Les aventures de Caliméra, 2025 (refusée à 28 voeux !)

J’ai été refusée à 28 voeux

Extraits choisis :

Elle se sent confiante. Ses parents, tous deux enseignants, le sont moins. [tu m’étonnes !!]

Certaines formations ne la placent même pas en liste d’attente. Elle s’est confiée au Figaro [commentaire personnel : hi hi !!]

Une élève avec un dossier similaire a été prise. Je n’ai pas compris.

Une issue finalement positive

Aujourd’hui en CPGE B/L (avec internat au lycée Jacques-Amyot), Mathilde se situe en milieu de promotion.

Avec le recul, elle estime que ce choix était sans doute le bon.

C’était dur à encaisser, mais ça m’a permis de réfléchir autrement.

Source : "J'ai été refusée à 28 voeux", avec les félicitations à chaque trimestre, cette brillante élève de terminale vit l'enfer de Parcoursup (article lui-même inspiré d’un article Le Figaro Étudiant du 3/03/2026).

“L’enfer de parcoursup”… Ce qu’il ne faut pas lire…

Encore un article écrit par un.e journaliste qui ne connaît pas grand-chose (ou qui fait mine de…) au fonctionnement de parcoursup, et qui insiste sur le soi-disant caractère “obscur” et “loterie” de parcoursup, pour alimenter les peurs des parents et élèves mal informés.

En y regardant de plus près, le dossier de cette élève est certes plutôt correct, mais n’est finalement pas aussi brillant que l’article veut nous le faire croire : 15,2 de moyenne au bac (et 12 à l’écrit de français), c’est pas trop mal mais de nos jours c’est plutôt dans la norme pour un élève un minimum sérieux et travailleur.

On voit en outre que cette élève, comme souvent malheureusement, a eu tendance à surévaluer la qualité de son dossier (ou à sous-évaluer la sélectivité de certaines formations), puisqu’elle se dit surprise par exemple de n’avoir pas été prise dans la prépa B/L de Lakanal, qui est pourtant l’une des plus sélectives dans cette filière (avec un taux d’accès à 20% et 94% de mentions TB parmi les admis). Ce décalage entre la qualité réelle du dossier et la sélectivité des formations visées explique sans doute en grande partie le grand nombre de refus essuyés.

Mais au bout du compte, l’essentiel c’est qu’elle a quand-même obtenu plusieurs propositions d’admission, et elle est aujourd’hui dans une formation dont elle dit que “C’était sans doute la meilleure formation pour moi”.

Finalement, parcoursup fait plutôt bien les choses.

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Je souligne le passage le plus important à mes yeux, à propos de la prépa de proximité (et - pour rappel - qui est la seule prépa à l’avoir acceptée) :

Elle se situe en milieu de promotion

(Et quelque part, ça explique bien rétrospectivement tous ses refus ailleurs dans son ParcourSup…)

PS Et je pense qu’elle est mieux en ce moment à Melun que en licence en sociologie chez Gustave.

À sa place, je ferais aussi jouer le RGPD pour faire supprimer son nom de famille actuellement affiché en clair par Le Figaro Étudiant… :open_mouth:

Sans offense envers les sociologues de l’Université Gustave Eiffel qui font de belles choses !

Le problème avec ce mode Parcoursup sans hiérarchisation des voeux, c’est le côté liste de Noël. Je fais mes voeux et je pense pouvoir tout avoir au choix. Non, ce sont les formations qui font les propositions aux élèves. Du point de vue journalistique, il est dommage de dire 28 voeux refusés. Il faut dire “a été acceptée dans un voeu” qui n’était pas son 1er choix. Evidemment, ce n’est pas vendeur.

Le problème, c’est le manque de lucidité sur la qualité du dossier présenté. Il y a tellement de très bons dossiers, difficile d’évaluer son propre dossier (les profs devraient être en mesure de le faire avec les data des années précédentes). Et encore moins en se référant à la mention au bac. Je trouve cette information très peu pertinente. On peut prendre 10 mentions très bien et aucun des dix dossiers n’est identique.

