Comme certains ont la flemme d’utiliser la fonction recherche et au vu de nombreuses questions, je remets ici l’explication des certains termes utilisés aux concours.
Pour les écoles ingénieurs et de commerce, il y a les admissibles, classés, appelés et intégrés.
Admissible : candidats ayant passé le 1er stade du concours (les épreuves écrites) et autorisés à passer à la seconde étape du concours (les épreuves orales en général). Les non-admissibles ne peuvent plus espérer intégrer l’école en question.
**Classé : **candidats susceptibles d’être appelés pour intégrer l’école en question. Les classés regroupent les admis sur liste principale (ceux qui sont sûrs d’être appelés) et les admis sur liste complémentaire (susceptibles d’être appelés en cas de démission d’un candidat mieux classé). Les non classés ne peuvent plus espérer intégrer l’école en question.
Appelé : candidat dont l’école en question a proposé l’intégration. S’il accepte, il intégrera l’école en question et on le déclare intégré. S’il refuse, c’est une démission.
UP ! (Sorry
Bonsoir, il y a quelque chose que je ne comprends pas. J’explique:
Prenons l’exemple de ces stats pour une école →
nombre d’inscrits: 1000
nombre d’admissibles: 500
nombre de classés: 300
nombre d’éleves appelés: 250
nombre d’éleves entrés: 150
nombre de places réservées: 200
Ce que je ne comprends pas:
-Est-ce que tous les « appelés » auraient pu integrer cette école ???
-Aurait-il pu y avoir 250 entrés pour seulement 200 places ?
-Quand nous sommes appelés, y a-t’il des chances que nous n’integrions pas si des personnes mieux classées accèptent ?
-Est-ce que la liste principale comporte normalement le même nombre d’éleves que le nombre de places réservées ?
Je vous remercie d’avance de m’éclaircir un peu les idées.
Bonjour,
Effectivement cela peut paraître surprenant. Étant donné qu’il s’agit d’une école qui n’arrive pas à attirer assez de candidats pour remplir ses places (150 contre 200), ils ne prennent pas trop de risques à appeler plus de personnes qu’ils n’ont de places. J’avoue avoir un avis réservé sur ces pratiques de surbooking, ils auraient l’air malins si les 250 décidaient effectivement de venir… En effet, appelé = aucune chance de ne pas intégrer si tu le souhaites.
Quant à la taille de la liste principale, elle n’est pas toujours strictement égale au nombre de places réservées, ne serait-ce que dans les cas où l’école décide de ne pas recruter autant de monde que prévu faute d’un niveau suffisant ! Mais dans la plupart des cas, c’est la même chose. Toutefois, le concept même de liste principale n’est pas très pertinent en dehors de quelques écoles, la plupart recrutant essentiellement loin (voir très loin) sur liste complémentaire.
Ce surbooking apparent n’a rien de scandaleux et ne se pratique pas que dans des écoles peu cotées.
Il est notamment le pendant de la tendance à répondre « »« oui mais »" de gens qui attendent une école meilleure faute de quoi ils feront 5/2 mais ne répondent pas « non mais ». Il y a quelques fils ici où les « trusteurs de places perdues » s’expliquant sur leurs motivations, sans doute parfois noble et parfois aussi genre « pour t’emm.. » ou « parce que ca ne me apporte rien de te laisser la place »
Côté école, il est assez logique d’appeler « trop » quand on sait pertinemment, à l’expérience qu’on va perdre 1/3 de ceux qu’on appelle « par le haut » ou par un tour en 5/2 pour essayer d’avoir « mieux ». Il y a même une raison à cela.
Si on ne le fait pas, et que par exemple on n’appelle que les n°1 1 à 500 de son propre concours quand on a 500 places, on risque de garder disons 300 personnes situées entre 1 et 500 et de devoir appeler 200 de plus au second tour. Mais si on est une bonne école, se voyant non appelés au premier tour, les candidats 501 et suivants votn dir .. et m.. pas de bol .. et accepter ailleurs. Et du coup au scond tout au lieu d’appeler 501 502 .. on va appeler … 801 802 .. et on y perd en qualité supposée. Le phénomène est aggravé si l’école a « toujours » fait l’essentiel de son appel au premier tour, vu que du coup « tout le monde sait » qu’elle appelle peu au second tour, et donc .. tout le monde non appelé au premier tour se sauve.
Bref ce surbooking, tant qu’il est basé sur des hypothèses glissantes et en conduit pas à un engorgement complet me semble plutôt logique et dans l’intérêt de tous, candidats inclus.
