Management après ecole ingénieur

Bonjour,
Je suis actuellement en dernière année d’école d’ingénieur dans le secteur du nucléaire, formation que j’effectue en apprentissage ce qui me permets, à l’issue de cette formation, d’avoir déjà une première expérience du monde profesionnel.
J’aimerai cependant acquérir une double compétence après l’optention du diplôme afin de diversifier mes compétences à dominante technique.

Je cherche donc des masters, école pour élargir mes compétences dans le domaine du Management, Commerce , Gestion de projet, Gestion d’entreprise.. ( je suis volontairement assez large )
Le top serait de pouvoir effectuer cette formation en alternance également, avec la possibilité d’exercer à l’étranger.

Je voulais effectuer un VIE mais je trouvais dommage de ne pas profiter de cette occasion pour développer une double compétence.

Un MBA est excessivement cher et est plutot conseillé après quelques années d’expérience ( mais tout conseil sur le sujet est le bienvenu )

Le Master MTI ( Management de la technique et de l’innovation ) me semblait interressant ( pas mal de commentaires positifs sur ce Master, mais ce n’est pas à l’étranger).

Le Master MIFC ( master management international franco-chinois ) est interressant car une grande partie de la formation s’effectue directement en Chine, mais je ne trouve aucun feedback sur ce Master.

Le Master MAE de Paris m’interesse aussi beaucoup.

J’attends vos propositions, votre retour d’experience sur les master proposés ou autre , vos idées….

Je vous remercie pour votre aide.

Cordialement,

tu vises quel genre de job ?
tente audencia / filiere pour ingénieur avec cours aux us et precontrat

Je cherche donc des masters, école pour élargir mes compétences dans le domaine du Management, Commerce , Gestion de projet, Gestion d’entreprise.. ( je suis volontairement assez large )
Non.

Tu suis une formation d’ingé spécialisé: ça veut dire que le recruteur va te sélectionner sur un savoir-faire précis le plus souvent acquis en stage pour lui permettre, le plus souvent, de répondre à un besoin ponctuel et précis selon ta spécialité. Le diplôme d’ingé étant un pré-requis. Le reste, ce qui sort de ce cadre , l’employeur s’en fiche le plus souvent, ça ne va pas constituer un avantage conrurentiel et ça ne marche pas comme ça: il est rare qu’un employeur départage deux candidats qui répondent au profil requis sur la base de savoir faire étrangers au profil.

Par contre, s’il s’agit d’une ré-orientation professionnelle ou une deuxième corde à ton arc tu as tout intérêt à viser une école de commerce ou d’administration d’entreprise et le momment venu de chercher du boulot:

  • soit tu postules dans ta spécialité d’ingé
  • soit tu postules dans ta spécialité business

Bien sûr avec deux CV différents:

  • un qui met en avant la spécialité ingé en présentant les études business comme un renforcement
  • un autre qui met en avant le business

Tu ne trouveras pas de boulot entre les deux. Et ne crois pas que si tu te fais embaucher dans ta spécialité d’ingé , tes études de manager vont te permettre forcément de monter plus vite que d’autres collègues ingé dans la même boite.

a se demander pourquoi se multiplient les doubles diplomes d’inge-manager

a se demander pourquoi se multiplient les doubles diplomes d’inge-manager
Plusieurs raisons:

  • une forte demande des étudiants
  • des formations souvent payantes et à but plus ou moins lucratif.
  • renforcer l’attractivité d’une école (si en théorie une école descendait bien en dessous des habituels 80% de remplissage, elle risque de mourir: femeture ou se faire absorber)

Pourquoi une forte demande des étudiants:

  • un encadrant gagne le plus souvent plus qu’un non encadrant avec une meilleure perspective de carrière
  • en sortant d’école à formation spécialisée (dont fausse généraliste) la chance de devenir rapidement encadrant n’est pas si forte

Maintenant, se pose la question de l’adéquation de toute formation au marché du travail dont celle d’ingénieur-manager. Ce n’est pas parce que ce genre de formations sont « vendues » comme apportant un réel plus sur le marché du travail à l’embauche et en cours de carrière que nécessairement il y aura un plus pour chacun. Le problème, c’est que ceux qui ont suivi une formation d’ingénieur-manager se trouvent, à l’embauche en compétion avec de ingés du top 5 qui sont naturellement portés vers un rôle d’encadrant, d’autant plus que la tendance est à la poursuite d’étude après ces écoles (dont business school). Mais aussi en compétition avec des business-school (voir le recrutement à EDF par exemple). Pourquoi embaucher un ingénieur spécialisé qui a suivi un double diplôme d’ingénieur-manager et pas sur le top 5 ? On peut imaginer que le recruteur veut à la fois répondre à un besoin technique précis et à un besoin d’encadrant: dans ce cas il n’embauchera pas un junior ? Ou bien un encadrant (à un certain niveau) et un spécialsite-technique ont deux jobs bien distincts ?

encore une typologie simpliste
Il y aurait le top5 qui doit encadrer (tout le monde n’est pas fait pour cela ni le souhaite : même quand on intègre une très grande ecole à 20ans)
les diplomés d’esc
et les ingénieurs spécialisés pour lesquels la double compétence serait une anomalie
En pratique, il n’est pas nécessaire de maitriser les arcanes de la chimie ou de la mécanique, pour bosser dans l’industrie électronique sur des fonctions transverses
et je ne parle pas de l’industrie chimique…
D’ailleurs l’ingénieur généraliste est très franco-français : regarde le cursus d’un Elon Musk

je suis ok avec la demande d’une partie des étudiants (vision high level + possibilité d’encadrement supposée + prestige de la business school)
sur l’attractivité des écoles c’est déjà un peu discutable parce ce qu’en pratique c’est proposé par quasiment l’ensemble du top15 et en dessous c’est déjà beaucoup plus rare (qq accords avec des MAE mais en pratique rien n’empeche un ingé de faire un MAE après son diplome d’ingé cela prendra juste qq mois de plus)
Il n’y a donc plus d’avantage concurrentiel même il a pu y avoir du mimétisme.

Une nouvelle fois ta vision de l’encadrement est faussée par le type qui encadre une plateforme de développeurs
aujourd’hui dans les entreprises les projets transverses sont monnaies courantes
Le chef de projet n’encadre pas; il anime une équipe et ce n’est pas forcément plus facile…
On peut sortir d’une ecole d’ingé et embrasser rapidement un poste de ce type
mais le gars qui en a les capacités et qui a fait une business school démarre avec une longueur d’avance parce qu’il a une vision plus globale d’une entrprise (sinon les mba n’existeraient pas)

Les formations existent aussi parce que les entreprises les réclament !!
Dans le cas d’audencia, le programme est supporté par… audencia.com/fr/programmes/g … septembre/
même chose pour le mba du CDI qui ne recrute que des ingénieurs/docteurs en sciences : cdi.fr/fr/partenaires/our-su … anies.html
à méditer

Je voudrais recentrer la discussion sur l’embauche d’un junior ingé issu d’une formation spécialisée.

Là je pense que tout le monde est d’accord: l’embauche se fera le plus souvent sur la base d’un savoir faire précis développé en stage pour répondre à un besoin précis du recruteur.

Se pose alors le recrutement en terme de compétition à l’embauche. Qui sera recruté ? En premier lieu le candidat qui a développé au mieux ce savoir faire.

La réalité du marché du travail est telle que ce « savoir-faire » (il s’agit d’ingé-junior) porte le plus souvent sur de la technique et de la technologie et non pas sur un savoir-faire business ou management.

Pour les écoles d’ingé du top 5 ou celle de commerce du top 2-3, c’est différent: le réseau des anciens fait qu’il peut s’agir d’une embauche ne portant pas sur la base d’un savoir faire précis et technologique mais en vue d’alimenter le management.

Dans le cas d’un ingé sortant (ou en fin de) d’une formation spécialisée , quel peut être le plus d’une formation d"ingé-manager ?

