sinclair124, post:13, topic:135883 a écrit:
Quels sont les débouchés en astrophysique hors observatoire/enseignement supérieur/recherche publique ? J’ai du mal à me les représenter. En revanche je veux bien croire sans problème qu’on puisse faire des études en astrophysique puis trouver du boulot. Mais dans un domaine légèrement différent, non ?
Edit: j’enlève du pavé les morceaux qui ressemblent un peu trop à des informations personnelles. (je viens de l’astrophysique, si c’était pas connu).
Effectivement, on peut se demander dans l’industrie à quoi ça sert, donc, de connaître la « physique » et les propriétés des objets célestes en tout genre (étoiles, planètes, galaxies, milieu interstellaire…), et d’apprendre ces histoires de magnitude, densité, température ou composition chimique des environnements célestes.
D’une part, toute l’instrumentation sol qui observe ces objets est faite par des industriels :
il n’y a pas que des opticiens qui bossent sur des miroirs de télescope, mais toute la chaîne de l’astrophysicien au spécialiste de la vis en titane. Il y a beaucoup d’instruments, de types très variés, beaucoup de gammes de longueurs d’ondes observées, et beaucoup de raisons différentes. (dont les raisons défense, qui attirent également certains profils). Et ainsi, beaucoup de groupes industriels se retrouvent impliqués dans la conception, réalisation, vérification et validation de ces instruments.
De même qu’en vol, la V&V de l’instrument est responsabilité du fabricant. Certes il ne va pas forcément déterminer lui-même les propriétés physico-chimiques de la nébuleuse machin-truc, mais comme il doit prouver qu’il sait le faire avant que le spécificateur n’accepte le produit, il y a forcément un ingénieur-physicien (un systémier le plus souvent) qui va devoir mettre au point un test, et valider ce truc. Auquel cas, il vaudra mieux que le Jean-Michel en question connaisse un peu les nébuleuses. 
Ensuite, les missions spatiales ont elles-aussi besoin d’instruments, des gros comme des tous petits.
Et avec ça, il y a tout un paquet d’industriels, gros comme petits eux aussi, impliqués dans ces missions -grosses comme petites elles aussi - et qui ont besoin de toucher, souvent de près à l’astrophysique.
Si on participe ou gravite autour de quelques missions, on se rend compte assez vite qu’elles sont sont tellement diverses, et qu’on finit par toucher un jour ou l’autre à plus ou moins tous un tas de morceaux ou acquis d’astro qu’on a eu dans sa jeunesse.
Accessoirement, beaucoup de ces instruments spatiaux sont aussi testés en labo ou observatoire, et les industriels se retrouvent à jouer avec les mêmes données que les physiciens, ils ont dont intérêt à connaître un peu le sujet.
De même, (presque) toutes les missions ont un segment sol. L’analyse de données vol contiendra très souvent des phénomènes astrophysiques plus ou moins classiques, mais ça arrivera à un moment ou un autre.
Enfin, même si on s’imagine plus facilement des instruments optiques, il y en a de toutes sortes, et pour des missions « moins flash » (mais tout aussi complexes et enrichissantes) que d’autres.
Finalement, si on se prend une petite liste des sous-domaines de l’astrophysique, on (enfin, en tous cas « je ») retrouve l’instrumentation, la physique stellaire, l’exobiologie, les physiques des milieux interstellaires, plasmas astrophysiques, peut-être un peu de physique galactique (à petite dose), dans l’industrie.
Cosmologie, planétologie, probablement beaucoup moins, mais je ne sais pas.