Règle N°1: capter l’attention 
[ATTENTION: ceci est une pub]
[Oui mais c’est une pub pour quelque chose de gratuit, alors…]
La tentative en question se déroule au sein du Lycée Pépin-le-Bref où Pete Agor est étudiant en classe prépa scientifique. Vous l’aurez compris, il s’agit d’un roman policier qui a pour cadre l’un de ces Grands Lycées Parisiens rempli de majuscules et d’étudiants qui rêvent de coiffer le bicorne tout en se demandant ce qu’on peut bien extraire des Mines de Paris…
**La Tentation de la Pseudo-Réciproque **était à l’origine une farce d’étudiant: un roman policier, donc, mettant en scène mes profs, qui s’échangeait sous le manteau après avoir été imprimé en au moins dix exemplaires en piratant la photocopieuse du secrétariat. J’étais moi-même en prépa scientifique dans un grand lycée parisien, et ma fibre littéraire devait s’en trouver frustrée.
Une dizaine d’années plus tard, je me suis replongée dans cet univers pour faire de la Tentation un « vrai » roman, expurgé de ses « private jokes » et de ses nombreuses fautes d’orthographe. Avec le recul, il a pris aussi la dimension d’un roman d’apprentissage - mon apprentissage dans le milieu pas si connu que ça des prépas aux grandes écoles et des écoles d’ingénieur. Là où sont formés beaucoup de ceux qui comptent dans le monde scientifique, économique, voire politique de notre pays.
Ce roman devrait plaire à :
- ceux qui ont fait ou comptent faire une prépa (il y a même des maths, si si je vous assure!)
- ceux qui n’ont aucune idée de ce qu’est une prépa mais qui aimeraient bien en savoir plus (et on se demande ce qu’ils font sur ce forum…)
- ceux qui ont une bonne imprimante (parce que 330 pages qui défilent sur un écran ça finit par piquer les yeux)
- ceux qui aiment les romans policiers avec des morceaux de complots dedans
- ceux qui aiment les histoires d’amour
- ceux qui ne sont pas allergiques aux poils de chat.
Le livre est téléchargeable gratuitement ici: http://www.lulu.com/product/téléchargement/la-tentation-de-la-pseudo-réciproque/5564565. Je ne sais pas si c’est un lien utile, mais il paraît que ça détend 
Bonne lecture,
Kylie Ravera
Tout avait l’air génial jusqu’aux deux derniers tirets
.
Je vais en lire un peu ceci dit, je doute que les poils de chats m’atteignent à travers un écran !
Kylie Ravera a écrit:
- ceux qui aiment les histoires d’amour
Il y a aussi des filles en prépa 
Et puis il ne faut jamais dire « Fontaine… » 
Est-ce normal que l’évocation d’un certain Niclaus Zarkowsky, mesurant un mètre soixante trois me fasse penser à quelqu’un? 
Altaia a écrit:
Est-ce normal que l’évocation d’un certain Niclaus Zarkowsky, mesurant un mètre soixante trois me fasse penser à quelqu’un? 
Vous trouverez certaines clés du roman ici: http://www.kylieravera.fr. Notamment une « aide de lecture » sur les noms des personnages.
Et puis pour répondre en deux mots, oui, c’est normal 
Kylie
Mais c’est que lire le premier, ça donne envie de lire le suivant… 7 épisodes en tout ? quand est-ce que je vais préparer mon agreg, moi ? 
Kylie Ravera a écrit:
(bon courage, d’ailleurs, un courage que je n’ai pas eu, ayant bifurqué au moment fatidique vers l’industrie).
Ouais, mais bon, en ce qui me concerne je ne me vois pas du tout travailler dans l’industrie… En revanche, l’enseignement me passionne… Alors ce n’est qu’un petit cap à passer, un peu difficile, mais qui me permettra de faire toute ma vie le métier qui me plaît… Ça vaut le coup !
Pour en revenir à tes romans, je vais peut-être attendre un peu de temps avant de lire le deuxième, sinon je ne vais jamais réussir à me remettre au travail, mais je te dirai ce que j’en ai pensé.
Merci pour le commentaire!
Ca fait toujours un peu bizarre d’imaginer qu’une histoire créée en tête à tête avec mon Mac (je parle de mon ordi, hein) trouve un écho en dehors du cercle familial… Plus d’une centaine de téléchargements depuis mon post sur ce forum - un best seller dans le domaine de l’auto-édition! 
Pour ceux qui veulent aller plus loin : A l’X, le bicorne est incontournable.
