Bonjour,
J’aimerais avoir votre avis suite au nombreux articles dans la presse relatant la forte baisse de l’emploi des cadres jeunes diplômés en informatique observée en 2024 et annoncée pour 2025.
Si je regarde l’enquête d’insertion des jeunes diplômés de l’école de fiston , ISIMA Clermont, pour la promo 2024 , il y avait 50 des diplômés en emploi à 3 mois en septembre 2024, contre 70 en 2023 et 80 % en 2022. Les témoignages des diplômés laissent entendre que c’est la galère pour « trouver du boulot ». Ca annonce le cumul de promos 2024 avec celles de 2025 sur le marché.
En allant sur quelques forums du net, nombreux sont les témoignages d’ingénieurs qui disent que l’embarqué c’est bouché, idem le développement, idem la cybersécurité. A nuancer?
S’agit-t-il selon vous d’une mauvaise passe conjoncturelle ou d’une lame de fond suite à un marché saturé ? (trop de diplômés pour le marché , trop de reconversions de diplômés d’autres secteurs, bootcamps, anticipation de l’IA…)
Des conseils éventuels pour sortir son épingle du jeu : quelle spécialité choisir ? PhD…?
Faut-il déjà chercher à changer de secteur avant même le diplôme?
Un papa (très) inquiet
Comment changer de secteur, alors que l’informatique est très présente dans le monde actuel ? L’industrie, alors qu’elle est en crise et délocalisée ??
Ça voudrait dire refaire un ParcourSup après 2 années d’études ??
J’imagine que ça doit aussi être assez difficile de s’orienter vers l’informatique quantique à partir de son école actuelle (à supposer que ce domaine d’avenir très à la mode actuellement soit effectivement une piste prometteuse).
PS Ah, mais si, ISIMA travaille sur le quantique depuis quelques années :
https://www.isima.fr/?s=quantique
Mon mari est dans l’embarqué, il n’a pas vu de ralentissements. En revanche, parmi les CV qu’il reçoit, il a noté une baisse des compétences notamment parmi les jeunes diplômés venant d’écoles privées post bac.
father, post:1, topic:137849 a écrit:
c’est bouché, idem le développement
Ce qui est sur c’est qu’on (je
) manque toujours d’excellent ingénieurs logiciels et qu’ils sont toujours très recherchés et très bien payés. Par contre le marché est clairement saturé de profils moins qualitatifs qui eux trouvaient facilement leur place il y a quelques années et ont plus de mal actuellement. Après à mon avis ca reste quand même bien plus facile que dans plein d’autres secteurs.
father, post:4, topic:137849 a écrit:
[quote=« father, post:1, topic:137849 »]
c’est bouché, idem le développement
Ce qui est sur c’est qu’on (je
) manque toujours d’excellent ingénieurs logiciels et qu’ils sont toujours très recherchés et très bien payés. Par contre le marché est clairement saturé de profils moins qualitatifs qui eux trouvaient facilement leur place il y a quelques années et ont plus de mal actuellement. Après à mon avis ca reste quand même bien plus facile que dans plein d’autres secteurs.
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Qu’est ce qu’un profil moins qualitatif? Cela concerne-t-il aussi des bac+5 issus d’écoles comme Isima?
Bien sûr il y a eu un ralentissement dans l informatique.
Après c est des choses qui arrivent périodiquement.
Ce n est pas la fin du monde. Mais il sera peut être nécessaire d accepter de commencer dans une petite ssii genre marchand d esclave ou de rajouter des stage.. ceci dit, cela ne sera pas pour toujours
En attendant, le choix de la spécialité dépend du goût de chacun mais cela vaut la peine d acquérir une certaine virtuosité en programmation et en génie logiciel (histoire de réussir les tests d embauche haut la main).
