Montrer Gln(C) dense dans Mn(C)

bonsoir,

j’ai un exo a faire où je dois montrer que M_{n}(C) dense dans GL_{n}(C)
donc bon j’utilise l’equivalence de la densité en disant qu’il suffit que je trouve une suite de matrices inversibles qui tend vers n’importe quel matrice complexe

i.e \forall M \in M_{n}(C) \ \ \exists (A_{p}) \in GL_{n}(C) \ \ | \ p \rightarrow \infty \ , \ \ A_{p} \rightarrow M

donc bien sure la densité c’est quelque chose d’assez puissant donc je m’attends à faire une grosse démonstration.
voila ce que je considère :

A_{p} = M + \frac {I_{n}}{p}

et j’ai donc :

p \rightarrow \infty \ , \ A_{p} \rightarrow M \ or \ det( A_{p} )=det( M + \frac {I_{n}}{p} )

or M admet un nombre fini de valeurs propres donc \exists p \ | \forall q>p \ , \ det( M+\frac{I_{n}}{q}) \ne 0 \ \Rightarrow A_{q} \in GL_{n}(C)

Qu’est-ce que vous en penser, ce qui me dérange c’est que la démo tient sur 3 lignes donc j’ai l’impression d’avoir oublié quelque chose (suite de matrices inversibles à partir d’un certain rang peut-etre …)

c’est à rendre sur feuille …

On vient de faire cet exo cette après midi, j’ai procédé comme cela, et c’est correct (la démo est aussi valable dans le corps des réels!).

Tu peux t’amuser à montrer que l’ensemble des matrices diagonalisables est dense, dans le cas complexe, et démontrer que c’est faux sur les réels.

flog-_ a écrit:

c’est à rendre sur feuille …
Il n’y a aucun soucis, ta démonstration est tout ce qu’il y a de juste :slight_smile:

Tukikun a écrit:

[quote=« flog-_ »]
c’est à rendre sur feuille …
Il n’y a aucun soucis, ta démonstration est tout ce qu’il y a de juste :slight_smile:
[/quote]
ah merci , ce qui me dérangait c’était d’avoir une suite de matrices inversibles seulement à partir d’un certain rang.

flog-_ a écrit:

ah merci , ce qui me dérangait c’était d’avoir une suite de matrices inversibles seulement à partir d’un certain rang.
Qu’est-ce qui te dérange là-dedans ? Avec des suites numériques, t’as l’habitude de suites non nulles à partir d’un certain rang (par exemple pour définir si deux suites sont équivalentes), et ça ne te pose pas de problème (j’espère ! :wink:)…

flog-_ a écrit:

c’est à rendre sur feuille …
Quoi?! vous avez des exos à rendre sur feuille maintenant ??? qu’est ce qu’il se passe ?

Taupalosaurus a écrit:

[quote=« flog-_ »]
c’est à rendre sur feuille …
Quoi?! vous avez des exos à rendre sur feuille maintenant ??? qu’est ce qu’il se passe ?
[/quote]
non mais après avoir terminé mon 1 er exo de khôlle, il m’a donné cet exos en fin de kholle donc j’ai pas eu le temps de le terminer alors le prof m’a demandé de « l’exposer » pour ce lundi en cours.
( donc je voulais l’avoir fait « proprement » avant )

Plus difficile maintenant, et dans la continuite ( :grin: ) naturelle de la topologie matricielle : montrer que Gln(C) est connexe par arcs…

ca devrait pas te deranger le fait d’avoir une suite de matrices inversibles seulement à partir d’un certain rang , c meme obligatoire puisque tu fais tendre n–>+infini

un autre exemple dans ce meme style:

montrer que D_n(C) est dence dans M_n(C)

Ragoudvo a écrit:

Plus difficile maintenant, et dans la continuite ( :grin: ) naturelle de la topologie matricielle : montrer que Gln(C) est connexe par arcs…
Et pour le même prix, SL_n(\mathb{C}) aussi :wink:

ThSQ a écrit:

Et pour le même prix, SL_n(\mathb{C}) aussi :wink:
ThSQ, le retour ! :laughing:

Pour la connexité par arc de Gln(C) , pour ceux que ça intéresse , une idée de démonstration :

soit M et N inversibles , on s’intéresse à l’ensemble E des z de C tels que det ( zM +(1-z) N) non nul .
E est un ouvert de C ( comme complémentaire du fermé de C que constitue les solutions z de det (zM +(1-z)N )=0
E est connexe par arc .
soit f : E —> Gln(C)
z → zM +(1-z) N
f est continue ( facile à montrer)
L’image continue d’un connexe par arc est connexe par arc , donc f(E) est connexe par arc .
0 et 1 sont dans E , car f(0)=N et f(1)=M et N et M inversibles .
donc M et N éléments de f(E) sont reliables par un arc continu de matrice inversibles .

Pour la connexité par arc de Sln(C) il faut utiliser le fait que les matrices de transvections engendrent Sln(C) .
et par exemple , on peut passer continuement d’une matrice Id + a Eij à la matrice Id +b Ekl en introduisant la fonction
t —> (Id +at Eij)0 (Id +b(1-t)Ekl ) définie sur [ 0 ,1]

Philippe PATTE a écrit:

ThSQ, le retour ! :laughing:
Juste un petit tour. C’est du sérieux cette année !

Pour Sl_n(C) on peut aussi trigonaliser, on vire continument les éléments hors diagonale ('stoche …). Et il reste à montrer qu’on peut passer continument de (a1, .., an), (produit = 1) à (1, .., 1) en gardant le produit = 1 ('stoche aussi).

Thsq ,
comment passes tu continument d’une matrice A diagonale avec det A =1 à la matrice identité en gardant le déterminant ?
C’est si fastoche que cela ?

Si A = \textrm{Diag}(a_1,\dots,a_n) avec \prod a_i = 1, et si a_j = \rho_j e^{i \theta_j}, alors le chemin A(t) = \textrm{Diag}(a_1^{1-t}, \dots , a_{n-1}^{1-t}, a_1^t \dots a_{n-1}^t a_n) (en définissant localement a_j^t = \rho_j^t e^{i t \theta_j}) convient.

Merci je n’avais pas vu , c’est fin !
cependant Y aurait pas à discuter dans le cas où des ai sont < 0 ?

En fait, les a_j sont même complexes, et il est vrai que a_j^t pour t non entier n’est pas défini de manière univoque. Mais en posant a_j = \rho_j e^{i \theta_j} et, pour t \in [0, 1], a_j^{t} = \rho_j^{t} e^{i t \theta_j}, tout se passe bien.

(J’édite mon premier post pour que tout soit plus clair)

Madec a écrit:

soit M et N inversibles , on s’intéresse à l’ensemble E des z de C tels que det ( zM +(1-z) N) non nul .
E est un ouvert de C ( comme complémentaire du fermé de C que constitue les solutions z de det (zM +(1-z)N )=0
E est connexe par arc …
Oui, mais pourquoi ? En un mot …

Bien , je dirais que E c’est tout le plan sauf un nombre fini de points , et que si on considère deux points distincts de E on peut définir une ligne " polygonale" incluse dans E qui les rejoint .

je précise un peu plus .
Le plan P privé d’un ensemble dénombrable F de points de P , est connexe par arc .
soit M et N deux points en dehors de F .
On peut considérer la médiatrice D de [ MN ]
l’ensemble G des points P de D tel que le segment [ M P] ne rencontre pas F est infini indénombrable ( par l’absurde sinon F serait indénombrable)
maintenant pour P décrivant G , il y a une infinité non dénombrable de segments [PN] qui ne rencontrent pas F (par l’absurde) . On choisit un tel P alors il est clair que MPN définit une ligne polygonale qui ne rencontre pas F .