zarg124 a écrit:
Personnellement, pour maitriser un chapitre, je lis une fois le cours → je ne comprends rien, une 2e fois → je comprends 2% , puis je m’attaque aux exercices. Je fais 5, 10, 15 exercices-applications directes du cours sans comprendre au départ le cours, et après ça je maitrise les bases du chapitre. Ensuite, je relis une fois le cours, je comprends 60% de ce qui est dit. Après, je fais une 20aine/30aine exercices CCP-Centrales-Mines, en lisant au départ la correction car je ne sais pas faire, puis après les automatismes sont encrés dans la tête et j’arrive à faire des exercices compliqués. Je relis enfin une dernière fois le cours où j’arrive à comprendre 100% de ce qui est dit. CQFD.
Ca fait donc entre 30 et 45 exercices par chapitre. A raison d’un chapitre de maths et d’un de physique par quinzaine, ça te fait entre 30 et 45 exercices chaque semaine. Où trouves-tu le temps de faire tout ça, en plus de tes cours, TP, DM, etc. ? Question également, comment arrives-tu à trouver tant d’exercices qui soient à la fois différents et pertinents pour le chapitre ? (parce que bon, résoudre 15 fois l’OH amorti par frottement fluide n’a pas grand intérêt).
Pour ma part ma méthode en prépa était à l’exact inverse. Je passais la plupart de mon temps de travail hors DM à apprendre et comprendre mon cours. Comme j’étais très attentif en cours, à la première lecture je comprenais 60% du cours, voire même souvent bien plus, ce qui me dispensait de la première phase « 2% de compréhension + 15 exos ». Mais il va de soi que j’étais actif, j’avais toujours un crayon de papier à la main pour annoter mon cours avec des commentaires oraux du prof que j’avais pas noté, corriger les « fautes de frappes » de ma prise de note, et une feuille de papier à côté pour refaire des calculs pas assez détaillés dans le cours ou du type « c’est la même chose qu’avant, je vous laisse faire ». Mais ça demande de l’autonomie, de la rigueur (pas question de laisser passer une journée sans relire ses cours du jours le soir, le lendemain on ne se souvient déjà plus de tout ce qui a été dit), et sans doute plus de réflexion que de bourriner des exercices.
En fait mon raisonnement était qu’en connaissant parfaitement mon cours, j’aurais les outils nécessaires pour attaquer n’importe quel exo. En faisant des exercices, je n’aurais les outils nécessaires que pour attaquer des exos qui ressemblent, ce qui n’est pas nécessairement le cas de tous les exos.
Et je peux dire haut et fort que j’ai intégré l’ENS sans avoir cherché plus de cinq sujets d’ENS pendant l’année (soit moins de deux par matière), et en ayant seulement lu des énoncés d’oral de ce même concours. (rq : l’ENS est certes un concours très particulier, et j’ai quand même cherché un certain nombre de sujets de l’X, qui sont beaucoup plus formateurs que ceux de l’ENS)
P.S. Et la méthode m’a tellement convaincu que je recommence pareil pour l’agreg, et ce d’autant plus que l’importance de maîtriser impeccablement le cours y est encore plus cruciale que pour les concours de prépa.