article interessant, il y a sans doute un effet de loupe, et des situations similaires existent bien entendu dans les autres GE
Une autre vision du problème : tout n’est pas parfait dans le vivier.
il doit y avoir de sacrés siphonnés qui passent par prépa *.
Statistiquement, pas étonnant qu’il y en ait - ayant le niveau étoilé - qui soit sélectionnés en ENS ou à l’X.
- je parle d’expérience.

(pour ma propre pomme - mon niveau insuffisant a évité une catastrophe aux dites écoles.
)
Le problème ne vient pas nécessairement des ENS, et c’est dommage que l’article n’ait pas un peu plus creusé de ce côté-là. J’ai l’impression que la journaliste ait eu une thèse à soutenir, sans pour autant appuyer autant l’antithèse que la thèse.
Je n’ai jamais été fan de la pseudo-propagande « wé mn ékol c tro bi1 g mm le tishirt mdrrrr » mais force est d’admettre que l’autre extrême n’est pas non plus recommandable.
À force d’avoir un système élitiste, on finit par réunir des personnes qui ont les capacités de faire à peu près tout et n’importe quoi. On ne leur fait pas faire de choix sur l’avenir dont ils veulent, mais sur un certain élitisme. Du coup, on se retrouve avec des gens intelligents, mais qui ne savent pas quoi faire plus tard et dont certains dépriment de l’avenir que les ENS leur délivre.
Il faudrait peut-être remettre l’élève et son avenir au coeur de l’enseignement.
Enfin, il ne faut pas oublier que l’école n’est pas une finalité, mais qu’un passage.
Il faut bien lire les commentaires, remarquer les variations du même chiffre dans l’article… tout cela me laisse dubitatif. Il y a beaucoup de chose à changer dans tous les systèmes éducatifs. mais mettre ces chiffres dramatiques sur le dos de tel ou tel établissement, c’est moche. si on prend des chiffres nationaux voire internationaux, on se rend compte qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’affoler : plus on monte en étude et en « élitisme », plus les taux de dépression et de suicide augmentent. ce n’est pas une constante mais très très souvent vrai. exemple dans nos grandes écoles et formations de médecine, ou des événements et questionnements similaires au MIT (et j’imagine dans d’autres universités américaines), il y a de quoi lire sur internet dans le même style.
j’ai du mal à lire et à prêter une oreille attentive aux articles qui étudient cette situation (et les grandes écoles et universités en général), ça suinte généralement de mépris déterministe : si tu es là, tu as tout ce que tu veux, alors t’as pas de raison de déprimer. impossible d’étudier sérieusement les chiffres à partir de là.
après, essayer de vérifier si l’hypothèse de corrélation que j’ai faite plus tôt est vraie, flemme, chuis pas sociologue ^^
Dommage que ça ne serve qu’à attaquer une énième fois la prépa…
Ce n’est pas forcément le travail ou la pression qui fait déprimer, c’est aussi le fait de ne plus savoir pourquoi on fait des efforts ou si ça vaut le coup. Et je pense que ça frappe pas mal de monde, prépa ou non.
Mais bon on ira pas demander à des journalistes de comparer les taux prépa/autres formations, c’est trop poussé pour un pipologue. Je suis vraiment curieux de connaître la réponse par contre, attaque ou pas.
Au départ un bel effort de « transparence » de l’ENS, à l’arrivé un plumitif crapoteux qui essaie de faire dans le racoleur. J’ai testé aussi ça marche à tous les coups.
Toutes les écoles subissent ça. Certaines dépensent bcp d’énergie à le planquer ( et y arrivent insolamment bien). D’autres font bcp et en parlent peu. C’était le cas de l’ENS. D’autres font le moins possible et en parlent le plus possible. D’autres (surtout commerce mais pas que) ont des stratégies avisées pour que « ca se passe en dehors de leur sphère de responsabilité » … allez hop, retour à la maison, et je m’en ponce pilate (c’est la saison).
Au temps où je tenais des « stats » sur le sujet, on y avait repéré comme causes principales
- des pb d’addiction en tout genre
- des pb d’orientation sexuelle
- des pb de décompression perte de repère entre taupe trop « guidante » et école trop « libérale »
- des pb de terrain prééxistant ( 1°/°° environ)
mais surtout, comme cause n°1, facilement admise dans le cabinet d’un psy mais pas ailleurs … la pression insupportable des parents en mode "pharmacien parce que papa l’était pas, X parce que papa l’a ratée (c’est pire que quand papa l’a eue ..), Top five parce que maintenant que tu es arrivé là, ne nous déçois pas etc ..
Y’as des parents ici hein … gardez votre stress pour vous vous garderez votre gamin plus longtemps
corderaide a écrit:
Lisez les commentaires.
C’est ce que j’ai fait avant de poster justement. J’ai vu plus de commentaires négatifs/en demi-teinte que de commentaires positifs.
corderaide a écrit:
Et amha c’est un symptôme, pas la cause, les ENS.
