Usinage

Notons que "

Si le rituel « illusion de tatouage » n’est pas assimilé à du bizutage par les membres de l’Ensam,…"


ANGERS Seize étudiants brûlés lors d'un rituel d'intégration
L'Ecole nationale supérieure d’arts et métiers à Angers. Capture d'écran Google Maps
L'Ecole nationale supérieure d’arts et métiers à Angers. Capture d'écran Google Maps

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Seize étudiants de première année ont été brûlés à la cuillère lors d'un rituel d'intégration en octobre à l'Ecole nationale supérieure d’Arts et métiers (Ensam) d'Angers. Une commission disciplinaire est convoquée pour le 10 janvier.

Un rituel d'intégration, dans la prestigieuse Ecole nationale supérieure d’Arts et métiers (Ensam) à Angers, a semble-t-il mal tourné en octobre. Seize étudiants ont été brûlés à l'aide de manches de cuillères chauffées, rapporte Le Monde ce mardi.
Un rituel "'illusion de tatouage"

Selon les étudiants, l'un des mythes de l'école veut que chacun d'entre eux ait le numéro de sa "famille" étudiante gravé sur la fesse. Les arrivants en première année sont donc soumis à un rituel appelé "illusion de tatouage" : normalement, ils ne sont pas brûlés, mais on leur passe un glaçon sur le corps.

Malheureusement, lors d'une soirée organisée sur le campus de l'école à Angers, les étudiants n'avaient pas de glaçon, et ont cru bon de réaliser la même action avec des manches de cuillères chauffées, selon les explications du directeur général de l’Ensam.
Brûlures superficielles ou non ?

Aucune plainte n'a été déposée par les étudiants ni par leur famille. Selon Jean Quessada, directeur de l’Ensam Angers depuis septembre 2015, les brûlures causées étaient superficielles et n'ont entraîné ni hospitalisation ni interruption temporaire de travail (ITT). Mais les photos de ces blessures, qui circulent dans l'école et que Le Monde a consulté, laissent voir des brûlures plus importantes.

Si le directeur de l'école assure que les étudiants de deuxième année sont venus le lendemain lui expliquer le problème, la "période de transmission des valeurs" a cependant été temporairement suspendue dans tous les sites des Arts et métiers.
Pas (encore) de sanction

Le directeur général de l’Ensam a envoyé un adjoint dans l'école d'Angers le lendemain des faits, et a contacté "le conseiller vie étudiante auprès de la ministre, qui a lui-même contacté le recteur de l’académie de Nantes". Il a également prévenu le conseil régional et le maire d'Angers.

Depuis, "aucune décision ni sanction n'ont été prises" note Le Monde. Le directeur a rencontré mi-décembre l’inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR), mais l'enquête avance lentement.

Une commission disciplinaire est convoquée pour le 10 janvier, indique par ailleurs le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, qui déclare "condamner" ce genre de pratiques.
Une culture du secret

Si le rituel "illusion de tatouage" n'est pas assimilé à du bizutage par les membres de l'Ensam, l'école s'est retrouvée plusieurs fois par le passé sous les feux des projecteurs pour des incidents concernant ses étudiants (dont l'un mortel).

Les "gadz’arts" (surnom donné aux étudiants) ne doivent piper mot du rituel s'ils veulent être cooptés par leurs aînés, ce qui encourage les témoins de ces scènes à se taire.
Publié le 19/12/2017 à 14:46 |Mis à jour il y a environ 1 heures | Vu 7491


Du coup, j’ai presque été déçue, en lisant « brûlés » je m’attendais à un bûcher de type Jeanne d’Arc..

J’ai peut être un esprit bizarre. Mais, pour le coup, ça aurait été festif. :flushed:

Que vont dire les médias lorsqu’ils apprendront l’existence des séances de cannibalisme pendant l’usinage ? :astonished:



Sinon, dans le genre glauque, il y a aussi l’histoire de la pipe pour le BDE de l’EDHEC. :grin:

Moi ce que je note c’est que c’est une prestigieuse école !



