réforme concours agro-veto : anglais langue unique

La réforme en cours du concours Agro-Veto qui entrera en vigueur en 2015 prévoit que l’anglais sera la seule langue évaluée en LV1, la disparition de la LV 2 optionnelle et la correction des copies d’anglais des seuls admissibles (sur le modèle de l’ENS)
Exit donc toutes les autres langues vivantes.

Ça a plusieurs points positifs :

  • obliger l’anglais en LV1 utile puisque c’est la seule langue véritabmement indispensable au futur ingénieur/chercheur ;
  • corriger que les copies des admissibles permet de limiter le coût (un peu) et surtout évite d’empêcher d’aller à l’oral des gens souffrant à l’écrit (en traduction ?) d’anglais (mais pouvant par ailleurs être bons à l’oral).

Je suis plus sceptique quant à la disparition des langues 2. je comprends bien l’intérêt premier : économiser de l’argent : pas d’examinateurs à payer, pas de salles à réserver et aussi pas de profs à payer durant la prépa. Mais sur le long terme, je me demande si ce n’est pas dommage que de former des ingénieurs qui ne savent que parler français et s’en tirer en anglais. Et quel sens donner au fait qu’en école d’ingé la langue 2 est obligatoire alors qu’elle est supprimée en prépa ? Je ne suis pas sûre de trouver ça cohérent. L’épreuve optionnelle d’informatique a-t-elle disparu ?

Une conséquence est qu’avec la disparition de la langue 2 aux ENS et à l’agro et l’obligation de l’anglais en LV1, tous les élèves de BCPST vont faire anglais LV1. C’est clairement pas idéal pour apprendre l’anglais si les cours en classe entière se maintiennent…

Merci pour l’info. Je suis assez consterné par la disparition des autres langues que l’anglais, sans doute uniquement pour des raisons budgétaires.
C’est la fin de la diversité culturelle et linguistique (un comble, à l’heure de « l’Europe », voire de la « mondialisation »!).
J’enseigne l’anglais, mais je parle d’autres langues, que je trouve tout aussi importantes, et c’est toujours un enrichissement pour les élèves lorsqu’ils sont confrontés à plusieurs langues et cultures.
Toutes les études l’indiquent: l’ingénieur de demain (pour ne pas dire d’aujourd’hui) devra avoir l’anglais ET une autre langue, justement parce que le métier d’ingénieur s’internationalise.
Ces réformes sont réellement consternantes…

heavenhel a écrit:

Ça a plusieurs points positifs :

  • obliger l’anglais en LV1 utile puisque c’est la seule langue véritabmement indispensable au futur ingénieur/chercheur ;
  • corriger que les copies des admissibles permet de limiter le coût (un peu) et surtout évite d’empêcher d’aller à l’oral des gens souffrant à l’écrit (en traduction ?) d’anglais (mais pouvant par ailleurs être bons à l’oral).

Je suis plus sceptique quant à la disparition des langues 2. je comprends bien l’intérêt premier : économiser de l’argent : pas d’examinateurs à payer, pas de salles à réserver et aussi pas de profs à payer durant la prépa. Mais sur le long terme, je me demande si ce n’est pas dommage que de former des ingénieurs qui ne savent que parler français et s’en tirer en anglais. Et quel sens donner au fait qu’en école d’ingé la langue 2 est obligatoire alors qu’elle est supprimée en prépa ? Je ne suis pas sûre de trouver ça cohérent. L’épreuve optionnelle d’informatique a-t-elle disparu ?

