Magistère de Physique Grenoble UGA

Bonjour,
Je suis élève de CPGE en MP et l’année prochaine j’aimerai entrée dans un magistère de physique (pour suivre des études d’astrophysique).

J’ai repéré le magistère de Strasbourg avec un programme très détaillé, et celui de Grenoble qui, quant à lui, a un programme très flou…

Lien vers l’UGA Mag Physique :

Ce que je ne comprends pas c’est que par exemple pour la première année, le programme présente 5 UE différents mais qui, j’ai l’impression, n’ont rien à voir avec un programme de physique traditionnel :
-UE TP Cesire
-UE Projets optique
-UE Mathématiques appliquées
-UE Philosophie et physique contemporaine
-UE Stage en laboratoire

Donc je me pose la question du vrai programme de physique de magistère de Grenoble.
Si quelqu’un a des idées…

Merci par avance :folded_hands:

Le Centre d’Enseignement Supérieur et d’Initiation à la Recherche par l’Expérimentation (CESIRE) offre aux étudiants de licence (L2, L3) et de master (M1, M2) - au moment de leur choix professionnel - la possibilité d’accomplir des expérimentations en laboratoire mettant en oeuvre des instruments de pointe.

https://chamilo.univ-grenoble-alpes.fr/courses/UGA2630/


PS
-UE TP Cesire : TP
-UE Projets optique : utile pour l’astronomie ?
-UE Mathématiques appliquées : la physique de haut niveau est très mathématisée
-UE Philosophie et physique contemporaine : pourquoi pas ? (mécanique quantique… ou théorie des cordes, etc…)
-UE Stage en laboratoire


PPS Sinon tu leur écris directement pour leur poser des questions ? Ou en téléphonant ??



Autre chose : je suppose que tu candidates dans divers magistères et aussi en licence-master, et tu verras où tu seras accepté.

le sujet n’est pas dans la meilleure rubrique…
Un magistère c’est d’abord L3+M1+M2
le programme de la première année du magistère c’est celui de la L3 de physique… plus quelques ue complémentaires et un stage en labo. Ce n est pas fondamentalement différent du cursus universitaire classique.

Il y a des magistères à Orsay, Paris cité, strasbourg et grenoble.

Pour mémoire :
Des écoles de physique ont leur place dans le projet :
iogs (M2 physique des plasmas…), physique strasbourg (astrophysique en 3A) voire phelma.
Celle ci ne propose plus le M2 d astrophysique en 3A mais rien n empeche de le suivre après le diplome dingé.
Ce qui donne quand même une certaine sécurité si on ne trouve pas de poste dans l’astrophysique ou si finalement on pense ne pas être fait pour la recherche…
Intégrer iogs permet de s’inscrire en parallèle au magistère de physique d’orsay.
Il y a en bonus un parcours recherche iogs/orsay dès la 2A. Le meilleur plan de mon point de vue.

Intégrer iogs permet de s’inscrire en parallèle au magistère de physique d’orsay.

En espérant que la case a bien été cochée. (à mettre en haut de liste)

dmartinez, post:1, topic:135883 a écrit:

Ce que je ne comprends pas c’est que par exemple pour la première année, le programme présente 5 UE différents mais qui, j’ai l’impression, n’ont rien à voir avec un programme de physique traditionnel :
-UE TP Cesire
-UE Projets optique
-UE Mathématiques appliquées
-UE Philosophie et physique contemporaine
-UE Stage en laboratoire

Le magistère c’est un cursus L3/M1/M2 avec qqs UE en plus. Ce qui est indiqué ce sont ces UE en plus, le reste est une L3 « normale ».

Il faut bien réfléchir avant de se lancer dans un cursus astrophysique, c’est monstrueusement sélectif.

Avais tu l’option informatique en mp ? Es tu intéressé par la data science ? C’est une réorientation possible après une spécialisation en astrophysique computationelle (catalogue d’étoiles…). Le magistère de Strasbourg va beaucoup dans ce sens par exemple

Kendi21, post:4, topic:135883 a écrit:

Intégrer iogs permet de s’inscrire en parallèle au magistère de physique d’orsay.