PS l insertion des écoles privées post bac est de manière générale très bonne en informatique, cf le classement récent du figaro. L épita notamment fait partie des écoles cibles de nombre d entreprises de génie logiciel
father, post:5, topic:137849 a écrit:
[quote=« father, post:4, topic:137849 »]
[quote=« father, post:1, topic:137849 »]
c’est bouché, idem le développement
Ce qui est sur c’est qu’on (je
) manque toujours d’excellent ingénieurs logiciels et qu’ils sont toujours très recherchés et très bien payés. Par contre le marché est clairement saturé de profils moins qualitatifs qui eux trouvaient facilement leur place il y a quelques années et ont plus de mal actuellement. Après à mon avis ca reste quand même bien plus facile que dans plein d’autres secteurs.
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Qu’est ce qu’un profil moins qualitatif? Cela concerne-t-il aussi des bac+5 issus d’écoles comme Isima?
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Honnêtement je n’ai jamais travaillé ou embauché un ISIMA (ou même eu en entretien je pense) donc je n’en sais rien. Mais oui ca peut concerner des elèves diplômé bac+5 (même si pour être honnête j’ai surtout en tête des profils moins diplômés). Le diplôme ne fait pas tout surtout dans l’informatique. Si on a pas fait des stages / des projets qui vous ont poussé un peu on peut avoir du mal à passer les entretiens tech.
En allant sur le site de l’APEC et avec les mots clés :
Cyversécurité : 1035 offres en CDI publiées les 7 derniers jours
Embarqué : 1576 offres en CDI publiées les 7 derniers jours
C’est pas mal quand même.
Effectivement, la tendance est baissière mais de ce que je lis, c’est pour tout le monde, normal vu les événements récents et en cours, le secteur informatique reste un de ceux qui s’en sort le mieux.
Comme l’a écrit Wilfried, il faudra sûrement accepter d’aller en SSII et d’être mobile géographiquement, prendre de l’expérience, faire son trou et trouver mieux, plus confortable plus tard.
Ce schéma n’a pas changé depuis longtemps.
Je rejoins par contre Nico832a pour avoir fait passé des entretiens il y a 2 ans à des jeunes postulants venant de 3il, ESIEA et ESILV. Le niveau était faible et la culture informatique peu développée.
Pour l’EPITA, je ne pourrai me prononcer…
Les epiteens intéressée par le code sortent en étant des ingénieurs génie logiciel full fledge. C est assez rare ailleurs.
D un autre côté, ils n ont pas passé la moitié de leur cursus à faire autre chose que de l infos et ils ont bossé pendant leur école. Ceci explique peut être cela…
father, post:8, topic:137849 a écrit:
Je rejoins par contre Nico832a pour avoir fait passé des entretiens il y a 2 ans à des jeunes postulants venant de 3il, ESIEA et ESILV. Le niveau était faible et la culture informatique peu développée.
Pour l’EPITA, je ne pourrai me prononcer…
Pourtant ESILV et ESIEA sont dans le haut du classement l’Usine Nouvelle ou l’Étudiant, donc a priori appréciés du monde professionnel
Des classements, on peut en trouver des dizaines…
Celui de l usine nouvelle est reconnu comme étant le plus foireux qui soit.
Celui ci ne va pas vous rassurer :
https://www.daur-rankings.com/rankings/degrees/2024/computer_science/initial
Je le fais qd meme car vous attribuez bcp trop d importance au marché (certes cyclique) et au diplôme.
Le plus important ce sont les compétences. On ne cesse de le répéter.
C est la meilleure façon de sortir du lot, décrocher un premier job… puis creuser son trou.
Sont à considérer :
- le choix de filière : qu est ce qui l attire le plus ? Il est plutôt programmation ou mathématiques ou systèmes d information voire business ?
La filière est assez structurante mais un informaticien peut toujours se spécialiser en sécurité dans un second temps (pour illustrer)
Par contre il faut bien comprendre la nature d un job avant de faire un choix de ce type.
- l offre de masters de son école
- les stages qu il va faire (a bien choisir) : France ou étranger ?
- la mobilité internationale : stage ou semestre ou double diplôme ?