Une conséquence est qu’avec la disparition de la langue 2 aux ENS et à l’agro et l’obligation de l’anglais en LV1, tous les élèves de BCPST vont faire anglais LV1. C’est clairement pas idéal pour apprendre l’anglais si les cours en classe entière se maintiennent…
Et je raconte quoi moi maintenant si Heaven dit les trucs que je veux dire…

Bah je le redit à ma façon alors :grin:

L’anglais LV1 obligatoire je trouve que c’est bien parce que ça obligera tout le monde à le continuer et ça evitera peut-être les gens qui chaque année galèrent à être diplômés (ingé) parce qu’ils n’ont pas encore réussi le TOEIC…

Par contre on nous force en école à garder une LV2 (ou à en commencer une). Abandonner l’option LV2 n’est pas du tout logique.
D’autant plus qu’avec l’obligation de l’anglais l’option LV2 aurait permis à ceux qui sont nazes en anglais mais forts en allemands par exemple de se rattraper un peu

Salut :slight_smile:!

Effectivement pour avoir eu le tord de pratiquer une autre LV1 en prépa, et être obligée de fournir de gros efforts pour avoir le TOEIC, c’est une initiative que je trouve judicieuse.
Par contre l’abandon d’une LV2 serait une erreur je trouve. Parce-que ça sert énormément pour les futurs ingénieurs qui peuvent passer des certifications dans les écoles (certaines écoles), ou tout simplement pour un quelconque projet professionnel incluant ou non un départ à l’étranger.

"Ça a plusieurs points positifs :

  • obliger l’anglais en LV1 utile puisque c’est la seule langue véritabmement indispensable au futur ingénieur/chercheur ;
  • corriger que les copies des admissibles permet de limiter le coût (un peu) et surtout évite d’empêcher d’aller à l’oral des gens souffrant à l’écrit (en traduction ?) d’anglais (mais pouvant par ailleurs être bons à l’oral).
    "

contracdiction quand tu nous tiens…

sinon oui, la réforme est idiote. Oui, l’anglais est un must mais une autre langue est un plus évident en 2013.

Non : les épreuves écrites d’agro ne sont que de la traduction et du thème littéraire et pas du tout de la compréhension ou de l’expression écrite. Bref, très honnêtement, c’est un machin qui :

  • fait c***r les élèves ;
  • nous fait avoir deux ou trois années blanches en anglais écrit (sauf pour ceux ayant des profs qui font faire des essays) ;
  • ne nous fait pas particulièrement progresser.
    Bref, c’est juste un moyen de sélection, bête et méchant…Bref, éviter de dégager des gens de l’oral à cause de cette épreuve n’est pas un mal.

Heureusement, qu’en école (au moins à l’ENS Lyon) l’enseignement est plus intelligent.

Edit : petite précision : je ne critique pas les professeurs d’anglais qui font leur boulot en nous entrainant aux épreuves sur lesquelles on va être sélectionné. C’est vraiment le format de l’épreuve imposé que je critique. :wink:

Encore des économies de bout de chandelle, je pense que ça va changer grand chose en plus à ce niveau (les profs de LV2 enseignent aussi au lycée, le gain doit pas être si élevé que cela…)

Pour les élèves, par contre… D’une part c’est un plus, ça peut récompenser les gens qui essayent de s’ouvrir un peu l’esprit en prépa , pour une filière sélective et un concours, c’est quand même quelque chose qu’il faut valoriser. D’autre part, ça va être assez problématique effectivement en école d’ingé, nous l’exigence est assez élevé (surtout en 2A) et ceux qui avaient arrêté la LV2 galèrent un peu. C’est vraiment totalement illogique.

Par contre oui c’est une bonne idée de ne corriger qu’à l’admissibilité, vu le style de l’épreuve… Même si l’idéal ça aurait été de faire comme les réformes des autres concours : suppression de la traduction et mettre une synthèse de documents.

Bien d’accord, Wasla.

Pour ce qui est des modalités de l’épreuve, personnellement j’aurais bien vu l’actuelle présentation de texte orale passer… à l’écrit : une synthèse du texte, à partir d’un texte d’environ 500 mots (capacité de compréhension, de synthèse et de reformulation) suivi d’un commentaire personnel en 300 mots environ, à partir d’une problématique du texte, qu’il conviendrait à l’élève de dégager (capacité de réflexion, d’argumentation et d’expression). En deux heures. Exit les exercices de traduction, les « phrases de thème », etc.

