les 20 premiers de sa classe (*) de LLG ou dans les 3 premiers à Chato, la question est sans réponse puisque la même personne ne testera jamais les deux options, mais ils faut faire partie de ceux là pour certains objectifs.

(Paris ou pas Paris ? en cpge on a pas le temps de profiter des plaisirs qu’offre la capitale pour un étudiant, le jeu en vaut-il la chandelle ?)

Je dis juste qu’il n’y a pas de réponse unique.

Je crois que mon fils est très bien dans son choix. Peut être aurait il été aussi bien au Parc ? probablement.
Mais il est très bien à Paris, content de sa classe. Content aussi de tester un nouveau restaurant chaque we. Content de l’encadrement de Bossuet (qu’il n’aurait pas eu au Parc)
Il n’est pas dans les 20 premiers de LLG : et il s’en contre-fout !
Il n’est pas du tout au taquet encore. Il a le temps pour des loisirs encore… Il est allé voir un évent mondial de League of Legend à Paris auquel il n’aurait pas pu assister s’il n’était pas déjà sur place. Il a fait un tour au Louvre. Non, je crois qu’il profite quand même.

Un copain de lycée est allé à Ginette pendant que je restais à la maison et à Chatô.
Deux ans plus tard on s’est retrouvés dans la même école. On avait un niveau similaire au lycée et a priori toujours similaire au moment des concours !

Le climat global en MPSI comme en MP* était l’entraide, même si certains préféraient jouer en solo. Quelques étudiants en fin de classement en MPSI ont craqué (difficile de passer de premier de la classe à dernier).
C’est une question de tempérament, je bossais pour rester dans le peloton de tête mais si la concurrence avait été moins rude je pense qu’il y aurait eu plus de relâchement.
Cette année-là dans la MP* de Chato il y a eu 2 X, 3 ENS, 5 ECP, 5 Mines et quelques Ponts : comme déjà indiqué la différence entre les bonnes prépas de province et les parisiennes est parfois ténue. Pour l’ambiance ça doit être identique.

On ne cesse de le répéter sur ce forum, mais ce ne sont pas les murs de la prépa qui passent les concours. Si un élève en a les capacités et la volonté, il réussira a priori aussi bien depuis une « grande » prépa parisienne du top 5 que depuis une prépa de sélectivité moindre. La seule différence, c’est le niveau moyen des élèves dans la prépa. Certains élèves ont besoin d’être « challengés » pour donner le meilleur d’eux-mêmes, alors que d’autres s’épanouissent mieux en ayant un peu moins de concurrence et en étant dans les premiers de leur classe. Question de tempérament.

father, post:17, topic:137588 a écrit:

Un copain de lycée est allé à Ginette pendant que je restais à la maison et à Chatô.
Deux ans plus tard on s’est retrouvés dans la même école. On avait un niveau similaire au lycée et a priori toujours similaire au moment des concours !

Dans votre exemple, on constate que Ginette et Chatô sont équivalents dans la réussite des étudiants mais on peut souligner que les plus heureux étaient vos parents.

Car ils voyaient leur fils tous les jours et ils n’ont pas eu à payer Ginette :grin:

Claris92, post:19, topic:137588 a écrit:

Dans votre exemple, on constate que Ginette et Chatô sont équivalents dans la réussite des étudiants mais on peut souligner que les plus heureux étaient vos parents.

Car ils voyaient leur fils tous les jours et ils n’ont pas eu à payer Ginette :grin:

Hahaha…bien trouvé. :wink: