Oui je suis sérieux et merci à Askenian d’avoir corroboré. Les suicides sont assez courants, et quand je dis souvent, j’entends bien sûr que 1 tous les 3 ans c’est déjà souvent…
Si quelqu’un dit non, il ne participa pas aux activités de promo, que ce soit l’usinage ou les trucs (beaucoup) plus cools. Si les gens de sa promo sont pas trop cons et que lui non plus, il aura des amis et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Pour en revenir sur a cuillère, ça m’étonnerait que les victimes aient eu le temps de le voir venir. A Bordeaux (qui est très soft niveau usinage je le rappelle), ça arrivait qu’il y ait des petites rébellions, souvent justifiées, et les anciens étaient assez compréhensifs et conscients qu’ils tangentaient les limites de sensibilité de certains 1A. Encore une fois, je me prononce pas pour les autres centres.
Attention en associant les mots bizutage et ENSAM. A l’ENSAM c’est tout sauf du bizutage. Ok le coup des cuillères plaide contre, mais on a rien à voir avec les vrais bizutage d’écoles de commerce et autres universités (voire écoles d’ingé).
Tu n’es pas vraiment exclu du réseau, mais c’est sûr que tu te différencies en ne participant pas à l’usinage. Néanmoins, ça doit pas être bien compliqué de trouver un annuaire et donc d’avoir accès au réseau (donc je vais plutôt à l’encontre de ce que dit C.A.P.T.P. Et les professionnels que tu appelleras n’iront pas vérifier si ton nom est en italique dans l’annuaire. (je crois mais c’est peut-être une légende, que les gens n’ayant pas participé à l’usinage avaient leur nom écrit en italique dans l’annuaire. Piroud confirmera ou infirmera).
c’est plus complique pour adherer a la societe des ingenieurs Arts et Metiers (en tant que gadz, c’est quasi-automatique pour adherer en sortie d’ecole, alors que pour un non-gadz, il faut 2 parrains membres de la societe + la demande passe devant une commission) mais
rien n’interdit d’etre pote avec des gadz (ils passent quand meme 3 ans ensemble) et donc de garder le contact avec la communaute
l’annuaire papier est dans toute les bibliotheques des centres donc pas tres complique pour un eleve de prendre les noms et adresse de contacts pour un stage par exemple
les noms en italique ans l’annuaire papier sont ceux des anciens eleves qui ne sont pas membres de la societe des ingenieurs A&M. impossible de distinguer ceux qui sont HU/HP de ceux qui ont demissionne ou pas paye la cotisation sur plusieurs annees (de loin les plus nombreux)
A ma connaissance, tu es libre de refuser une activité si celle-ci ne te convient pas, sans pour autant être mis à l’écart définitivement.
Pour ne pas être Gadz’arts, il faut vraiment avoir montré un refus de participer à la période de transmission des valeurs sur toute sa longueur.
Et tout est fait dans le respect des 1A, malheureusement il arrive qu’il y ait quelques « accidents », et clairement cette histoire de cuillère chauffée « à blanc » était vraiment une connerie.
Comme expliqué, normalement, cet « effet de brûlure » se fait avec un glaçon, que l’on met tout simplement au contact direct de la peau, ce qui donne un effet surprise, mais ne dure qu’une seconde et ne laisse aucune trace.
Bien évidement le « tatoué » ne voit pas ce qu’on lui met vraiment sur le haut de la fesse…le but est quand même de lui faire croire qu’on lui a vraiment tatoué au « fer blanc » son « numéro »
Je pense que celui qui a eu cette « ideé » de remplacer les glaçons par une cuillère chauffée, ne s’attendait clairement pas à ce que ça donne l’effet obtenu, je dirais qu’il(s) n’a(ont) pas eu conscience de la décision qu’il(s) prenai(en)t.
Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne devrait pas y avoir sanction.
Ce sont quand même des futurs ingénieurs…donc ne pas savoir ce que ça donne , je n’y crois pas vraiment..( sauf dans un état de fort alcoolémie peut être )
Ils s’imaginaient peut être que ça ne serait que « légèrement douloureux ». Enfin on est d’accord, ils ne sont pas finis…
Même chez les futurs ingénieurs, il y a des crétins finis.
Faut pas se voiler la face non plus, dans quasiment chaque promotion, il y aura un (petit, souvent) groupe d’agitateurs un peu décérébrés qui croient jouer les mâles virils (désolée, c’est souvent des garçons) en appuyant leur semblant de pouvoir sur les bizuths. Souvent ça s’arrête à des « cul sec bizuth ! » et à des rires gras, et il n’est pas bien difficile d’éviter leurs jeux, ou de ne s’y mêler que lorsqu’ils nous conviennent.
