Lemme de Riemann-Lebesgue

Bonjour,

Comment démontrer le lemme de Riemann-Lebesgue, dans le cas d’une fonction de \mathbb{R} dans \mathbb{R} simplement continue, et ce uniquement avec des outils de base (sommes de Riemann et autres encadrements de ce type, développements limités (?) /en série entière, à la limite densité des fonctions en escalier dans l’espace des fonctions continues; mais PAS de théorie de Fourier ou d’analyse complexe!).

Je donne l’énoncé dans ce cas particulier :

Soit a<b et f une fonction continue sur [a,b]. Montrer que \displaystyle \lim_{\lambda \rightarrow +\infty}{\int_{a}^{b}{f(x)cos(\lambda x) dx}}=0

(En particulier j’adorerais une démonstration à coups de epsilons :grin: )

dans le cas où f est dérivable et nécessairement bornée sur un intervalle contenant [a;b]

on peut peut être essayer une intégration par partie : u'=cos (\lambda x), v= f(x)
avec certaines valeurs de lambda et ainsi mettre$\frac 1 \lambda$ en facteur…

pour que sin (\lambda a)=sin (\lambda b)=0

ensuite se débrouiller pour lambda quelconque…

Théorème a écrit:

Soit f:[a,b]\to \mathbb R continue. Il existe une suite (e_n)_n de fonctions en escalier sur [a,b] qui converge uniformément vers f sur [a,b].
D’après ce théorème, pour \varepsilon>0, il existe une fonction en escalier \varphi telle que ||f-\varphi||_\infty \leq \frac{\varepsilon}{2(b-a)}.

En prenant une subdivision (a_n)_n de [a,b] adaptée à \varphi, on a
$\displaystyle \int_a^b \varphi(t)e^{ixt}dt=\sum_{1 \leq n \leq N} \lambda_n \int_{a_n}^{a_{n+1}} e^{ixt} dt$$=\displaystyle \sum_{1 \leq n \leq N}\lambda_n \frac{e^{ixa_n}-e^{ixa_{n+1}}}{ix}$.

En majorant, il vient \displaystyle\left| \int_a^b \varphi(t)e^{ixt}dt \right| \leq \frac{2N \max |\lambda_i|}{x}. Cette quantité est inférieure à \varepsilon/2 quand x \to +\infty.

D’où pour x assez grand, $\displaystyle \left| \int_a^b f(t)e^{ixt}dt \right| \leq \left| \int_a^b (f(t)-\varphi(t))e^{ixt}dt \right|$$\displaystyle+\left| \int_a^b \varphi(t)e^{ixt}dt \right| \leq (b-a)||f-\varphi||_\infty+\varepsilon/2 \leq \varepsilon$. CQFD

EDIT : désolé j’ai changé tes notations :confused:

RE-EDIT : si f est \mathcal C^1, une IPP permet de torcher le truc.

Peut-être de cette manière :

f est continue donc bornée sur E= [ a , b]
m =< f(x) =< M

on cherche I(d) = S_E f(x)cos(dx)

on décompose E en deux ensembles E1 et E2 tels que :
(E1 et E2 sont définis par E1 = { x / cos(dx) >= 0 } et E2 = { x / cos(dx) =< 0}
E = E1 U E2
E1 et E2 sont eux mêmes des réunions finis d’intervalles .

on a alors m S_ E1 cos(dx) + M S_E2 cos (dx) =< I(d) =< M S_E1 cos(dx) + m S_E2 cos(dx)
chacune de ces intègrales tend vers 0 lorsque d tend vers l’infini ( prendre la primitive , il y a 1/d qui sort …)
donc I(d) tend vers 0

YLS a écrit:

Soit a<b et f une fonction continue sur [a,b]. Montrer que \displaystyle \lim_{\lambda \rightarrow +\infty}{\int_{a}^{b}{f(x)cos(\lambda x) dx}}=0
Au passage, continue par morceaux sur [a,b] suffit.
Sinon, c’est un exo que j’ai fait lors de mon année de spé et la méthode utilisée a été exactement celle proposée par valvino.

ne pas tenir compte de ce que j’ai écrit plus haut .
les intègrales de mon encadrement ne tendent pas vers 0 …
Je crains qu’il ne fasse plus fin comme encadrement de f , et donc approximer en effet la fonction f par des fonctions en escalier …

On peut y arriver en utilisant: des outils très simples début sup…

  1. une fonction continue est uniformément continue…

si \lambda est assez grand
il y a un nombre de périodes complètes
et un début de période et une fin de période… sue lesquelles f est majorée en valeur absolue..

sur les périodes complètes, on utilise la continuité uniforme (ce qui revient en gros à prendre une subdivision adaptée), pour dire que f(x)=a + h où h est inférieur à epsilon et a constant sur la période…

x.valentin a écrit:

Au passage, continue par morceaux sur [a,b] suffit.
Je dirais même plus que c’est valable pour une fonction L^1 (Riemann ou Lebesgue) sur un intervalle quelconque.

Il y a même une version encore plus abstraite, dixit Wikipédia:

Soit G un groupe topologique commutatif localement compact, soit \hat G son dual et soit f une fonction de L^1(G,\mathbb C) pour une mesure de Haar sur G. Alors la transformée de Fourier de f tend vers 0 à l’infini dans \hat G.
Enjoy :grin:

Tu peux commencer par démontrer le lemme pour une fonction en escalier , puis ensuite le généraliser pour une fonction continue en utilisant le théorème de DARBOUX .
; )

Bonjour,

Je up ce post, en fait je cherche a démontrer un résultat plus général, en remplaçant cos(nt) par une fonction périodique continue, la limite n’étant plus 0, mais (\frac{1}{T})(\int_0^T \phi)(\int_a^b f)

Avez vous des idées ? Car on ne peux plus majorer simplement pour faire tendre vers 0, il faut faire apparaître cette limite ce que je n’arrive pas :confused:

Mon idée était de prendre une subdivision de pas assez petit pour avoir an-an-1 <T mais ça ne semble pas marcher

Ramène toi au cas où phi est d’intégrale nulle sur [0,T] (en remplaçant phi par phi - cste)
Traite d’abord le cas où f est constante (changement de variable u=lambda * t) puis découpage de l’intégrale…