Parcoursup (utilisé à l’heure actuelle) est le Bouc émissaire parfait à tous les manquements de l’éducation national dans le domaine de l’information et de l’orientation des collégiens, futurs lycéens pour les formations.
Que ce soient au niveau de l’administration, des journalistes, des parents et lycéens, une grande partie pense que Parcoursup sélectionne les étudiants ou solutionne les problèmes comme par magie. Cependant, ce n’est qu’un outil qui fait passer l’information académique des lycées vers des formations choisies par le lycéen.
Le problème est en amont. Peu de moyen et pas d’idée novatrice pour faire découvrir les différents type de formation dès la fin de collège ou début de seconde par exemple. Les Journées Portes Ouvertes ou les journées découvertes (proposées dans certains lycéens) sont des solutions “light” qui arrivent trop tard dans le parcours du Lycéen.
L’éducation nationale “ouvre” parcoursup en année de terminale et c’est donc à ce moment là que l’essentiel des lycéens (avec leur parents parfois) découvre “l’ogre numérique”. Cet outil peut donc devenir angoissant car tout d’un coup, de très nombreuses formations sont proposées aux lycéens avec des délais qui peuvent être considérés comme trop court sans que le lycéen est une idée générale des possibilités de ce qu’il veut et peut faire.
Une réduction de ce stress futur serait peut être de réserver, dès la seconde par exemple, des créneaux hebdomadaires obligatoires afin de découvrir les formations (et pourquoi pas en utilisant la partie découverte de Formation de Parcoursup) . L’avantage d’un tel système permettrait aussi de bien réfléchir aux spécialités à choisir pour la 1ere et la terminale pour atteindre ces formations. Le “Parcoursup” des terminales ne deviendrait plus alors qu’une confirmation des choix en fonction du niveaux des lycéens.
Autre facteur de stress: les décisions de refus des formations et donc la déception et l’incompréhension des lycéens (et encore des parents) au moment des résultats de juin alors que les dossiers académiques semblaient bons. Ce n’est pas la faute à “Parcoursup”. Le système ne sélectionne pas. Il transmet l’information.
La faute encore, une fois, à un problème plus en amont. Les notes données au lycée ne correspondent pas/plus forcement au niveau réel des lycéens et à l’attendu des formations du supérieur (sélectives ou non). Depuis de nombreuses années, l’inflation des notes couplée à une baisse du niveau scolaire général ont provoqué un resserrement des notes pour que plus de 90% d’une génération ait le bac. Comment différencier un 13/20 d’un lycée qui note sévère à un 13/20 d’un lycée plus large en notation ?
Parcoursup un bouc émissaire; oui car c’est la dernière étape du cursus du Lycéen vers le Supérieur.
Réduire une partie de cette détresse psychologique, c’est modifier et adapter l’orientation en amont.