Ma fille vient de passer les écrits de la banque PT et elle constate qu’il n’y a plus qu’un tiers des élèves en cours : ils sont très nombreux à être déjà admis sur dossier/entretien/tests souvent dans des écoles privées, mais aussi comme elle, et de plus en plus en formation d’ingénieur par apprentissage.
Je ne sais pas à quel point c’est normal de perdre les 2/3 d’une classe après les écrits (votre avis ?), mais cela pointe une évolution intéressante : la montée en puissance de l’apprentissage et les questions qu’elle pose.
Alors les modalités sont très variées, mais ici je vous propose de discuter de l’admission en apprentissage comme débouché des prépas alternatif aux concours (donc de la FISA par opposition à la FISE voire la FISEA).
À la base le FISA a une réputation moindre que la filière classique FISE, mais elle propose de solides arguments
voici ceux qui me viennent en tête, mais ajoutez les vôtres :
salaire (7000€/an et plus non imposable), prise en charge des frais d’inscription (qui atteignent maintenant souvent les milliers d’euros). Des trimestres de cotisation pour la retraite
insertion professionnelle : il semble que les RH considèrent une année en FISA comme 1/2 année d’expérience sur le CV et l’insertion est meilleure que les FISE
admission sur dossier/entretien donc alternative moins longue et stressante aux concours (qui durent jusqu’en juillet et à Toulouse cette année et des résultats qui arrivent fin juillet/en aout).
et bien sûr la formation elle-même avec la pédagogie spécifique à l’alternance (les “les itérations structurantes” de la diapo 10 CTI) qui peut donner plus de sens à des études déjà longues et abstraites
….
Il y a aussi des limites, voici celles qui me viennent :
diplôme souvent moins “coté” que le diplôme d’ingénieur de l’école = diplôme de spécialité
l’admission en école ne suffit pas, il faut aussi se faire recruter par une entreprise. Et il y a des échecs à ce niveau donc on peut se retrouver sans rien en septembre
le statut salarié a aussi ses inconvénients : cinq semaines de congés au lieu des vacances universitaire, émargement obligatoire en cours
….
En tout cas tout cela apporte des points de discussions intéressants, d’autant que ce phénomène de désertion anticipée semble aussi toucher la classe étoilée de l’établissement (ceux qui sont quasiment certains d’avoir de très bonnes écoles) :
quelle est l’ampleur réelle du phénomène ? On a des stats pour les concours, mais l’apprentissage y échappe, et échappe peut-être aussi au suivi des profs. Peut-on le mesurer avec des indicateurs, par exemple un taux croissant d’abandon = des admissibles qui ne viennent pas aux oraux
que valent les stats de classement des prépas pour lesquelles la FISA est un point aveugle alors que son importance est croissante
l’importance de la FISA varie-t-elle selon les filières : je constate la désertion des cours en PT, mais qu’en est-il en MP, PC, PSI, BCPST, TSI, MPI …(voire prépas commerciales et littéraires ?)
comment l’enseignement en prépa doit-il s’adapter à ce débouché “hors concours” ? Par exemple, les cours de préparation aux entretiens arrivent en ce moment (après les entretiens des écoles, mais avant ceux des entreprises). Les calendriers de la FISA et du concours sont largement antagoniques (la préparation des dossiers et les entretiens arrivent juste avant la banque PT et beaucoup de résultats d’admissibilité arrivent juste avant le concours, ce qui n’est pas très motivant pour celui-ci)
Voilà, merci de vos avis/retours !
PS :
En 2022-23, 30 900 étudiants sont en formation initiale par voie d’apprentissage. Ils représentent > **19,2 des inscrits, soit 1,0 point de plus qu’en 2021-22 et 4,6 points de plus qu’il y a cinq ans**> . L’enseignement en apprentissage concerne davantage d’étudiants dans les écoles privées (un sur quatre), 17 dans les écoles publiques du MESR et 13,4 % dans celles sous tutelle d’autres ministères.
En cinq ans, la part des apprentis augmente dans tous les types d’écoles, mais un peu plus dans les écoles privées (+ 6,0 points) et autant dans les écoles publiques sous tutelle du MESR que dans celles sous-tutelle des autres ministères (+ 3,5 points environ).