  • un avantage concurentiel à l’embauche: il faudrait à la fois que le recruteur souhaite répondre à un besoin précis en terme de technique et de technologie mais aussi en terme de management: ça me parait peu probable . Parmi 2 candidats ayant le savoir faire requis, on prendrait l’ingé-manager plutôt que l’autre ?

  • un avantage par la suite, pour l’évolution de carrière: c’est alors un pari risqué

Les formations existent aussi parce que les entreprises les réclament !!
J’aimerais bien qu’on me montre une annonce (ou job description) « junior ingé-manager ».
Le chef de projet n’encadre pas; il anime une équipe et ce n’est pas forcément plus facile…
Ok, on peut distinguer le chef fonctionel du chef hiérarchique. Cependant, il n’y a pas photo soit on est chef, soit on l’est pas.
Et un ingé junior le deviendra plus ou moins rapidement, ou pas, la fois selon son désir mais aussi selon sa capacité à la devenir et autres aléas.
Il ya t’il des retours d’expérience qui montrent que la formation d’ingé-manager a été un plus pour accéder à l’encadrement ?
Le chef de projet n’encadre pas; il anime une équipe et ce n’est pas forcément plus facile…
On peut sortir d’une ecole d’ingé et embrasser rapidement un poste de ce type
Oui c’est possible. Mais là encore il n’y a pas foto entre le « rapidement » du top 5 ingé et les autres. Cependant, pour la grande majorité des junior-ingés, ça va prendre plusieurs années.

Ou bien, il s’agit d’une équipe de type « chantier » ou "équipe de production " où là ça peut aller plus vite.

paname75 a écrit:

Là je pense que tout le monde est d’accord: l’embauche se fera le plus souvent sur la base d’un savoir faire précis développé en stage pour répondre à un besoin précis du recruteur.
non, tout le monde n’est pas d’accord, le stage est une donnee importante mais loin d’etre unique, et les besoins des recruteurs loin d’etre aussi precis que tu le penses
paname75 a écrit:
Se pose alors le recrutement en terme de compétition à l’embauche. Qui sera recruté ? En premier lieu le candidat qui a développé au mieux ce savoir faire.
tu n’as pas du recruter beaucoup. entre les impressions lors des entretiens, les differentes demandes des candidats, et la difficulte d’estimer le savoir faire reel
paname75 a écrit:
Pour les écoles d’ingé du top 5 ou celle de commerce du top 2-3, c’est différent: le réseau des anciens fait qu’il peut s’agir d’une embauche ne portant pas sur la base d’un savoir faire précis et technologique mais en vue d’alimenter le management.
c’est bien connu que c’est le reseau qui mange les embauches. c’est un beau fantasme mais cela ne fonctionne pas comme ca
paname75 a écrit:
Dans le cas d’un ingé sortant (ou en fin de) d’une formation spécialisée , quel peut être le plus d’une formation d"ingé-manager ?

  • un avantage concurentiel à l’embauche: il faudrait à la fois que le recruteur souhaite répondre à un besoin précis en terme de technique et de technologie mais aussi en terme de management: ça me parait peu probable . Parmi 2 candidats ayant le savoir faire requis, on prendrait l’ingé-manager plutôt que l’autre ?
    je connais des commerciaux ou acheteur ingenieur, cela permet a lafois de parler contrat, prix, etc et technique (et d’eviter de dire n’importe quoi)
    paname75 a écrit:
  • un avantage par la suite, pour l’évolution de carrière: c’est alors un pari risqué
    toute embauche est un pari
    paname75 a écrit:

Les formations existent aussi parce que les entreprises les réclament !!
J’aimerais bien qu’on me montre une annonce (ou job description) « junior ingé-manager ».
des trucs de ce genre
Vous êtes diplômé d’une école d’Ingénieur Technique ou d’une école de Commerce, Vous avez la fibre commerciale, le goût du challenge, n’hésitez plus, ce poste est fait pour vous.
c’est frequent, et cela veut clairement dire que la double competence sera un plus
paname75 a écrit:
Le chef de projet n’encadre pas; il anime une équipe et ce n’est pas forcément plus facile…
Ok, on peut distinguer le chef fonctionel du chef hiérarchique. Cependant, il n’y a pas photo soit on est chef, soit on l’est pas.

tu ne connais pas les organisations matricielle de certaines grandes entreprises ou ce n’est pas aussi simple
paname75 a écrit:

Le chef de projet n’encadre pas; il anime une équipe et ce n’est pas forcément plus facile…
On peut sortir d’une ecole d’ingé et embrasser rapidement un poste de ce type
Oui c’est possible. Mais là encore il n’y a pas foto entre le « rapidement » du top 5 ingé et les autres. Cependant, pour la grande majorité des junior-ingés, ça va prendre plusieurs années.

Ou bien, il s’agit d’une équipe de type « chantier » ou "équipe de production " où là ça peut aller plus vite.
parce que tu crois que les anciens du top 5 commence par manager des services de 100 personnes sans passer par les cases « chantier » ou "équipe de production " ?
figure toi qu’eux aussi commencent par ce type de postes

Là je pense que tout le monde est d’accord: l’embauche se fera le plus souvent sur la base d’un savoir faire précis développé en stage pour répondre à un besoin précis du recruteur.

  • un avantage concurentiel à l’embauche: il faudrait à la fois que le recruteur souhaite répondre à un besoin précis en terme de technique et de technologie mais aussi en terme de management: ça me parait peu probable . Parmi 2 candidats ayant le savoir faire requis, on prendrait l’ingé-manager plutôt que l’autre ?
    Je trouve la formulation un peu bâtarde parce que quand on te lit on a l’impression qu’une entreprise engage quelqu’un en pensant uniquement au tout premier job de cette personne, et ne l’engage que pour ce besoin précis et ponctuel. Alors qu’il est bien évident qu’engager quelqu’un en CDI suppose à la fois d’avoir quelque chose de précis à lui donner à faire dans un premier temps, mais aussi d’imaginer d’autres tâches qu’il pourra faire après.
    Dans ce cadre, les entreprises peuvent avoir préférer des doubles diplômés (et mieux les payer) même si le premier job sera un job purement ingénieur.
    Se pose alors le recrutement en terme de compétition à l’embauche. Qui sera recruté ? En premier lieu le candidat qui a développé au mieux ce savoir faire.
    Ou plutôt celui qui persuade le recruteur qu’il a le mieux développé ce savoir faire. Ou même celui qui persuade le recruteur qu’avec des savoirs faire proches qu’il possède déjà, il pourra très vite s’adapter et en prime donner une vision « d’autre chose », Ou même…

Merci Piroud et Retard
j’allais finir par croire que je vivais sur une autre planete :unamused:

Je trouve la formulation un peu bâtarde parce que quand on te lit on a l’impression qu’une entreprise engage quelqu’un en pensant uniquement au tout premier job de cette personne, et ne l’engage que pour ce besoin précis et ponctuel. Alors qu’il est bien évident qu’engager quelqu’un en CDI suppose à la fois d’avoir quelque chose de précis à lui donner à faire dans un premier temps, mais aussi d’imaginer d’autres tâches qu’il pourra faire après.
Dans ce cadre, les entreprises peuvent avoir préférer des doubles diplômés (et mieux les payer) même si le premier job sera un job purement ingénieur.
La réalité du marché de l’emploi actuellement en France est ce qu’elle est. Le recrutement d’un ingé junior par une entrprise privée est déclanchée dans la grande majorité des cas, par:

  • quelqu’un a remplacer
  • un accroissement d’activité le plus souvent en relation avec une ou des (souvent une-seule) nouvelles commandes- client
  • ce qui revient à dire que l’engagement est le plus souvent et principalement motivé pour ce besoin précis et ponctuel.

Cela ne veut pas dire que ce besoin va nécessairement s’éteindre rapidement, d’autres commandes vont suivre et le besoin peut perdurer. Il est bien évident qu’engager quelqu’un en CDI suppose à la fois d’avoir quelque chose de précis à lui donner à faire dans les premiers mois mais aussi d’imaginer d’autres tâches (assez ressemblante) qu’il pourra faire après ou bien de poursuivre les mêmes tâches, ce qui arrive assez souvent.