Je pense que dans toutes les écoles, et à des degrés divers, il y a chaque année des gens qui ont des idées de « petit jeu con » (comme on appelle ça quand on est animateur de colo ). Les responsables doivent en être sanctionnés s’il y a débordement.
Mais on ne peut pas rapporter toutes les traditions d’intégration, et d’usinage (l’intégration de l’ENSAM étant clairement le plus médiatisé) à ces débordements.
(à la fin de mes études, j’ai vu des vidéos de l’usinage de Bordeaux de l’année précédente… Ca donnait plus envie d’y être que d’envoyer les 2A en taule… Ensuite c’était des images choisies, blablabla. Celle qui me les avaient montrées m’avait dit la même chose qu’ici : à savoir que refuser de participer à certaines activités ne suffisait pas pour être déclaré « hors usinage ».)
Ensuite, la réputation de l’école n’est plus à faire : si l’on est foncièrement contre les valeurs que cherchent à développer et mettre en avant l’usinage, on est tout à fait libre de ne pas candidater à l’école.
Pour ceux qui demandent si on est mis à l’écart : probablement pas, mais comme dans toutes les écoles beaucoup de liens et d’amitiés se forment pendant les premiers moments, et ça peut devenir plus difficile de rentrer dans des cercles déjà formés.
Bref tous les types de personnalité ne conviennent pas pour se faire un réseau en école. Donc si ça n’est pas naturel, il faut penser à faire un effort après usinage/semaines d’inté/etc si ça nous intéresse.
Ramené à une école comme Centrale ou l’X (~1 500 élèves), environ 0.22 par an. Des rumeurs tournent assez régulièrement sur l’idée « d’un suicide par an » dans ce genre d’école (quelque soit la raison). Même si ce n’est pas une stat rigoureuse, je pense qu’on reste quand même légèrement au dessus du taux national.
Ces derniers temps on est largement au dessus, mais les évènements récents ont pu favoriser les sentiments d’exclusion/dépression.
Malgré tout, c’est une question qui n’est que très peu abordée. (Forcément, ça fait tâche..) Mais oui, l’environnement en école regroupe quand même certains facteurs propices à la dépression, voire à des comportements nocifs pour soi (isolement, absence de reconnaissance à la fois sociale et professionnelle - du moins au sein de l’école -, manque de sommeil, manque de perspectives, consommations d’alcool et de drogues à de fortes doses..).
A Centrale par exemple, plus de 10% de ma promo consultait la psychologue chaque semaine (du moins sur une relativement longue période) et la moitié y était déjà allée au moins une fois.
C’est surtout ça qui m’embête un peu. Je trouve que la direction (direction au sens large) fait souvent preuve d’un laxisme ahurissant vis-à-vis de ce genre de comportements (ou plus globalement de toutes les brimades que l’on peut trouver en école). Le laïus « ils sont jeunes, ils s’amusent, allez.. vilains garnements, faites attention la prochaine fois ! », moi je ne le digère pas.. Je sais que c’est souvent le cas, surtout parce que les membres incriminés sont régulièrement membres du BDE ( ) ou de l’association gérant les logements ( x2), mais tout de même. A mes yeux, pas de pitié : exclusion de l’association / pénalité financière ( ) / pénalité scolaire / travaux d’intérêt général au sein de l’école (ben oui, le nettoyage, par exemple.. ).. Ce ne sont pas les idées qui manquent.
Je ne vois pas pourquoi ce qui ne serait pas accepté dans un bar, ou dans une soirée « à la maison » devrait l’être dans le cadre d’une école. Mais peut-être que je suis un vieux con..
J’ai l’impression que tu donnes un taux sur la même tranche d’âge ? Je n’en suis pas sûre (je n’ai pas regardé en détail ta source).
Malgré tout, c’est une question qui n’est que très peu abordée. (Forcément, ça fait tâche..) Mais oui, l’environnement en école regroupe quand même certains facteurs propices à la dépression, voire à des comportements nocifs pour soi (isolement, absence de reconnaissance à la fois sociale et professionnelle - du moins au sein de l’école -, manque de sommeil, manque de perspectives, consommations d’alcool et de drogues à de fortes doses..).
A Centrale par exemple, plus de 10% de ma promo consultait la psychologue chaque semaine (du moins sur une relativement longue période) et la moitié y était déjà allée au moins une fois.
Je vais faire plus court que je ne voudrais par volonté de ne pas vous assommer d’un roman.