Sinon on tape sur l’ENSAM mais des morts dans les grandes écoles il y en a assez souvent. Je dis peut-être de la merde mais je crois qu’aux Mines Pa il y en a eu un plus récemment qu’à l’ENSAM. Et ça m’étonnerait qu’aux Arts ça ait eu lieu dans le cadre de l’usinage… Donc c’est fou comme un journaliste peut se raccrocher aux branches. Il passe de « cuillère chauffée » (qui est une immense connerie pour laquelle les malfaiteurs devrait être virés) à « des incidents mortels » sans transition…



Le Monde écrit vraiment un paquet de conneries sur leur tête de turc préférée. Après je maintiens que les conneries qui sont faites doivent être assumées et jugées en conséquence. Et je pleurerai pas la perte d’un « frère » qui a fait valoir sa connerie sur des jeunes gens qui avaient pas demandé à être brûlé

Et les journaleux qui sont allés chercher une photo d’illustration des… Arts et Métiers… :grin:

<LINK_TEXT text=« http://www.20minutes.fr/faits_divers/21 … s-bizutage »>Angers: Seize étudiants brûlés et tatoués lors d'un bizutage</LINK_TEXT>

Pas bien malin de la part des fautifs. Mais on sent que les journalistes sont secs depuis la mort de Johnny…La bien-pensance est omniprésente au Monde.

L’auteur du méfait avait fait un topic sur un autre forum, je pensais pas que les médias ébruiteraient l’affaire :slight_smile:


Euh t’es sérieux là? Les décès restent rares à ma connaissance (dans mon école le dernier remonte à pas mal d’années, et encore c’était un accident de la route en dehors du campus).

Pour l’ENSAM, le caractère « confidentiel » de l’usinage contribue à alimenter les fantasmes.

En général, c’est souvent un par promo côté X/ECP, en tout cas quand j’y étais (3 à ECP, 2 à l’X sur mes deux années).



Évidemment, ça fait mauvaise pub de dire que des élèves se suicident sur le campus.. :roll_eyes:

Notre société est effectivement devenue une société de gros fragiles.

Tiens, à ce sujet d’ailleurs.



Est-ce qu’un élève des Arts pourrait me dire ce qu’il se passe si un jeune intégré dit « non » ?



J’ai tjs du mal à comprendre comment on peut accepter ce genre de bizutage.. Perso, je vois quelqu’un chauffer à blanc une cuillère pour me la coller sur le derche, je me tire. Tant pis si je ne suis pas « in ».. :roll_eyes:

Peut-être que, malheureusement, des taupins intègrent les Arts seulement pour être « in » et profiter du réseau

Et tu es « exclu » du réseau si tu ne te plies pas au bizutage ?



Perso, je ne suis pas allé au WEI de Centrale, et pourtant j’ai quand même l’annuaire des Centraliens, et je ne me fais pas cracher dessus si j’écris à un ancien sur lk.. :flushed:

Un de mes oncles n’a pas fait l’usinage, il se porte bien. :grin:

Aux Arts il y a des cours (c’est ce qu’on m’a dit :grin: ) et les élèves développent des compétences, gadzarts ou non. Donc même un non-gadzart peut trouver un travail et grimper les échelons, sans se faire coopter par les anciens du réseau :slight_smile:

Oui mais ce que je demande c’est que, pour avoir accès à ce réseau, il faut nécessairement en passer par « l’usinage » ?

A Centrale, c’est 70€ je crois pour l’annuaire, c’est différent.. :grin:

Je pensais avoir répondu, finalement je crois que mon commentaire est invisible. :roll_eyes:

Oui, c’est nécessaire.

Non. Je le répète, j’ai un oncle qui n’a pas fait l’usinage, il a accès au réseau. T’es pas fiché S quand tu ne fais pas l’usinage, ça change juste les rapports avec certains de ta promo pendant les études, mais c’est tout. Par contre, j’sais pas si ça passe aussi bien à Cluny (il y a vraiment une différence entre les centres à ce niveau).


rien au niveau professionnel ou scolaire. Mais acces difficile a l’association des anciens et ca peut etre difficile a vivre pendant les 3 annees de scolarite (vu que 95 a 99% des eleves feront des activites auxquelles les eleves non integres dans une promotion n’ont pas acces)


c’est bien le probleme: il est difficile de comprendre la PTV (qui n’est pas un bizutage) quand on ne la pas vecue. ce qui s’est passe a Angers n’est pas acceptable et doit etre sanctionne, et ne correspond pas aux usages de la PTV (ou une des regles est de garantir l’integrite des eleves). Mais je doute que les cuilleres aient ete chauffe a blanc (vu les articles de presse)