Je ne sais si cela répondra aux interrogations mais quelques points, d’abord en tant que parent :
sur les filières MP/PC/PSI cela me semble beaucoup moins développé car la plupart des écoles que ce soit le même diplôme (CentraleSupelec) ou un diplôme de spécialité (Mines Nancy) orientent leur recrutement sur ces profils soit sur PT/TSI soit sur BUT/Licence soit sur les 2 à ma connaissance.
il y a quelques écoles qui ouvrent des places spécifiques alternance sur les concours classiques tel l’ENSTA, elle sont souvent côté 1 cran en dessous que l’accès FISE.
je ne sais pas si c’est que mes enfants mais ca ne semble pas faire briller leur yeux (peut-être à tort !)
En tant que recruteur :
en effet sur le premier emploi il y a aura surement une « prime » à l’apprenti. En effet il a clairement plus d’experience en entreprise et est beaucoup plus rapidement au niveau attendu. Mais c’est aussi le cas de ceux qui ont fait une césure ou un très bonne série de stages. Cependant on peut dire que typiquement il est très rare que je recrute un ingénieur sorti d’école en échelon 2 directement et quand c’est le cas c’est dans l’immense majorité des cas un apprenti.
A noter que ce qui est vrai en première embauche se tasse souvent en 2, ou 3 ans ou on ne fait plus la différence et où les choses peuvent facilement s’inverser par exemple qlq’un qui a fait FISE et qui a un grand potentiel va très souvent bien vite « doubler » un FISA avec un potentiel normal. Donc voir ca comme un bonus au départ mais pas plus, pas sur que pour 2, 3 ans ca vaille le coup de prendre ca en compte.
j’ai eu qlq cas en entretien ou je note que en effet ca a été galère pour eux de trouver une bonne entreprise d’apprentissage
Le sujet est intéressant et d’actualité.
Je vais tenter de vous donner mon point de vue d’acteur de la formation. J’enseigne en IUT et dans une école d’ingénieur en Fisa.
La Fisa sont à l’origine construite en adéquation avec des parcours DUT ou BTS (même sans prépa ATS). On y forme des ingénieurs d’applications. L’alternance est le moyen de développer de réelles compétences professionnelles et les cours de monter le niveau technique et le niveau scientifique des jeunes. Ça marche pas mal. Un de mes étudiants ayant quitté le BUT2 pour l’ENSTA Bretagne gagne 1800€/mois dans un grand groupe… et semble galerer un peu sur les outils mathématiques.
Imaginer un PT qui est probablement bien armé pour être un futur ingénieur d’applications, qui veut éviter la pression des oraux pour integrer le meme niveau d’école au final et financer l’intégralité de son cursus tout en bonifiant son CV … me paraît pas étonnant et pas déconnant. Surtout s’il estime avoir peu de chance d’intégrer les grandes écoles generalistes ouv l’ENSAM en Fise. Il retrouvera des copains passés par un IUT et sera moins en difficulté sur les maths. En entreprise, il n’aura pas leur expérience mais il a 3 ans pour combler ce retard.
Je ne sais pas si je réponds à la question…
l’admission en école ne suffit pas, il faut aussi se faire recruter par une entreprise. Et il y a des échecs à ce niveau donc on peut se retrouver sans rien en septembre
le statut salarié a aussi ses inconvénients : cinq semaines de congés au lieu des vacances universitaire, émargement obligatoire en cours
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vie etudiante tres limitee
pas ou tres peu d’acces au double diplome, au semestre academique a l’etranger, etc
association d’alumni peuvent etre differentes (aux Arts, apprentissage du PGE = possibilite d’adherer a la Soce, mais recrutement via les concours classiques donc ne concerne pas le cas des eleves trouvant hors concours , apprentissage via cursus de specialite = alumni specifique)
En banque PT (mais pas que), il y a une grande partie d’élèves qui souhaitent avoir un cursus moins académique…
L’objectif est d’intégrer, si ils y trouvent leur compte. C’est parfait. Mais ce n’est pas sans inconvénients (listés plus haut).
Après, il ne faut pas négliger la préparation aux oraux et le TIPE. L’entreprise en alternance n’est pas toujours évidente à trouver. Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier…
Le cheminement cpge vers apprentissage est me semble t il minoritaire même s il a pu croître avec une offre d apprentissage désormais très large.
il l est sans doute plus développé en pT voire en mpi, pour des questions d employabilite à court terme.
Je ne crois pas à une évolution des pratiques pédagogiques des cpge pour tenir compte d un tel phénomène.
Ce n est fondamentalement pas leur vocation.
Comme déjà dit certaines écoles, peu nombreuses, délivrent le même diplôme en FISE ou en fisa.
