Merci pour le partage.
mathis9681, post:6, topic:134337 a écrit:
En tout cas ce n’est pas ce que raconte Nicolas Berkouk
Blanchard, Orange et Pierrel (2016), CEPREMAP, ‹ Filles et maths, une équation insoluble ›. ont adressé spécifiquement ce sujet, un an après le travail de Nicolas et de son maître de stage, dans un dossier long et détaillé.
Une autre analyse qu’ils ont mené en 2014 était citée par Nicolas, et exhibait les biais de recrutement identifiés rue d’Ulm (et très certainement connue de Denis, que vous citiez également.)
Il fait généralement consensus que le problème se situe à beaucoup d’endroits, dont en particulier ‹ bien avant les études supérieures ›.
Certaines analyses présentes dans ce rapport vont dans le sens de ce que souligne Feedback., à savoir :
- les « variations dans les aspirations scolaires » qui contribuent à la distribution différenciée des filles et des garçons dans l’enseignement supérieur.
- l’assignation d’un genre à une discipline de façon mécanique et figée » .
Les auteurs distinguent (je simplifie et paraphrase, mea culpa)
- les aspirations scientifiques féminines (dynamique des disciplines et ouverture des possibles féminins ; Sens du classement et sens du placement, et la structuration sociale et scolaire des classes préparatoires scientifiques et sursélection des filles)
- les Horizons professionnels et destinées féminines (métiers genrés, recomposition des métiers scientifiques et places vacantes pour les femmes, ascétisme scientifique et éloge de la disponibilité permanente)
- la notion de qualité d’esprit scientifique, inégalement partagée
- les verdicts scolaires qui sont à l’origine de la construction des aspirations
(e.g. la structure sociale des jugements professoraux et la capacité inégalement distribuée de « s’autoriser à vouloir »)
On retombe assez rapidement dans la notion de « sexe du savoir », ou « sexe des savoirs », qui est finalement un problème pas si moderne que ça, d’après certains auteurs.
Au passage,
moxinilian, post:7, topic:134337 a écrit:
L’X c’est quand même très limitant [..]
C’est dingue de tout ramener à l’X.
Oui, et re-oui.
C’est dingue, absurde, et ça ne fait rien avancer.
Surtout dans une institution aussi critiquable sur cette question de féminisation, qui visiblement reste loin d’avoir compris (ou appris, ou eu tenté d’y faire) grand chose.
mathis9681, post:6, topic:134337 a écrit:
Certes dans les deux cas il s’agit de jeunes et les vieux savent ce qu’ils convient de penser de cette especes. Mais ceci dit, il ne faut pas trop avoir de certitude…
Certains co-auteurs doivent être comblés de se sentir rajeunis ainsi.