On parle d’une tranche d’âge pleine de changements « dans notre époque » et pour des personnes qui font bac+5 (= si tu commences à travailler à 18 ans, tu ne vis pas forcément de grand changement à 22 ans, tu l’as déjà vécu avant !). La sortie de la prépa (la majorité des élèves des écoles dont nous parlons venant de prépa) provoque mécaniquement, et sans mauvais jeu de mot, une dé-pression : on sort d’une période où l’on était sous pression quasiment constante sur une très longue durée, mais où l’on était aussi très entouré et suivi de près (j’ai l’image des profs de prépas comme une canne et ses canetons ). On s’était « habitué » à cette situation très pressurisée et on se retrouve soudainement dans le vide, et déraciné (la majorité des gens vont en prépa pas trop loin de leurs parents, et s’éloignent déjà bien plus pour l’école).
Ce type de situation déstabilisante cristallise puis laisse s’effondrer tout ce qui est « retenu » par des digues mentales le reste du temps. En soi je ne suis pas étonnée que de nombreux troublent se révèlent suite à un grand changement de vie, mais la corrélation ne fait pas la cause. Le passage en école fait partie des facteurs de la déroute, mais n’en est pas forcément la cause (principale en tout cas).
Voir un psychologue toutes les semaines n’a en soi rien de choquant lorsque l’on subit ce type de changement, et quelle que soit la thérapie et les méthodes utilisées, la régularité fait le résultat : beaucoup d’entre nous auraient besoin de suivre une thérapie, même courte, à un moment de leur vie.
La thérapie ne soigne pas le « passage en école », elle intervient à un moment où la personne a du temps à lui consacrer : si elle allait mal en prépa, elle n’avait probablement même pas le temps d’y penser.
NB : je ne fais surtout pas de corrélation entre « besoin de thérapie » et « bizutage » par contre.
C’est surtout ça qui m’embête un peu. Je trouve que la direction (direction au sens large) fait souvent preuve d’un laxisme ahurissant vis-à-vis de ce genre de comportements (ou plus globalement de toutes les brimades que l’on peut trouver en école). Le laïus « ils sont jeunes, ils s’amusent, allez.. vilains garnements, faites attention la prochaine fois ! », moi je ne le digère pas.. Je sais que c’est souvent le cas, surtout parce que les membres incriminés sont régulièrement membres du BDE ( ) ou de l’association gérant les logements ( x2), mais tout de même. A mes yeux, pas de pitié : exclusion de l’association / pénalité financière ( ) / pénalité scolaire / travaux d’intérêt général au sein de l’école (ben oui, le nettoyage, par exemple.. ).. Ce ne sont pas les idées qui manquent.
Je ne vois pas pourquoi ce qui ne serait pas accepté dans un bar, ou dans une soirée « à la maison » devrait l’être dans le cadre d’une école. Mais peut-être que je suis un vieux con..
Et bah pour moi ce n’est pas à la direction de l’école (mais tu utilises un sens large !) d’avoir les premiers gestes. L’école n’a pas à faire justice elle-même. Ni une association quelconque.
C’est à la justice de faire le boulot : que l’on parle d’agression, de harcèlement moral ou d’autre chose, aucune atteinte à la personne ne devrait se régler « en privé ».
Il est du devoir de l’école d’aider la victime à déposer plainte et de la protéger si elle en prend connaissance, mais il n’est pas du premier ressort de l’école de sanctionner les présumés coupables (présomption d’innocence…). Il est aussi de son devoir de ne pas cacher de faits, et d’ouvrir ses portes à l’enquête.
La justice désigne les coupables, qui sont sanctionnés par la loi française.
Je ne cite pas, mais en gros je suis d’accord avec à peu près tout ce que tu dis.
Mes stats sont chez les 15-24 ans, c’est donc plus large que « uniquement l’école » mais bon, j’ai pas trouvé mieux.
Après, bien sûr que l’école n’est pas LA responsable de ces choses là, c’est un facteur parmi d’autres évidemment. (D’ailleurs, sur les cas de suicide que j’ai cité (5, 2 à l’X, 3 à ECP), sans connaître TRES précisément les raisons, je n’en vois qu’un de lié complètement à l’ambiance en école). En revanche, pour revenir un peu sur le sujet, je pense qu’un contrôle plus important des pratiques effectuées dans ces semaines d’intégration, ces WEI etc, est important (c’est de toute manière un sujet d’actualité).
