Bonjour à tous,
Je suis en 5/2 cette année, et comme j’ai plus de temps libre je me suis un peu préoccupé de mon avenir. J’ai découvert l’économie et je trouve ça franchement intéressant (j’attends de voir ce que ça donnera l’année prochaine mais pour l’instant je suis conquis). Les mathematiques m’intéressent quant à elles depuis que je suis en sup (et même avant…). J’ai été voir un peu les cours donnés dans les différentes ecoles d’ingénieurs et franchement, ma préférence va très logiquement à l’ensae. J’ai une idée de mon niveau (même si on passe des concours qui contiennent donc une part d’aléatoire) et je pense pouvoir l’obtenir si tout se passe bien.
En terme d’orientation, les métiers qui m’attirent seraient l’actuariat, ou encore l’analyse quantitative (et même pourquoi pas la recherche, en fait j’aimerais, même si je ne suis pas encore fixé, un metier a l’interface entre les maths et l’éco). Du coup, je pense que l’ensae est toute choisi, et que je la placerai en tête.
J’ai vu que l’ensae allait à Saclay dans 2 ans. Aussi j’aimerais pouvoir profiter de cette université. Cependant, si je vois que l’école a plein de partenariats (du style Laure Élie si je préfère m’orienter vers les math fi, ou masters ape ou epp si je veux faire de l’éco, si je veux faire actuaire pas de problème a mon avis), sur son site il n’y a rien d’indiqué sur des partenariats avec les masters de Saclay, alors que j’ai vu sur le site de l’université que le master economics est cohabilite par l’ensae (si jamais je veux continuer à faire de l’économie…), et qu’il y a également un master en math fi créé…
Du coup, j’ai 2 questions, la première j’imagine que tout le monde ne peut pas y répondre, mais je voudrais savoir si certains bien placés savent s’il est possible de remplacer sa 3ème année a l’ensae par un de ces masters. Deuxièmement, j’aurais voulu connaître votre avis sur la crédibilité de ces nouveaux masters delivres par des écoles à la pointe mais tous jeunes par rapport à d’autres masters plus réputés comme ceux cités ci-dessus…
Je termine avec dernière question (c’est bientôt fini !) : si jamais je n’avais pas l’ensae, pensez vous qu’il vaut mieux aller dans une école d’inge généraliste « prestigieuse », ou dans une école type isup et me restreindre à l’actuariat (sachant que je ne suis pas encore sur a 100% de ce que je veux faire).
Merci !
Question 1 : ensae.fr/formations-navhoriz … me-96.html
Question 2 : si tu fais l’ENSAE, tu seras ingénieur ENSAE avec grade de Master. Un Master vieux ou neuf ne vaut que par la qualité de ses diplômés et de ses enseignements…
Question 3 : si tu rates l’ENSAE, il y a aussi les MS - ensae.fr/formations-navhoriz … e-346.html
ça te laisse quelques mois pour te renseigner et trier tes voeux en fonction de tes résultats.
L’X, les mines de Paris et les Ponts sont d’après moi mieux que l’ensae pour « maths-éco » mais il est possible que pas mal de cours pourris du tronc commun de ces écoles te rebutent et c’est compréhensible. Quant à l’isup c’est quand même clairement un cran en dessous (de l’ensae) et au vu du niveau que tu sembles avoir (tu sembles pouvoir avoir l’ensae sauf malchance) je ne te conseille pas d’y aller sauf si tu es sûr que l’actuariat te branche. S’il est concevable pour certains profils particuliers de préférer l’ensae à une grosse parisienne, il n’est pas sérieux de préférer l’isup à ces dernières.
