Et donc de temps en temps, les profs continuent à tirer le signal d’alarme, parce qu’ils sont obligés de remettre les étudiants à niveau à flot :
L’enseignement des mathématiques, de l’informatique et de la physique dans la transition lycée-université : continuité ou rupture ? — Journée organisée par la CFEM le mercredi 21 mars 2018 à l’IHP, Paris
En 1997, j’avais eu droit à une épreuve du bac pilote non comptabilisée de physique. Pour tester l’évolution à venir des nouveaux sujets de physique. Le bac de physique standard, c’était des exercices. La version pilote, c’était un texte: une étude de documents et à la fin on répondait à des questions comme on le faisait au primaire avec les fiches de lectures(évidemment les textes au primaire étaient beaucoup plus faciles). Je n’avais pas été convaincu par cette nouvelle formule pour l’enseignement de la physique.
Ca parait néanmoins fou que ce changement ait été planifié depuis aussi longtemps (au moins 20 ans) et que personne n’aie eu la lucidité de réaliser que ca n’avait pas de sens.
La mentalité « école des fans »/« everybody is a winner », ca a ses limites …
La sélection en ECS se fait, d’abord et avant tout sur les maths. Idem aux concours : les maths représentent plus de 1/3 des coefficients à HEC ou l’ESSEC. A Centrale, c’est pareil en MP, mais 25% seulement en PC ou PSI…
Le volume hebdo de maths en ECS est le même qu’en PC, et on n’y glandouille pas non plus. Le programme est effectivement plus appliqué, plus concret qu’en MP, mais pas trivial.
D’ailleurs, la plus matheuse des écoles d’ingénieurs (ENSAE) n’accepterait pas des ECS en son sein si elle faisait le constat qu’ils étaient incapables de suivre aux côtés de leurs petits camarades de prépas scientifiques.
Les vocations de ces filières sont différentes, elles ne mènent globalement pas aux mêmes métiers (quoi que) mais ces hiérarchies condescendantes sont un peu navrantes…
Par curiosité, j’ai consulté les programmes de maths d’ECS.
En terme de programme, je vois de l’optimisation sous contraintes en ECS2 avec les multiplicateurs de Lagrange (même si bizarrement « multiplicateurs de Lagrange » n’est pas mentionné), ce que les MP ne font pas. Les formes quadratiques sont au programme d’ECS2 mais pas de MP. Et en ECS2, on voit les convergences en loi et en proba, mais on ne les voit pas en MP. La partie proba est plus complète en ecs2 qu’en MP, avec en particulier les probabilités sur des univers quelconques. Par contre, je vois la fonction génératrice en MP et pas en ECS, probablement dû à l’absence des séries entières en ECS. En dehors de cela, il y a toute l’algèbre en MP (groupe, anneaux, corps, idéaux) qu’on ne voit pas en ECS. Les MP voient les polynômes formels. Les MP voient aussi plus de topologie (connexité par arcs), et géométrie (partie convexe). Je ne fais pas une comparaison exhaustive, des différences entre les deux programmes m’ont certainement échappées. En dehors de cela, les MP utilisent les maths dans d’autres matières (physique, SI et même chimie), et même si cette utilisation n’est pas aussi rigoureuse qu’un mathématicien pourrait le souhaiter, cela reste un entraînement. Les ECS font-ils de l’économie mathématisée ou de l’économie littéraire?
Faut voir lesquels, dans quels masters, mais en général ils souffrent énormément en maths.
(Pas un avis personnel mais un sondage interne)
C’est, je pense, condescendant essentiellement à cause d’un problème de mots et de choix. La comparaison n’a pas vraiment lieu d’être. Et comme de toutes façons chaque parti aime à offenser et à nourrir cette hiérarchie, quelle qu’elle soit, ça va pas disparaître de si tôt.
Ayant des difficultés à choisir, je me base sur le programme de maths et j’avoue que je ne tropréfère be pas la réponse de mathmeca si quelqu’un avait une idée
Salut merci de ta réponse, désolé j’ecris De mon iPhone, sinon je dirai que j’aimerai avoir un très niveau de maths et de philo plus tard, En terme de job difficile question, mais m’eloigné trop du monde des sciences serait pesant à long terme pour moi je pense. Ce que je voudrai c’est travailler en groupe avec des personnes tous passionnés par ce qu ils font ( je sais c’est un peu tiré par les cheveux et naïfs ) mais franchement j’ai vraiment du mal à choisir
Je m’excuse d’avance pour la n-ième relance de ce topic, mais malgré la justesse de vos indications, j’hésite encore vis à vis de mon orientation. Pour ceux qui souhaiteraient m’aiguiller sans pour autant avoir à relire les messages précédents, je synthétise rapidement ma situation : je suis actuellement en terminale S et souhaiterai à l’avenir travailler dans le domaine financier (ou du moins dans une branche commerciale très mathématisée), seulement, j’hésite grandement entre la MPSI et l’ECS. Suite à la parution des résultats Parcoursup, j’ai eu l’agréable surprise de constater que mon dossier avait été retenu dans toutes les formations demandées en MPSI et en ECS. Comme j’ai conscience de la chance qui est mienne, je souhaiterai bien évidemment intégrer l’un de mes voeux favoris (lequel ? C’est encore un autre sujet de débat haha), qui sont d’ailleurs aussi les plus prestigieux d’un point de vue académique. Seulement, le choix de la filière me pose toujours problème (qui devra être à l’évidence résolu avant lundi 23 h 59). En effet, bien que mon amour du défi me pousse à choisir la MPSI, je crains d’échouer dans cette voie face à une concurrence que je juge bien plus talentueuse dans le domaine scientifique. Mes questions sont donc simples :
Pour réussir en MPSI dans un grand lycée (i.e. top 3), doit-on nécessairement être un réel génie des mathématiques (c’est à dire avoir bien entamé le programme de sup, avoir remporté des prix aux concours généraux, etc) ? Une classe n’est-elle consitituée que de ce type de profils ?
Si je choisis la MPSI, mais que je me rends très rapidement compte (2-3 semaines après la rentrée), que mon profil n’est pas adapté aux exigences requises dans une telle filière, serait-il possible de passer directement de MPSI à ECS, sans perdre une année ? (sachant que j’ai été acceptée dans le même établissement auparavant bien évidemment). Un telle opération est-elle courante ?
Je suis complètement perdue (du fait d’avoir trop de choix, je ne vais quand même pas me plaindre), et j’espère sincèrement que vous saurez répondre à mes questions.
- Pour réussir en MPSI dans un grand lycée (i.e. top 3), doit-on nécessairement être un réel génie des mathématiques (c’est à dire avoir bien entamé le programme de sup, avoir remporté des prix aux concours généraux, etc) ?
Non, c’est une minorité des élèves qui intègrent même X/ENS.
Une classe n’est-elle consitituée que de ce type de profils ?
Non, même à LLG. Ceci dit y’en a quand même pas mal à LLG.
A te lire (rapidement j’avoue), J’ai l’impression que c’est la peur de l’echec et de la concurrence en MPSI (ce qui n’est pas tres sympa pour les collegues d’ECS, soit dit en passant) qui te ferait y renoncer et choisir l’ ECS …
Ne te dévalorise pas, choisis ce que tu ressens.
S’ils t’ont choisi, les lycees estiment que tu as le niveau
Bonjour, tout d’abord, félicitations pour tes voeux !
Après, je tiens juste à te signaler qu’il n’y a qu’une dizaine de personne qui obtiennent un prix au concours général de maths (resp physique-chimie), du coup, simplement en regardant les places proposées par le top 3 des MPSI, on se rend bien compte qu’il y a forcément des personnes qui n’ont rien remporté
Merci beaucoup pour vos réponses et vos félicitations !
C’est en effet la peur de l’échec en MPSI qui me fait douter et surtout l’incertitude quant à la possibilité d’un changement de filière rapide si je constate qu’en effet mes craintes furent avérées. De ce fait, si quelqu’un pouvait répondre à ma seconde question et témoigner, je, ainsi que les 23 personnes qui remonteront d’un rang dans les listes d’attentes grâce à mes désistements, lui serait(ions) extrêmement reconnaissante(s).
Vous etes fatiguants avec vos histoires recuurentes de genies… comme disait Einstein le genie c est 99% de sueur = travail.
Pour la bascule vers ecs, on ne va évidemment pas de donner une garantie. Si c est dans le même lycee, que tu es pris dans les 2, qu il y a moins de 48eleves… et que les profs d ecs sont cools, tu pourras tenter..
Mais tu tenteras en fonction de quoi ?
La charge de travail (elle est importante en ecs)
Le niveau conceptuel en maths (tu peux toujours prendre de l avance cet ete)
Les resultats du 1er DS, moyennement predictif
Tout ceci n est pas tres serieux.
Tu dois analyser selon d autres critères :
Ce que tu aimes etudier.. pour y exceller .comme y a des maths de chaque côté c est plutot physique ou francais/hg/2 langue..
Ta psychologie en termes de classement ce qui necessite de definir la notion d echec. Pour illustrer, tu es a llg, et classe 35/48, tu decroches l Ensae (également accessible depuis ecs) pour faire des maths fi. Est-ce un echec ?
Des « génies » il y en a au maximum 3 ou 4 par classe (un seul dans ma classe de sup par exemple), et beaucoup plus de 4 personnes peuvent se targuer de réussir leur prépa.
Et si tu as été admise dans ces formations, c’est que tu peux y réussir, quoique tu craignes. Il faut par contre creuser encore, à mon avis, ce que tu n’aimes pas en physique : la manière « bête » d’en faire au lycée ou la matière en elle même (i.e. l’idée d’expliquer le fonctionneement de ce qui se passe autour de nous). De même pour les matières en ECS (histoire, langues et philo…)
Dans tous les cas, si tu été acceptée partout, tu peux réussir partout, tu ne dois pas t’inquiéter outre mesure pour ça ! Tu ne dois pas faire tes choix en fonction de ce que tu as peur de rater, mais plutôt en fonction de ce que tu as envie de faire et d’apprendre : la charge de travail en prépa est clairement insupportable si on déteste ce qu’on fait.