Est il fluent in english ? Ce point est crucial pour la suite.
- les activités extra scolaires relatives au domaine : concours de programmation, etc
C est trop tôt pour penser Phd qui requiert un mindset spécifique.
Si cette voie est retenue encore un choix à faire : France, cotutelle, étranger, cifre…
Au total pas d inquiétude a avoir si le parcours est cohérent et les bons choix sont faits.
Pour discussion.
Votre fils est cordialement invité à échanger sur le forum.
Je crois comprendre qu’en septembre 2023 il était en début de l2 de prep’isima. Donc il doit être en fin de première année cycle ingénieur isima maintenant ? Le choix de la filière se précise ? C’est ça qui vous stresse (il reste plus de 6 mois) ? Ou c’est "l’étiquette " isima (pas dégradante ! ) ?
S’il a un très bon dossier et un sujet d’intérêt pas couvert par isima, il peut tenter une mobilité inter inp ? Ce qui ajouterait un autre nom d’école au CV ? Possible aussi avec une étiquette université étrangère (mobilité académique international) ? Ou un stage un peu prestigieux ? Je sais que partir aux usa peut faire douter en ce moment, mais il me semble que les isima y font parfois de beaux stages au NIST (si la filière cyber l’́attire) ?
Contrexemple, post:12, topic:137849 a écrit:
Je crois comprendre qu’en septembre 2023 il était en début de l2 de prep’isima. Donc il doit être en fin de première année cycle ingénieur isima maintenant ? Le choix de la filière se précise ? C’est ça qui vous stresse ? Ou c’est "l’étiquette " isima (pas dégradante ! ) ?
S’il a un très bon dossier et un sujet d’intérêt pas couvert par isima, il peut tenter une mobilité inter inp ? Ce qui ajouterait un autre nom d’école au CV ? Possible aussi avec une étiquette université étrangère (mobilité académique international) ? Ou un stage un peu prestigieux ? Je sais que partir aux usa peut faire douter en ce moment, mais il me semble que les isima y font parfois de beaux stages au NIST ?
Je crois qu’inconsciemment c’est l’étiquette ISIMA. Je me doute qu’en temps de crise les meilleures écoles s’en sortent le mieux. Il avait très bien carburé en Prep’Isima et je l’avais poussé à postuler à ENSIMAG et ENSEIRB où il a été accepté en admission parallèle L2, mais il a préféré rester sur Clermont (il n’est pas dévoré par l’ambition c’est certain) . Après, la formation a l’air très honnête et le contenu assez similaire aux 2 autres, mais peut-être pas la reconnaissance professionnelle.
L’étiquette nom d’école n’est qu’une seule information sur un CV. Iil y a plein d’autres choses qui comptent au moins autant. Le nom des employeurs de stage. La cohérence entre les sujets de stage et les cours suivis. Les projets. Les langages informatiques (ou autres outils) utilisés dans ces stages et projets. La preuve d’une bonne maîtrise de l’anglais…
C’est à lui de construire tout ça, il a les cartes en main s’il utilise bien les ressources de l’école et de son réseau. L’ambition n’a pas grand chose à voir avec ça.
C’est à l’enseirb ou à l’ensimag qu il était pris ?
Faire une mobilité inp est tout à fait possible.
(pas de double diplome bien que le groupe INP travaille en ce moment sur un tel projet).
Cela n a de sens que si cela correspond à un projet précis (et qu’il trouve des cours plus adaptés dans l’autre structure).
Si votre fils a brillé dans sa L2 d’info c’est qu’il a le potentiel pour réussir.
Donc pas d’inquiétude à avoir.
Pour l’ambition c’est un autre sujet. Qui peut également être débattue sur le forum en faisant la différence entre les différents types de progression dans une carrière…
On peut très bien devenir un expert d’un domaine (sans manager d’équipe) et gagner royalement sa vie. J’ai plusieurs exemples dans mon entourage pour illustrer tout ceci.