Pour être plus précis
- d’une manière générale, il n’y a jamais remplacement mais un aménagement qui permet de suivre les 2 cursus (issu notamment de la cohabilitation)
j’imagine que ce sera plus compliqué de faire Science Po et son EPP depuis Saclay - Les master qui vont être créés seront peut-être jeunes mais la qualité viendra vite et des enseignants et des élèves qui les suivront (Cachanais entre autres) sans parler des écoles d’ingé déjà sur place ou qui vont venir
- L’isup ne forme pas que des actuaires mais tu y feras beaucoup moins d’économie qu’à l’ensae
- Tu peux devenir actuaire depuis une école prestigieuse comme tu dis
- Certaines écoles comme les ponts ou l’ensta permettent de faire des maths et de la finance (du reste il y a un accord entre ces 2 écoles)
Merci à vous trois pour vos réponses !
Abou mpsi, j’avais vu qu’il était possible d’aménager son cursus, mais ma question concernait exclusivement les masters de saclay sur lesquels je n’avais pas énormément d’infos… En plus, justement tu sembles prétendre qu’un master ne tient qu’en la qualité de des enseignements, mais dans le marche du travail, j’imagine que sa réputation (qui se forge petit a petit) joue un rôle aussi non ? Et merci de m’avoir parle des MS, je regarderai ça, même si j’espère ne pas avoir besoin de ça ![]()
Mathador, penses tu vraiement qu’il est préférable de faire les ponts pour l’economie ? J’ai en effet entendu dure que l’école était excellente en finance, mais je n’ai jamais entendu parler d’économie (mais je suis dispose a te croire bien sur, c’est juste que ça me surprend !) mais de toute façon, j’imagine que pour être bon en finance, il faut quand même être bon en eco non ? Et la finance quantitative m’attire un peu pour ce que j’en ai vu. Je me renseignerai mieux la dessus. Sinon, pour l’X et les mines de paris, ces écoles sont quand même très très sélectives et je pense qu’il le faudrait de la réussite pour les avoir (disons que ce n’est pas impossible, mais que les ponts me semblent beaucoup plus a ma portée…) et merci pour tes infos sur l’ISUP !
Pater, merci pour tes précisions ! J’umagine donc que l’isup n’est pas l’endroit rêve pour l’eco au final… En tout cas, ce que tu me dis sur les masters est très encourageant, il serait donc intéressant de les suivre si ça m’intéresse tout autant dans 2 ans ! Et merci pour l’info sur l’ENSTA, qui est également attirante mais si je l’avais, je pense que je privilégierais tout de même l’ENSAE pour la quantité d’économie qu’on peut y faire…
Merci beaucoup pour vos réponses en tout cas ! Si certains ont d’autres infos, elles sont également les bien venues !
Ponts SEGF - « Département sciences économiques gestion finance
L’économie est une discipline historique de l’École dont nous perpétuons la tradition d’excellence. »
enpc.fr/departement-sciences … on-finance
Pour soulignr :
Pater a écrit:
- Les masters qui vont être créés seront peut-être jeunes mais la qualité viendra vite et des enseignants et des élèves qui les suivront
Merci pour le lien Abou ! Je reconnais que je n’avais pas vu ce département (et on me vantait surtout les ponts pour le génie civil et la finance)
toujours aller sur les filières de dernière année (qui commence en 2A aux ponts)
Les ponts sont membre fondateurs de PSE et cohabilitent les masters parisiens d’éco
La liste des possibilités : enpc.fr/les-variantes-de-for … 3eme-annee
dont Cachan qui partira aussi à Saclay
La boucle est bouclée
fullmagic a écrit:
je n’avais pas vu ce département (et on me vantait surtout les ponts pour […] la finance)
finance, qui fait partie de SEGF, justement.
Merci beaucoup pour toutes vos réponses !
