Si je comprends bien, après la formation, d’ingénieur-manager, il est possible de postuler à la fois selon trois types de job-descriptions:
A- un job d’ingénieur selon sa spécialité (exemple: ingénieur bois)
B- selon les spécialités business acquises pendant la formation d’ingénieur-manager: (exemple: marketing ou achat )
C- un job d’ingénieur à la fois selon sa spécialité (exemple: ingénieur bois) et selon les spécialités business acquises pendant la formation d’ingénieur-manager: (exemple: marketting): dans ce cas, par exemple, pour travailler chez un industriel du bois de façon polyvalente (dont marketing ou achat, par exemple.)
Dans l’hypothèse ou le candidat a des propositions à la fois en A, B et C. Est-ce que selon la boite, le poste, les conditions, la géo etc..il ne serait jamais amené à choisir A ou B (on sépare) plutôt que C ?
D’un point de vue probabiliste, est-ce qu’on peut dire que A ou B sera plus probable que C ?
Dans le cas A, comment estimer l’avantage procuré par la formation d’ingé-manage, à l’embauche et ultérieurement: est-ce que ça ne peut pas varier aléatoirement de nul à majeur , selon les aléas du recrutement ?
tu te compliques la vie
il suit ce cursus parce qu’il aura tendance à privilégier les postes de type C (sa nature n’est pas de faire de la R&D sur le recyclage des cartons) … et il aura un avantage compétitif vs un pur commercial (bon cela dépend de la technicité des produits vendus)
Et pour gérer une équipe ou certains projets tu n’as pas forcément besoin de connaitre tout en détail
c’est impossible et même contre-productif; en revanche tu dois avoir une certaine culture scientifique pour écouter et comprendre ce qu’on t’explique.
Et cela n’est pas l’apanage des seuls ingénieurs dit généralistes - appellation franco-française - qui ne veut pas dire grand chose
Je suis d’accord avec father, tu te compliques la vie.
L’intérêt des double-diplômes avec les écoles de commerce varie selon le rang de l’école (donc le type de poste visé).
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Si tu sors d’une très grande école d’ingé, tu as accès de toute façon à des cours d’économie, de management, de finance etc. donc l’intérêt académique est limité. En revanche, la majorité des postes occupés par les élèves en sortis d’école (à part quelques postes spécialisés) fait l’objet d’une concurrence féroce entre ingés/commerciaux à diplôme de valeur équivalente. Le fait d’avoir les deux diplômes sur ton CV te permet d’une part de passer devant tout le monde en « additionnant » le prestige des deux écoles, mais surtout de faire consensus dans la boîte entre les recruteurs ingés et les recruteurs commerciaux. On va également prendre en compte le fait que tu aies acquis les deux « états d’esprit » qui sont somme toute assez différents, et que tu es donc apte à travailler d’égal à égal avec tout le monde. Enfin, et c’est tout à fait important pour les recruteurs à ce niveau, tu as accès à deux gros réseaux, ce qui fait de toi quelqu’un de nettement plus stratégique à avoir.
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Si tu sors d’une école d’ingé moins bonne et plus spécialisée, l’intérêt est là de pouvoir sortir du « technique pur ». Là pour le coup c’est l’inverse, le gain de prestige est négligeable (puisque ça sera bien sûr avec une école de commerce d’un niveau comparable à ton école d’ingé), par contre tu vas pouvoir accès à tous les postes moins techniques qui t’étaient fermés hors mobilité horizontale future au sein d’une boîte. A priori tu vas aller sur un poste de commercial en utilisant ton titre d’ingénieur et ton bagage technique pour passer devant tous les autres diplômés d’ESC dans la « ligue ». Tu auras une légitimité importante et immédiate apportée par ta maîtrise scientifique, et tu pourras mettre en avant ta formation logique, tout en ayant les outils de compta / d’économie basique / de marketing / de droit / de management etc. que très peu d’ingés dans des écoles en-dessous des A+ peuvent se vanter d’avoir.
