Quand Parcoursup participe à la détresse psychologique des jeunes

(Attention, ce n’est pas un poisson d’avril…)

« L’année dernière, j’étais en pleurs » : quand Parcoursup participe à la détresse psychologique des jeunes

Élèves de terminale et étudiants ont jusqu’à mercredi soir pour boucler leurs dossiers sur Parcoursup, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur. Un moment source d’anxiété chez certains, comme en témoignent ces adolescentes suivies en psychiatrie.

Publié le 01/04/2026 à 16 h 15

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Consulter un psychiatre pour de l’anxiété, c’est déjà anormal. Un psychologue serait plus adapté, mais ce n’est pas remboursé par la sécu.

Quand les ados consultent depuis des années, le problème ce n’est pas parcoursup.

Une épreuve terminale, c’est trop stressant. Un contrôle continu, c’est trop stressant. Des notes, trop stressant. Des compétences, trop stressant. Tout ça dans un système école des fans, au moins pour le niveau collège que je connais.

Êtes-vous donc médecin psychiatre, pour savoir quand consulter pour de l’anxiété est anormal ??

PS Ouin, ouin, ce fut mieux avant jadis…

J’espère que vous avez (eu) le temps de lire cet article de France info, et de lire aussi tous les commentaires sous l’article (actuellement au nombre de 27).

Et en prime, je vous indique l’existence de l’émission suivante :

« Comment expliquer le fort taux d’échec en licence à l’université ? »

Le Figaro TV et Le Figaro Étudiant

28 mars 2026

Sophie de Tarlé reçoit Suzanne Nijdam, porte-parole de la FAGE, et Marie-Caroline Missir, déléguée générale du think tank Vers Le Haut.

Je dis que consulter un médecin, qui va prescrire des médicaments, plutôt qu’un psychologue n’est pas le plus efficace. Même si le remboursement par la sécu du seul médecin rend cette démarche logique pour bien des patients. Je répète ici l’opinion d’amis psychologues.

J’ai l’impression que le “ouin, ouin” c’est justement maintenant. Je préfère parcoursup aux dossiers papier que nous avons dû remplir, le coût des copies (on oublie ce que c’était), les frais même pour des facs (donc une seule pour moi). Comme au moins un commentaire.

Je constate que l’existence de notes ou de compétences, de contrôle continu ou terminal apporte le même niveau de stress pour les élèves alors que toutes les modifications proposées sont censées être pour le bien-être des élèves.

Cette année, j’ai eu un retour négatif de parents, car j’avais donné des appréciations en rendant des copies ce que j’ai toujours fait. Cette classe ne participe pratiquement pas car une partie des élèves se moquent de ceux qui osent et se trompent.

Je regarderai l’émission proposée, merci.

Fort taux d’échec en licence … aucune surprise.

Les meilleurs élèves ne vont pas en licence (CPGE, BTS). Les meilleurs qui vont en licence PASS ou LAS se plantent avec un numerus apertus au mieux à 30%. Certaines facultés doivent se gaver comme à Grenoble qui accepte plus de 1000 étudiants et moins de 10% de place en 2ème année.

Je milite pour l’apprentissage auprès de mes élèves, les bons comme les moins bons. Je milite auprès de mes enfants pour qu’ils fassent une année de césure entre la première et la terminale, sans succès pour l’instant.

Les remédiations comme dans les pays du Nord, pourquoi pas, mais c’est un coût que nous pourrons nous permettre dans quelques quand la pression sera moins forte sur les facs. Si elles ne ferment pas par étapes avant.

La pharmacopée de la médecine psychiatrique a fait beaucoup de progrès depuis l’époque des années 1970.

Parcoursup (utilisé à l’heure actuelle) est le Bouc émissaire parfait à tous les manquements de l’éducation national dans le domaine de l’information et de l’orientation des collégiens, futurs lycéens pour les formations.

Que ce soient au niveau de l’administration, des journalistes, des parents et lycéens, une grande partie pense que Parcoursup sélectionne les étudiants ou solutionne les problèmes comme par magie. Cependant, ce n’est qu’un outil qui fait passer l’information académique des lycées vers des formations choisies par le lycéen.

Le problème est en amont. Peu de moyen et pas d’idée novatrice pour faire découvrir les différents type de formation dès la fin de collège ou début de seconde par exemple. Les Journées Portes Ouvertes ou les journées découvertes (proposées dans certains lycéens) sont des solutions “light” qui arrivent trop tard dans le parcours du Lycéen.

L’éducation nationale “ouvre” parcoursup en année de terminale et c’est donc à ce moment là que l’essentiel des lycéens (avec leur parents parfois) découvre “l’ogre numérique”. Cet outil peut donc devenir angoissant car tout d’un coup, de très nombreuses formations sont proposées aux lycéens avec des délais qui peuvent être considérés comme trop court sans que le lycéen est une idée générale des possibilités de ce qu’il veut et peut faire.

Une réduction de ce stress futur serait peut être de réserver, dès la seconde par exemple, des créneaux hebdomadaires obligatoires afin de découvrir les formations (et pourquoi pas en utilisant la partie découverte de Formation de Parcoursup) . L’avantage d’un tel système permettrait aussi de bien réfléchir aux spécialités à choisir pour la 1ere et la terminale pour atteindre ces formations. Le “Parcoursup” des terminales ne deviendrait plus alors qu’une confirmation des choix en fonction du niveaux des lycéens.

Autre facteur de stress: les décisions de refus des formations et donc la déception et l’incompréhension des lycéens (et encore des parents) au moment des résultats de juin alors que les dossiers académiques semblaient bons. Ce n’est pas la faute à “Parcoursup”. Le système ne sélectionne pas. Il transmet l’information.

La faute encore, une fois, à un problème plus en amont. Les notes données au lycée ne correspondent pas/plus forcement au niveau réel des lycéens et à l’attendu des formations du supérieur (sélectives ou non). Depuis de nombreuses années, l’inflation des notes couplée à une baisse du niveau scolaire général ont provoqué un resserrement des notes pour que plus de 90% d’une génération ait le bac. Comment différencier un 13/20 d’un lycée qui note sévère à un 13/20 d’un lycée plus large en notation ?

Parcoursup un bouc émissaire; oui car c’est la dernière étape du cursus du Lycéen vers le Supérieur.

Réduire une partie de cette détresse psychologique, c’est modifier et adapter l’orientation en amont.

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Exactement ! Parcoursup est un bouc émissaire. Ce n’est qu’une plateforme de mise en relation, le “Tinder” pour la formation post bac. Si ça ne matche pas, ça ne matche pas !

La question est comment faire en sorte d’aider les jeunes à se préparer à cet outil et aux centaines de formations existantes. C’est un peu la jungle pour tout le monde. Et pas le meilleur âge niveau communication entre parents et ado+. Il faut rester optimiste, on n’y joue pas sa vie …

La détresse psychologique chez les jeunes a toujours existé mais s’est considérablement aggravée.

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