L’objectif est surtout de taper sur Parcoursup. Je trouve que les formations non sélectives sont problématiques. Quand on voit une licence avec 150 places pour 8k candidats ….elle est de fait sélective. Et les classements sont douteux (sachant qu’il n’y a pas de lecture de lettres). Comment un élève avec 14 de moyenne au bac (16 en SES et 15 en HGGSP) avec la moyenne aux EAF et en philo, peut-il se retrouver non pris dans ses voeux de licence éco gestion ? Alors qu’à la lecture des data, il y a des élèves sans mention qui ont été pris.

Le problème est connu, il y a trop de candidats pour le nombre de places. Et il ne sert à rien de créer des places. Natalité en baisse, arrivée massive de l’IA et niveau global des élèves en baisse. Donc former des bac +5 à tout va n’a aucun intérêt.

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Je rejoint ce qui a été dit plus haut. L’article disponible sur le lien internet est plutôt destiné à faire le “buzz” en donnant une nouvelle fois une mauvaise image de Parcoursup par l’utilisation d’un vocabulaire volontairement négatif et anxiogène.

Certes, ce dernier s’appuie sur une réalité donnée dans le 1er article (du figaro étudiant) avec beaucoup de refus lors des résultats de juin. Mais cela me semble surtout lié à une inadéquation entre le dossier de l’étudiante avec les sélectivités et les attendus des formations choisies.

Finalement, c’est le voeu de proximité et de sécurité que l’on conseille régulièrement (au moment des listes) qui a permis de trouver un point de chute qui semble lui convenir (Très certainement avec sa passion pour la gymnastique).

L’interrogation, non dite par l’article originel du Figaro Etudiant, me semble plutôt être liée à la mise en concurrence d’un bon dossier (sans être dans les 5 premiers) dans un très bon lycée (qui va certainement noter plus durement) avec celui d’un dossier meilleur d’un lycée moins côté.

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Il n’y a pas uniformisation de la sélection. Et c’est très bien. Avec 20 sous voeux de prépa, il “suffit” de bien faire sa liste.

Il y aura un point de chute et manifestement les prépas ne se sont pas trompées puisqu’elle ne sort pas du lot. Elle a eu son point de chute dans sa prépa de proximité. Parfait !

Qu’elle ait été déçue, je le conçois.

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J’en profite pour signaler que mon université (Gustave) a fait le choix de recruter des étudiants de Madagascar :madagascar: pour faire tourner la France :france: de demain et d’après-demain.

Le(s) gouvernement(s) français sont déjà très bien informés de la baisse de la natalité, et donc le levier de la diminution des places dans l’enseignement supérieur est déjà en partie enclenché.

PS J’en profite pour indiquer que j’ai appris vendredi dernier l’existence passée de (feu) l’Institut méditerranéen d’études et de recherche en informatique et robotique (IMERIR).

Fondée en 1981, cette école a fermé en 2025. Les ministères n’ont sans doute pas jugé utile de la maintenir à flot (ce qui me semble en partie dommage, car c’était une école de robotique et d’informatique IA).

Il y a aussi des élèves de Madagascar en cpge. Mes deux aînés en avaient un dans leur classe.

Quand mon fils était en CPGE, il comptait, lui, pour 0,5 malagasy. :upside_down_face:

Je plussoie le côté “liste de Noël”, voire même “billet de loterie” de certains candidats.
J’ai des dossiers complètement à côté de la plaque, que ce soit en termes de niveau, de spés ou d’objectif affiché (l’étudiant veut se ré-orienter pour faire du marketing mais postule en réseaux & télécoms…)
En discutant avec les profs en conseil de classe, il y a aussi des élèves qui ne suivent pas les conseils de sécurité donnés par les profs principaux.

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C’est un candidat qui ne sait pas gérer les copiés-collés dans ses diverses candidatures multiples à différentes formations.