En espérant que la case a bien été cochée. (à mettre en haut de liste)

Oui
Iogs a également un accord avec ens saclay et espci…

Merci à tous pour vos retours.
Désolé Father, je ne savais pas trop où poser la question, je suis nouveau sur le site.

Concernant l’astrophysique, oui je sais que c’est extrement selectif et c’est aussi pour cela que je souhaite faire un magistère, pour voir un peu chaque branche de la physique (en plus de l’astro je veux dire).

Je n’ai pas du tout le niveau pour Orsay ou Saclay donc la question de l’inscription sur Paris ne se posent même pas mais merci d’avoir précisé !

Merci Jhac9 pour la précision concernant les UE en plus, le site n’est (à mon gout) pas très bien fait car le programme complet du magistère de Grenoble est coupé en deux : UE en plus du magistère et il faut aller chercher les UE d’une L3 de physique ailleurs…

Enfin, U46406, j’ai déjà appelé, lundi dernier… la Zone concernant Grenoble est en vacances jusqu’au 17 avril…

Encore merci à tous pour vos retours !! (et désolé que ce soit dans la mauvaise rubrique..)

patgat, post:8, topic:135883 a écrit:

Concernant l’astrophysique, c’est aussi pour cela que je souhaite faire un magistère, pour voir un peu chaque branche de la physique (en plus de l’astro je veux dire).

Tu te rendras compte assez vite que c’est une branche où tu as besoin d’un peu toutes les autres, selon le type de sous-sujet qui t’intéressera. C’est un de ses avantages au niveau richesse, diversité et ouvertures (et le hic, c’est que c’est du coup difficile).

Au stade où tu es, comme justement tu devras revoir ou réutiliser un peu tout plus tard dans cette section, tu peux regarder / choisir tes enseignements sans trop penser à ta spécialisation : fais ce qui t’intéresse et te permettra d’avoir des bons résultats / t’épanouir. Ils te seront (presque) tous utiles de toutes façons.

eldon, post:5, topic:135883 a écrit:

Il faut bien réfléchir avant de se lancer dans un cursus astrophysique, c’est monstrueusement sélectif.

Post-thèse, dans la recherche - sections 17 ou 01, par exemple-, oui, c’est très sélectif, mais avant, ça va. Ca ne l’est pas plus qu’ailleurs, et nettement moins que pas mal d’autres domaines.

Et post-diplôme (>=M2), dans le privé ou l’industrie, non, pas du tout.

Faut pas non plus exagérer, il y a pire.

patgat, post:8, topic:135883 a écrit:

Je n’ai pas du tout le niveau pour Orsay ou Saclay donc la question de l’inscription sur Paris ne se pose même pas

Orsay et Saclay c’est le même magistère. Historiquement il s’appelle Orsay, et a pris officiellement le nom de Paris-Saclay quand le regroupement a été fait sous le nom d’Université Paris-Saclay.

Le deuxième magistère en région parisienne, c’est Diderot (= Paris ou Paris Cité, pour même raison de regroupement).

Et il ne faut pas s’auto-censurer, ce qui est sûr c’est que tu n’as aucune chance de les avoir si tu ne candidates pas.

+1
En ajoutant grenoble et strasbourg.
Si déjà il y a de l auto-censure on peut s interroger sur le projet de devenir astrophysicien qui reste qd même très sélectif.
Quoi qu on en dise…

Bien réfléchir aux pistes suggérées.
Telecom/Physique strasbourg c’est pas très sélectif. 50% grosso modo.

+1
Penser ne pas avoir le niveau pour être admis dans une L3 (certes un peu sélective mais c’est pas non plus polytechnique) mais viser l’astrophysique comme débouché il y a comme un hiatus.

Et post-diplôme (>=M2), dans le privé ou l’industrie, non, pas du tout.

Faut pas non plus exagérer, il y a pire.

Quels sont les débouchés en astrophysique hors observatoire/enseignement supérieur/recherche publique ? J’ai du mal à me les représenter. En revanche je veux bien croire sans problème qu’on puisse faire des études en astrophysique puis trouver du boulot. Mais dans un domaine légèrement différent, non ?

