MPSI OU ECS ?

Je vois maintenant pourquoi IPESUP et les autres formations de ce type sont controversées haha.

Je ne me base sur absolument aucun fait concret mais plutôt sur une impression globale, conférée notamment par la consultation de certains professeurs qui ignorent parfois totalement l’existence des ECS et cultivent un mépris certain pour la branche commerciale :wink: .

Une autre explication vient de la double marque d ipesup

Pour memoire, l ecs permet aussi d acceder a l ensae

Les qualites attendues d un ecs ne sont pas tout a fait les mêmes que pour un mp..

J’ai aussi entendu dire ça sur ipesup

Apparemment ils ont deux « prepas » : ipesup et une autre je ne sais plus laquelle, ils mettent les meilleurs à ipesup et les autres dans l’autre. En gros ils font une sorte de prepa étoilée ce qui est totalement inexistant et malhonnête en EC…

Rien de malhonnête

Du marketing de bon sens. C est la moindre des choses de la part d un groupe privé qui prepare entre autres a hec.

D autant que les resultats sur le cumul des 2 marques sont plus qu honorables

Mais faut les moyens..

Un article sur le sujet prepas EC hors contrat

<LINK_TEXT text=« http://www.lemonde.fr/campus/article/20 … 01467.html »>http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/07/12/classements-des-prepas-commerciales-quelles-sont-vraiment-les-meilleures_5159650_4401467.html</LINK_TEXT>

J’ai en effet conscience du fait que décrocher une école d’ingénieurs top 3 soit plus complexe que d’intégrer le top 3 commerce

Cette proposition est complètement absurde. Tout dépend de ton profil !!

- Le domaine du commerce en général est-il accessible aux étudiants ingénieurs ? (assez paradoxal oui)

Plus haut… Oui ! (à condition de se spécialiser dans ledit domaine)

- Les TP en MPSI sont-ils comparables à ceux du lycée ? Parce que leur intérêt me semble très limité haha.

Non, déjà beaucoup plus évolués. Ce qui s’explique par le fait qu’on a une plus grande base de connaissances théoriques à mettre en pratique :slight_smile:

- Quelle partie du programme de physique de terminale S se rapprocherait-elle le plus de ce que l’on fait dans le supérieur ?

Dans la méthode, et encore, je dirai méca.

- La différence de niveau entre les maths de MPSI et de ECS est-elle très importante ?

La différence de niveau, oui je pense, ainsi que la manière d’envisager la matière, qui me semble plus « utilitaire » (aucun jugement de valeur ici) dans l’une que dans l’autre.

Beaucoup plus de probas en proportion dans le programme d’ECS que dans celui de MP.

Mais comme dit plus haut, c"est quand même la matière la plus travaillée dans les deux filières.

Euh non en école de commerce c’est de moins en moins le cas:

<LINK_TEXT text=« http://www.lemonde.fr/campus/article/20 … 01467.html »>Le commerce, discipline en voie de disparition des écoles de... commerce</LINK_TEXT>

Merci à tous pour vos réponses et excusez moi du retard.

J’ai finalement choisi de faire 2 vœux sur parcoursup, c’est à dire 1) Prepa MPSI et 2) Prepa ECS (avec 10 sous vœux pour chaque section). Seulement, pour plusieurs sous vœux, je voudrais demander les deux formations dans le même lycée (ex : MPSI LLG et ECS LLG). Le fait d’agir ainsi n’est-il pas préjudiciable pour mon dossier ? Les lycées voient-ils d’un « mauvais œil » le fait de demander deux formations différentes au sein de leur établissement ou cela n’a t-il aucun d’impact sur la sélection ?

Merci d’avance.

En théorie ce n’est pas un problème. J’étais classé en ECS à LLG pas en MPSI. Je crois que les commissions ne sont pas en contact.

Sinon pour répondre sur les langues et le français en MPSI, vu que j’aimais beaucoup au lycée : clairement il faut pas en attendre beaucoup. Si tu as un bon niveau d’anglais (à différencier de « bonnes notes en anglais ») la sup te demandera pas beaucoup d’efforts. Par contre il faudra apprendre à te soumettre à des exercices très codifiés, ça peut être frustrant si tu as un côté littéraire (l’essay type Mines en 180-200 mots, sans commentaire).