A l’oral, on garderait l’épreuve de restitution de vidéo (compréhension et expression orales), suivie d’un entretien lié au thème de la vidéo (réaction spontanée du candidat, point de vue sur la question, etc.), aux études du candidat, son parcours, ses projets, etc. (expression orale, interaction). Cette épreuve pourrait ne durer en tout et pour tout que 20-25 mn: 4 mn de visionnage, 5mn de restitution, 10-15mn d’entretien.

On testerait véritablement l’anglais des candidats (et non leur connaissance du passé-simple français), en situation de communication (et pas de traduction), tant à l’écrit qu’à l’oral, et tant sur le plan de la compréhension, que de l’expression et de l’argumentation.

Voilà, c’est mon point de vue de prof et d’examinateur. :smiley:

En réalité, aux dernières nouvelles, l’épreuve aussi va changer et quitter le format actuel (Version-Thème) pour devenir une épreuve plus ouverte avec du thème grammatical, une partie compréhension écrite et une partie expression écrite, toujours en 2h . L’épreuve de synthèse (en 3 heures, sur le format E3A) a été envisagée et proposée mais elle s’avère trop coûteuse à organiser/corriger.
Attention toutefois, la réforme n’est pas encore officielle et il peut y avoir des changements. Au départ, la direction de SCAV avait du reste envisagé la suppression pure et simple de toute épreuve d’écrit en langue.
Pour ma part, enseignant une langue « rare », je ne suis pas concerné par la nouvelle maquette puisque je disparais, mais je conviens que l’épreuve actuelle n’a aucun intérêt et je partage les avis de JKW sur l’utilité d’une épreuve orale en situation de communication réelle, épreuve réellement discriminante.

Je ne vois pas l’intérêt d’un thème grammatical pour évaluer l’anglais des scientifiques futurs cadres.
Qu’on leur donne une synthèse de documents (un mélange de documents en fr et en anglais) à faire (en anglais) et on verra bien qui maîtrise ce qu’un cadre à formation scientifique doit savoir maîtriser.

Je trouve aussi dommage d’intégrer une épreuve de « thème grammatical », avec des phrases dénuées de tout contexte, favorisant le bachotage grammatical… (« Si le facteur avait su, il aurait sonné trois fois » et autres perles). Sans grand intérêt.

Super pour ceux qui ont fait allemand LV1…
Est ce qu’il y a d’autres changements prévus au concours B à partir de 2015 ?

oui, les programmes changent (en math et en bio notamment) Autrement dit, un étudiant qui passe le concours une fois et qui 'redouble en 5/2 n’aura pas le même programme…

JerryKew a écrit:

Bien d’accord, Wasla.

Pour ce qui est des modalités de l’épreuve, personnellement j’aurais bien vu l’actuelle présentation de texte orale passer… à l’écrit : une synthèse du texte, à partir d’un texte d’environ 500 mots (capacité de compréhension, de synthèse et de reformulation) suivi d’un commentaire personnel en 300 mots environ, à partir d’une problématique du texte, qu’il conviendrait à l’élève de dégager (capacité de réflexion, d’argumentation et d’expression). En deux heures. Exit les exercices de traduction, les « phrases de thème », etc.

A l’oral, on garderait l’épreuve de restitution de vidéo (compréhension et expression orales), suivie d’un entretien lié au thème de la vidéo (réaction spontanée du candidat, point de vue sur la question, etc.), aux études du candidat, son parcours, ses projets, etc. (expression orale, interaction). Cette épreuve pourrait ne durer en tout et pour tout que 20-25 mn: 4 mn de visionnage, 5mn de restitution, 10-15mn d’entretien.

