MON FILS EST RENTRE EN PREPA A TOULOUSE A PIERRE DE FERMAT DEPUIS LUNDI 4 SEPTEMBRE 2006 EN 1ERE ANNEE DE MPSI. LES PREMIERS JOURS SONT DURS, LE MORAL EST PLUTOT BAS. IL A DEJA L’IMPRESSION D’AVOIR PRIS DU RETARD, IL PERD L’APPETIT ET A DU MAL A DORMIR DU FAIT DE LA TROP FORTE CHALEUR; C’EST D’AUTANT PLUS DIFFICILE POUR LUI QU’IL EST DIABETIQUE INSULINO DEPENDANT ET QUE CELA FAIT EN PLUS DE LA GROSSE CHARGE DE TRAVAIL UNE CHOSE SUPPLEMENTAIRE A GERER; AVEZ VOUS DEJA RENCONTRE DES CAS SIMILAIRES? PENSEZ VOUS QU’IL AIT AUTANT DE CHANCE DE REUSSIR QUE LES AUTRES?IL A EU SON BAC AVEC MENTION TRES BIEN AVEC 16.6 DE MOYENNE; SA NOTE DE MATHS 18/20 - SA NOTE DE PHYSIQUE 20/20; SON DOSSIER SCOLAIRE AINSI QUE SES BACS BLANCS FAISAIENT RESSORTIR UNE MOYENNE SUPERIEURE A CELLE DU BAC. NOUS FAISONS TOUT NOTRE POSSIBLE POUR LE RASSURER DEPUIS NOTRE DOMICILE SITUE A 220 KM.
QU’EN PENSEZ VOUS? MERCI DE VOS REPONSES. NOUS AVONS NOUS AUSSI BESOIN D’ËTRE RASSURES.
Et bien moi aussi je suis dans le même etat que lui psychologiquement. Il ne faut pas s’inquiéter . Il faut juste qu’il ait confiance en lui et qu’il travaille regulièrement.
Il faut qu il comprenne que tout ce qu il ressent en ce moment est normal, c’est difficile c’est fait pour ca . Il faut tenir le premier trimestre … après ca passe mieux !!
Shotgun a écrit:
LES PREMIERS JOURS SONT DURS, LE MORAL EST PLUTOT BAS.
Loin de moi l’idée de nier la vérité, mais cet état n’est pas normal. Le programme est fait pour être très très léger au début. En plus de cela, on a « que » trois jours derrière soi. Encore au bout de quelques semaines, je ne dis pas, mais là … Il y a quelque chose de pas normal :
:arrrow: soit cela vient de la prépa elle-même qui en demande trop trop vite à des élèves tout juste sortis du BAC
soit ça vient de l’élève lui-même qui se fait une montagne dès qu’il ne comprend plus 100 % du cours en direct comme c’était le cas en terminale.
Personne ici ne peut dire dans quel cas est votre fils. Si ça se trouve c’est un peu des deux … Si c’est surtout le 2e cas, il faut savoir relativiser, comprendre que la prépa ce n’est pas tout comprendre tout de suite, mais bien plus travailler le cours pour soi tous les soirs. Si c’est le 1er cas (trop de pression de la part de « l’extérieur » : prof, administration, autres élèves), le meilleur conseil c’est de changer d’établissement ! Des incompatibilités d’humeur, faut pas se voiler la face, ça existe !
Ceci dit, c’est rare quand même.
PENSEZ VOUS QU’IL AIT AUTANT DE CHANCE DE REUSSIR QUE LES AUTRES?
D’un point de vue purement scolaire, oui. Seulement dans un dossier, il n’y a pas de profil psychologique et certains ne supportent pas la « pression », si légère soit-elle, et encore moins le fait de ne pas tout comprendre. Certains n’ont pas la gniac et, dans le même temps refusent l’échec. J’en ai connu, ils sont partis de prépa. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, mais ils ont eu raison de le faire. La prépa, ça va vite …
NOUS FAISONS TOUT NOTRE POSSIBLE POUR LE RASSURER DEPUIS NOTRE DOMICILE SITUE A 220 KM
C’est une des raisons pour lesquels on milite tous pour les prépas de proximité. Il y a forcément des coups durs en prépa, des coups de blues. Forcément, pour tout le monde, à un moment où à un autre (moi aussi j’en ai connu). Mieux vaut alors être près de ce et ceux qu’on aime.
CBP a écrit:
Si c’est le 1er cas (trop de pression de la part de « l’extérieur » : prof, administration, autres élèves), le meilleur conseil c’est de changer d’établissement ! Des incompatibilités d’humeur, faut pas se voiler la face, ça existe ! Ceci dit, c’est rare quand même.
