Ma fille, pendant ses années lycée, s’entrainait environ 10h par semaine sans compter les compétitions le WE (avec le club) ou le mercredi après-midi (avec l’AS).
Elle n’avait pas le statut SHN et aucune chance de devenir professionnelle mais c’était une vraie passion, nécessaire à son équilibre et son épanouissement.
Il y a deux ans, elle avait constitué sa liste de CPGE en faisant attention aux infrastructures sportives à proximité de chaque lycée.
Quand Ginette a accepté son dossier, elle n’a pas hésité une seconde en pensant qu’elle pourrait là-bas garder la possibilité de faire du sport.
Après 18 mois de prépa, ce qui lui coute le plus c’est le rythme soutenu de travail qui l’empêche de faire du sport comme elle le souhaiterait.
En première année, elle arrivait tout de même à faire du sport 3 à 4h par semaine puisque le jeudi après-midi est libéré. Mais c’était du sport pour se vider la tête, pour ne pas exploser. Il n’était plus question de faire des séances d’entrainement dans le but de progresser.
Elle en a souffert physiquement et mentalement, surement dû à la baisse d’hormones (les endorphines en autre).
Elle profitait des vacances pour retourner dans son club, mais voir les autres progresser et elle à la ramasse ne lui remontait pas vraiment le moral.
A Pâques, elle m’a avoué que si elle avait su ce qui l’attendait, elle aurait choisi l’INSA.
Cette année, elle gère mieux ce manque.
D’abord son corps a dû s’habituer.
Ensuite, elle est dans une chambre seule donc même si le jeudi après-midi n’est plus consacré au sport, elle peut aller courir tous les matins si ça lui chante, sans craindre de déranger sa coloc.
Enfin, elle entrevoit le bout du tunnel et espère retrouver une vie « normale » dès l’été prochain.
Pour elle, 5/2 c’est inenvisageable !
Et elle fera le bilan à la fin de la prépa pour savoir si c’était le bon choix vs INSA.
Voilà, ne pas sous-estimer l’impact sur le mental qu’aura la baisse d’activité physique.
Pour finir sur une note positive, je pense que le fait d’avoir fait de la compétition avant d’entrer dans une formation exigeante comme la prépa est un vrai atout. La préparation des concours s’apparente finalement à un marathon !