Que choisir?

…

Je te propose d’aller voir Jay Olsen et de négocier une transplantation d’âme avec lui, normalement il ne devrait pas refuser.

:laughing: :laughing:
excellent
Comme quoi on pense toujours l’herbe plus verte qu’ailleurs (et apparemment contrôleur n’est pas toujours intellectuellement satisfaisant…)
Il n’y a pas de solution à ton dilemme
mais tu peux chercher des voies de compromis pour éviter de lacher la proie pour l’ombre

  1. Tu fais autre chose à côté de ton job (recherche en biologie de synthèse en te formant tranquilou : études de Bio à distance; pour mémoire Pasteur n’était pas médecin; cned, univ d’aix, P6 + des mooc)
  2. tu attends 10ans ; avec tout le pognon que tu auras mis de côté, tu pourras faire médecine
    Perso je connais des gens qui ont démarré médecine après 30ans.
    2b) idem sans attendre 10ans
  3. Tu panaches 1 & 2 : Une fois que tu as ton master Bio, tu entames médecine en shuntant le concours= la ou les 2 premières années

(Globalement tu idéalises beaucoup le job de médecin (horaires vacances toussa). Tu te vois grand chirurgien ophtalmique et peut etre que tu finiras dermato à panser des plaies purulentes ou proctologue :laughing: )

Médecine, c’est sacrifier dix ans de ta vie pour ensuite te faire traiter de privilégié par tout le reste de la société,et bien gagner ta vie soit en bossant comme un âne pour le concours national pour avoir une spé lucrative sans trop de travail, soit en bossant comme un âne avec une spé moins lucrative (50-60h/semaine, au pif) pour avoir un gros revenu… bien inférieur à celui d’un contrôleur. Tout en te faisant balloter par l’État de droite à gauche au gré des réformes. Tu auras toujours du boulot, quel que soit le pays, par contre…
J’insiste sur les termes suivants : sacrifice d’une décennie complète (et pas juste un an comme on entend souvent), bosser comme un âne avant, pendant et après. Tu auras le temps pour une vie de famille après 10 ans d’études, et tu connaîtras une vraie précarité avant, exploité par les hôpitaux entre temps. (Sauf si tes parents te soutiennent correctement, ce qui n’est pas toujours le cas.)

Ingé, c’est gagner beaucoup moins qu’un contrôleur, sauf si tu fais des jobs réputés lucratifs. Intellectuellement rarement exaltants, par contre.
Ou alors tu restes moins payé que le contrôleur, tout en bossant beaucoup plus en volume horaire.

Les trois voies sont pourtant parmi les plus pertinentes pour une qualité de vie au top. Comme quoi…

Conclusion : tout choix d’étude et toute carrière sont des choix. A mon avis, contrôleur n’est pas un plus mauvais choix qu’un autre, et tu devrais t’y lancer.
Tu peux économiser à mort sur tes gros salaires futurs et changer de vie dans dix ou quinze ans, à mon avis c’est BEAUCOUP plus intelligent que de tout plaquer maintenant. Lance-toi dans contrôleur, tu pourras te reposer la question ultérieurement (sachant que je crois qu’on a accès aux corps d’ingénieurs d’état après ICN, donc ça te fait déjà une porte de sortie post-prépa, au besoin).

hesitatiion a écrit:

… en devenant médecin je suis perdant à court terme mais gagnant au long terme : je peux gérer mes horaires comme je veux, je ne suis pas dépendant d’une administration .
euh .. avec une autorisation de s’installer qui a quelque caractère administratif, l’immense joie d’être contrôlé sur le nombre d’AT, le nombre de consultations, … l’obligation des gardes … le secteur 1 à 23 euros les 20 minutes etc ..

Médecin pour la passion de soigner, d’accord, mais médecin pour la liberté … comment dire … profession libérale dans les parages … c’est un synonyme d’esclave …

Y a pas à dire, ces ICNA plutôt privilégié s et qui se mettent en grève tous les 4 matins ne connaissent pas la vraie vie…

parentstressé a écrit:

Les contrôleurs aériens: une honte française parmi d’autres; du même niveau que les pilotes d’Air France, la SNCF…

lepoint.fr/economie/les-cont … 876_28.php

air-journal.fr/2016-06-20-fr … 65135.html
punaise, quelle analyse pertinente et argumentée.

Franchement, la honte c’est de poster des trucs comme ca.
Allez tester l’approche de CDG avec un avion toutes les 30s pendant un quart d’heure et on en reparle.
Vous me direz ensuite si le salaire est immérité et vous le comparerez à ce que touchent certains planqués de la république dans les boards de grosses boites françaises, à enfiler des perles à longueur de journée sans se faire déssouder grace à leur connexion dans les ministères.