On testerait véritablement l’anglais des candidats (et non leur connaissance du passé-simple français), en situation de communication (et pas de traduction), tant à l’écrit qu’à l’oral, et tant sur le plan de la compréhension, que de l’expression et de l’argumentation.

Voilà, c’est mon point de vue de prof et d’examinateur. :smiley:
Moi qui ait eu quelques problèmes en langue, je n’aurais vraiment pas aimé qu’une épreuve de langue me teste sur ma capacité de raisonner, de synthétiser, de reformuler… Car ce n’est pas ça « parler une langue ». Parler une langue, c’est comprendre et se faire comprendre. Je trouve ça dommage que quelqu’un qui comprend et parle correctement l’anglais puisse voir sa note descendre en flèche parce qu’il ne sait pas faire une synthèse. Donc oui pour les documents à lire et les questions qui portent dessus, oui pour, à l’oral, écouter ou regarder une émission de la vie de tous les jours, et discuter à partir de là. Comme dans la « vraie vie ». Mais pas « disserter » ou « résumer ». On forme des ingénieurs que diable, pas des diplomates…

Pour information, je suis relativement mauvais en anglais au sens scolaire du terme. Toutefois, je lis l’anglais. Pas de manière aussi fluide que le français, très loin de là, mais je le lis. Du moins, je lis de l’anglais « normal », pas de l’anglais de littérature mais de l’anglais informatif, des documents « techniques » de l’ordre de la 10aine, 20aine de pages (des règles de jeux – très souvent – et des articles scientifiques). Mais je serais incapable :
:arrow_right: de traduire en français ce que je lis
:arrow_right: de comprendre la même chose que ce que je lis quand je l’entends
:arrow_right: de résumer, en anglais, ce que je lis

Je trouve dommage que des profils comme le mien, ie des profils qui ont des compétences de compréhension soient considérés comme incapables (ou presque) en anglais scolaire dans le cadre d’une formation scientifique post-bac.

Sinon, quitte à avoir deux langues plus ou moins obligatoire, je me pose la question de l’intérêt de la distinction LV1, LV2. :slight_smile:

NB : j’ai été « dégoûté » (presqu’au sens littéral du terme) des LV quand il m’a fallu apprendre « demeure », le synonyme de « maison »…

Quetzalcoatl : Je comprends ce que tu veux dire sauf sur un point : Si tu comprends ce que tu lis alors tu peux me le redire en français non?? Je ne parle pas de le traduire au sens d’une traduction très précise mais « dire la même chose en français » ne devrait pas poser pb si??

Le résumer permet de faire la différence entre celui qui a un anglais un peu précis et nuancé (et qui donc va y arriver) et celui qui va devoir faire 20 périphrase pour se faire vaguement comprendre donc c’est un assez bon test je trouve.

« résumer » des tas de documents pour en sortir l’idée principale c’est un bon test pour un futur cadre…un bon test si ce n’est pas fait dans des conditions idiotes (genre devoir ressortir les idées dans le même ordre ou je ne sais quelle autre contrainte).

En tous cas, ce n’est PAS une légende : les français sont nuls en langues. Je vois ça tous les jours au taf…la différence avec en gros toutes les autres nations européennes est énorme…

fakbill a écrit:

Quetzalcoatl : Je comprends ce que tu veux dire sauf sur un point : Si tu comprends ce que tu lis alors tu peux me le redire en français non?? Je ne parle pas de le traduire au sens d’une traduction très précise mais « dire la même chose en français » ne devrait pas poser pb si??
Oui, mais étrangement j’ai du mal.