Dans ce cas, pour un concours, lorsqu’il est écrit « 500 classés », et que pour une des écoles de ce concours, personne n’est rentré, et que le rang du dernier appelé est inférieur à celui du nombre de classés, c’est juste pour éviter le surbooking ? Il n’y a pas de barre propre à chaque école ?
Si on est classé, mais pas pris dans l’école à cause de ce phénomène pendant les phases d’intégration, peut-on espérer intégrer l’école en septembre lorsque les personnes prises sont démissionnaires ?? 
masterzen a écrit:
[…]
Bonne initiative
Je pense que tu pourrais aussi ajouter « grand admissible » (=élève qui a tellement bien réussi les épreuves écrites qu’il est dispensé de certaines épreuves orales (voire, dans certains cas, de la totalité de ces dernières). )
Et en effet, je trouve l’intérêt d’une liste principale et complémentaire assez limité pour certains cas… (Cachan, PSI, 40 sur liste principale, dernier appelé autour du 250 ème…)
Il y a encore des écoles avec ce truc de grande admissibilité?
Dans l’exemple, il n’y a pas necessairement de surbookings.
En effet, on ne décide pas du nombre d’appelés avant de savoir qui veut rentrer ou non.
Exemple : imaginons qu’une école ai 3 places, 8 classés, on note O un admissible qui n’est admis à aucune école mieux classée sur sa liste de vœux, N un admissible qui, lui, est admis à une école qui se trouve devant sur sa liste.
Voici la répartition des admissibles :
N O N N O N O N
L’école met sa première place en « vente »:
le premier est N => il refuse
le second est O => il accepte
l’école met alors sa seconde place en vente:
le troisième est N => il refuse
le quatrième est N => il refuse
le cinquième est O => il décide de faire 5/2 et démissionne
le sixième est N => il refuse
le septième est O => il accepte
L’école met alors sa troisième place en vente:
le huitième est N => il refuse
Il n’y a plus de classés. Personne ne peut prendre cette place, et l’école ne recrute donc que deux élèves.
Conclusion : l’école n’a bel et bien offert que trois places, donc pas de surbooking. Par manque de classés intéressés, ils n’ont pourtant recruté que deux personnes. mais surtout, sept personnes ont été appelées.
@gwathanaur
oui, mais tu oublies que on ne fonctionne pas avec un nombre infini de tours, ni en milieu fermé.
Il y a les autres écoles qui appellent hors du système.
padpad a écrit:
@gwathanaur
oui, mais tu oublies que on ne fonctionne pas avec un nombre infini de tours, ni en milieu fermé.
Il y a les autres écoles qui appellent hors du système.
L’automatisation du système SCEI qui permet de simuler autant de tour que nécessaire en faisant automatiquement refuser les écoles aux candidats ayant un choix mieux classé dans leur liste de voeux.
Il y a effectivement d’autres écoles à l’extérieur (je pense que le cas reste marginal cependant), mais je ne vois pas en quoi cela remet en cause ce qu’il dit.
@tan phi : en simul oui, mais il me semble qu’il n’y a pas un nombre infini d’appels non ?
Ou alors je mélange apb et scei .. c’est la saison des deux
Quelqu’un sait combien de points avait le dernier admis à centrale lille ou nantes l’année dernière lors du premier appel?
je reprécise mon interrogation
APB : il y a trois « optimisations » à date fixe connue d’avance, et en gros rien ne bouge ( de visible) entre les deux
SCEI : si je comprends ce que tu dis, il y a une optimisation nouvelle dès que qqn bouge ( accepte/démissionne),
ou tout du moins toutes les nuits après prise en compte de tous les mouvements du jour.
Si c’est le cas j’ai raconté une belle c..ie avec le stratégies d’appel lointain et de surbooking
Non, non. Que ce soit APB ou SCEI, l’algorithme tourne autant que nécessaire afin de réaliser ce que disait gwathanaur, avec des démissions automatiques lorsque les candidats obtiennent de meilleurs voeux. Puis il y a un arrêt, et chacun choisit s’il accepte ou se retire du processus.
Excuses moi mais je pense qu’on ne parle pas de la même chose.
Que l’algorithme dit des meilleurs mariages tourne un nombre de fois potentiellement illimité, et notamment jusqu’à ce qu’il n’y ai plus aucune inversion de couple possible avant de délivrer une fenetre de consultation /choix c’est une évidence, valable pour SCEI et APB.
Mais dans APB il y a trois fenetres où un résultat, nécessairement optimisé sous contrainte, est proposé aux postulants. Pour APB les deux premiers tours ont été faits, le troisième est mi juillet et après c’est fini.
Pour SCEI il me semblait que c’était pareil .