Contrôleur est un métier qui demande une agilité cérébrale conséquente (comme grutier) et avec des conséquences très lourdes en cas de problème. D’où le fait que les ICN soient si bien payés.

Les contrôleurs aériens forment une population éduquée (donc très au fait des tenants et aboutissants d’une réforme) et parfaitement capable de nuisance. Avec une richesse matérielle très conséquente pour faire tenir très longtemps une grève. Je suis moyennement sûr que l’État ait envie de se taper une énorme grève qui paralyserait vraiment le pays.
So deal with it.

Quant à la flexibilité du privé, c’est un argument très discutable. La santé est beaucoup plus privée aux US, je suis pas sûr qu’elle soit plus pertinente niveau rendement.

Message personnel à édit - DushmollStressé : faut pas les privatiser, il faut les automatiser… Dans la mesure du possible et du souhaitable.

(Couic…)

parentstressé a écrit:

Les contrôleurs aériens: une honte française parmi d’autres; du même niveau que les pilotes d’Air France, la SNCF…

lepoint.fr/economie/les-cont … 876_28.php

air-journal.fr/2016-06-20-fr … 65135.html
Je n’approuve pas loin s’en faut la grève de mes anciens collègues pilotes AF, mais pour ceux qui seraient jaloux de leurs revenus, qu’attendent-ils pour exercer leur profession ? En plus, ça a l’air tellement ludique…
Expliquez-moi pourquoi j’ai vu arriver de nombreux ingénieurs des plus belles écoles (Centrale Paris, Supaéro, etc…) ou des chirurgiens et médecins spécialistes abandonnant leurs métiers respectifs ?
La vraie question est de savoir ce qu’on attend de la vie.

Ton 60 dans le pseudo, c’est rapport aux années 1960 et à feues les 30 glorieuses ?

abouMPSI a écrit:

Ton 60 dans le pseudo, c’est rapport aux années 1960 et à feues les 30 glorieuses ?
1860… et je ne regrette pas FEU les 30 glorieuses… (gaffe, ça ne s’accorde pas devant un article) :smiley:

Quand je pense que parentstressé va bientôt aller - par rejeton interpopo^x^xsé - nous automatiser les avions, les pilotes d’avion Uber vont avoir du souci à se faire… :astonished:

hesitatiion a écrit:

Coucou

Je suis face à un dilemme concernant mon orientation depuis quelques semaines… en fait tout a commencé lorsque j’ai réussi le concours de contrôleur aérien qui était le métier que j’avais toujours voulu faire (j’étais admissible à toutes les écoles sauf X et je ne suis pas allé aux oraux). Je me suis donné les moyens d’y arriver en allant en prépa dans un grand lycée en bossant ce qu’il fallait etc. Sauf que voilà maintenant que j’y suis je me dis que c’est bien beau mais l’herbe est plus verte ailleurs… et j’hésite à m’inscrire en paces pour faire des études de médecine… je suis pas un fou passionné de médecine mais c’est quelque chose que j’avais hésite à faire en TS et maintenant je pense regretter un peu… je suis prêt à faire beaucoup de sacrifices pour y arriver du moment qu’après je sais que j’aurai une situation stable.

Pour situer les choses : En étant entré dans mon école, je suis grassement payé pendant ma formation (1k2 puis 2k les années suivantes) et je suis en gros certain de gagner selon là où je serai affecté 5k5 à 6k nets par mois d’ici 3/4ans maximum (j’aurai donc 23/24ans), pas d’entretien d’embauche ou quoi l’affectation est automatique en sortie d’école. Les horaires de travail seront rien de plus relax en gros 2 à 3 jours par semaine mais en horaires décalés (rien d’horrible c’est une nuit par mois environ et 4jours de repos suivent la nuit). On nous paye une formation de pilotage, un stage d’immersion en pays anglophone tout frais payé (même le taxi jusqu’à l’aéroport.. véridique) etc.. Le salaire en fin de carrière atteint 8k5 à 9k nets selon les centres.

Sauf que c’est bien beau tout ça mais j’aime pas m’enfermer dans quelque chose… en devenant médecin je suis perdant à court terme mais gagnant au long terme : je peux gérer mes horaires comme je veux, je ne suis pas dépendant d’une administration qui peut retarder ma mutation si je veux me mettre au soleil ou m’expatrier, idem pour les vacances (quoique en étant controleur on a bien 8 semaines au moins mais je vais pas forcément choisir les dates), etc. Alors que tout cela est possible en étant médecin.