Par contre si les compétences sont trop légères, les choses se compliquent…
En l’état, il se dirige vers quelle filière ? restent 2 mois.
father, post:13, topic:137849 a écrit:
[quote=« Contrexemple, post:12, topic:137849 »]
Je crois comprendre qu’en septembre 2023 il était en début de l2 de prep’isima. Donc il doit être en fin de première année cycle ingénieur isima maintenant ? Le choix de la filière se précise ? C’est ça qui vous stresse ? Ou c’est "l’étiquette " isima (pas dégradante ! ) ?
S’il a un très bon dossier et un sujet d’intérêt pas couvert par isima, il peut tenter une mobilité inter inp ? Ce qui ajouterait un autre nom d’école au CV ? Possible aussi avec une étiquette université étrangère (mobilité académique international) ? Ou un stage un peu prestigieux ? Je sais que partir aux usa peut faire douter en ce moment, mais il me semble que les isima y font parfois de beaux stages au NIST ?
Je crois qu’inconsciemment c’est l’étiquette ISIMA. Je me doute qu’en temps de crise les meilleures écoles s’en sortent le mieux. Il avait très bien carburé en Prep’Isima et je l’avais poussé à postuler à ENSIMAG et ENSEIRB où il a été accepté en admission parallèle L2, mais il a préféré rester sur Clermont (il n’est pas dévoré par l’ambition c’est certain) . Après, la formation a l’air très honnête et le contenu assez similaire aux 2 autres, mais peut-être pas la reconnaissance professionnelle.
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La maitrise d’un langage ne dépend pas du label sur le CV…
C’est juste pour illustrer.
en l’état, il se dirige vers quelle filière ? restent 2 mois
Je comprends que le choix se fait en fin de semestre 7 (au milieu de la deuxième année de cycle ingénieur)
Salma_Ait_ouarghazi, post:15, topic:137849 a écrit:
C’est à l’enseirb ou à l’ensimag qu il était pris ?
Faire une mobilité inp est tout à fait possible.
(pas de double diplome bien que le groupe INP travaille en ce moment sur un tel projet).
Cela n a de sens que si cela correspond à un projet précis (et qu’il trouve des cours plus adaptés dans l’autre structure).
Si votre fils a brillé dans sa L2 d’info c’est qu’il a le potentiel pour réussir.
Donc pas d’inquiétude à avoir.
Pour l’ambition c’est un autre sujet. Qui peut également être débattue sur le forum en faisant la différence entre les différents types de progression dans une carrière…
On peut très bien devenir un expert d’un domaine (sans manager d’équipe) et gagner royalement sa vie. J’ai plusieurs exemples dans mon entourage pour illustrer tout ceci.
Par contre si les compétences sont trop légères, les choses se compliquent…
En l’état, il se dirige vers quelle filière ? restent 2 mois.
Accepté aux 2 écoles .
Il hésite entre Réseaux / Cybersécurité et Systèmes embarqués (même si la partie réalité virtuelle le motive sans plus, mais dont visiblement la part d’enseignement semble baisser au profit de l’IoT et l’embarqué pour les systèmes de production, peut-être une demande Michelin . La partie robotique a été supprimée cette année ).
father, post:13, topic:137849 a écrit:
il a préféré rester sur Clermont (il n’est pas dévoré par l’ambition c’est certain) . A
Le problème réside sans doute dans ce qu’on met sous le terme « ambition ».
« devenir un expert dans un domaine », la maîtrise d’un langage, l’investissement dans un stage ça peut aussi être de l’ambition.
La mobilité géographique est un des termes de l’équation (quel est l’état du marché de l’emploi à Clermont ?).
marceaupatu123, post:17, topic:137849 a écrit:
en l’état, il se dirige vers quelle filière ? restent 2 mois
Je comprends que le choix se fait en fin de semestre 7 (au milieu de la deuxième année de cycle ingénieur)
Déjà un électif d’orientation au S1 (difficile de trouver un syllabus complet et à jour)
Je comprends que les voeux sont formulés en fin de 1A.