Ce deuxième tome devrait plaire à:
- ceux qui ont aimé le premier (sinon, évidemment…)
- ceux qui se sont retrouvés par un pluvieux matin d’Avril ou une après-midi ensoleillée de Mai sur la parvis de la Défense - ou à Lognes - ou au Parc Floral de Vincennes - ou à Palaiseau, avec la pensée un brin paniquante: tiens, c’est aujourd’hui que se joue mon avenir…
- ceux qui rêvent de présenter un sujet de TIPE classé « Top Secret »
- ceux qui sont prêts à débourser 2€50 pour un truc qui m’a demandé un an de boulot

Sinon, on y retrouve du mystère, du complot, des garçons, des filles et des poils de chat.
Bonne lecture!
Kylie Ravera
Pour ceux qui veulent aller ENCORE plus loin, voire Carrément à l’OUEST…
Ce troisième tome des aventures de Pete Agor devrait plaire :
- à ceux qui ont lu les 2 premiers (mais puisqu’on vous dit que c’est une série…)
- à ceux qui espèrent qu’il y a une vie après la prépa
- à ceux qui rêvent d’un campus au bord de la mer
- à ceux qui se demandent si on peut vraiment rencontrer Légolas et Aragorn dans un club de jeux de rôles (la réponse est oui)
- aux bretons (ceux qui connaissent la Pointe du Diable en particulier)
Enjoy!
(Et merci à celles et ceux qui m’ont laissé un commentaire sur le site de Lulu!
)
Amicalement,
KR
On retrouve de ces trucs en fouillant dans les archives…
Voilà ce que m’avait à l’époque inspiré ma P’ (devenue PC* l’année suivante) à Fénelon…
"Ode aux physiciens
Ainsi donc commence votre longue histoire
Dans un bruit d’explosion, une ambiance de foire.
Avec le premier atome la physique naissait,
Avec le premier homme le physicien est né.
Mais qui êtes vous donc derrières vos éprouvettes
Un esprit débarqué d’une autre planète ?
Amoureux des étoiles, romantique transi,
Etes-vous tombé dedans quand vous étiez petit ?
Ou bien posant un jour votre regard méprisant
Sur la beauté sublime d’un AOP parfait,
Fûtes-vous parcouru par un long frémissement
Tel qu’une âpre passion peut seule l’expliquer ?
Car vous êtes assurément une étrange personne :
Vous racontez l’histoire de l’arbre et de la pomme
Sans Eve et sans Adam mais un certain Newton.
Quand votre vieux matou se frotte à vos genoux
Vous croyez entendre le chat de Shröedinger,
Au miaulement plaintif, aux yeux pourtant si doux,
Fixés avec stupeur sur un compteur Geiger.
Plutôt que de sonder le cœur de vos semblables,
Le cœur des étoiles vous semble plus solvable.
Et au risque d’y perdre un peu d’humanité,
Vous confiez aux atomes vos rêves d’éternité.
Et si un jour un malpoli vous demande
Pourquoi les bombes explosent, détruisant le monde,
Répondez : « Car E est égal à MC2 »,
Il sera plus savant s’il n’est pas plus heureux.
Et s’il insiste encore et demande, surpris,
Pourquoi dans votre monde Paix avec Haine varie,
Répondez « Because at 5 o’clock, we have tea »
Et que bien sûr P varie avec T aussi.
Aux commandes de vos armes pas de militaire,
Simplement une foi immense dans le progrès.
Il n’y a pas de ciel bleu dans votre univers,
Juste des rayonnements qu’on n’a pas voulu garder.
Et au pied de vos arc-en-ciel pas de trésor,
Mais un bout de verre aux reflets multicolores.
Et si d’aventure la gloire du Nobel
Devait couronner vos longues nuits d’insomnie,
La reconnaissance des hommes suffirait-elle
A vous faire oublier l’ivresse de l’infini ?
Quelle est donc cette angoisse qui étreint votre âme ?
Ce constat d’impuissance qui fait pâlir la flamme ?
La faiblesse de vos moyens vous ferait-elle peur ?
Derrière vos blouses blanches y aurait-il un cœur ?
Un rapide détour par la loi de Boltzmann
Explique derechef votre baisse d’énergie
Par la probable présence d’une peau de banane
Dans les détours torturés de votre fier esprit.
Entré dans la physique comme on entre au couvent
Vous jurez fidélité, vous prêtez serment
Car on ne sacrifie jamais trop à sa foi.
Quand sonne le glas vous comptez les fréquences
De ce cœur en bronze qui résonne sous vos lois.
« Faites-vous donc cela par amour de la science ? »,
Vous demande alors un petit plaisantin.
Le sourire compatissant, le regard serein,
Vous ignorez sa microscopique présence,
Car on est un peu Dieu quand on est Physicien.
Permettez-moi une dernière impertinence,
Votre histoire dans le bruit et la fureur commence
Et il y a fort à craindre qu’ainsi elle ne finisse
Si vous n’osez mêler à votre complice
Ce petit grain de sel, cet atome de folie,
Mêler à la physique un peu de poésie."