De même en français, on te fournit un cours mais on ne te demande pas vraiment de discuter les points de vue des auteurs, de réfléchir sur les œuvres, ça se limite plutôt au cours du prof. On te demandera de faire des résumés de texte en 100 mots, dissertations en 1200 mots pour Centrale…en bref si tu penses qu’il est nécessaire pour toi de rester en contact avec ces matières tu devras peut être voir de ton côté, seul.

La différence en maths est effectivement sensible il y a en gros plus de différence entre un sujet ens et un sujet HEC qu’entre un sujet HEC et un sujet bac ES.

.

Merci à tous pour vos réponses. Je ne pensais pas que la différence était telle entre les maths de MPSI et d’ECS.

Le raccourci est un peu trop caricatural… :roll_eyes:

Ah l epoque ou l X prenaient les hec pour des super bepc..


J’avais le même profil en TS (surtout les deux derniers points), à la différence près que je n’aimais pas non plus trop les maths, je détestais simplement la physique et la chimie.

Pourrais-je accéder à une formation au niveau et au prestige comparable à celle dispensée dans les grandes écoles d’ingénieurs en école de commerce ?

Ce sera plus difficile voire impossible selon ce que tu vises en finance. Pour résumer en très gros, en allant dans une très bonne école post-prépa scientifique, on peut ensuite faire tout ce que peut faire un HEC/ESSEC tout en ayant une scolarité quasi-gratuite voire rémunérée. Le choix est par conséquent rapide si on a des capacités dans les matières scientifiques (je n’inclus ici aucune notion d’intérêt pour lesdites matières).



Toutefois, il faut que tu sois très motivé, car si tu détestes autant que moi la physique à l’époque, ce n’est pas près de changer en prépa. Pour ma part, j’ai quasiment encore plus détesté ça en prépa car certes, c’était plus mathématisé qu’au lycée (mais pas tant que ça au final), mais ça restait insupportable pour moi, étant donné le nombre croissant d’heures à y consacrer. Les TP, je les ai trouvés aussi inintéressants qu’au lycée (d’ailleurs, je n’y allais pas en spé), la chimie, aussi inintéressante qu’au lycée, pareil pour l’optique, pareil pour l’électronique, la thermo j’avais l’impression de faire de la chimie. Et il paraît qu’aujourd’hui cette matière est encore moins mathématisée qu’à mon époque.

- Le domaine du commerce en général est-il accessible aux étudiants ingénieurs ? (assez paradoxal oui)

  • Les TP en MPSI sont-ils comparables à ceux du lycée ? Parce que leur intérêt me semble très limité haha.
  • Quelle partie du programme de physique de terminale S se rapprocherait-elle le plus de ce que l’on fait dans le supérieur ?
  • La différence de niveau entre les maths de MPSI et de ECS est-elle très importante ?
  • Oui, tous, même sans formation complémentaire ;
  • Comme évoqué plus haut, je trouve que oui. Mais si cela n’a pas changé, les TP de physique/chimie n’ont quasiment aucune importance en MP ;
  • Je ne sais pas. A mon époque, l’électronique et la mécanique du point ressemblaient beaucoup à ce qui se faisait en TS, à la différence près qu’on comprenait d’où sortait la résolution des équations manipulées, pour le reste c’était toujours aussi barbant ;
  • Oui, même quand tu prends les meilleurs en maths de HEC qui font des formations en parallèle jusqu’en M1 (en gros la crème de la crème en maths de prépa ECS) et arrivent au final dans les masters sélectifs de maths appliquées, tu vois la différence avec un X (donc même pas forcément un ex MP) du même master qui n’a rien branlé à l’X. Avec les bons éléments mathématiques de l’X/ENS ou même pour changer d’ordre de grandeur, de l’ENSIMAG, la différence est généralement sans commune mesure.



    D’autre part, je ne parle même pas du niveau en informatique si tu envisages par exemple la finance quantitative.

Merci pour votre réponse MATHADOR, c’est encourageant de voir qu’on peut réussir même sans aimer la physique haha. Mais comment avez vous « supporté » malgré vos réticences initiales vis à vis de cette matière son approfondissement pendant deux ans ?



Au final, les JPO et vos avis m’ont convaincue, je pense plutôt me diriger vers une MPSI si j’ai le choix.

Je ne parlerais pas d’approfondissement en physique pour un profil comme le mien. Je détestais ça et étais totalement dépourvu de sens et d’intérêt physiques, je n’ai donc pas réellement pu approfondir cette matière et cela n’aurait surtout pas été efficace. J’ai simplement fait en sorte d’être incollable sur toutes les questions calculatoires tout en étant capable de ressortir n’importe quelle partie de mon cours par cœur, ce qui est déjà loin d’être trivial. La recherche du sens physique, je l’ai abandonnée à jamais à la Toussaint en sup. Sauf pour certains profils atypiques, cette vision formelle de la physique en tant que logique appliquée n’est sûrement pas le meilleur conseil à donner pour briller dans la matière mais elle permet toutefois de s’en sortir dans tous les concours (y compris ENS non-I) lorsqu’elle est combinée à un bon niveau en maths, qui pour le coup, ne peut selon moi pas être « fake ».

Oral d’Ulm de Physique en 1999 (MP). Voici une balise donnée au skieurs qui est par défaut en mode émetteur. Vous êtes en montagne et un de vos camarades est enseveli sous la neige. Vous pouvez mettre votre balise en mode récepteur. Comment faites-vous pour retrouver votre camarade avec la balise.



Sans sens physique, ce n’est pas évident.

Certes, mais de mémoire, pas mal de ces exos peuvent se regrouper (j’avais en particulier appris par cœur une dizaine comme celui-ci qui tombaient souvent à Ulm, du type la craie qui grince sur le tableau, la dinde qui cuit au four, masse de la tour Eiffel, etc.) en un nombre relativement limité de cas. Mais c’est vrai que je serais aujourd’hui incapable de faire quoique ce soit avec ça sur une question de la sorte. Mais ça reste la loterie des oraux. De la même façon, on peut aussi bien avoir à l’oral de l’X qu’à celui de l’ENS un exercice de physique dont 90% de la résolution réside dans la manipulation de changements de variable astucieux dans des intégrales. Je m’en souviens d’un en mécanique du point où le fait de connaître ou retrouver l’équivalent des règles de Bioche pour la trigonométrie hyperbolique pliait l’exercice trivialement. Comme certains autres qui sont sensés être difficiles car ils demandent d’être à l’aise avec les calculs géométriques de type coniques alors qu’ils ne nécessitent aucune compétence non calculatoire.

Le « sens » physique c’est quelque chose de très particulier. Qui prend du temps à se développer (et que le programme de prépa n’incite pas à développer, dans l’absolu). En tout cas ça demande quelques années après la prépa pour commencer à bien saisir l’idée. Le sens physique demande une certaine souplesse d’esprit et ça, ça ne vient qu’en vieillissant (peut-être plus que la plupart des domaines des maths hors recherche académique où là de nouveau la souplesse d’esprit devient source de belles idées).



En prépa, surtout MPSI/MP, si tu fais en sorte d’être carré en calcul (hyper utile de toute façon et pas qu’en physique, calculer sans effort et sans fautes c’est gagner du temps et le consacrer à comprendre des choses intéressantes) et que tu comprends d’où sortent les quelques définitions de base, c’est loin d’être imbitable.



@Mathador : attention. A notre époque la physique de lycée avait plus de rapport avec le supérieur qu’aujourd’hui. De nos jours, jusqu’à la prochaine réforme tout du moins, la physique du lycée est nettement moins liée aux maths et nettement plus liée à de l’analyse de documents et de la pseudo-culture scientifique (en gros du Sciences & Vie like, bref tout ce que je déteste dans la physique : de l’argument d’autorité et des recettes de cuisine).