La sortie de prépa s’accompagne effectivement d’une dépressurisation assez forte, tant physique que mentale. Passer du « tout est contrôlé » à « plus rien n’est contrôlé » peut-être totalement déstabilisant pour beaucoup d’étudiants. Et on retrouve - je pense - des comportements assez primaires : pour se donner une place d’importance dans le groupe, on va « s’attaquer » à plus faible. Force est de constater que l’on retrouve absolument tous les profils psychologiques en sortie d’école, notamment des étudiants timides, peu enclins à se sociabiliser (assez classique en prépa.. ). Si le premier contact avec l’école et la vie associative est une pratique douloureuse, voire humiliante - en public - je ne suis pas sûr que la scolarité démarre sous les meilleures auspices.
Bon, une nouvelle fois, je caricature évidemment. Un glaçon sur le popotin, c’est pas non plus la mort, mais l’expérience peut être mal vécue et là il faut des structures à l’écoute des élèves. C’est déjà souvent le cas, fort heureusement.
En revanche, sur des cas un peu plus extrêmes que l’on a pu voir sortir dans la presse (notamment tout ce qui touche à se faire asperger d’un liquide quelconque.. ), je ne pense pas que la sanction puisse venir de la justice. En soi, avancer seulement un préjudice moral, c’est un peu léger.. C’est pour ça que je pense que l’école devrait peut-être accompagner un peu plus (les amphis pour nous dire de pas picoler, c’est bien, mais quand même les profs viennent se murger avec toi.. ). C’est surtout tout ce qui est comportements à risque (boire X litres de certains breuvages cul sec par exemple) qui devraient être nettement plus surveillés.
Enfin, de manière générale on est plutôt bien lotis en école d’ingé. Quand on compare à ce qui se fait ailleurs, ça reste bon enfant. Mais pourvu que ça dure !
NB : Je suis un peu rassuré pour les Arts. Le côté « soit tu t’intègres de force à la vie associative, soit on te pénalise pour ta vie professionnelle », je trouvais ça clairement abusé.
tiens, pour une fois, je ne pas completement d’accord avec LaMouette.
l’ecole et sa direction a bien un devoir de sanction quand les faits sont contraires au reglement interieur.
d’ailleurs, dans le passe, la direction des Arts a use et abuse des sanctions possibles sur les responsables des usinages pour tenter d’influer sur ceux-ci (avec entre autre des « sanctions non-officielles », le pourcentage de sacque parmi les responsables des usinages etant tres largement superieur a la moyenne)
dans le cas de ce qui s’est passe a Angers cette annee, il semble qu’un conseil de discipline ait ete convoque donc si il y a matiere a sanction, elles seront prises.
et bien entendu, qu’il y ait sanction ou pas par l’ecole ne presage en rien sur les suites judiciaire
+1 et +1 avec La Mouette ( dont j’ai lu tout le pavé deux fois avec grand intérêt) et avec Askenian.
Pour Piroud, un peu sceptique sur la dureté perçue.
Les faits dont on parle sont des faits délictueux graves. (je ne fais pas de catastrophisme, juste une lecture de la loi).
Les directions (largo sensu) d’écoles sont dans leur rôle quand elles font de la prévention.
Elles ne le sont plus quand elles essaient de faire de la répression.
ce n’est pas leur job
elles sont sur le sujet soit excessives, soit laxistes, mais pas justes, et encore moins indépendantes, c’est un métier
pour toutes les « publiques », elles sont elles-même en infraction
si elles ne dénoncent pas ( Art 40 cpp)
si elles appliquent des sanctions privées à la place
De plus, elles déforment la perception de la gravité de la chose, empêchent la prévention de la récidive grave, etc ..
Elles peuvent éventuellement, après la sanction judiciaire, y associer une sanction « interne » .. mais pas l’inverse.
Autrement dit, elles sont un peu dans la situation de qqn qui détient un dépôt de poudre, et qui, quand il voit des feux prendre ça et là, court à droite et à gauche pour pisser sur les départs de feus, en disant . bah .. non .. pas les pompiers, avec leur pinpon, font trop de bruit ..
la suite on la connait, c’est pas pinpon c’ets boum
Tout récemment, une séance de bizutage grec a mal tourné à la FSU. Les étudiants mis en cause ont mis 11 minutes à se concerter pour savoir s’il fallait appeler la police…
Student dies at Florida State University, Greek life suspended
Florida fraternity engaged in ‹ conspiracy › in student’s death (BBC, 21 December 2017)
Je n’ai pas tout lu mais je pense que cette image de l’usinage aux Arts est un peu vieillotte et bien qu’il reste des traditions, ça semble être assez soft.. les intégrés ne sont pas traumatisés de ce que j’ai pu en voir