Je joue beaucoup avec des jeux en anglais dont les cartes décrivent les actions, parfois complexes. Quand une nouvelle carte arrive, c’est souvent moi qui traduis et autant j’arrive à en comprendre très vite le sens, autant j’ai du mal à le ressortir en français car, spontanément et même si je sais que c’est « mal », j’ai tendance à traduire sinon mot pour mot, au moins avec la même architecture de phrase. Et là, ça bloque. Après, au bout du 3e ou 4e essai, j’y arrive, mais là où il y a une phrase en anglais, j’en fais 3 ou 4 en français… Il y a des fois où je pourrais (presque) plus facilement expliquer (et non pas résumer) en anglais. Expliquer, pas « disserter »…

Et je ne parle même pas des articles scientifiques en anglais où les étudiants ne comprennent pas certains passages… :unamused:

Le résumer permet de faire la différence entre celui qui a un anglais un peu précis et nuancé (et qui donc va y arriver) et celui qui va devoir faire 20 périphrase pour se faire vaguement comprendre donc c’est un assez bon test je trouve.
Pas moi car s’il y a échec, tu ne sais pas si ça vient de la capacité à résumé ou du manque de précision de la langue.
« résumer » des tas de documents pour en sortir l’idée principale c’est un bon test pour un futur cadre…un bon test si ce n’est pas fait dans des conditions idiotes (genre devoir ressortir les idées dans le même ordre ou je ne sais quelle autre contrainte).
Résumer, oui, communiquer en anglais, oui aussi. Ce que je dis c’est que mélanger les deux compétences perturbe notablement la « mesure ».
En tous cas, ce n’est PAS une légende : les français sont nuls en langues. Je vois ça tous les jours au taf…la différence avec en gros toutes les autres nations européennes est énorme…
Je dois être l’archétype de l’élève scolaire, avec une grande capacité de travail, de mémoire et « d’obéissance », qui a été « détruit » par la méthode d’apprentissage de la langue. J’aurais aimé parler plusieurs langues, mais quand je vois comment on a essayé de me forcer à les apprendre … :unamused:

ok.
Pour la traduction, je suppose que c’est juste un pb d’habitude à prendre

Pas moi car s’il y a échec, tu ne sais pas si ça vient de la capacité à résumé ou du manque de précision de la langue.
Moui mais la capacité à « résumer » (au sens large) est en gros présente chez n’importe quel locuteur qui s’exprime sans sa langue maternelle. On veut juste une reformulation plus courte, ce qui oblige à être précis et riche dans le vocabulaire. Je pense que c’est un très bon test. De toute façon, il faut bien leur faire écrire qqch à ses braves taupins. Si c’était de l’imagination, on dira « ha oui mais certains en ont moins que d’autres »…
Je dois être l’archétype de l’élève scolaire, avec une grande capacité de travail, de mémoire et « d’obéissance », qui a été « détruit » par la méthode d’apprentissage de la langue. J’aurais aimé parler plusieurs langues, mais quand je vois comment on a essayé de me forcer à les apprendre … :unamused:
:frowning: De ce que je vois au boulot, seuls les français s’arrêtent parfois en plein milieu d’une phrase et me demande « comme on dit une tournure de phrase très française ». 90% du temps je réponds (en anglais ou en allemand) avec ce qui me passe par la tête pour dire la même chose. On me répond souvent (et parfois avec un certain agacement) « ha mais non tu sais toi, comment on dit une tournure de phrase très française »…ce à quoi je réponds toujours que je m’en fous :grin: (et je sors une autre version toujours en fonction de l’inspiration du moment). Ce que je dis n’est pas toujours 100% correct en anglais mais j’entends toujours quand j’ai lâché une connerie grammaticale…je l’entends a posteriori…je ne pense jamais en français quand je ne parle pas français. Ca sort comme ça vient (et avec l’habitude ça sort juste très très très très souvent).
C’est une prof d’allemand au collège qui m’a appris ça…et c’est resté. C’est resté à un tel point que le mode de pensée des français qui s’arrêtent en plein milieu pour (se) demander comment on traduit exactement ça me choque (et m’énerve de plus en plus :imp: ).