En HK, c’est souvent revenu, les élèves venant seuls de leur lyçée et ne connaissant personne ont du mal à s’intégrer… Démotivation, perte d’appétit, trouble du sommeil… C’est normal de passer par là. Ou de faire comme moi, et ne pas y passer (j’entends par là, ne pas se rendre malade plus longtemps et aller voir ailleurs…). Faut bien se dire qu’il y a des gens très doués, prêt pour les prépas et d’autres non. Mais c’est tellement de facteurs en jeu…
Trowa a écrit:
Faut bien se dire qu’il y a des gens très doués, prêt pour les prépas et d’autres non. Mais c’est tellement de facteurs en jeu…
Justement, faut arrêter de croire en l’implication très doué => prêt pour la prépa. C’est vrai qu’il y a une forte corrélation statistique, c’est vrai. C’est bien pour ça que les commission recrutent des gens « doués » car elles auront statistiquement raison. Mais au niveau humain et personnel, quand c’est de soi dont il s’agit, c’est un tout autre raisonnement. Ce qu’il faut pour être prêt à la prépa, c’est être prêt à travailler, prêt à ne pas comprendre, prêt à ne pas savoir faire, prêt à sécher complètement sur un exercice, prêt à sacrifier plusieurs soirées pour comprendre un machin, … Et ça ce n’est pas évident. Car très très rares sont ceux qui comprennent tout tout de suite tout le temps jusqu’en fin de spé. Depuis 5 ans, sur 500 élèves, j’ai du en voir deux qui comprenaient absolument tout en direct en sup et qui arrivaient à tout comprendre en bossant beaucoup le soir en spé. Respectivement Ulm et major de l’X tous les deux en 3/2 …
CBP a écrit:
Depuis 5 ans, sur 500 élèves
Ca fait beaucoup d’élèves par an ca
Vous comptez les élèves que vous avez en colle? Si oui, vous arrivez vraiment à les jauger avec 4-5 colles / an ??
Je me suis toujours demandé comment c’était possible, les profs doivent avoir un 6e sens…
Bon, allez 450 en 5 ans. Moyenne de 45 élèves par classes, deux classes, sur 5 ans. Oui, je compte aussi l’autre PCSI (dans laquelle je donne parfois plus d’heures de colle que dans ma propre classe) car je suis ces élèves en colle aussi en deuxième année. Et puis, il ne s’agit pas que de mon opinion mais aussi de mes collègues ! Moi, perso, j’en ai eu UN comme ça dans ma classe. Mon autre collègue de PCSI en a eu 1. En revanche, mon collègue de PC* en a eu 2 et celui de PC aucun ! ![]()
moi je peux dire que le premier jour:
5h30 de maths j’étais un peu déprimé…
puis le lendemain un peu moins et là ça va mieux, j’essaie de surfer sur la vague « volonté de bhûrinher »
y a déjà pas mal de gens largués dans ma classe, faut pas s’en faire, ça se rattrappe en faisant des exos!!!
Matt_costa a écrit:
vous arrivez vraiment à les jauger avec 4-5 colles / an ??
Pour certains cas, oui. C’est pas pire que de jauger un élève sur 30 minutes comme au concours !
Mais tu sais, quand t’as un élève en face de toi qui finit un exo en 10 minutes alors que tous les autres depuis 3 ans que tu donnes l’exercice ont du mal à répondre à la deuxième question en 1 heure, quand ce même élève est connu comme le loup blanc (on parle aussi entre collègues ! Non ? si !), quand tu lui donne un exo de derrière les fagots avec de nouvelles notions et qu’il hésite quelques minutes et que tu t’aperçois que son hésitation porte sur une ambiguité de l’énoncé et qu’une fois cette ambiguité levée il fait l’exo sans problème. Quand tu vois tout ça, tu te dis qu’une heure est largement suffisant pour te dire que ce gars là, il comprend tout très vite.
Oui des gens comme ça, ça existe, mais ils sont très très très rare. Même à l’X !
CBP a écrit:
Le programme est fait pour être très très léger au début.
On m’avait dit que la prépa c’était trés difficile, mais pour l’instant, le cours est parfaitement compréhensible…
Grace à votre remarque, CBP, je saisis pourquoi! ![]()
C’est sur qu’en étant loin de chez soi ça doit pas être facile… surtout quand on ne connait personne dans la classe.
Je sais que moi cette année pour l’instant c’est tranquille, en même temps je reste près de chez moi et je connais deux personnes dans ma classe, donc cela facilite les choses.
En ce qui concerne le cours, pour l’instant c’est assez simple quand même, c’est plus de la révision appronfondi, ya beaucoup de notions vues en terminale (mis à part en chimie) mais sinon rien de bien nouveau.