Salut,
J’appuie entièrement les réponses ci-dessus. En particulier, l’X et les Ponts ont de très bon départements d’éco. L’ENSAE, bien qu’un peu moins sélective, reste d’un excellent niveau en éco/maths fi (bien au-dessus de l’Isup à mon avis). Si la perspective de faire de la recherche ne te rebute pas a priori, tu ne devrais pas non plus rayer les ENS d’Ulm et de Cachan de ta liste de voeux, elles sont d’un bon niveau en économie, et il est facile de bifurquer vers l’actuariat et les maths fi (notamment, de faire un cursus intégré - dans le cas d’Ulm, sur le meme modèle qu’à l’X - ou un double diplome avec l’ENSAE).
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Tu pourras en bénéficier des masters Saclay à l’ENSAE. En 3A dans cette école, il est permis (et fortement conseillé) de faire un master recherche parallèlement aux cours dispensés dans l’établissement. Les emplois du temps sont allégés en conséquence; le master ne « remplace » pas, mais complémente, ta 3eme année à l’ENSAE (la charge de travail reste abordable). Il sera possible de suivre le master « in economics » de l’Université Paris-Saclay tout comme il est possible actuellement de suivre des cours dans les autres masters recherche. J’imagine qu’il en sera de meme pour le master de maths fi de Saclay. Si tu choisis de faire ainsi, tu auras à la fois le diplome d’ingénieur de l’ENSAE et le diplome du master choisi. Plus généralement, les parcours en 3A de l’ENSAE sont très personnalisables (possibilité de départ à l’étranger dans d’excellentes universités si tu as un bon classement; parcours de préparation approfondie à la recherche, etc…).
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La question de la crédibilité des masters de Saclay est forcément très subjective, puisqu’il s’agit de toutes nouvelles créations. Dans le cas du master « in economics », les grandes écoles qui y participent (X, ENS Cachan, ENSAE, HEC) s’y investissent très fortement, et que leur but est de créer un excellent master pour remplacer APE (aujourd’hui de loin le meilleur master d’éco en France, mais dans lequel il ne restera l’an prochain plus que l’ENPC et Ulm; il fusionnera très probablement, du moins d’après certains élèves et professeurs avec qui j’ai pu m’entretenir, avec le master ETE de la PSE l’an prochain). Je suis donc plutot optimiste quand à l’avenir de ce master et de sa reconnaissance institutionnelle, d’autant plus que les labos de l’X et de l’ENSAE en éco sont bons.
Pour ce qui est du master de Saclay en maths fi, je ne me fais aucun souci. -
Si tu n’as pas l’ENSAE, je te conseillerais d’aller dans une école généraliste prestigieuse (X, Ponts, Mines), ou encore à Ulm ou à Cachan, ou encore dans une bonne école généraliste (Supélec, ENSTA, Telecom… mais c’est moins bien que l’ENSAE à mon avis) plutot que dans une école comme l’Isup (dont les débouchés sont très bon, mais dont le choix t’entravera plus dans le futur).
Cassius a écrit:
- Si tu n’as pas l’ENSAE, je te conseillerais d’aller dans une école généraliste prestigieuse (X, Ponts, Mines)
C’est pas possible de pas avoir l’ENSAE et d’être admis à Mines ou Ponts.
Effectivement, il est possible de partir direct en département d’éco/gestion ou de sciences sociales en rentrant à Cachan avec la procédure d’année Joker. Tout comme de rester dans le département de maths et de demander l’ENSAE si tu préfères cette matière, ou si tu veux rester dans le bain si tu envisages de faire un M2 en maths fi une fois à l’ENSAE. Dans tous les cas, le DD avec l’ENSAE est quasi-assuré, à moins que tu n’y mette vraiment de la mauvaise volonté. Le DD se passe comme ça: 1A à Cachan, 2A en M1 dans un master de Cachan, 3A tu reprends la 2A de l’ENSAE, et en 4A tu fais ta 3A de l’ENSAE en prenant un master recherche (éco, maths fi, etc…) qui te permette de valider simultanément le diplome de Cachan.