Donc pour moi, si tu souhaites t’éloigner du technique dans ta carrière c’est toujours un choix très intéressant (tant que l’école de commerce reste d’un niveau au moins équivalent par rapport à ton école d’ingés bien entendu).
- Si tu sors d’une école d’ingé moins bonne et plus spécialisée, l’intérêt est là de pouvoir sortir du « technique pur ». Là pour le coup c’est l’inverse, le gain de prestige est négligeable (puisque ça sera bien sûr avec une école de commerce d’un niveau comparable à ton école d’ingé), par contre tu vas pouvoir accès à tous les postes moins techniques qui t’étaient fermés hors mobilité horizontale future au sein d’une boîte. A priori tu vas aller sur un poste de commercial en utilisant ton titre d’ingénieur et ton bagage technique pour passer devant tous les autres diplômés d’ESC dans la « ligue ». Tu auras une légitimité importante et immédiate apportée par ta maîtrise scientifique, et tu pourras mettre en avant ta formation logique, tout en ayant les outils de compta / d’économie basique / de marketing / de droit / de management etc. que très peu d’ingés dans des écoles en-dessous des A+ peuvent se vanter d’avoir.
Donc pour moi, si tu souhaites t’éloigner du technique dans ta carrière c’est toujours un choix très intéressant (tant que l’école de commerce reste d’un niveau au moins équivalent par rapport à ton école d’ingés bien entendu).
Ok, une formation en école de commerce à l’issu d’une formation d’ingé (plus) spécialisée permet de s’éloigner du technique , de sortir du « technique pur » et d’'accéder à des postes moins techniques qui peuvent être fermés à un ingé « technique ». Il s’agit d’orientation compta, d’économie basique, de marketing et/ou de droit etc..
Cet éloignement s’opère:
- par le choix d’un premier CDI moins technnique
- en cours de carrière
C- un job d’ingénieur à la fois selon sa spécialité (exemple: ingénieur bois) et selon les spécialités business acquises pendant la formation d’ingénieur-manager: (exemple: marketting): dans ce cas, par exemple, pour travailler chez un industriel du bois de façon polyvalente (dont marketing ou achat, par exemple.)
il suit ce cursus parce qu’il aura tendance à privilégier les postes de type C
Là c’est différent, il ne d’agit plus de sortir du technique pur pour se réorienter vers des postes à orientation compta, d’économie basique, de marketing et/ou de droit etc.. mais de cumuler.
En cours de carrière, je ne doute pas de l’avantage de cumuler.
Par contre, au niveau recrutement ça parait vraiment problématique:
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ingénieur bois par exemple (ou autre spécialisation technique): on trouve des propositions d’emploi de junior, pas de problème
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ingénieur bois par exemple (ou autre spécialisation technique) + double compétence business school: aucune proposition pour un junior
il y a 2 manières de voir ton sujet de façon statistique
Il n 'y a que 2 ecoles Bois en France
Donc soit le recruteur ne formule pas le poste de manière aussi précise encore que certains reclament des moutons à 5 pattes
soit TU ES le mouton à 5 pattes et tu décroches le job !..
ben directeur commercial cela veut dire que t’es directeur dans l’organigramme
et tu peux avoir fait une ecole d’ingé avant de faire ingénieur commercial; j’en connais beaucoup mais ce n’est effectivement pas une obligation
cela va notamment dépendre de la technicite de ce que tu dois vendre
et de toute façon le plus important est d’avoir un bon job et tu peux croire que certains s en tirent fort bien..
Ben non,
il y a une habitude en France , pour tout commercial, d’avoir sur sa carte de visite « ingénieur commercial » ou « directeur commercial » ou un truc du genre, ceci par rapport au client. Habituellement, dans une équipe de comerciaux, tous afficherons "directeur commercial " ou ou « ingénieur commercial » etc..
cadresonline.com/conseils/co … ial-2.html
L’objectif de l’ingénieur commercial est de développer un portefeuille prospects et clients sur un secteur géographique, pour une catégorie de clients ou pour un type de produits/services donnés
Rien à voir avec les écoles d’ingé.
jcomjeune.com/article-metier … commercial
« Ingenieur commercial junior pme/pmi (h/f) (CDI) »,
ça c’est une anonce pour un commercial pas pour un ingé, le patron de la PME va recevoir x CV’s de DUT « technique de commercialisation »
Le directeur commercial est responsable des activités de vente, du marketing et de la publicité. Chargé du développement, il supervise la prospection.