En prépa, on nous faisait apprendre des listes de vocabulaire, ce qui dans mon cas ne sert à rien de rien. J’ai rigolé il y a eu car Die Welt a fait sa une avec « ankurbeln » qu’on m’avait présenté en prépa comme étant « démarrer une voiture à la manivelle »…un tel WTF :smiley: que je m’en suis rappelé (en fait, ça veut surtout dire « relancer » au sens courant de « relancer l’économie ») (tiens un mauvais dico en ligne propose « faire redémarrer l’économie »…moui…c’est trop proche du sens « historique » du verbe ça…on dit « relancer » chez moi :smiley: )

Quetzalcoatl a écrit:

En tous cas, ce n’est PAS une légende : les français sont nuls en langues. Je vois ça tous les jours au taf…la différence avec en gros toutes les autres nations européennes est énorme…
Je dois être l’archétype de l’élève scolaire, avec une grande capacité de travail, de mémoire et « d’obéissance », qui a été « détruit » par la méthode d’apprentissage de la langue. J’aurais aimé parler plusieurs langues, mais quand je vois comment on a essayé de me forcer à les apprendre … :unamused:
Gros +1 à tous les deux
D’un autre côté, il suffit de parler 5 minutes avec des étrangers d’enseignement des LV pour voir pourquoi. Soyons honnête : j’ai toujours détesté les LVs, sauf à l’ENS où on a enfin eu des cours vraiment fait pour qu’on utilise l’anglais. Et ce n’est pas une question de professeurs (j’en ai eu des très bons avant), c’est une question de manière de faire. Et la différence de progrès est indéniable : j’ai bien plus progressé en un an et demi à l’ENS qu’au lycée et en prépa réuni :unamused:

Mais que faire en prépa avec les moyens qu’on les professeurs de langue ? Soyons honnête, pas grand chose.
xenia a écrit:

oui, les programmes changent (en math et en bio notamment) Autrement dit, un étudiant qui passe le concours une fois et qui 'redouble en 5/2 n’aura pas le même programme…
Oui. Il reste à savoir si la différence de programme est grande ou pas. Dans le premier cas, c’est très embêtant en cas de 5/2. Dans le second, c’est négligeable par rapport aux bénéfices que peut apporter la 5/2. Cette promo aura intérêt à très bien écouter (je veux dire plus que les autres promotions) les conseils de leur professeur en ce qui concerne la 5/2.

heavenhel a écrit:

Mais que faire en prépa avec les moyens qu’on les professeurs de langue ? Soyons honnête, pas grand chose.
Ce n’est pas une question de moyens, pas du tout, c’est une question de pédagogie envoyée d’en haut. L’idée c’est qu’on apprend une langue étrangère comme on apprend sa langue maternelle : sur le tas. C’est totalement faux car, à deux ans, le cerveau est complètement maléable et presqu’entièrement vierge. A 8 ans, on ne peut plus apprendre comme ça on sait déjà quelque chose, on a déjà une « structure mentale » en tête… C’est d’ailleurs une des bases de la pédagogie « On apprend contre les connaissances antérieures. » « L’élève n’est pas un vase vide. » Visiblement les didacticiens français qui étudient les langues étrangère l’ignorent… Et quand ils ne font pas le « on plonge dedans et on apprend sur le tas » ils font carrément l’opposé avec les "300 mots à apprendre chaque semaine. :confused:

C’est le même problème qu’avec l’apprentissage de la lecture via la méthode globale ou syllabique. La 'bonne" méthode c’est un mix des deux.

Petite anecdote : alors qu’en cours de langue, j’avais des profs qui interdisaient de parler français sous prétexte que… les mêmes demandaient des traductions lors des contrôles. :open_mouth: On n’a pas le droit de demander au prof un mot quand on ne comprend pas (mais vraiment pas) et il faudrait ne pas se tromper dans la traduction au contrôle ? :open_mouth: Pour moi c’est totalement contradictoire de refuser une chose durant le temps scolaire et de l’évaluer ensuite. :confused: