Pensez vous que le TeSciA (Test Scientifique Avancé) sera demandé par les prépas scientifiques pour 2022?

Bonjour,

J’ai lu qu’un nouveau test de mathématiques était proposé par des professeurs de classe préparatoire qui ont créé une association pour cela (l’AORES). La liste de ces professeurs figure sur le site.

Certains d’entre vous ont-ils entendu parler de classes préparatoires réclamant ce test pour les inscriptions de l’an prochain ?

Voici le lien avec le site, un communiqué de presse y explique l’objectif notamment « Ce Test appelé TeSciA (Test Scientifique Avancé) permettra à l’élève de situer son niveau et de prendre confiance par une estimation fiable de son potentiel. »

https://www.aores-sci.fr/

Les inscriptions débutent début décembre pour un test en mars 2022.
Merci d’avance des informations dont vous pourriez disposer,

Un parent de Terminale qui découvre Parcoursup avec son aîné

Je ne pense pas qu’un bahut public puisse demander aux personnes candidatant à ses classes de dépenser 20€ qui iront dans la poche d’une structure privée.

Que des candidats mentionnent leur éventuelle réussite à ce test dans leur dossier de candidature est une autre histoire…

Edit : Ce test n’est d’ailleurs pas un « test scientifique avancé » mais un test de mathématiques.

Original d’appeler test « scientifique » avancé un qcm de maths, qui plus est revendiquant pouvoir « déterminer » un potentiel.
Si demandé, ça sous-entendrait qu’il est « raisonnable », puisque le qualificatif semble leur plaire, de recruter des élèves, donc de discriminer des potentiels là-dessus..
Dubious.. (pourquoi pas un examen psycho, un WISC tant qu’on y est..)

Je rapporte juste un fait !

J’en ai entendu parler cette semaine lors de la réunion de présentation du lycée ( pour ma fille ).

Et la raison invoquée était la surnotation ( supposée) de certains établissements !

Je n’ai pas de commentaire particulier à faire …

Rado = Parentjbp75 ?

Non,

Pas vraiment , j’habite dans le nord

Qu’est ce qui t’as fait penser à une chose pareille ?

Le pseudo de la personne postant le 1er message et votre réaction.

nolliac, post:4, topic:133151 a écrit:

Je rapporte juste un fait !

J’en ai entendu parler cette semaine lors de la réunion de présentation du lycée ( pour ma fille ).

Et la raison invoquée était la surnotation ( supposée) de certains établissements !

Je n’ai pas de commentaire particulier à faire …

Vous avez un message qui a disparu plus haut dans la conversation ?

Edit : je viens de capter que le « Je rapporte juste un fait ! » était une introduction à la suite du message et pas une réponse aux messages plus hauts, je pense que c’est ce qui a trompé Cortez aussi

Pour être précis ( quand même !)
Mon grand commence la prépa, et ma deuxième n’est qu’en troisième, donc parcoursup je ne serais à nouveau concerné que dans 3 ans.

Et pour être plus précis encore
(cela n’engage que moi…) , L’établissement (qui note sévèrement) dans lequel sont mes enfants a perdu quelques places au classement des lycées…est ce que cela a interpellé quelques parents pour que le dirlo sente la nécessité d’en parler à la réunion de présentation du lycée !

Ce test ne peut pas être obligatoire.

Mais il pourrait être un avantage dans un dossier.

Dès lors un élève qui s’intéresse aux maths et aux cpge aura problement envie de le faire.

Il est conçu par des profs de maths en cpge. Je ne doute pas qu’ils soient capables de classer des élèves en leur donnant des exercices de difficultés variées.

Encore faut-il qu’ils soient au courant de l’existence d’un tel test ( les élèves ) !

Ce test augmente les inégalités déjà présentes entre les grands lycées et les petits lycées de province.
Non seulement il faut que les élèves soient au courant, mais il faut également un centre d’examen à proximité.
Les lycées ne se trouvent pas uniquement à Paris ou dans de grands villes, mais également dans de petites communes.
Mon fils est inscrit dans un lycée de province. Les professeurs ne nous ont pas encore parlé de ce test. Nous n’avons pas encore eu de réunion pour Parcoursup. Déjà qu’ils ont du mal à orienter les élèves de notre lycée vers une CPGE, alors s’il faut en plus passer un test …

Ça tombe bien, il n’y a aucune nécessité.

Bonjour.

Pour répondre immédiatement à la question du titre : aucune classe préparatoire scientifique publique ou privée sous contrat ne pourra exiger de ses candidats le passage du TeSciA, pas plus qu’elle ne peut exiger la participation à des Olympiades, aux concours Kangourou etc.

Ensuite, pour répondre à deux interrogations :

(1) L’organisation qui pilote le test (et que je dirige) a fait un gros effort de communication souterrain au printemps dernier auprès de nombreux professeurs de Mathématiques du secondaire. Ces efforts vont être relancés après le lancement des inscriptions et pendant toute la durée de la phase d’inscription. Ils seront doublés d’une communication systématique envers les chefs d’établissement et les CIO, et d’une communication plus ciblée dans les lycées où le message ne semble pas avoir été diffusé (ce qu’on pourra repérer en examinant l’origine des inscrits ; à l’inscription il sera possible - mais non obligatoire - d’indiquer son lycée d’origine et la façon dont le candidat a entendu parler du test).

(2) Dans un monde idéal, nous aimerions avoir à proposer un centre d’examen à moins d’une heure de route pour chaque élève de France métropolitaine. Pour la première édition, ceci n’est hélas pas envisageable compte tenu de nombreux facteurs (disponibilités en moyens humain, capacité à convaincre des centres d’examen de participer à l’aventure, risque financier etc). Nous essayons d’avoir le maillage le plus dense raisonnablement possible pour minimiser, dès la première édition, le temps de trajet entre le domicile des candidats et le centre d’examen le plus proche. Et nous visons évidemment une croissance rapide, en quelques années, du nombre d’inscrits et de la densité du réseau de centres d’examen.

Bonjour,
Le message ci-dessus répond à la question : personne ne pourra exiger le passage de ce test.

J’irais même plus loin en disant que je suis en désaccord avec sa démocratisation, car ce test me semble avant tout servir à optimiser le recrutement de quelques prépas déjà très sélectives. Pour ma part, ce n’est pas quelque chose que je regarderai dans les dossiers.

ennytiss, post:15, topic:133151 a écrit:

Bonjour,
Le message ci-dessus répond à la question : personne ne pourra exiger le passage de ce test.
…/… Pour ma part, ce n’est pas quelque chose que je regarderai dans les dossiers.

Malheureusement, j’ai peur que vous y viendrez quand il se sera généralisé et devenu incontournable : une sorte d’information supplémentaire sur le niveau de l’élève.

Ce qui m’inquiète surtout :

  • C’est le contournement de l’EN : ne peut-on rien faire avec ? Un nouveau bac de Maths privé en somme s’il se généralise (car c’est le but avoué).


  • C’est aussi l’utilisation des données qui en résultera : classement des élèves, des professeurs et des lycées (ce qui existe déjà) sur la foi d’un seul test ? Que fait-on du contrôle continu, de la progression de l’élève ?

Peut être même aurez vous une note sur AORES ?

En effet même si ce n’est pas obligatoire :

nolliac, post:14, topic:133151 a écrit:

…/… où le message ne semble pas avoir été diffusé (ce qu’on pourra repérer en examinant l’origine des inscrits ; à l’inscription il sera possible - mais non obligatoire - d’indiquer son lycée d’origine et la façon dont le candidat a entendu parler du test).

nolliac, post:16, topic:133151 a écrit:

Malheureusement, j’ai peur que vous y viendrez quand il se sera généralisé et devenu incontournable : une sorte d’information supplémentaire sur le niveau de l’élève.

Vous supposez a priori que ce test se généralisera. C’est un peu étrange.

nolliac, post:17, topic:133151 a écrit:

Vous supposez a priori que ce test se généralisera. C’est un peu étrange.

Peut être un peu trop pessimiste, car si ça se développe c’est qu’il y a un besoin ?
ou plutôt un manque ?

Je pense que le but, sera ensuite, de vendre également des prépas math durant la première et la terminale pour bien réussir ce test. Cela devrait se remplir facilement comme les prépas médecine, en jouant sur les peurs et des promesses venteuses.

Je souhaite de tout cœur que ce funeste projet se casse économiquement la gueule le plus rapidement possible.

Bonjour,



ennytiss, post:18, topic:133151 a écrit:

Peut être un peu trop pessimiste, car si ça se développe c’est qu’il y a un besoin ?
ou plutôt un manque ?

Ce ne serait ni la première ni la dernière fois qu’une officine pleine de bonnes intentions ne crée des problèmes pour y apporter une solution toute prête et payante. Créer un besoin est la base du marketing, et bourrer le mou des gens est une méthode courante. Jouer sur les peurs de parents d’élèves aussi, surtout quand ils veulent « le mieux » pour leur progéniture, avec une définition tout à fait discutable de ce qu’est ce fameux « mieux ».




nolliac, post:16, topic:133151 a écrit:

Malheureusement, j’ai peur que vous y viendrez quand il se sera généralisé et devenu incontournable : une sorte d’information supplémentaire sur le niveau de l’élève.

Cette assertion démontre une vaste incompréhension et méconnaissance de ce qui se passe côté lycée lors de la procédure parcoursup. Deux défauts partagés par de nombreux contributeurs de ce forum, soit dit en passant.

Le fait est que les commissions de recrutement se tiennent entre la fin des vœux, et le début des appels. Généralement vers avril. C’était déjà comme ça à l’époque d’APB. Cela fait donc de fort nombreuses années que le recrutement ne dispose que des notes et appréciations portées au bulletin, en guise « d’information sur le niveau de l’élève ». Ce n’est ni une nouveauté de parcoursup’, ni une nouveauté de la réforme récente du lycée. Il y a toujours eu une pression parentale terrible sur les professeurs et proviseurs pour ce qui est de la notation et des « dossiers APB/parcoursup ».

Après, je ne me cacherai pas non plus derrière mon doigt, et j’appuie le fait que la sincérité de l’évaluation des élèves de terminale est un réel sujet. Qu’une officine privée s’arroge la prérogative de fournir aux candidats et commissions de recrutement une certification me hérisse. Que cette certification se pare de l’adjectif « scientifique » pour un QCM de mathématiques me consterne au plus haut point (parce que oui, il y a autre chose que des mathématiques en CPGE, et oui, il y a d’autres filières que MPSI). Prétendre que ça aura un quelconque intérêt pour les commissions de recrutement est soit de la naïveté, soit du nombrilisme, soit de la malhonnêteté.

À mon sens, ce genre d’avatar n’est que le résultat d’un contexte anxiogène, qui est partiellement dû à une grosse méconnaissance de la façon dont le système CPGE fonctionne en général, et du recrutement parcoursup’ en particulier. Méconnaissance nourrie en partie par tout un tas de préjugés et autres lieux communs.