Je suis assez d’accord, si ce n’est que c’est un set d’écoles qui engendre plus de fanatisme que la moyenne.
corderaide a écrit:
Quand on arrêtera de vendre un système prépa où les admis en A+ seront tous des rockstars qu’on s’arrache à 45k en première embauche
+1
corderaide a écrit:
direct en poste après une thèse
8 ans d’études et pas de boulot mais on t’a autorisé à faire ces études, ggwp
corderaide a écrit:
peut-être que les taux de suicide et de dépression (qui sont bien là) seront différents.
Il faudrait surtout ré-accompagner à l’orientation et mettre ça au centre de l’accompagnement des parcours scolaires, plutôt que de se baser sur un système qui donne plus de place à l’élitisme qu’à l’avenir.
Adolorante a écrit:
ggwp
ne connaissant pas ce sigle GGWP auparavant, j’apprends ici présentement, que cela signifie tout simplement :
Good Game, Well Played.
et non pas :
greenhouse gas warming potential …
![]()
Sur le plan statistique, malheureusement, dans ma promos, il y a déjà eu trop de suicides. Et un grand nombre de dépressions (dont surement beaucoup que j’ignore).
Mais effectivement, le lien de cause à effet n’est pas clair.
Et je ne comprends pas trop pourquoi accuser les profs de ne pas s’occuper personnellement des étudiants, je ne crois pas que l’on puisse attendre ça de l’enseignement à bac+3 et plus (à part en thèse
).
Un truc difficile à vivre je pense, qui est spécifique aux écoles les plus difficiles à avoir: typiquement, avant l’ENS, un normalien est premier de sa classe, il n’est pas un individu quelconque (et souvent les profs lui accordent une attention particulière). En arrivant à l’ENS, ça ne marche plus puisqu’on est entouré de premiers de classes… ça créé des crises identitaires.
Raphaëlle a écrit:
Et je ne comprends pas trop pourquoi accuser les profs de ne pas s’occuper personnellement des étudiants
Parce que c’est le rôle d’un prof ? Il faudrait me le dire si le rôle d’un prof en bac +3 ou plus c’est de bâcler la préparation des cours, j’aurais compris pourquoi je trouvais autant de profs mauvais. Je me suis peut-être habitué à trop bien au lycée.
Raphaëlle a écrit:
Un truc difficile à vivre je pense, qui est spécifique aux écoles les plus difficiles à avoir: typiquement, avant l’ENS, un normalien est premier de sa classe, il n’est pas un individu quelconque (et souvent les profs lui accordent une attention particulière). En arrivant à l’ENS, ça ne marche plus puisqu’on est entouré de premiers de classes... ça créé des crises identitaires.
Y a un haut taux de suicides à H4, LLG, Ginette et compagnie ? Je ne connais pas les taux de suicide là-bas, mais le raisonnement est le même.
Je remarque un peu le même comportement dans ma classe depuis la seconde, ce que décrit Raphaelle vers la fin, (mais dans de moindre mesure )
Car justement ce sont des têtes de classes de plusieurs 3ème qui sont mis dans la même classe de Seconde…Et y en a prennent très mal de « prendre des claques » et de ne pas finir dans les premiers. Le problème c’est que ça crée une ambiance parfois pourrie dans la classe, avec des élèves toujours tendus, obsédés par les notes et le classement , à faire des réclamations à gauche et à droite pour récupérer un bout de point qui ne serait pas comptabilisé par le prof de maths, d’autant plus qu’il y a encore un tri pour le passage en 1ère S1 et pour le passage en Terminale S1.
Perso, j’essaie du mieux que je peux de mettre l’ambiance dans la classe tout simplement parce que dans ma nature, j’ai du mal à être dans une ambiance de stress et pas détendu. Mais bon parfois c’est peine perdue. (Bon là on qu’une dizaine dans la classe et il n’ y a plus de tri donc ça se passe déjà un peu mieux que dans les années précédentes )
Au final, je pense que même si le lycée m’a fait énormément progressé , je préfère quand même l’ambiance insouciante qu’il y avait dans mon collège de branleur ![]()
Par contre, pas de suicide..heureusement.
corderaide a écrit:
Et amha c’est un symptôme, pas la cause, les ENS. Quand on arrêtera de vendre un système prépa où les admis en A+ seront tous des rockstars qu’on s’arrache à 45k en première embauche ou direct en poste après une thèse, peut-être que les taux de suicide et de dépression (qui sont bien là) seront différents.
J’ai envie de te dire « lis l’article »…
Ce qui est décrié c’est justement l’ambiance université avec des profs tout pourris qui s’occupent pas des élèves, pas l’ambiance prépa où l’élève est encadré.
Adolorante a écrit:
[quote=« Raphaëlle »]
Et je ne comprends pas trop pourquoi accuser les profs de ne pas s’occuper personnellement des étudiants
Parce que c’est le rôle d’un prof ? Il faudrait me le dire si le rôle d’un prof en bac +3 ou plus c’est de bâcler la préparation des cours, j’aurais compris pourquoi je trouvais autant de profs mauvais. Je me suis peut-être habitué à trop bien au lycée.