CBP a écrit:
Le programme est fait pour être très très léger au début.
Mouais quand même, autant en physique c’est vrai que ça va (bien que le prof a dit que l’idée de prendre les bouts faciles de chaque partie soit pas une bonne idée et qu’on ait commencé l’electrocinetique) autant en maths apres les 8 premieres heures (6h de cours 2h de presentation de la prepa) c’était tres lourd, un cours important à apprendre sans avoir vraiment compris durant le cours, on s’est tapé d’enormes fou rire à l’internat sur ça. Ce matin les 4h de maths allaient bien mieux (les 4h du jeudi egalement)
corainth a écrit:
autant en maths apres les 8 premieres heures (6h de cours 2h de presentation de la prepa) c’était tres lourd
Non non, ça c’était très léger, attends donc de voir la suite pour trouver ça lourd ![]()
nicois06 a écrit:
C’est sur qu’en étant loin de chez soi ça doit pas être facile… surtout quand on ne connait personne dans la classe.
Je sais que moi cette année pour l’instant c’est tranquille, en même temps je reste près de chez moi et je connais deux personnes dans ma classe, donc cela facilite les choses.
En ce qui concerne le cours, pour l’instant c’est assez simple quand même, c’est plus de la révision appronfondi, ya beaucoup de notions vues en terminale (mis à part en chimie) mais sinon rien de bien nouveau.
Entièrement d’accord.
pour le fait de connaître personne c’est mon cas aussi le premier jour j’étais un peu « alone ». et là merci l’internat!! en 1semaine j’ai sympathisé avec pas mal de monde, et on s’aidait pour les premiers TD(surtout celui de maths
). Ceux qui sont dans la classe et qui ne sont pas à l’internat on beaucoup plus de mal à s’intégrer(dans les premiers jours) quand ils ne connaissent personne. pour le programme de pcsi de la première semaine, c’est vrai qu’il est très simple, et ça peut etre problématique si on galère déja beaucoup en cours. en maths on a fait que des rappels de term( à part une formule de taylor plutôt marante
) en physique c’est le programme de spécialité physique/chimie de term. c’est juste en chimie qu’en effet c’est du nouveau.
Mû a écrit:
[quote=« corainth »]
autant en maths apres les 8 premieres heures (6h de cours 2h de presentation de la prepa) c’était tres lourd
Non non, ça c’était très léger, attends donc de voir la suite pour trouver ça lourd
[/quote]
Surement, mais j’ai preferé les 8 dernieres aux 8 premieres, peut etre le fait de devoir se remettre dans le bain.
CBP a écrit:
D’un point de vue purement scolaire, oui. Seulement dans un dossier, il n’y a pas de profil psychologique et certains ne supportent pas la « pression », si légère soit-elle, et encore moins le fait de ne pas tout comprendre. Certains n’ont pas la gniac et, dans le même temps refusent l’échec. J’en ai connu, ils sont partis de prépa. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, mais ils ont eu raison de le faire. La prépa, ça va vite …
Je pense que pas forcément ![]()
C’était mon cas et l’année de sup a été très dure mais je suis encore là, saine et (presque) sauve ![]()
Si on ne sait pas quoi faire comme études, il faut s’accrocher c’est tout ![]()
C’est un dur travail sur soi mais ça renforce ![]()
D’ailleurs j’en suis devenue un peu je m’en foutiste, je dramatise plus autant qu’avant…
Pour vous madame, dites lui de rester encore un peu, le début est assez choquant: il a quitté ses amis, il vit seul… c’est assez déroutant mais peut-être que dans quelques semaines cela ira mieux… sinon il pourra toujours partir mais au moins il ne regrettera pas sa décision ![]()
stefII a écrit:
[quote=« CBP »]
D’un point de vue purement scolaire, oui. Seulement dans un dossier, il n’y a pas de profil psychologique et certains ne supportent pas la « pression », si légère soit-elle, et encore moins le fait de ne pas tout comprendre. Certains n’ont pas la gniac et, dans le même temps refusent l’échec. J’en ai connu, ils sont partis de prépa. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, mais ils ont eu raison de le faire. La prépa, ça va vite …
Je pense que pas forcément
C’était mon cas et l’année de sup a été très dure mais je suis encore là, saine et (presque) sauve
Si on ne sait pas quoi faire comme études, il faut s’accrocher c’est tout
[/quote]
Oui mais justement, ceux qui n’ont pas la gniac, ils ne s’accrochent pas ! Ils laissent tomber. Ceux qui s’accrochent malgré l’échec voire les échecs, ceux là on dit qu’ils ont la gniac. Et pour eux je ne me fait pas trop de soucis en règle générale.