Ça peut concerner des écoles très sélectives (centrales, ensam, ensta, télécom….) ou d autres plus spécialisées (ensem, eeigm, ensimag, télécom nancy, etc…).
Dans le 1er cas, le recrutement est sur concours.
Dans le 2nd plutôt sur dossier et pas forcément ouvert aux cpge (a étudier au cas par cas quand on sait ce que l on veut étudier).
En mp/psi/pc, le phénomène est très minoritaire.
Dans l inventaire des pluses delta, j ajouterais au moins 3 points :
vie étudiante restreinte (c est bon de souffler après 2 ou 3ans de prepa)
exposition à l international moindre (pas de semestre à l étranger sauf cas particulier et bien sûr aucun double diplôme). Ça peut jouer dans une carrière.
certains déchantent soit en fonction du contenu du cursus (pas assez scientifique sans forcément venir de cpge, donc à bien choisir), soit parce que le job ne leur convient pas (trop technicien).
Par rapport à un mois d oraux c est quand meme une prise de risque à bien maîtriser.
2/3 d absents pour la préparation aux oraux ça me semble bcp.
(Il y a également ceux qui savent déjà qu ils vont en l3)
On peut le comprendre des 5/2.
Voire de ceux qui sont déjà certains d avoir une école.
Peut on avoir d autres témoignages, d autres filières notamment ?
Venant de cpge sélectives ou moins sélectives.
L argument du stress des concours est à relativiser en pt. Les écrits commencent plus tard et finissent plus tôt.
Par contre les oraux peuvent effectivement s étaler jusqu’à mi juillet.
Le point aveugle existe déjà dans les rankings de cage:
ENS sur dossier
Magistères
Beceas
Échec/em Lyon
Pilote enac
Archi Strasbourg
….
Pas besoin de les modifier.
Celui du figaro, pondéré, est pas trop mal mais on a que 2023…
La question ne se pose pas vraiment pour :
Les prépas littéraires : les très bons vont en ens éventuellement en business school. Les autres partent en fac (en caricaturant)
Les Prepas eco : l objectif n1 est d intégrer une business school.
La plupart proposent de l apprentissage à partir de la 2a. Avec des quotas.
J’ai assisté à une réunion sur APT la semaine dernière dans laquelle ils indiquaient que l’apprentissage (y compris post prépa bcpst) s’était beaucoup développé depuis les années 90 (l’école, ina pg à l’époque, avait été pionnière dans ce domaine) et allait continuer à s’y développer.
Pour agroparistech, tous les élèves quelle que soit leur voie d’admission ont la possibilité de candidater pendant leur première année pour un contrat de deux ans les deux années suivantes (équivalent M1 et M2 donc). Ça existe depuis longtemps.
C’est différent du concours apprentissage qui donne accès à un contrat de trois ans. Qui est nouveau. Et effectivement réservé aux BTS, btsa, licence professionnelle..
Ok merci pour la précision.
Mais du coup ça ne permet pas de shunter les concours comme évoqué dans le 1er post.
Centrale le propose également en fin de 1a (en sus des places apprentissage sur 3 ans au concours).
Télécom et ensta proposent également la formule fisea (1 +2) mais faut réussir le concours mines ponts.
Petit témoignage de l’expérience de notre fils en alternance cs
La filière Fisa de centralesupélec se fait via le concours de la bande pt.
Il faut etre bien classé. La plupart des jeunes sont issus de prepa type bj, jbs et passy buzenval. Au sein de la cpge de notre fils, il n’y a eu aucune desertion post concours écrit. Dans sa classe, ils sont 2 à avoir ete pris à cs fisa et une petite dizaine sous statut étudiant.
Concrètement
Cs organise un petit forum pour les jeunes debut septembre. C’est assez openbar. Tous ont trouvé une alternance dans le secteur d’activité qui les intessaient et ce, avec une rémunération très confortable
En première année, le rythme d’alternance est assez light. Donc ça roule en termes de vie étudiante. En revanche pas trop de vacances !
Au niveau académique, tous les étudiants (alternants et étudiants) sont classés (pour le choix des séquences thématiques). Les alternants provenant de mp pc ou pt sont tres bien classés (c’est le cas de notre fils ex pt qui s’est pourtant fortement consacré au bde !). En revanche il semblerait que les jeunes ne venant pas de cpge soient plus en difficulté et soient en fin de classement.