Dans ce cadre, les entreprises peuvent avoir préférer des doubles diplômés (et mieux les payer) même si le premier job sera un job purement ingénieur.
Cet argument ne décrit pas la réalité du marché de l’emploi. Le salaire et le profil requis proviennent d’un job-descprition qui jamais ne fait des hypothèses sur l’évolution du poste à plus de 2 ans. Aucune entreprise privé n’étend un profil ou un salaire de base sur une perspective à plus de deux ans. Ce serait beaucoup trop risqué.
Dans ce cadre, les entreprises peuvent avoir préférer des doubles diplômés (et mieux les payer) même si le premier job sera un job purement ingénieur.
Ben non.

les entreprises ne préférent pas mieux payer à l’embauche des doubles diplômés pour un premier job purement ingénieur et dans l’idée d"une perpective, dans plusieurs années, d’évolution vers un poste de manager. On ne va pas payer maintenant pour un futur hypothétique.

Cependant, le double diplôme aurrait pu départagé un candidat toutes choses égales par ailleurs. Hélas.

  • si un candidat ingé a effectué récement des stages dans une spécilatité technologico-technicienne requise par le recruteur après avoir suivi un cursur de formation en conséquence, il aura de forte chance d’être employé

  • par contre si une réorientation managériale a alteré la perception de cette spécilasation , ça peut être un désavantage. Le recruteur peut avoir l’impresion que le candidat s’est éloigné de la spécilatité technologico-technicienne requise ou pire que son profil ne cadre pas parfaitement: on veut un ingé dans cette spécialité , pas un ingé-manager « un peu à côté ».

Se pose alors le recrutement en terme de compétition à l’embauche. Qui sera recruté ? En premier lieu le candidat qui a développé au mieux ce savoir faire.

Ou plutôt celui qui persuade le recruteur qu’il a le mieux développé ce savoir faire. Ou même celui qui persuade le recruteur qu’avec des savoirs faire proches qu’il possède déjà, il pourra très vite s’adapter et en prime donner une vision « d’autre chose », Ou même…
Si le job description porte sur une ou des technos ou savoir faire, au final le recruté n’en sera jamais très loin, selon que la spécialite soit plus ou moins concurentielle. Je crois que dans ce cas le recrutement se fera par rapport aux compétiteurs sur le poste (et leur distance au job-description) plus que sur la persuasion.

@Piroud

Là ou nous avons des opinions divergentes:

A à l’embauche d’un ingé junior: l’importance du stage
B. l’importance du résau à l’embauche des ingé du top 5 et de écoles de commerces du top 2
C. les ingé du top 5 passent souvent par les cases « chantier » ou "équipe de production " ?

Pour A, tu trouveras des témoignages dans ce forum sur la « course au bon stage » ou sur des écoles d’ingé qui incitent à une année de césure pour multiplier les stages, tant c’est important

Pour B, tu trouvera le témoignage d’un X qui intègre HEC en DD, en grande partie pour bénéficier du réseau des anciens

Pour C, tu trouveras des témoignages d’ingé du top 5 et des stats qui relativisent l’intérêt pour les les cases « chantier » ou "équipe de production en sortie de ces écoles

Vous êtes diplômé d’une école d’Ingénieur Technique ou d’une école de Commerce, Vous avez la fibre commerciale, le goût du challenge, n’hésitez plus, ce poste est fait pour vous.
Effectivement, dans ce cas le recuteur ne souhaite pas un savoir faire technologique précis: peut importe que le candidat sorte d’une formation ingé informatique, bois , cuir, aéro, BTP etc ..Donc le diplôme d’ingé-manager conduit dans ce cas à un adandon de la spécialité pour changer de cap: devenir commercial et en plus sans rôle de manager. Pourquoi pas.