Le choix de ton département et de tes options est encore plus libre à Ulm, et les meilleurs élèves peuvent (en tout cas jusqu’à aujourd’hui) faire leur DD avec l’ENSAE sans « perdre » d’année de leur scolarité s’ils ont fait un M1 APE (meme si dans les faits, ils font souvent comme les élèves de Cachan pour faire leur cursus dans de bonnes conditions).
Merci beaucoup pour ces réponses ! Je reconsidère un peu mon choix par rapport aux mines et aux ponts compte tenu de ce que m’a dit mathador. J’hésite beaucoup car j’ai eu pas mal de retours sur les cours de physique de ces écoles qui m’auraient, je pense, pas mal ennuyé. A l’ENS, je n’en aurais probablement pas, mais il serait -je pense- très dur de suivre tout de suite a la fois les cours de math et d’éco. Quelqu’un pour confirmer/infirmer ? (certains des meilleurs étudiants disent avoir beaucoup de mal a suivre en math tout seul, alors avec de l’eco en plus j’imagine… Mon objectif est vraiment de m’ouvrir aux 2 domaines comme propose a l’ENSAE).
Ensuite, j’ai en effet quelques questions: cassius, toi qui sembles très renseigné, pourrais-tu me dire s’il est possible, en troisième année, de suivre une double formation math-éco ou pas ? J’entends par la faire un master de math en parallèle et une filière économique de l’école, ou inversement ? Est-ce profitable si on souhaite travailler dans des domaines de l’économie/finance a caractère mathématiques ? J’imagine que cela doit tout de même exiger une quantité considérable de travail non ? Et où se situent les masters (cela crée une difficulté de transport supplémentaire) ?
Enfin, une dernière question: j’ai vu sur le site de l’ENSAE que contrairement aux autres voies (exceptée la voie « gestion des risques ») tous les cours de la voie actuariat sont obligatoires. Est-il alors possible de suivre un master en parallèle ? Et quid du stage de fin d’études qui empièterait sur l’année d’après si jamais on se décidait a faire une thèse ou enchaîner avec un autre master ? Merci d’avance pour tes réponses, qui m’ont déjà été d’une aide précieuse.
Si d’autres avaient des renseignements sur les départements math et/ou eco d’autres écoles, cela m’intéresserait également !
Salut,
Tout d’abord, comme l’a dit corderaide, ne t’inquiète pas, à Ulm comme à Cachan tu n’auras pas besoin de suivre simultanément les cours des filières de maths et d’éco!
A Ulm, pour résumer très grossièrement, tu as une filière principale que tu complètes par des cours d’ouverture dans d’autres matières, avec beaucoup de liberté. Et il est a priori assez facile d’aller à APE après avoir fait une première année à dominante maths (ou meme physique). L’inverse en revanche est difficile. Je ne connais pas la difficulté des maths à Ulm. Une première année à dominante éco/économétrie est en revanche tout à fait gérable, voire meme assez facile, surtout pour un élève venant de prépa scientifique.
A Cachan, tu choisis effectivement soit le département de maths, soit celui d’éco (plus précisément, d’éco/gestion ou de sciences sociales). A priori, il doit exister la possibilité pour les élèves du département de mathématiques de rejoindre le M1 d’éco de Saclay, mais, comme chaque département est assez libre de mener ses propres politiques de direction des études des élèves, il faudrait vérifier que leur département les y authorise. En éco comme en maths, la première année est assez facile, le M1 un peu moins, mais c’est tout à fait réalisable.
Pour la suite de mon message, je t’invite à considérer que les partenariats en M2 de l’ENSAE pourraient changer avec le déménagement de l’école à Saclay, et donc que des informations vraies aujourd’hui pourraient etre fausses dans 3 ans.
Pour ta deuxième question, tu parles de quelle école?
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A Cachan comme à Ulm, ce n’est pas possible. Tu fais un master + des cours à l’école 1 ou deux jours par semaine. Certaines personnes essayent parfois de cumuler deux masters de façon plus ou moins autorisée, mais en général sans trop de succès; et ce n’est pas une bonne stratégie, en particulier au niveau d’un M2R.