Effectivement pas de double diplôme en alternance mais notre fils en était conscient lors du classement des voeux.
Il y aura des réductions du côté de certaines écoles privées (je ne parle pas des cursus d inge) qui profitent de la manne.
Pour les cursus habilités cti, il peut y avoir des ajustements mais plutôt conjoncturels qd les besoins du bassin d emplois évoluent.
(Forcément puisque parfois ce sont des cursus très spécialisés).
Pas d inquiétude à avoir pour la tendance générale au niveau ingénieur cti.
sur les filières MP/PC/PSI cela me semble beaucoup moins développé car la plupart des écoles que ce soit le même diplôme (CentraleSupelec) ou un diplôme de spécialité (Mines Nancy) orientent leur recrutement sur ces profils soit sur PT/TSI soit sur BUT/Licence soit sur les 2 à ma connaissance.
il y a quelques écoles qui ouvrent des places spécifiques alternance sur les concours classiques tel l’ENSTA, elle sont souvent côté 1 cran en dessous que l’accès FISE.
je ne sais pas si c’est que mes enfants mais ca ne semble pas faire briller leur yeux (peut-être à tort !)
En tant que recruteur :
en effet sur le premier emploi il y a aura surement une « prime » à l’apprenti. En effet il a clairement plus d’experience en entreprise et est beaucoup plus rapidement au niveau attendu. Mais c’est aussi le cas de ceux qui ont fait une césure ou un très bonne série de stages. Cependant on peut dire que typiquement il est très rare que je recrute un ingénieur sorti d’école en échelon 2 directement et quand c’est le cas c’est dans l’immense majorité des cas un apprenti.
A noter que ce qui est vrai en première embauche se tasse souvent en 2, ou 3 ans ou on ne fait plus la différence et où les choses peuvent facilement s’inverser par exemple qlq’un qui a fait FISE et qui a un grand potentiel va très souvent bien vite « doubler » un FISA avec un potentiel normal. Donc voir ca comme un bonus au départ mais pas plus, pas sur que pour 2, 3 ans ca vaille le coup de prendre ca en compte.
j’ai eu qlq cas en entretien ou je note que en effet ca a été galère pour eux de trouver une bonne entreprise d’apprentissage
Hope this heps
quelles filières de prépa concernées ? PT plutôt que MP/PC/PSI => nul doute que cela soit moins le cas, toutefois on n’a pas de chiffres, cela dépend aussi sans doute des efforts de recrutement et de la pub en taupe
De mon côté j’ai des infos (indirectes donc sujettes à caution) sur l’apprentissage IMT Nord Europe
c’est désormais du 50% de classes prépa dans les recrutements (sauf dans la filière Info-Telecoms - cette filière est d’ailleurs peu adaptée aux recrutements filière PT).
Cette forte hausse des CPGE est arrivée lorsque les BUT sont passés en 3 ans elle semble ensuite être devenue la norme.
Il y a 5 filières de 40 à 75 places et sans doute une de plus l’année prochaine soit entre 200 et 300 places chaque année, soit 100-150 élèves de CPGE : les demandes en ingénieurs sont croissantes sur la région
sur la région Hauts de France, si on ajoute (entre autres) les recrutements de Polytech, de la catho etc… le compte était à 150 juste pour l’IMT donc au final il y a de quoi drainer les effectifs des spé (mais aussi des prépa intégrées comme le cycle préparatoire PeiP ?)
Il me semble que la concurrence de la FISA ne concerne pas tant les écoles du top que celles du milieu et surtout de fin de classement (et encore plus les écoles privées à 9000€ l’année ou plus). Certaines ne vont plus arriver à recruter en FISE sur concours ?
trouver une bonne entreprise d’apprentissage
Là réel challenge que de postuler à un emploi sans y être préparé (mais une fois admissibles, les écoles proposent un accompagnement à la recherche, au CV/LinkedIn et une centralisation des offres d’emplois).
En plus c’est un contrat pour 3 ans, donc un mauvais choix a des conséquences durables. Une grande entreprise a plus de potentiel sur la variété des missions et sur la partie à l’étranger
grenadine, post:3, topic:135976 a écrit:
En entreprise, il n’aura pas leur expérience mais il a 3 ans pour combler ce retard.
tout à fait : un/e élève de prépa est moins opérationnel qu’un BTS/BUT, mais autant c’est important sur un stage, autant sur 3 ans il y a le temps de se rattraper… il semble que les RH intègrent mieux ce facteur
Yatriki, post:4, topic:135976 a écrit:
vie etudiante tres limitee
pas ou tres peu d’acces au double diplome, au semestre academique a l’etranger, etc
association d’alumni peuvent etre differentes (aux Arts, apprentissage du PGE = possibilite d’adherer a la Soce, mais recrutement via les concours classiques donc ne concerne pas le cas des eleves trouvant hors concours , apprentissage via cursus de specialite = alumni specifique)
vie étudiante : à ajouter.