MON FILS EST RENTRE EN PREPA A TOULOUSE A PIERRE DE FERMAT DEPUIS LUNDI 4 SEPTEMBRE 2006 EN 1ERE ANNEE DE MPSI. LES PREMIERS JOURS SONT DURS, LE MORAL EST PLUTOT BAS. IL A DEJA L’IMPRESSION D’AVOIR PRIS DU RETARD,
ça ce n’est pas grave. Tout le monde sait bien que Pierre de Fermat exige beaucoup de ses élèves. [enfin non pas tout le monde visiblement mais quand on y est passé on le sait, de même pour les lycées très « côtés » souvent. Quand on a l’ambition de faire intégrer l’X à 50% de ses élèves par exemple, on s’en donne les moyens. Vous avez choisi PdF pour ces moyens justement j’imagine] Il n’est pas le seul dans sa classe à trouver ça dur, au contraire.
IL PERD L’APPETIT ET A DU MAL A DORMIR DU FAIT DE LA TROP FORTE CHALEUR;
Dans quelle mesure? Quand il fait chaud et que je suis stressé, je n’ai pas faim non plus, et insomniaque s’il fait chaud!
C’EST D’AUTANT PLUS DIFFICILE POUR LUI QU’IL EST DIABETIQUE INSULINO DEPENDANT
Dans quelle mesure? Deux autopiqures par jours suffisent-elles pour faire oublier cette dépendance ou est-ce plus lourd? Si c’est beaucoup plus lourd, là il faut une attention spécifique. Dès lors que la santé peut sérieusement être en jeu, on ne joue plus.
Je préfère être honnête: j’ai eu un cas extreme d’élève que le fait de se concentrer fatiguait beaucoup, et lui donnait des maux de tête. Il devait redoubler d’efforts pour se concentrer, et encore plus mal à la tête, donc travail plus longtemps donc moins de sommeil etc. cercle vicieux. Cet élève n’ a pas pu réussir en prépa car il n’a pas résolu son problème de santé. Autrement dit: si réfléchir n’est pas possible, on n’est pas fait pour les études.
Ce ne semble pas être le cas de votre fils, et une fatigue passagère est traitable par vitamines ou un meilleur rythme. Il va s’installer un régime stationnaire, dans lequel le repos va effacer la fatigue: l’accumulation est intenable, l’organisme va s’habituer. Mais rassurez vous c’est pareil pour tous les élèves. à moment donné, mieux vaut dormir que de finir son DM, point.
PENSEZ VOUS QU’IL AIT AUTANT DE CHANCE DE REUSSIR QUE LES AUTRES?
Suivant la lourdeur de son handicap la réponse est variable, Cf mon exemple.
Pour finir, vous avez une réaction normale de parents normaux qui couvent leur petit canard, c’est normal
Vous ne pourrez pas le protéger indéfiniment, peut-être faudrait-il lui laisser l’opportunité de prouver qu’il peut être aussi bon que les autres sinon meilleur, et ainsi démontrer que son diabète n’est pas si invalidant??
Par analogie un peu « poussée », si toutes les personnes avec un handicap petit ou grand se disaient qu’elles ne peuvent rien, on n’aurait ni Stephen Hawking, ni champions de handisport.
Bref: COURAGE pour vous et votre fils. Si c’est vraiment intenable, voyez une prépa de proximité, il pourra tout aussi bien réussir qu’à Fermat.
scherzo a écrit:
Il va s’installer un régime stationnaire, dans lequel le repos va effacer la fatigue: l’accumulation est intenable, l’organisme va s’habituer. Mais rassurez vous c’est pareil pour tous les élèves. à moment donné, mieux vaut dormir que de finir son DM, point.
Je tiens à confirmer ce point, pour tous ceux qui peuvent se dire que la prépa est vraiment ultra fatiguante, etc. Au début, on sort du rythme lycée, ou le travail intellectuel (qui est fatiguant à fortes doses, si si !) est moindre en comparaison, et on a du mal à se caler. Mais c’est en ayant ces mauvaises habitudes au début qu’on les corrige peu à peu, et au bout d’un mois s’installe naturellement un rythme de croisière.
Et comme l’a dit scherzo, travailler à la maison, c’est très bien, mais quand on en peut plus, mieux vaut dormir pour pouvoir suivre les cours le lendemain. Dans le cas contraire s’installe une course contre le temps, ou on doit rattraper les cours qu’on a mal suivi a cause de la fatigue, ET effectuer le travail personnel… Ce qui est fatiguant! Cercle vicieux…
Courage à tous ![]()