Et du coup la question c’est :

  • vaut il mieux faire une école à dominante physique puis un m2 d’astro (ensicaen propose déjà un M2R noyaux/atomes/collisions en dernière année)
  • ou faire un cursus de physique à la fac avec un plan B à définir si le doctorat d’astrophysique ne débouche sur aucun poste pérenne. Parce que cela doit bien arriver.

sinclair124, post:13, topic:135883 a écrit:

Quels sont les débouchés en astrophysique hors observatoire/enseignement supérieur/recherche publique ? J’ai du mal à me les représenter. En revanche je veux bien croire sans problème qu’on puisse faire des études en astrophysique puis trouver du boulot. Mais dans un domaine légèrement différent, non ?

Edit: j’enlève du pavé les morceaux qui ressemblent un peu trop à des informations personnelles. (je viens de l’astrophysique, si c’était pas connu).

Effectivement, on peut se demander dans l’industrie à quoi ça sert, donc, de connaître la « physique » et les propriétés des objets célestes en tout genre (étoiles, planètes, galaxies, milieu interstellaire…), et d’apprendre ces histoires de magnitude, densité, température ou composition chimique des environnements célestes.

D’une part, toute l’instrumentation sol qui observe ces objets est faite par des industriels :
il n’y a pas que des opticiens qui bossent sur des miroirs de télescope, mais toute la chaîne de l’astrophysicien au spécialiste de la vis en titane. Il y a beaucoup d’instruments, de types très variés, beaucoup de gammes de longueurs d’ondes observées, et beaucoup de raisons différentes. (dont les raisons défense, qui attirent également certains profils). Et ainsi, beaucoup de groupes industriels se retrouvent impliqués dans la conception, réalisation, vérification et validation de ces instruments.
De même qu’en vol, la V&V de l’instrument est responsabilité du fabricant. Certes il ne va pas forcément déterminer lui-même les propriétés physico-chimiques de la nébuleuse machin-truc, mais comme il doit prouver qu’il sait le faire avant que le spécificateur n’accepte le produit, il y a forcément un ingénieur-physicien (un systémier le plus souvent) qui va devoir mettre au point un test, et valider ce truc. Auquel cas, il vaudra mieux que le Jean-Michel en question connaisse un peu les nébuleuses. :slight_smile:

Ensuite, les missions spatiales ont elles-aussi besoin d’instruments, des gros comme des tous petits.
Et avec ça, il y a tout un paquet d’industriels, gros comme petits eux aussi, impliqués dans ces missions -grosses comme petites elles aussi - et qui ont besoin de toucher, souvent de près à l’astrophysique.
Si on participe ou gravite autour de quelques missions, on se rend compte assez vite qu’elles sont sont tellement diverses, et qu’on finit par toucher un jour ou l’autre à plus ou moins tous un tas de morceaux ou acquis d’astro qu’on a eu dans sa jeunesse.

Accessoirement, beaucoup de ces instruments spatiaux sont aussi testés en labo ou observatoire, et les industriels se retrouvent à jouer avec les mêmes données que les physiciens, ils ont dont intérêt à connaître un peu le sujet.
De même, (presque) toutes les missions ont un segment sol. L’analyse de données vol contiendra très souvent des phénomènes astrophysiques plus ou moins classiques, mais ça arrivera à un moment ou un autre.
Enfin, même si on s’imagine plus facilement des instruments optiques, il y en a de toutes sortes, et pour des missions « moins flash » (mais tout aussi complexes et enrichissantes) que d’autres.

Finalement, si on se prend une petite liste des sous-domaines de l’astrophysique, on (enfin, en tous cas « je ») retrouve l’instrumentation, la physique stellaire, l’exobiologie, les physiques des milieux interstellaires, plasmas astrophysiques, peut-être un peu de physique galactique (à petite dose), dans l’industrie.
Cosmologie, planétologie, probablement beaucoup moins, mais je ne sais pas.

Merci hibiscus, je ne me représentais pas tout ça !