cela dit, les critères distingant les très bonnes copies me semblent parfois hors de propos, J’ai vu une prof de français remarquer qu’elle avait eu le plaisir de corriger des copies sur le concours mines pont qui auraient été très acceptables au concours d’ENS A/L ou B/L. J’ai failli m’étranglé, on n’attend ni n’espère que les élèves de khagnes B/L sachent rendre une copie de mathématiques qui soit acceptable pour le concours ENS MPI.
SgtJohn a écrit:
Sans compter que la marge de progression est plus importante en Français! Je m’explique: la répartition des notes en Sciences est assez resserrée: on retrouve énormément de gens dans la « masse » des notes correctes (8-14), et il est difficile de sortir du lot, un bon élève peut décrocher un 15 ou 16 aux Mines ou à Centrale, mais aller au-delà demande d’être un « crack ». En Français (comme en Langues d’ailleurs), les notes montent jusqu’à 19, et il me semble qu’un minimum de culture personnelle peut conduire à de très bons résultats.
On nous a pas mal répété pendant le secondaire, qu’en classes préparatoires le niveau en science était homogène, et que les lettres feraient la différence. J’ai vite appris que cela était rigoureusement faux. D’abord parce que les niveaux en science sont loins d’être homogènes, ils sont même le point qui classe effectivement l’élève moyen dans chacun des concours.
Cela étant dit, en ce qui concerne les chiffres, je me permet quelque doutes sur ces chiffres là. Même si l’ordre de grandeur de l’écart type (3) me parait correct, je me permet un sérieux doute quant à la moyenne de 11. Sur centrale j’ai vu quelque chose de l’ordre de 8 en MP et 9 PC, et je pense qu’elles sont inférieures ou égales aux mines. Il est aussi important de noter que seul un gros premier tiers sera admissible à des concours comme centrale-supelec ou Mines-pont : être « dans la moyenne » est insuffisant.
On aura beau tous connaitre une personne ayant intégré les ponts malgrès un niveau moyen en science (pour la taupe s’entend) ou un autre ayant intégré une école du concours mines pont malgrès un ratage lamentable sur une épreuve scientifique (le contraire étant beaucoup plus difficile). Les épreuves litteraires (langues comme sciences) feront la différence entre des élèves d’un niveau équivalent, mais ils ne sont pas (bien heureusement) le sésame pour intégrer une école prestigieuse.
En plus de ça, il ne faut généralement pas espérer une progression spectaculaire (j’allais dire quelconque) en langue pendant les classes préparatoires. Il y a un lieu et un temps pour ça, c’est l’enseignement secondaire. C’est même un investissement extrèmement payant, étant donné la nécessité de pratiquer au moins une langue vivante. L’impression que je commence à en avoir est que c’est une compétance bien plus critique pour un ingénieur que de savoir analyser un texte de philo. Les épreuves de langue étant ce qu’elles sont, elles ne peuvent pas non plus être réussi sans savoir se plier à un certain exercice d’écriture.
Peut être qu’un jour les écoles d’ingénieur seront plus sensée, et se pencheront se les coefficients relatifs des langues et du français.
SgtJohn a écrit:
Jonathan
Jonathan
un amateur de pop anglaise peut etre.