Je me souviens avoir commis une « Ode aux Mathématiques » mais va falloir creuser plus profond dans les archives…
A ceux qui se posent la question, oui il y a des boulots qui exigent à la fois des connaissances scientifiques et des capacités rédactionnelles (bon, plus rarement en alexandrins
)
KR
Pas mal, pas mal
Elle est amusante cette poésie !
(Si je peux me permettre une toute petite critique… Tes « alexandrins » sont parfois un peu boîteux
)
Ah oui, je me souviens pourtant à l’époque avoir compté sur mes doigts…
J’ai « rectifié » le E=MC2 qui me paraissait le plus flagrant 
KR
Ah ben voilà, en cherchant un peu, on retrouve 
Note pour les puristes: ce ne sont pas des alexandrins mais des dodécasyllabes libres 
Ode aux mathématiciens
Laissez aux poètes, aux vieux philosophes,
Ces bassesses à vos yeux dénuées de grandeur.
Préférez aux livres, aux vers et aux strophes
Les mystérieuses beautés du Cercle d’Euler.
Votre esprit méprise les âmes aveugles
Insensibles à l’attrait des doux théorèmes.
Votre flamme avouée, vous ne serez plus seul
N et n fois ils diront : « Je vous aime ».
Jamais un plaisir ne sera comparable
Au bonheur intense envahissant votre cœur
Lorsque d’une racine inextricable
La formule surgit dans le tableau d’Hörner.
Pensez Pythagore ! Oubliez Socrate !
Gardez les postulats, jetez les adages,
« Un et un font deux et deux et deux font quatre » :
Affirmez cela et devenez un sage.
Sans euphémisme, vous tuez les litotes
Et dans leur sillage, oxymores et chiasmes.
Armé d’équations et de fières asymptotes
Vous pourfendez les vains disciples d’Erasme.
Des grecs vous ne gardez que les formes des lettres
Combien plus utiles que leurs leçons morales ;
Dédaignez encore l’être et le paraître,
Seules vous intéressent les équations binomiales.
Détournez le regard à la vue d’un quintil,
Evitez les assauts d’irascibles quatrains,
Et peut-être, enfin, serez- vous assez habil
Pour foudroyer d’un trait le vieil alexandrin.
Mais avant de plonger dans la douce folie,
Faites donc un détour par le dictionnaire
Et jetez un coup d’œil au chapitre « Ironie » :
Serait-il trop tard pour vous sauver de l’Enfer ?
Le truc rigolo c’est que j’ai fini par faire option Traitement du signal après avoir intégré (quand j’avais le choix, donc) et que mon premier job a essentiellement consisté à optimiser des algorithmes (j’en ai bouffé, des maths, donc). Le fait est que ça rapporte plus que l’écriture ou la poésie.
Comme quoi, il ne faut vraiment jamais dire « Fontaine… » 
KR
Tiens, j’avais loupé ton dernier message, Kylie Ravera, et du coup ton ode aux mathématiciens… Pas mal, pas mal 
Mais heureusement que l’on peut à la fois aimer les mathématiques et aimer écrire… 
phase dancer a écrit:
[quote=« Kylie Ravera »]
des capacités rédactionnelles
A vrai dire, c’est un de mes plus grands souhaits, voire regrets puisque je n’ai pas cette capacité et dieu sais a quel point j’aimerais l’avoir
d’ailleurs tout conseil est le bienvenu
[/quote]
Des conseils pour développer ses capacités rédactionnelles? C’est toujours aventureux de donner des conseils généraux. Même si je pense qu’il existe des recettes pour « améliorer l’existant », elles sont différentes pour chacun. Si je me rapporte à ma propre expérience, j’ai lu; énormément de grands classiques, c’est la base selon moi pour se familiariser avec une écriture riche. Puis des romans policiers, pour la rigueur et la construction de l’intrigue. Et de la SF/Fantasy, qui m’ont fait découvrir que l’imagination n’avait pas de limite. Ensuite, j’écris… depuis que je sais écrire, en fait. Et je fais des progrès depuis que je me fais lire/relire/critiquer. Mais ça ne sert pas que pour écrire des romans. Il y a beaucoup de postes d’ingénieur qui demandent des « capacités rédactionnelles », même si cela n’apparaît pas au premier abord. Savoir rédiger un cahier des charges clair, répondre à un appel d’offre en mettant en avant les bénéfices de son produit, faire des mails concis, des compte-rendus qui vont droit au but et qu’on peut diffuser dans l’heure parce qu’on ne se prend pas la tête sur la formulation d’une phrase… bon, ce n’est pas du Zola, mais tout cela peut être aussi important, parfois même plus, que de savoir résoudre une équation aux dérivées partielles.
En tout cas, je crois qu’on a tous des « capacités rédactionnelles ». Il faut oser les exercer pour progresser 
KR