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Pour l’ENSAE, l’ensemble des masters possibles par filière est disponible sur le site (ensae.fr/partenaires-navhori … e-765.html, sous-rubriques de '« partenariats universitaires par domaine »). Pour résumer, ton parcours est très personalisable en fonction du montant de cours d’éco et de cours de maths que tu veux prendre (ex: Gestion des risques et régulation + master Modélisation Aléatoire, qui correspond peut-etre à l’équilibre que tu cherches entre éco et maths), mais les parcours unissant deux domaines complètement différents(ex: Prévision et politiques économiques + un master de maths fin comme Modélisation Aléatoire) ne sont pas possibles. Ce n’est pas plus mal, car meme les parcours les plus axés vers l’économie de l’école sont assez mathématisés, et je pense qu’il y a un moment où il vaut mieux avoir un parcours cohérent plutot que de vouloir tout faire en meme temps. Sous sa forme actuelle, la 3A à l’ENSAE est déjà quand meme assez chargée. Je ne crois pas d’ailleurs que le cumul de deux parcours très hétérogènes t’apporte grand chose au moment de ton insertion sur le marché du travail. Un M2R d’éco ne te servira pas beaucoup pour rentrer dans la finance en tant que quant/trader, et réciproquement, je pense que le bagage en maths et en économétrie que tu auras de toute façon accumulé à l’ENSAE sera déjà très solide si tu veux faire de l’éco.
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Pour la localisation des masters accessibles à l’ENSAE, je t’invite à rechercher ça par toi-meme, les informations sont faciles à trouver. Dans le cas du master « in economics », une partie des cours sera à l’ENSAE, une autre partie à HEC (c’est à dire à Jouy-en-Josas, très pénible d’accès…); ça dépendra beaucoup de tes options. Les infos sur la localisation des cours du master sont disponibles sur son site (master-in-economics.fr/). En réfléchissant aux problèmes de localisation, tiens aussi en compte qu’au moment où tu seras arrivé en 3A, il est possible que l’école ait emménagé sur le plateau de Saclay (« possible », mais pas certain, le déménagement pose plein de problèmes…).
Enfin, à ma connaissance (je connais moins cette filière que les autres), il n’est pas possible de mener un master recherche en parallèle de la filière actuariat de l’ENSAE. Ceci pour de bonnes raisons: la filière actuariat est assez directement professionalisante. En effet, dans cette filière, en parallèle de la scolarité à l’école en 3A, tu rédiges simultanément une thèse professionnelle que tu soutiens à la fin de l’année, ce qui te permet d’etre admis comme membre associé de l’Institut des Actuaires. C’est donc une voie difficilement compatible, et peu cohérente, avec un master recherche, et meme probablement avec un projet de thèse ensuite.
Une remarque de fond : tu as l’air de lier intimement économie et mathématiques. Or en ce qui concerne la première, il ne faut pas oublier qu’un bon économiste (il y en a) doit avoir une solide formation philosophique et historique. Il existe la croyance chez certains que l’on peut construire et diriger la société comme une maison ou une bagnole. Rêve constructiviste
dénoncé par Hayek et sûrement encore assez prégnant chez nos X-men qui ont donné naissance à la secte étrange des Saint-simoniens. Bref AMHA, si c’est vraiment l’économie qui t’intéresse et non pas le prestige (la pignolade de taupins espérant tenir jusqu’à la retraite sur le seul crédit des brillants anciens
), une formation complémentaire en gestion ou sciences politiques peut s’avérer tout aussi efficace in fine
@Poutine4ever:
Le débat relatif à la place des maths dans l’économie aujourd’hui mérite d’etre mené (meme si je ne sais pas si c’est le meilleur endroit pour en parler), et je t’accorde très volontiers que des notions de philo, de socio, d’histoire, de sciences politiques, etc… sont utiles pour aborder l’étude des faits économiques. (Quoiqu’à mon avis, les maths et l’économétrie ont aussi leur importance.)
En revanche, pour espérer avoir un emploi en lien avec l’économie (universitaire, public, ou privé), et meme si l’on est très critique de la mathématisation de l’économie, il faut aujourd’hui passer par la maitrise des outils quantitatifs.Quoique l’on en pense par ailleurs, et meme si ce n’est que de manière stratégique (j’ai plein d’exemples en tete). Bonne chance sinon pour avoir des allocs de thèse, puis ensuite un poste, meme en sortant d’Ulm.
A chacun ensuite de se développer une culture dans d’autres disciplines, grace aux possibilités d’ouverture données par les formations des différentes écoles (HSS à l’X, choix judicieux des cours à Ulm en L3, double licence en socio ou en gestion selon ton département à Cachan, options et séminaires d’ouvertures vers d’autres disciplines possibles dans pas mal de masters, etc…), et surtout par soi-meme.
Une formation universitaire complémentaire entière dans une autre discipline simultanément au cursus des établissements dont on parle est en revanche difficile, voire souvent impossible et interdite (à l’exception des Cachanais en éco-gestion qui faisaient à une époque simultanément un M1 de gestion et un M1 d’éco, mais ils n’en ont plus le droit avec Saclay).
Bref, pour faire de l’éco à un niveau sérieux, il faut de toute façon passer par un master quanti, quitte ensuite à faire une thèse interdisciplinaire. Les choix d’orientation de fullmagic me semblent donc judicieux.
(Ne te moque pas trop vite des X-men; malgré les tares possibles de sa formation en éco, l’X a réussi a former beaucoup d’économistes brillants et créatifs, matheux ou non-matheux, orthodoxes ou hétérodoxes pendant le siècle dernier, et je pense qu’on peut le reconnaitre indépendamment de nos avis sur leurs théories.)
Des billes supplémentaires sur l’ENSAE
En mettant au premier plan la rigueur scientifique et les mathématiques, l’Ensae ParisTech présente tous les traits d’une grande école d’ingénieurs. Mais sa particularité consiste à appliquer les outils mathématiques aux domaines de l’économie, de la finance, des sciences sociales. Comme le souligne Julien Pouget, directeur de l’Ensae, « cette hybridation entre sciences dures et sciences économiques et sociales la distingue des autres pôles de recherche en économie ». L’école combine un cursus tourné tout à la fois vers la recherche, « une dimension très valorisée » et la professionnalisation des ingénieurs. Six voies de spécialisation s’offrent ainsi aux étudiants : Data Science, actuariat, analyse des marchés et finance d’entreprise, gestion des risques et régulation, finance de marché, prévision et politiques économiques. La statistique, cœur de la formation, est transversale.
Enfin, l’Ensae s’illustre par la diversité de ses élèves : elle puise dans le vivier des Maths spé, mais aussi dans les khâgnes scientifiques, les classes préparatoires économiques et commerciales, l’université (sur titre mais cette option s’applique de moins en moins). Foncièrement interdisciplinaire, elle fonctionne en réseau avec de nombreux partenaires (universités, organismes de recherche, grandes écoles d’ingénieur et de commerce, notamment dans le cadre de l’Université Paris-Saclay et du réseau ParisTech).
Des compétences stratégiques pour une vaste palette de métiers
Grâce à la richesse de son cursus, l’Ensae prépare à de nombreux métiers qui exigent de hautes compétences scientifiques, économiques et humaines.
Premier débouché, historique : l’Insee. Chaque année, 10 à 15 % des élèves de la promotion sortante deviennent administrateurs de l’Insee : ils intègrent l’Insee même, l’une des directions des ministères économique et financier (DG Trésor, DGFiP, DGE), ou un Service statistique ministériel (SSM).
« Nos étudiants, précise Julien Pouget, sont aptes à mesurer, analyser, modéliser, en univers incertain et risqué, des phénomènes économiques, financiers et sociaux ou des phénomènes liés aux sciences de la matière ou du vivant, pour évaluer, prévoir et décider. » Des atouts précieux qui intéressent tous les secteurs de l’ingénierie tertiaire mais aussi l’industrie. Le plus grand nombre choisit une carrière dans les banques, les compagnies d’assurance, sociétés de conseil, instituts de sondage ou encore dans l’industrie, l’énergie et les transports, les organismes publics de recherche et d’études à l’international… Mais de plus en plus d’élèves créent leur entreprise, notamment « dans le traitement des données massives, les « Big Data », un domaine qui ouvre de nouveaux champs pour l’analyse quantitative de l’information et la modélisation statistique et économique (voir ci-dessous « Trois questions à Julien Pouget »).
Excellence, innovation et visibilité internationale, avec le projet Paris-Saclay
L’Ensae possède une stature internationale. En témoignent la diversité des enseignants, les nombreux stages à l’étranger, la publication des travaux de recherche dans les meilleures revues, le développement de la mobilité des étudiants. Environ 20 % des étudiants sont étrangers (Maroc et Chine en tête), souvent dans le cadre d’un double cursus En outre, plusieurs pays africains, tels que la Côte d’Ivoire avec l’ENSAE d’Abidjan et le Sénégal (qui propose, sur le site de sa propre Ensae, « des formations d’une très grande qualité en statistique, démographie et informatique »), se sont inspirés de cette École pour la formation de leurs experts économistes, avec l’appui de la France, dans le cadre de la coopération. Siriki Coulibaly, expert en analyse de la pauvreté chez Afristat/CERA au Mali, affirme : « Pour un État – et pour une démocratie – il est vital de pouvoir compter sur un service de statistique exemplaire qui aide à la décision. »
En 2016, l’Ensae va franchir une nouvelle étape. Elle va quitter Malakoff et rejoindre ses partenaires déjà présents sur le plateau de Saclay ou ayant vocation à y déménager dans les années à venir : l’École polytechnique, HEC, l’ENS Cachan, l’université Paris-Sud, le CNRS, ainsi que les autres grandes écoles, universités et organismes de recherche rassemblés dans la Communauté d’Universités et d’Etablissements (COMUE) « Université Paris-Saclay ». Toutes les activités de l’école et les équipes de recherche seront désormais rassemblées dans un bâtiment unique dont la construction a commencé en décembre 2014. Au sein de ce vaste ensemble, l’Ensae se voit en pivot du dialogue entre les méthodes quantitatives les plus sophistiquées et les sciences sociales.
« Dans ce campus de visibilité internationale », recherche, formation et valorisation seront à l’honneur, se réjouit Julien Pouget (voir ci-dessous « Trois questions à Julien Pouget »). Les étudiants bénéficieront d’un « potentiel extraordinaire d’interdisciplinarité, permettant de couvrir tous les domaines d’application de l’économie, de la statistique et des sciences sociales. » En ligne de mire, la filière des Big Data et la formation des futurs data scientists. Ce grand défi concerne tout autant les administrations que les entreprises publiques et privées : l’ouverture des données publiques (data.gouv.fr) en est un exemple.
Trois questions à Julien Pouget, directeur de l’Ensae ParisTech
« Dans un univers de plus en plus incertain, l’Ensae offre des outils et des méthodes pour mieux maîtriser les enjeux et les risques, notamment dans le domaine en plein essor des Big Data. »
Comment évolue l’offre de formation de l’Ensae ?
Nous formons, de longue date, des statisticiens-économistes, qui possèdent tout à la fois les compétences techniques nécessaires à l’analyse des données et la capacité à en saisir les enjeux stratégiques, en particulier en économie et en finance. Or on assiste depuis quelques années à une très forte croissance du volume de données disponibles, dans des domaines très divers, mais aussi à une prise de conscience, de la part des entreprises, de l’intérêt qu’elles peuvent trouver à exploiter ces données. Nous nous sommes donc efforcés de faire évoluer notre offre de formation pour répondre encore mieux à ces nouveaux besoins, en créant une filière Data Science au sein de notre cycle ingénieur, ainsi qu’un Mastère Spécialisé (MS) et un certificat de Data Scientist en formation continue, avec l’ambition de former des profils hybrides, maîtrisant tout à la fois les outils statistiques propres aux Big Data, l’informatique, ainsi que leurs domaines d’application. En parallèle, nous accentuons le poids des stages dans le cycle ingénieur et nous avons ouvert cette année un module d’aide à la création d’entreprise.
Le futur pôle à Saclay va-t-il favoriser cette dynamique ?
Au sein du campus Paris-Saclay, l’ENSAE ParisTech devrait trouver des interactions particulièrement fructueuses avec les autres écoles, universités et les organismes de recherche qui s’attachent également à faire progresser la gestion, l’utilisation et l’exploitation des bases de données massives. Nous avons d’ores et déjà monté avec nos partenaires de l’Université Paris-Saclay un projet de « Paris-Saclay Center for Data Science » ainsi qu’un programme de Master dans le même domaine. Nous bénéficierons des atouts de ce campus : un vivier d’étudiants français et étrangers sans équivalent en France, un potentiel extraordinaire d’interdisciplinarité permettant de couvrir tous les domaines d’application de l’économie, de la statistique, de la Data Science et des sciences sociales, une visibilité internationale et enfin des liens étroits avec tous les acteurs de la vie économique.
Quelle sera la place de l’Ensae, et son ambition, dans ce vaste ensemble ?
Membre fondateur de l’Université Paris-Saclay, l’ENSAE ParisTech a notamment vocation à jouer, au côté de ses partenaires, un rôle pivot entre sciences dures et sciences sociales. Notre ambition pédagogique est de former des étudiants capables d’analyser des données, d’en extraire de l’information utilisable, d’analyser les risques, de modéliser les phénomènes économiques et financiers avec les outils scientifiques les plus solides, pour être ensuite en mesure d’évaluer, de prévoir et de décider. Notre prochain déménagement sera par ailleurs l’occasion de rapprocher encore l’enseignement et la recherche, puisque les élèves verront davantage le travail effectué dans nos laboratoires. A côté du cycle ingénieur, les diplômes de master et de doctorat seront également mis en avant. Une nouvelle Unité mixte de recherche (UMR) vient d’ailleurs d’être créée, conjointement avec l’Ecole polytechnique et le CNRS. Ce sera une des trois principales Unités de recherche françaises dans le domaine des sciences sociales quantitatives.
Chiffres clés
Chiffres clés
72 ans : c’est l’âge de l’Ensae, créée en 1942.
- de 5 100 statisticiens économistes diplômés par l’ENSAE ParisTech actuellement en activité.
En 2014-2015, 423 élèves sont présents à l’École. 29 % sont des femmes (environ un tiers), 17 % sont étrangers.
Taux net d’emploi six mois après la sortie de l’école en 2013 : 92 %.
Rémunération brute moyenne des diplômés six mois après leur sortie de l’école : environ 50 000 € (primes comprises).
Près d’1/4 des jeunes diplômés, au moment de l’enquête, travaillent à l’étranger, principalement au Royaume-Uni pour les (3/4) et aux Etats-Unis (1/4).
Secteurs les plus prisés : finance et assurance, qui accueillent 62 % des diplômés exerçant une activité professionnelle.
89 % des diplômés se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur emploi.
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fullmagic a écrit:
Mathador, penses tu vraiement qu’il est préférable de** faire les ponts pour l’economie **?
Fût un temps où un certain Tan Phi aurait eu des réponses précises sur la question.