Ben non.

les entreprises ne préférent pas mieux payer à l’embauche des doubles diplômés pour un premier job purement ingénieur et dans l’idée d"une perpective, dans plusieurs années, d’évolution vers un poste de manager. On ne va pas payer maintenant pour un futur hypothétique.
Ben pourtant c’est une pratique qui existe (y compris dans des grandes boites) donc manifestement les RH/recruteurs que tu connais ne sont pas entièrement représentatifs…
Après il est bien évident que le salaire ne va pas être supérieur de 20k par rapport à un diplômé « simple ». Mais un salaire augmenté de 2-3k à l’embauche par rapport à l’absence de DD, ben ça existe.
Cet argument ne décrit pas la réalité du marché de l’emploi. Le salaire et le profil requis proviennent d’un job-descprition qui jamais ne fait des hypothèses sur l’évolution du poste à plus de 2 ans. Aucune entreprise privé n’étend un profil ou un salaire de base sur une perspective à plus de deux ans. Ce serait beaucoup trop risqué.
Cette fois tu ne prends plus de pincettes rhétorique tu dis qu’aucune entreprise ne fait ça. Mais moi j’affirme que même si le job description ne fait pas d’hypothèses à plus de deux ans, le salaire peut très bien, lui, être basé sur d’autres choses.
au passage, il semble qu’ici on suppose forcément qu’un double diplôme avec une école de commerce/management ne sert qu’à faire du management, mais c’es bien entendu faux. Un recruteur peut aussi penser qu’un double diplômé aura une meilleure capacité à bosser en groupe, à gérer des interactions avec un éventuel client, à avoir une vision d’ensemble de l’entreprise…

Ben pourtant c’est une pratique qui existe (y compris dans des grandes boites) donc manifestement les RH/recruteurs que tu connais ne sont pas entièrement représentatifs…
Après il est bien évident que le salaire ne va pas être supérieur de 20k par rapport à un diplômé « simple ». Mais un salaire augmenté de 2-3k à l’embauche par rapport à l’absence de DD, ben ça existe.
C’est difficile à vérifier. Entre les grilles et les ajustements au cas par cas selon les circonstances. Pour vérifier cela, il faudrait qu’une boite recrute deux ingés en même temps (1 DD et un non-DD) , pour le même job-descrition et qu’elle récompense le DD par 2-3k annuel ? Ok, ça se dit lors des entretiens . " Vous avez passé deux ans en Chine, on va en tenir compte .. " " Vous avez en plus une licence de .., on va en tenir compte .. " A quel point ? Vraiment ?
Un recruteur peut aussi penser qu’un double diplômé aura une meilleure capacité à bosser en groupe, à gérer des interactions avec un éventuel client, à avoir une vision d’ensemble de l’entreprise
On peut faire cette hypothèse. Mais de là à faire un DD ingénieur-manager sur cette hypothèse ?

C’est difficile à vérifier. Entre les grilles et les ajustements au cas par cas selon les circonstances. Pour vérifier cela, il faudrait qu’une boite recrute deux ingés en même temps (1 DD et un non-DD) , pour le même job-descrition et qu’elle récompense le DD par 2-3k annuel ? Ok, ça se dit lors des entretiens . " Vous avez passé deux ans en Chine, on va en tenir compte .. " " Vous avez en plus une licence de .., on va en tenir compte .. " A quel point ? Vraiment ?
Ben typiquement quand la boite recrute des gens pour le même job (disons analyste dans du conseil par exemple), que ceux qui n’ont pas de DD sont tous au même salaire (en gros celui de la grille) parce qu’ils n’ont pas pu négocier plus mais que ceux qui font un DD arrivent à négocier 2k€ de plus sur la base du DD, on peut estimer que c’est le DD qui a augmenté le salaire.
On peut faire cette hypothèse. Mais de là à faire un DD ingénieur-manager sur cette hypothèse ?
Après, est-ce une raison pour faire un DD ? Si je pensais que oui, j’en aurais fait un :grin:

Mais bon, de même qu’il y autant de pratiques RH que d’entreprises différentes, il y a autant de situations différentes que d’élèves.

