Salaires aux USA

Bonjour,
Ayant un diplome d’ingenieur francais, j’ai decide de tenter ma chance aux USA. Cependant ils n’ont pas l’air de croire qu’un diplome d’ingenieur equivaut a un ‹ master of sciences ›
Donc aux entretiens, on me demande toujours: Est-ce que t’as un Bachelor?
Puis tous les entretiens que j’ai eu c’etait pour recruter des profils BS (bachelor) avec un salaire bas.

Ques-ce qu’il faudrait faire pour avoir un bon emploi au USA?
Je compte reprendre les etudes (pour avoir un diplome americain) l’annee prochaine.

Merci

amrani a écrit:

Bonjour,
Ayant un diplome d’ingenieur francais, j’ai decide de tenter ma chance aux USA. Cependant ils n’ont pas l’air de croire qu’un diplome d’ingenieur equivaut a un ‹ master of sciences ›
Donc aux entretiens, on me demande toujours: Est-ce que t’as un Bachelor?
Puis tous les entretiens que j’ai eu c’etait pour recruter des profils BS (bachelor) avec un salaire bas.

Ques-ce qu’il faudrait faire pour avoir un bon emploi au USA?
Je compte reprendre les etudes (pour avoir un diplome americain) l’annee prochaine.

Merci
Le doctorat (ou phd) est très conseillé pour les emplois aux states (comme dans quasiment tous les pays, même en France où il gagne de plus en plus d’importance au sein des entreprises), ou sinon, on peut bien sur faire des études aux states et décrocher l’un de leurs diplômes. Le système « ingénieur français » n’est pas toujours bien compris par les étrangers (et c’est normal), le problème vient du fait que la France comme à son habitude dans le système éducatif fait ses trucs dans un coin sans tenir compte une seule seconde du reste du monde (bien plus important que la france seule).

arreuh a écrit:

Le système « ingénieur français » n’est pas toujours bien compris par les étrangers (et c’est normal), le problème vient du fait que la France comme à son habitude dans le système éducatif fait ses trucs dans un coin sans tenir compte une seule seconde du reste du monde (bien plus important que la france seule).
De nombreux pays ont aussi leurs formations spécifiques, comme la France, mais à l’étranger ils la vendent en s’alignant sur les modèles de Bologne ou anglo-saxon, comme le fait la France. Il faudrait arrêter de pratiquer l’auto-flagellation… Par ailleurs, le diplôme d’ingénieur est reconnu comme conférant le grade de master (et, à titre personnel, c’est marqué noir sur blanc sur les papiers que j’ai reçus de l’X en même temps que mon diplôme). Après, si les gens que tu as en face de toi sont incapables d’accepter qu’il existe des diplômes de master non américains, c’est fort dommage en effet…

Tout à fait d’accord avec V@j. Nos diplômes d’ingénieurs sont tous l’équivalent d’un master, et les américains ont bien du mal avec le concept d’école d’ingénieur généraliste.
Ca se fait en un an de plus que le bachelor au passage.

@amrani:

Un équivalent international du diplôme d’ingénieur est le Master of Science (Engineering), mais en réalité la thèse d’un MSc. est bien plus pointue que ce que l’on fait en France pour obtenir son Master d’école d’ingé. Il y a là un énorme gap entre le système français et le système international.

Après pour avoir un bon emploi aux US, tout dépend du domaine, tu veux évoluer vers quoi?

En complément de tout ce qui a été dit:

  • normalement du devrais avoir un titre d’ingénieur qui précise aussi que tu as un master ; si tu as des exemples connus d’ingé français travaillant dans ton domaine aux US, un bon exemple peut renforcer l’argument ;
  • pour avoir un bon boulot aux US, il faut prouver que tu sais bosser, apporter de la valeur, c’est bien plus que le diplôme ; à toi de voir comment (période d’essai, recommandations, …)
  • cette expérience montre une différence culturelle qu’il faudrait bien rentrer dans l’esprit de nos ingénieurs qui se croient arrivés avec leur diplôme; en particulier, l’ingénieur anglo-saxon est un super technicien, à la différence d’en France.

« l’ingénieur anglo-saxon est un super technicien, à la différence d’en France. »
Oui, surtout au UK. C’est un peu moins vrai aux US…mais bon le coté manager est très important là bas.
Même un ingé expert dira qu’il est responsable du support client ou un truc dans le genre. C’est le plus souvent vrai mais en france le type aura tendance à ne mettre en avant que l’aspect technique de son job.