En gros je trouve que le métier de contrôleur est super quand on est jeune mais après on devient perdant. En plus en cas de perte d’aptitude médicale on me met dans un bureau (on garde les primes et le salaire comme si on était resté contrôleur) et ça je ne supporterais pas..

En gros je suis prêt à poser ma démission mais presque tout mon entourage me dit que je suis en train de faire là une grosse connerie… leur principal argument est que par les temps qui courent trouver une telle situation ne doit pas se refuser surtout si à la base j’étais passionné par le truc… ils disent que je regretterai plus tard si je démissionne et que j’aurai jamais de si bonnes conditions de travail sans compter la galère pour repasser des concours etc. Je leur réponds que si cf les spécialités médicales telles que l’ophtalmologie et qui en plus je trouve passionnantes intellectuellement (j’ai des bouquins la dessus que je lis sur mon temps libre).

Sachant que je suis encore jeune (je n’ai que 20 ans) que me conseillez vous ? Et sachant que si je m’engage à faire ce métier je ne peux plus partir avant 10 ans (plus partir tout court en fait car après on ne sait rien faire d’autre donc personne ne démissionne… au pire on mute dans un bureau et on garde ses primes de contrôleur mais bon).
Un metier idéal , ça reste de l utopie !
ICNA , tres bien logé par les temps qui courent .
Un medecin même spécialiste en liberale n aura pas autant de temps libre et des revenus aussi consequents . Certes , moins de routine que devant les écrans de radars , mais la sécu qui te matraque tous les ans et des patients de plus exigeants et irrespectueux .
Les 2 metiers garantissent la sécurité de l emploi !! À chacun son lot de routine…

monnet60 a écrit:

[quote=« parentstressé »]
Les contrôleurs aériens: une honte française parmi d’autres; du même niveau que les pilotes d’Air France, la SNCF…

lepoint.fr/economie/les-cont … 876_28.php

air-journal.fr/2016-06-20-fr … 65135.html
Je n’approuve pas loin s’en faut la grève de mes anciens collègues pilotes AF, mais pour ceux qui seraient jaloux de leurs revenus, qu’attendent-ils pour exercer leur profession ? En plus, ça a l’air tellement ludique…
Expliquez-moi pourquoi j’ai vu arriver de nombreux ingénieurs des plus belles écoles (Centrale Paris, Supaéro, etc…) ou des chirurgiens et médecins spécialistes abandonnant leurs métiers respectifs ?
La vraie question est de savoir ce qu’on attend de la vie.
[/quote]
On ne se fait plus embaucher par air France comme cela
et le physique doit être au niveau

ceci dit on peut être jaloux sans dénigrer…

siro a écrit:

Je te propose d’aller voir Jay Olsen et de négocier une transplantation d’âme avec lui, normalement il ne devrait pas refuser.
J’avais raté ce topic..
Effectivement ça semble tout indiqué :slight_smile:

AurelO a écrit:

[quote=« parentstressé »]
Les contrôleurs aériens: une honte française parmi d’autres; du même niveau que les pilotes d’Air France, la SNCF…

lepoint.fr/economie/les-cont … 876_28.php

air-journal.fr/2016-06-20-fr … 65135.html
punaise, quelle analyse pertinente et argumentée.

Franchement, la honte c’est de poster des trucs comme ca.
Allez tester l’approche de CDG avec un avion toutes les 30s pendant un quart d’heure et on en reparle.
Vous me direz ensuite si le salaire est immérité et vous le comparerez à ce que touchent certains planqués de la république dans les boards de grosses boites françaises, à enfiler des perles à longueur de journée sans se faire déssouder grace à leur connexion dans les ministères.
[/quote]
Mon analyse sur cette question c’était de prendre en exemple les contrôleurs de Poitiers et des centres de contrôle. Les premiers n’ont aucun avion (ou presque) les seconds ont x filets de sécurité avant que le moindre problème ne se pose (j’en connais au moins deux).

Par contre, il faut bien avouer que Roissy et Orly ça doit être ultra violent comme job.

Savoir si une telle difficulté seule mérite un tel salaire, ou si c’est elle seule qui induit un tel salaire, je ne crois pas.
Penser à tel ou tel autre métier ultra violent et pas si bien payé (au hasard, le GIGN, 2k6 à 3k2€ je lis, en 10s sur google)

En fait, il faut raisonner en termes économiques, ça marche mieux pour expliquer notre société capitaliste.
Un contrôleur à Roissy c’est un mec qui fait décoller un avion toutes les une à trois minutes et ces avions contiennent 100 à 500 passagers qui ont tous payé des taxes (indirectement) liées au contrôle aérien. Et là, quand on voit la quantité de taxes brassée par un contrôleur on voit tout de suite comment il se paye.

Si je décide de repasser ICNA faut que je ferme de toute urgence mon topic de pub moi :smiley:

GéniteurStressé et Aboumpsi semblent avoir bien craché leur venin, on peut peut-être revenir au sujet principal :wink:

Ayant moi-même passé le concours ICNA, je peux poser ma pierre à l’édifice (mais elle sera moins conséquente que celle de Jay Olsen ahah, je laisse la parole).
Là où je peux te donner un avis plus pertinent, c’est que je connais le monde du médical libéral que tu sembles tant envier.

  • des horaires flexibles : ok, tu pointes là un des rares avantages de la profession libérale. Mais ces horaires flexibles sont vite rattrapés par la nécessité de voir beaucoup de patients pour faire tourner la boutique de manière décente. Enfin tu pourras quand même t’octroyer des matinées entière sans boulot, voir ne travailler que 4 jours par semaine.

  • des salaires « gagnants » sur le long terme, comme pour ICNA : c’est vrai, ton ancienneté te permet des largesses niveau rémunération. Avec une bonne spécialité (ou même généraliste), que tu soit libéral ou en clinique, tu vivrais très très bien. En fin de carrière, tu auras certainement la chance d’avoir pu constituer un patrimoine très confortable pour ta retraite. C’est sans doute un peu moins vrai pour un médecin en hôpital (hors spécialités radiologie, chirurgie, réanimation…).

  • la nécessité de voir beaucoup de patients. Pour faire du chiffre ou du moins payer les charges, ben faut voir du patient.. ce qui oblige à bosser à des jours normalement de repos (le samedi par exemple). Il faut aimer, du moins apprécier le contact avec les gens. On ne vient pas voir le médecin quand ça va bien, donc il faut s’attendre à de longues journées (20-30 patients typiquement) au mieux de jérémiades et de contrôle, au pire d’examens peu ragoûtants de tous les orifices et fluides corporels imaginables. Tu dis être intéressé par l’ophtalmologie, c’est déjà plus réjouissant que proctologue en tout cas :slight_smile:

  • un épuisement certain. Libéral, c’est aussi gérer sa propre paperasserie (prise sur le temps libre au domicile), qui est hallucinante. L’erreur médicale (du moins le risque de procès suite à un traitement raté/erreur de diagnostic) est une crainte permanente, les libéraux payent des assurances pour ça. Il y a beaucoup de charges à payer également (je concède que c’est un avis subjectif), et chercher à assurer une sécurité financière à ta famille peut te coûter (en terme de santé) très cher.

  • une situation géographique incertaine. C’est intéressant de vouloir choisir ses horaires, mais quid de l’emplacement ? Les villes (Paris, Marseille, Lyon..) sont saturées de spécialistes, les campagnes profondes en manquent cruellement..

  • Enfin une note positive : la passion fait vivre et réussir !
    Je n’ai pas hésité à refuser médecine pour ingénieur (l’avenir me dira si j’ai fait une bêtise), au vu de certaines raisons que j’ai exposé (parmi d’autres encore… ). Je comprends d’une certaine manière ceux qui se disent attirés par la médecine, c’est la plus noble de toutes les causes, c’est extrêmement gratifiant, vivifiant et passionant (la recherche évolue sans cesse, un spécialiste est amené à réactualiser ses connaissances).
    Tu auras un niveau de vie supérieur à la classe moyenne, mais pour une vie de famille plus médiocre et une santé fragilisée (pour être soft).

Enfin je concluerais par un proverbe (les cordonniers sont les plus mais chaussés) que j’adapte :

Les médecins sont les plus mais soignés.

EDIT : donc mon avis personnel, reste en ICNA :wink: J’ai une idée des avantages et devoirs de la filière, à travers des discussions avec d’autres gens ici, voir des gens en ICNA (en 1A). Je comprends les craintes « d’enfermement » (ça me rebute aussi les 10 ans à l’état et surtout, la vie de fonctionnaire), mais tu regretteras très amèrement ton choix dès la minute où tu réaliseras que tout un cursus est à refaire au complet, alors que tu avais une voie toute tracée.. et comme dit précédemment, rien ne t’empêche de te mettre à la médecine plus tard. L’inverse (médecine → contrôleur) est pour le moins stricement impossible.