Si les parents disent à leur enfant qu’ils n’ont aucun problème à l’idée d’allonger le fric pour un double diplôme et qu’ils sont prêts à dépenser 1000€/mois en logement pendant celui-ci, on a besoin de beaucoup moins de bonnes raisons d’en faire un que si les parents sont boursiers, ou s’il faut emprunter à la banque pour le financer, ou s’il faut 25h/semaine à macdo pour se le payer…
Je connais des gens qui ont fait un DD simplement parce que « ben mes parents me le paient sans problème, ça a l’air cool et j’ai pas trop envie de dire au revoir à ma vie d’étudiant »…

paname75 a écrit:

Là ou nous avons des opinions divergentes:

A à l’embauche d’un ingé junior: l’importance du stage
B. l’importance du résau à l’embauche des ingé du top 5 et de écoles de commerces du top 2
C. les ingé du top 5 passent souvent par les cases « chantier » ou "équipe de production " ?

Pour A, tu trouveras des témoignages dans ce forum sur la « course au bon stage » ou sur des écoles d’ingé qui incitent à une année de césure pour multiplier les stages, tant c’est important
fait un essai, ne met que tes stages sur ton CV, et regarde combien de reponse tu as. que ce soit important, oui, mais un recrutement n’est jamais base que la-dessus
la course aux stages, c’est surtout parce que les eleves n’imaginent meme pas que l’on peut faire des stages tres interessant dans des entreprises tres peu connues
paname75 a écrit:
Pour B, tu trouvera le témoignage d’un X qui intègre HEC en DD, en grande partie pour bénéficier du réseau des anciens
si il le fait que pour le reseau, il va etre tres decu.
et contrairement a ce que tu crois, un reseau, ce n’est pas un bureau de placement, un reseau, c’est aussi pouvoir se tenir informe d’evolutions (technique, de strategie de societe), etc. la partie emploi d’un reseau est faible
paname75 a écrit:
Pour C, tu trouveras des témoignages d’ingé du top 5 et des stats qui relativisent l’intérêt pour les les cases « chantier » ou "équipe de production en sortie de ces écoles
qu’ils n’y voient pas d’interet, pourquoi pas (mais je connais des responsbles d’usine qui parlent encore de ce qu’ils ont appris lors de leur premier poste), mais cela veut bien dire qu’ils y passent
paname75 a écrit:
Effectivement, dans ce cas le recuteur ne souhaite pas un savoir faire technologique précis: peut importe que le candidat sorte d’une formation ingé informatique, bois , cuir, aéro, BTP etc ..Donc le diplôme d’ingé-manager conduit dans ce cas à un adandon de la spécialité pour changer de cap: devenir commercial et en plus sans rôle de manager. Pourquoi pas.
encore une fois, tu n’y connais pas grand chose, ce n’est pas parce que l’on est commercial ou acheteur (ou autre) que l’on jette a la poubelle ce que l’on a apprit avant. au contraire, la connaissance technique est souvent un gros plus.
un exemple, recemement, un collegue a du faire face a 2 acheteurs (sur 2 projets differents), l’un a demande une diminution par 2 du prix avec pour seul argument « vous etes trop cher », le second a discute ligne a ligne l’offre avec a chaque des contre-propositions techniques. devine lequel a obtenu ce qu’il voulait ?
paname75 a écrit:

Un recruteur peut aussi penser qu’un double diplômé aura une meilleure capacité à bosser en groupe, à gérer des interactions avec un éventuel client, à avoir une vision d’ensemble de l’entreprise
On peut faire cette hypothèse. Mais de là à faire un DD ingénieur-manager sur cette hypothèse ?
il y a un gros malentendu, tu penses que les ecoles de « management » ne forment que des managers. mais c’est faux, le mot management est a la mode mais il y a quelques annees, le nom etait ecole de commerce (ce qui etait tout aussi reducteur), et les jeunes diplomes qu’elles forment sont beaucoup plus souvent des commerciaux, des acheteurs, vont en marketing, etc

Effectivement, dans ce cas le recuteur ne souhaite pas un savoir faire technologique précis: peut importe que le candidat sorte d’une formation ingé informatique, bois , cuir, aéro, BTP etc ..Donc le diplôme d’ingé-manager conduit dans ce cas à un adandon de la spécialité pour changer de cap: devenir commercial et en plus sans rôle de manager. Pourquoi pas.
que dire d’un job où l’on doit rédiger des offres de réponse à des appels d’offres pour des prestations d’ingénieurs, puis faire soi même la prestation ?

@Piroud

il y a un gros malentendu, tu penses que les ecoles de « management » ne forment que des managers. mais c’est faux, le mot management est a la mode mais il y a quelques annees, le nom etait ecole de commerce (ce qui etait tout aussi reducteur), et les jeunes diplomes qu’elles forment sont beaucoup plus souvent des commerciaux, des acheteurs, vont en marketing, etc
etudiant.lefigaro.fr/orientation … sent-1962/

Je cite:

..

Ces accords, appréciés des recruteurs, permettent aux ingénieurs de se former au management d’équipes.

Un passeport souvent intéressant pour des spécialistes de l’ingéniérie désireux de se frotter au management d’équipes
Effectivement, il y un malentendu et même un gros malentendu:

  • est-ce « formation d’ingénieur-manager » veut dire une formation supplémentaire donnée à l’'ingénieur pour le rendre plus apte à diriger une équipe, en tant qu’ingénieur ?

  • est-ce « formation d’ingénieur-manager » veut dire une formation qui additionne « une formation d’ ingénieur » et « une formation au management » ? (le mot management étant pris dans le sens « membre du management, membre de l’équipe dirigeante de l’entreprise »)

Effectivement, il y un malentendu et même un gros malentendu:

  • est-ce « formation d’ingénieur-manager » veut dire une formation supplémentaire donnée à l’'ingénieur pour le rendre plus apte à diriger une équipe, en tant qu’ingénieur ?

  • est-ce « formation d’ingénieur-manager » veut dire une formation qui additionne « une formation d’ ingénieur » et « une formation au management » ? (le mot management étant pris dans le sens « membre du management, membre de l’équipe dirigeante de l’entreprise »)
    C’est encore réducteur. Le mot management, dans école de management, est pour moi à prendre dans un sens beaucoup plus large. C’est plutôt quelque chose qui serait proche de l’ensemble des compétences pour gérer/diriger une entreprise/une équipe/un projet/un service/une business unit/un contrat/un client, dont le management d’une équipe avec des fonctions hiérarchiques n’est qu’une petite partie.
    Une formation « d’ingénieur-manager » peut être une formation qui permet à un ingé d’aller faire du marketing dans des domaines techniques de BtoB (ou marketing au sens large si on oublie le côté ingénieur), ça peut être une formation qui rend un ingénieur « apte » à diriger un projet dont l’équipe est constituée de … lui seul. Ca peut être une formation qui le rend « apte » à animer une équipe dans le cadre d’un projet, sans être chef d’aucune de ces personnes (voire même à avoir son chef dans l’équipe qu’il doit animer), par exemple un projet d’amélioration des bonnes pratiques sur un sujet transverse : il faut que des personnes de plusieurs services différents participent, mais elles ne consacreront qu’une petite partie de leur temps à ce projet et n’ont pas de lien hiérarchique avec le chef de projet. Ca peut être une formation qui rend apte à rejoindre une DIF…

Et donc une entreprise peut vouloir un ingénieur-manager pour par exemple mener des actions transverses HSE : il n’aura pas d’équipe, mais il aura un projet à gérer, peut être un budget à gérer, …

Si je comprends bien, une formation « d’ingénieur-manager » à l’issue d’une école d’ingé serait une formation typique d’école de commerce, sauf qu’elle acceptera unquement des ingés à l’entrée ?

du point de vue du vocabualaire:

  • école de commerce = business school = école de management
  • formation d’ingénieur-manager = formation d’école de management avec des ingé en entrée
  • formation d’ingénieur-manager = formation d’école de commerce avec des ingé en entrée

Du point de vue de la recherche d’emploi: pourquoi alors ne pas postuler uniquement sur la compétence business school en « oubliant » le diplôme d’ingé ?

Pour quoi alors appeler cela « formation ingénieur-manager » et non pas « réorientation professionnelle de type Business School pour les ingé » ?