Ha oui au fait : c’est cool de se confronter au monde quand on a son diplôme :slight_smile:

Je cherchais a trouver un emploi dans l’industriel mais rien. Puis comme j’ai vu qu’il y’a du besoin en informatique, je me suis mis a postuler en postes d’informatiques (developpeurs, etc…).
Est-ce que c’est facile d’etre admis en PhD?

Postuler en informatique en étant compétent dans quoi ?
Les boites que je connais dans le secteur (plutôt le haut du panier (Google, Apple, Facebook, IBM, etc.)) sont très exigeantes sur la réunion des qualités: excellentes compétences techniques (généralistes: oubliez ce rêve) alliées à une une bonne culture scientifique, à une capacité d’analyser et innover.

Pour être admis en PhD, il vaut mieux passer un master, qui peut être court (un an seulement): cela permettra de faire valoir ta valeur de scientifique qui t’ouvrira les portes des labos. Là encore, ce n’est pas ton titre d’ingénieur qui te permet de passer, mais ce que tu vaux. Dans certains endroits, les écoles réputées sont connues. Mais même pour ces cas, j’ai vu nos ingénieurs faire des masters qui ont été simplifiés par des équivalences, mais avec un travail de recherche réel.

On voit des gens ayant un fait une ENS et un M2 devoir repasser des exams pour être pris en PhD dans certaines grandes facs us…ils ont bien raison de ne pas faire confiance aux bouts de papier et de ne juger que selon des critères identiques pour tous les candidats qq le continent d’origine.

Pour ce qui est de google, souvent, « google vient te chercher » au sens de « si tu as contribuer bcp dans le soft libre (histoire que ce soit visible), ils savent exactement ce que tu vaux et ils te proposent qqch ». Dans ce cas, le bout de papier ne joue pas grand rôle. J’ai bien aussi les « questions types » des entretiens google (ce n’est PAS une légende). Ce sont souvent des questions de « bon sens technique » auquelles on peut répondre de N façons…le tout étant de répondre et non de rester sans rien dire :slight_smile:

corderaide a écrit:

Qu’entends-tu par « questions types des entretiens de chez Google » ? Je suis curieux de connaître les légendes en fait ^^
:arrow_right: Quelques exemples ici et là. Ce sont des questions ouvertes où l’intérêt est de voir la réaction du candidat.

Bon à savoir : on en rencontre aussi dans ce genre dans le conseil et parfois en finance de marché. :wink:

lCt a écrit:

[quote=« corderaide »]
Qu’entends-tu par « questions types des entretiens de chez Google » ? Je suis curieux de connaître les légendes en fait ^^
:arrow_right: Quelques exemples ici et là. Ce sont des questions ouvertes où l’intérêt est de voir la réaction du candidat.

Bon à savoir : on en rencontre aussi dans ce genre dans le conseil et parfois en finance de marché. :wink:
[/quote]
C’est tellement easy par rapport à ce qu’on en dit. Des ordres de grandeur et du bon sens..
A part certaines spéciales comme Explain the significance of « dead beef »

easy easy…facile à dire :slight_smile: Là tu n’as vu que les questions « génériques » mais quand on en vient à parler plus spécifiquement du métier, c’est relativement facile de planter qlqn quand tu as 5 ou 6 personnes « joueuses » en face pour lui poser des questions.
La question n’est alors pas de savoir si le candidat va buger mais quand au bout de combien de questions il va le faire.
Si on veut rajouter un niveau de complexité à ce petit jeu, on peut, en plus de la réponse, demander un « niveau de confiance en sa réponse » au candidat (de 1 à 5 par ex). Ca permet de savoir si le type sait quand il commencer à buger.

Ce type d’exercice est très formateur et c’est dommage qu’il ne soit pas pratiqué en école d’ingé.

Merci à Enrico Fermi pour le nombre d’accordeurs de piano… et quelques autres questions « à la Fermi ».

fakbill a écrit:

easy easy…facile à dire :slight_smile: Là tu n’as vu que les questions « génériques » mais quand on en vient à parler plus spécifiquement du métier, c’est relativement facile de planter qlqn quand tu as 5 ou 6 personnes « joueuses » en face pour lui poser des questions.
La question n’est alors pas de savoir si le candidat va buger mais quand au bout de combien de questions il va le faire.
Si on veut rajouter un niveau de complexité à ce petit jeu, on peut, en plus de la réponse, demander un « niveau de confiance en sa réponse » au candidat (de 1 à 5 par ex). Ca permet de savoir si le type sait quand il commencer à buger.

