Alors alors…
Des conseils pour G2E (de la part d’un des dix premiers du concours 2007)
Oui, bon, ça va, c’est pas dans les topics sur l’X que j’ai l’occasion de frimer un peu !

- Très bien connaître son cours. A l’écrit, il y a souvent des « grands classiques » qui tombent (trous d’young, vidange d’un réservoir…), à l’oral il y a carrément des questions de cours ( du type « la résonance en fréquence d’un RLC série » ) et les épreuves étant courtes (220 minutes contre 230 à l’Agro), on n’a pas le temps de « retrouver la formule en réfléchissant ».
- S’exercer à l’écrit à bien réussir des sujets « simples mais longs ».
- Bien bosser la géologie, se forcer à maitriser parfaitement les concepts de base (ce qui est loin d’être le cas pour beaucoup d’étudiants en BCPST !), puis essayer de prendre du recul, de relier les différentes parties du programme entre elles, de varier les échelles. Pourquoi pas dans ce but chercher quelques plans de khôlle tableau sur des sujets de géologie, comme ce qui se fait à l’ENS, pour se forcer à cet effort de synthèse (qualité très appréciée à l’écrit comme à l’oral). Surtout, se tester sur les sujets d’écrit des années précédentes.
- Se préparer à l’épreuve de TIPE qui est en fait un entretien de motivation de type « entretien d’embauche ». Récupérer une liste des questions bizarres qui tombent (du genre « qu’est ce que vous amèneriez sur une île déserte ? ») et réfléchir à l’avance à ce qu’on peut répondre d’intelligent.
- S’entrainer en Anglais à restituer non pas des vidéos comme à l’Agro mais une simple bande radio, écoutée sur un baldeur (c’est plus dur sans les images !) et des textes longs.
Globalement, le concours ne me paraît ni plus dur ni plus facile que l’Agro, mais il n’y a pas de grosses différences de méthodologie ni de thèmes traités, qui justifieraient une préparation spécifique.
Parmi les lycées que tu cites, BaT6874, tous intègrent des étudiants à l’ENSG chaque année. Je me renseignerais donc pour savoir si l’un d’entre eux libère ses élèves le vendredi soir plutôt que le samedi matin, ce qui te permettrait d’avoir des week-ends en famille un peu plus longs (une nuit de plus, ça change tout !). A défaut, j’irais au Parc car c’est le lycée qui a les meilleurs résultats et où tu as le plus de chance de rencontrer des gens vraiment brillants, ce qui est toujours enrichissant.
Quelques mots sur l’ENSG
Déjà, pour éclaircir ce qui a été dit plus haut, s’il est vrai que beaucoup s’inscrivent à G2E « au cas où ils n’auraient pas l’Agro », les gens non motivés par la géologie démissionnent quasiment tous entre l’écrit et l’oral (d’où des bonds de plusieurs centaines de places), et on se retrouve donc entre passionnés à l’école (sauf peut-être certains MP, PC ou PSI qui se font une idée fausse de la discipline et sont parfois déçus). La grande majorité des BCPST intégrés avaient aussi une ENSA, et plusieurs même l’INA.
Ensuite, je me plais à dire que l’école n’est pas vraiment une école de géologie, mais plutôt une école de « géosciences appliquées ». Cela implique deux choses à savoir avant d’intégrer :
- le côté « ingénieur » est très développé. La moitié des heures est consacrée à des modules de physique, de math et d’informatique.
- on est assez éloignés de la géologie fondamentale. Tu auras peu de cours sur les chambres magmatiques ou l’histoire de la chaîne hercynienne, mais beaucoup plus sur l’analyse de diagraphies, l’interprétation de profils sismiques, la simulation d’écoulements… Ce que l’on appelle la « géologie pratique » en fait.
Pour le reste, je te donne un peu en vrac comme cela me vient :
Les + de l’école :
- une formation solide en géologie, malgré tout.
- une place rêvée sur le marché de l’emploi. Quasi seule dans son domaine, il y a très peu de concurrences et des postes réservés dans des grands groupes (total, areva,…)
- pas mal de « terrain », notamment un stage de cartographie de 3 semaines par groupe de 4 en autonomie totale à la fin de la première année.
Les - de l’école :
- une sitiation excentrée, loin du centre-ville.
- peu de cours non scientifiques, des lacunes en management, etc.
Pour ce qui est du Canada : je sais que Total est implantée à Calgary. Il ya notamment des perpectives très intéressantes au sujet des schistes bitumineux qui s’y trouvent. Je pense qu’il y a aussi pas mal d’opportunités du côté des compagnies minières.
Pour les Etats-Unis : évidemment, il y a Houston, la capitale du pétrôle où sont implantées toutes les compagnies pétrolieres, et tous les prestataires de services dits « para pétroliers » (soit beaucoup d’embauches à la sortie de l’école). Mais encore une fois il y a aussi des ouvertures du côté des Mines. Notons l’opportunité de réaliser sa troisième année à la prestigieuse Colorado School of Mines.
Pour les embauches, tu auras forcément des opprotunités de partir outre-Atlantique si tu en manifeste le désir. Pour un stage de 2 mois, c’est cependant loin d’être évident, il faudra donc soit faire une année de césure (stage d’un an entre la 2me et la 3me année) soit attendre le projet de fin d’étude (6 mois en entreprise).
Voilà, n’hésitez pas si vous avez d’autres questions, il est tellement rare de parler de géologie sur ce forum !
(même M. Furelaud, n’hésitez pas non plus : j’ai remarqué que l’ENSG était parfois mal perçue par les professeurs de classe préparatoire).