[/quote]
Je ne parle pas de bâcler son cours. Dans l’article, ils me semble qu’il est question de profs qui devraient demander aux élèves comment ils vont. Souvent les profs ont un cours tout à fait correct. Ils le font, et ils s’en vont, du coup ils ne connaissent absolument pas leurs étudiants et cela rend les choses tout à fait impersonnelles. Mais je ne vois pas comment y remédier de façon naturelle.
Les cours bâclés, j’en n’ai pas eu tant que ça, pour moi ce n’est pas le problème. Justes des gens qui ne sont pas toujours très bons pour enseigner.
Adolorante a écrit:[quote=« Raphaëlle »]
Un truc difficile à vivre je pense, qui est spécifique aux écoles les plus difficiles à avoir: typiquement, avant l’ENS, un normalien est premier de sa classe, il n’est pas un individu quelconque (et souvent les profs lui accordent une attention particulière). En arrivant à l’ENS, ça ne marche plus puisqu’on est entouré de premiers de classes... ça créé des crises identitaires.
Y a un haut taux de suicides à H4, LLG, Ginette et compagnie ? Je ne connais pas les taux de suicide là-bas, mais le raisonnement est le même.
[/quote]
corderaide a écrit:
Ouais enfin la crise identitaire « jsuis plus le major chouchou », ça arrive déjà avant : au collège, au lycée, et surtout en prépa. Rien de spécifique, si ce n’est que plus tu prends ta leçon d’humilité tard, plus elle est dure à avaler.
Oui certes. Ce n’est qu’un élément parmi d’autres.
corderaide a écrit:
Tu sais petiot, l’article je l’ai lu 2-3 fois bien avant qu’il ne soit publié ici (j’étais même étonné qu’il ait mis autant de temps à arriver) .
Et je ne blâme pas les prépas en tant que telles mais le système rockstar qu’on nous survend à chaque fois, où un A+ vaut untel salaire, où si tu as untelle école tu vaux nécessairement mieux que si tu avais eu une autre (avec un taux de contraste énorme entre des écoles proches académiquement) (oui je parle de Supélec vs Centrale et des abrutis avec leurs grands cris d’offraie quand la fusion a été lancée). C’est un système qui conforte ceux qui ne sont pas capables de remise en question dans leur suffisance, et qui mènent à la dépression une autre partie des étudiant.e.s ,bref c’est tout naze le culte du diplôme « dû après les concours » + « il existe une hiérarchie entre dipl d’écoles même proches ».
Je passe sur le petiot.
Je peux te dire que je vois une grosse différence de skill entre un Supélectricien et un Centralien. Mais le système rockstar est pas du tout le sujet de l’article…
Ouais j’avoue il a mis longtemps à arriver l’article c’est plus ce que c’était ce forum.
lsjduejd a écrit:
Je peux te dire que je vois une grosse différence de skill entre un Supélectricien et un Centralien. Mais le système rockstar est pas du tout le sujet de l’article…
Ben détrompe toi ça s’estompe vite les différences. Ok les X sont généralement bien meilleurs que moi dans mon DD (en maths sachant que j’en faisais quasiment pas en école) mais ça m’empêche d’avoir un niveau très proche du leur, et je fais mieux que des ensta ou télécom alors que je suis un pauvre gadz.
Franchement, il y a rien de flagrant comme différence
lsjduejd a écrit:
Je peux te dire que je vois une grosse différence de skill entre un Supélectricien et un Centralien.
Mdr le mec qui n’a peur de rien.
J’irais même plus loin : j’ai eu l’occasion de travailler tant avec des X/ENSAE qu’avec des gens venant de masters pro, et ce ne sont pas nécessairement les X/ENSAE qui ont les meilleures idées, qui travaillent le mieux.
En revanche, ils ont des capacités d’adaptation qui me semblent supérieures, ce qui fait qu’ils resteront moins longtemps dans des postes assez techniques, faut-il encore avoir envie de faire du non-technique. (Et surtout, en termes de salaire ça n’a rien à voir…
)
lucascab a écrit:
[quote=« lsjduejd »]
Je peux te dire que je vois une grosse différence de skill entre un Supélectricien et un Centralien. Mais le système rockstar est pas du tout le sujet de l’article…
Ben détrompe toi ça s’estompe vite les différences. Ok les X sont généralement bien meilleurs que moi dans mon DD (en maths sachant que j’en faisais quasiment pas en école) mais ça m’empêche d’avoir un niveau très proche du leur, et je fais mieux que des ensta ou télécom alors que je suis un pauvre gadz.
Franchement, il y a rien de flagrant comme différence
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Et encore, ce sont les mauvais X qui vont à polytech montreal ![]()
Peut-être mais ce sont des X quand même, ils devraient pulvériser n’importe quel mec d’une autre école en théorie. Ben c’est loin d’être le cas. Je vois des ENSICA torcher des X en maths info par exemple.
Alors après je sais pas si c’était une vanne ou pas, mais je crois pas qu’ils soient spécialement mauvais parmi les X. Ceux que je connais sont plutôt rentrés bien classés au concours et viennent de LLG ou ginette majoritairement