Ce type d’exercice est très formateur et c’est dommage qu’il ne soit pas pratiqué en école d’ingé.
On a déjà fait ce genre de choses :
Par exemple : How many golf balls can fit in a school bus?
Cours de cristallographie + ordre de grandeur sur une balle de golf.
In a country in which people only want boys…
Cours de proba : tu auras deux fois plus de filles
Design an evacuation plan for San Francisco
On a fait un peu le même genre de choses en atelier DPL

Il y en a des plus spéciaux, je suis d’accord. Au passage, la liste des solutions est absente du site :frowning:

la liste des solutions est absente du site
Ben oui, « LA » solution n’a pas d’importance ni de sens dans ces trucs.

Dubblee a écrit:

In a country in which people only want boys…
Cours de proba : tu auras deux fois plus de filles
Je suis pas d’accord. Prend N couples faisant un enfant et négligeons la surnatalité naturelle des garçons (qui compense la surmortalité infantile des garçons).

On aura donc à la première vague de naissance \frac{N}{2} garçons qui « combleront » leurs parents et \frac{N}{2} filles.

La deuxième vague de naissance initiée par \frac{N}{2} couples donnera \frac{N}{4} garçons et \frac{N}{4} filles.

On peut donc dire que

$N_{\text{fille}}$$=$$\frac{N}{2}+\frac{N}{4}+\frac{N}{8}+…$

et

$N_{\text{boy}}$$=$$\frac{N}{2}+\frac{N}{4}+\frac{N}{8}+…$

héhé je vois que cette brave question de proba déclenche toujours les mêmes réactions :slight_smile:
Dubblee : ok tu te défends bien. c’est cool mais ce n’est pas la norme :frowning: par contre…tu es sûr de ta réponse pour l’histoire des naissances là…sur une échelle de 1 à 5 5 étant « absolument super méga sûr tête à couper tout ça » tu te places où?

Obi Wan Kenobi a écrit:

[quote=« Dubblee »]
In a country in which people only want boys…
Cours de proba : tu auras deux fois plus de filles
Je suis pas d’accord. Prend N couples faisant un enfant et négligeons la surnatalité naturelle des garçons (qui compense la surmortalité infantile des garçons).

On aura donc à la première vague de naissance \frac{N}{2} garçons qui « combleront » leurs parents et \frac{N}{2} filles.

La deuxième vague de naissance initiée par \frac{N}{2} couples donnera \frac{N}{4} garçons et \frac{N}{4} filles.

On peut donc dire que

$N_{\text{fille}}$$=$$\frac{N}{2}+\frac{N}{4}+\frac{N}{8}+…$

et

$N_{\text{boy}}$$=$$\frac{N}{2}+\frac{N}{4}+\frac{N}{8}+…$
[/quote]
C’est absurde. Il y aurait autant de filles que de garçons.

Sous la loi des grands nombres:

Première vague: 50% ont un garçon, 50% ont une fille
Deuxième vague: 50% des 50% ayant une fille ont une fille. Donc 25% ont deux filles, 25% ont un garçon.
Troisième vague: 12.5% ont trois filles, 12.5% ont un garçon
Ainsi de suite.

Donc 100% de la population a un garçon, par construction. Mais le nombre de filles et : 0.51+0.252+0.1253… Soit la somme de 1 à l’infini de n2^-n c’est à dire 2, et il y a deux fois plus de filles que de garçons. Ceci sans grand besoin de cours de proba, par contre.

Je trouve aussi que les questions sont pas ouf.

Jean-Porte a écrit:

Donc 100% de la population a un garçon, par construction. Mais le nombre de filles et : 0.51+0.252+0.1253… Soit la somme de 1 à l’infini de n2^-n c’est à dire 2, et il y a deux fois plus de filles que de garçons. Ceci sans grand besoin de cours de proba, par contre.
J’ai l’impression que tu comptes plusieurs fois les mêmes filles en fait. Parce que tu dis que 25% auront deux filles mais ils font aussi partis des 0.5 qui en avaient eu 1.