En général, on est sur des alternances de 2-3 semaines de plus localisées sur un site qui n’est souvent pas le site principal de l’école
je pense aussi que les alternants étant déjà à moitié en entreprise, ils n’ont pas la même identité que les étudiants à temps plein
peu d’accès au double diplôme Il me semble que le contrat d’apprentissage le rend carrément impossible (il faudrait rompre le contrat en troisième année). Idem pour le semestre académique a l’étranger
Par contre, rien n’empêche de faire une année en plus une fois diplômé : ce serait même plus recommandé que les FISE qui ont enchainé tellement d’années d’études que l’on ne voit pas clairement le bénéfice d’en ajouter encore une.
association d’alumni je ne sais pas mais cela va de pair avec la vie étudiante
Yatriki, post:5, topic:135976 a écrit:
En banque PT (mais pas que), il y a une grande partie d’élèves qui souhaitent avoir un cursus moins académique…
L’objectif est d’intégrer, si ils y trouvent leur compte. C’est parfait. Mais ce n’est pas sans inconvénients (listés plus haut).
Après, il ne faut pas négliger la préparation aux oraux et le TIPE. L’entreprise en alternance n’est pas toujours évidente à trouver. Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier…
Oui, c’est compliqué de gérer tout cela en parallèle : chercher un emploi prend du temps
Sans doute le nombre accru de concours dans les autres séries et leur calendrier rend-il encore plus difficile de candidater en apprentissage.
A noter toutefois que pour l’IMT aussi bien les tests d’admission (30+30+30+30 minutes) que les entretiens se faisaient à distance donc ce n’est pas forcément très chronophage au début
Nous sommes en juin et certains postes FISA de grandes entreprises sont déjà pourvus.
BenjiJr, post:6, topic:135976 a écrit:
Le cheminement cpge vers apprentissage est me semble t il minoritaire même s il a pu croître avec une offre d apprentissage désormais très large.
il l est sans doute plus développé en pT voire en mpi, pour des questions d employabilité à court terme.
(…)
Comme déjà dit certaines écoles, peu nombreuses, délivrent le même diplôme en FISE ou en fisa.
Ça peut concerner des écoles très sélectives (centrales, ensam, ensta, télécom….) ou d autres plus spécialisées (ensem, eeigm, ensimag, télécom nancy, etc…).
Dans le 1er cas, le recrutement est sur concours.
Dans le 2nd plutôt sur dossier et pas forcément ouvert aux cpge (a étudier au cas par cas quand on sait ce que l on veut étudier).
En mp/psi/pc, le phénomène est très minoritaire.
(..)
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exposition à l international moindre (pas de semestre à l étranger sauf cas particulier et bien sûr aucun double diplôme). Ça peut jouer dans une carrière.
certains déchantent soit en fonction du contenu du cursus (pas assez scientifique sans forcément venir de cpge, donc à bien choisir), soit parce que le job ne leur convient pas (trop technicien).
Par rapport à un mois d oraux c est quand meme une prise de risque à bien maîtriser.
2/3 d absents pour la préparation aux oraux ça me semble bcp.
(…)
La question ne se pose pas vraiment pour :
Les prépas littéraires : les très bons vont en ens éventuellement en business school. Les autres partent en fac (en caricaturant)
Les Prepas eco : l objectif n1 est d intégrer une business school.
La plupart proposent de l apprentissage à partir de la 2a. Avec des quotas.
même diplôme en FISE ou en fisa je ne sais pas si la mention « diplôme de spécialité » fait une réelle différence sur le CV, en tout cas par rapport à une césure ou un double diplôme
exposition à l international moindre comme précisé sur le doc de la CTI
Conformément à la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018, cette mobilité internationale peut s’effectuer soit en entreprise d’accueil, soit en centre de formation d’accueil (établissement académique). Elle est d’une durée d’au moins un trimestre : au moins 9 semaines d’activités académiques, professionnelles ou de recherche et préconisé 12 semaines.
Au moins 9 semaines en FISA contre 17-20 en FISE
2/3 d absents pour la préparation aux oraux ça me semble bcp oui, d’où ma question, certains vont peut-être revenir après les admissibilités début juin ?
Et il s’agit de la PT, pour la PT* je ne sais pas. Et il y a des recrutements en école sur dossier hors apprentissage, bien sûr.
Sup_peps, post:10, topic:135976 a écrit:
Télécom et ensta proposent également la formule fisea (1 +2) mais faut réussir le concours mines ponts.
FISEA ce serait un autre sujet, ne concernant plus les prépas, pour le coup
Plodt, post:13, topic:135976 a écrit:
je crois que l’apprentissage est aussi une source non négligeable de financement pour les écoles.
il n’est pas certain que toutes ces filières perdurent car elles coutent cher en fonds publics.
Au départ, l’apprentissage visait les BTS, BUT, et probablement PT.
On peut se demander - sauf filières particulièrement en besoin (ex : cyber sécurité) - si une réduction n’est pas à l’étude.
pas sûr, il me semble que c’est étroitement lié aux besoins des entreprises : pas de recrutements, pas d’alternance. Après il y a forcément des entreprises qui vont abuser du système tout comme pour l’abus de stagiaires, mais il me semble que l’encadrement
par exemple dans le nucléaire il y a au moins une formation d’ingé en alternance qui va ouvrir l’année prochaine
je ne sais pas quel est le coût pour les fonds publics, pour les salaires des apprentis, une recherche rapide donne
L’aide à l’embauche d’un alternant est prolongée pour les contrats signés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2024. Son montant est égal à 6 000 €
uniquement pour la 1re année du contrat, donc moins avantageux pour les FISA de 3 ans que les FISEA et la plupart des autres contrats d’apprentissage, il me semble
father, post:15, topic:135976 a écrit:
Petit témoignage de l’expérience de notre fils en alternance cs
Merci pour les infos.
La création d une filière nucléaire n est pas une surprise au vu du développement de la filière.
Ece crée une majeure nucléaire par exemple.
La proportion de cpge admise en cursus de spécialité dépend de la filière, du cursus… et des années.
A la date d aujourd’hui, Imt NE propose 5 cursus sur 4 campus.
La diversité des campus est une donnée fréquente (ensam, esiee, cesi, cnam…) mais il y a des des contre exemples.
(Saint etienne mines)
La filière plasturgie se déroule à Alençon.
C est la seule sur concours.
En 2023 je compte 25 cpge (hors tsi) dont 2 pt…
Ce n est pas la ruée mais la ville n est pas très attractive.
Le chiffre de 100 a 150 taupins recrûtes sur les 5 filières est crédible.
Mais pour la France entière et toutes les filières !
Le cursus info/télécom peut attirer des mpi. D autant que plusieurs ont été créés dans les hdf.
Même si l offre de cursus en alternance est large en hdf ( imt, catho, polytech, cesi…), je ne retrouve pas dans les stat de la prepa dont on parle de fuite majeure vers ces cursus telle que supposée. Une érosion peut être de 2023 vs 2022.
Elle va peut être s amplifier mais à ce jour ce n est pas un point avéré.
En principe après les écrits on prépare plutôt les oraux. Ce sont plutôt des Td que des cours (?).
Attendre d être admissible est contreproductif.
Et si les concours ont été bien choisis, la majorité des taupins sont admissibles.
Comme indiqué par grenadine, attention à ne pas tout mettre dans le même panier.
En tous cas ce n est pas la vocation des cpge de préparer des entretiens de personnalité (certaines privees néanmoins le font) et encore moins d embauche.
Pas mal de nuances pour les autres points :
Alumni : un inge chaudronnerie de l ensam ne fait pas partie du réseau des gadz (?). Idem pour centrale lyon ou mines de Paris, etc
Réputation : cf ci dessus.
Double diplôme : vous avez raison on peut très bien suivre un m2 après un cursus de spécialité. Mais si on est déjà tres spécialisé à voir.
Ceux qui le font depuis une centrale c est justement pour se spécialiser davantage que les l3/m1 de leur cursus.
International : 2 mois c est clairement insuffisant. Rien à voir avec 6mois, a fortiori 1 ou 2ans.
Pour les questions de concurrence, vous avez raison.
Ceci dit ça ne touche pas les privees à 9k qui recrutent des taupins.
Leur recrutement très majoritaire reste le post bac