Sauf que l’habitude est de mettre « directeur commercial » pour le commercial de base.
donc le double profil ingenieur/commerce sera un vrai plus
Oui, tout à fait.
Mais si on reprends la définition d’un ingénieur commercial:
L’objectif de l’ingénieur commercial est de développer un portefeuille prospects et clients sur un secteur géographique, pour une catégorie de clients ou pour un type de produits/services donnés
Si l’on exclu les secteurs spécifiques ou les commerciaux gagnent très bien leur vie (exemple:secteur du luxe):
Est-ce que ce n’est pas un peu du gachi , pour un ingé diplômé, de « développer un portefeuille prospects et clients », c’est à dire faire du démarchage. Concrêtement ça revient à passer des heures et des heures au téléphone pour décrocher un rendez-vous et aussi passer un maximum de soirées et week-end à se faire inviter à droite à gauche pour tisser un réseau en vue de favoriser des contacts. Ok, il y a des gens qui aiment bien se faire tout un tas d’amis..dans un but intéressé, mais de là à en faire un boulot pour un ingé ?
paname75 a écrit:
Si l’on exclu les secteurs spécifiques ou les commerciaux gagnent très bien leur vie (exemple:secteur du luxe)
pourquoi tu exclus ces secteurs ?
paname75 a écrit:
Est-ce que ce n’est pas un peu du gachi , pour un ingé diplômé, de « développer un portefeuille prospects et clients », c’est à dire faire du démarchage. Concrêtement ça revient à passer des heures et des heures au téléphone pour décrocher un rendez-vous et aussi passer un maximum de soirées et week-end à se faire inviter à droite à gauche pour tisser un réseau en vue de favoriser des contacts. Ok, il y a des gens qui aiment bien se faire tout un tas d’amis..dans un but intéressé, mais de là à en faire un boulot pour un ingé ?
pourquoi ce serait du gachis ? dans des secteurs technique, c’est des heures au telephone et surtout beaucoup de deplacement chez des clients, oui
mais aussi des discussions avec les techniciens, avec la production, la logistique, un peu de droit, bref un boulot assez diversifie qui va de la technique a de l’administratif
pour les soirees et week end a se faire inviter, tu as une vision tres caricaturale, faire du relationnel ne fait pas mal mais c’est tres rarement la que l’on obtient des contrats. la quasi totalite des commerciaux que je connais passent leur week end en famille
pas forcement tu as raison
mais s’il a la fibre du vendeur, il pourra en plus maitriser les arguments techniques
Et puis il y a plein d’autres choses à faire que de la vente en faisant une esc
mais s’il a la fibre du vendeur, il pourra en plus maitriser les arguments techniques
C’est vrai.
Mais on peut relativiser. Pour vendre un avion, le vendeur va insister sur le retour sur investissement (la consommation) et sur le leasing particulièrement attractif et se faire « copain » avec les boss de la compagnie aérienne (ça tombe bien le vendeur recherche quelqu’un prêt à lui rendre service en occupant la villa d’un ami à St Trop en aôut pour ne pas la laisser vide). Le vendeur n’a pas besoin de sortir de Supaéro et de commenter dans le détail les courbes de consommation en fonction du poids du fret et des passager etc..
Comme l’indique Piroud, dans une vente il y a aussi un acheteur
Et celui là a plutot intérêt à s’y connaitre pour appuyer là ou il faut parce que si son seul discours c’est de demander moins cher c’est un peu court
D’ailleurs plusieurs écoles d’ingé ont des options de 3A orientées sur ce créneau
Une nouvelle fois, si ces formations existent ce n’est pas que pour faire plaisir aux étudiants mais aussi parce que cela réponds à un vrai besoin des entreprises
Certains ont fait de belles carrières dans l’automobile par cette voie
Concernant la vente de produits/prestations techniques il y a sans doute de multiples contextes différents suivant qu’il s’agit de PME, de grands groupes et suivant la nature des produits/prestations vendues.
La vente d’avions ne se limite pas aux seuls aspects consommation ou leasing, il y en a bien d’autres : formation, maintenance, customisation…
Celui qui est en première ligne n’est pas nécessairement un ingénieur c’est évident; en revanche il est souvent amené à faire se parler les supports techniques qui sont prêts à intervenir; là ce sont des ingénieurs; s’il l’est lui aussi cela facilitera les choses
C’est un peu la même chose avec ceux qui ont la double culture ingé-archi…
Même si ce n’est pas utilisé dès le début de carrière, c’est un indéniable plus
Encore une fois si Supaéro dispense depuis un bon moment des formations aux affaires (avec le support d’HEC) ce n’est pas que pour épater la galerie..
Jamy a écrit:
Bonjour,
Je suis actuellement en dernière année d’école d’ingénieur dans le secteur du nucléaire, formation que j’effectue en apprentissage ce qui me permets, à l’issue de cette formation, d’avoir déjà une première expérience du monde profesionnel.
J’aimerai cependant acquérir une double compétence après l’optention du diplôme afin de diversifier mes compétences à dominante technique.
Je cherche donc des masters, école pour élargir mes compétences dans le domaine du Management, Commerce , Gestion de projet, Gestion d’entreprise.. ( je suis volontairement assez large )
Le top serait de pouvoir effectuer cette formation en alternance également, avec la possibilité d’exercer à l’étranger.
Je voulais effectuer un VIE mais je trouvais dommage de ne pas profiter de cette occasion pour développer une double compétence.
Un MBA est excessivement cher et est plutot conseillé après quelques années d’expérience ( mais tout conseil sur le sujet est le bienvenu )
Le Master MTI ( Management de la technique et de l’innovation ) me semblait interressant ( pas mal de commentaires positifs sur ce Master, mais ce n’est pas à l’étranger).
Le Master MIFC ( master management international franco-chinois ) est interressant car une grande partie de la formation s’effectue directement en Chine, mais je ne trouve aucun feedback sur ce Master.
Le Master MAE de Paris m’interesse aussi beaucoup.
J’attends vos propositions, votre retour d’experience sur les master proposés ou autre , vos idées….
Je vous remercie pour votre aide.
Cordialement,
Pour répondre à ton message (parce qu’apparement, le sujet a beaucoup dérivé, comme d’habitude sur ce forum…):
- J’ai des potes de promo qui se sont faits embaucher en tant qu’Ingénieurs d’Affaires dans le nucléaire chez EDF. Ils n’ont aucun double diplôme, sortent d’une filière technique, ils se sont fais embaucher sur leurs connaissances techniques. Donc la nécessité du DD/master pour « diversifier » tes compétences n’est pas évidente. Ah oui, et je ne suis pas d’une école top5.
- Le VIE, ça a d’autres objectifs que du management dans un premier temps, mais ça a d’énormes avantages (ouverture internationale, montée rapide en responsabilités, expérience…).
- MBA, inutile pour le moment, à part pomper ton fric.
- Connais pas les autres Masters
En fait, le problème de ton post, c’est que tu n’as pas de projet précis. Un DD/master n’est vraiment efficace que lorsque ça s’installe dans un projet clair. Fais déjà la distinction entre Management/Commerce/Gestion de projet/Création d’entreprise. Les Masters que tu exposes ont des objectifs différents, CLARIFIE TON PROJET
C’est une réaction que j’ai beaucoup vu en école: les gens qui pensent que si pendant les 3 ans d’école d’ingé, ils ne suivent pas un cursus un peu moins technique, s’ils ne partent pas à l’étranger où s’ils ne font pas de stage dans un grand groupe, ils resteront toute leur vie à travailler dans un bureau d’études d’une PME à Limoges.
Si tu veux un conseil, CLARIFIE TON PROJET, ça te permettra de faire le tri !